Le nom alpha-connectcapital.com n’existe plus dans le registre des .com : nos vérifications du 29 août 2026 montrent que la base du registre Verisign ne renvoie plus que la mention « Domain not found ». Ce nom avait usurpé l’identité d’Alpha Connect Capital, une société française de gestion enregistrée le 16 mars 2010, et l’AMF l’avait inscrit sur sa liste noire dès le 29 octobre 2020, cinq jours avant la publication de notre enquête.
Dernière mise à jour : 29/08/2026
Sommaire
- Le nom alpha-connectcapital.com a quitté le registre des .com
- Le 29 octobre 2020, l’AMF inscrivait le nom sur sa liste noire
- Une société de gestion enregistrée en 2010, jamais associée au site
- Du vin au trading : des placements annoncés sans aucun justificatif
- Victimes d’alpha-connectcapital.com : conserver les preuves et engager les recours
- FAQ : ce que les victimes d’alpha-connectcapital.com doivent savoir
Le nom alpha-connectcapital.com a quitté le registre des .com
Nos contrôles du 29 août 2026 sont sans ambiguïté : l’interrogation directe de la base du registre Verisign ne renvoie plus que la mention « Domain not found », les données d’enregistrement publiques répondent « No match », et le nom n’est associé à aucune adresse IP. Plus aucune fiche technique ne subsiste, et les journaux publics de transparence des certificats ne conservent aucun certificat récent lié à ce nom. La disparition est totale, à tous les niveaux où il est possible de vérifier l’existence d’un domaine.
Il importe de distinguer cette situation d’une simple mise hors ligne : un site peut cesser d’afficher du contenu tout en conservant son nom dans le registre, lequel reste alors réservé à son titulaire. Ici, le nom alpha-connectcapital.com a quitté le registre dans son intégralité et peut désormais être ré-enregistré par n’importe quel tiers. Cette suppression totale est une évolution majeure par rapport à la situation documentée dans notre enquête de novembre 2020 et dans les archives web, qui montraient des captures du site entre novembre 2021 et août 2022 : la plateforme est restée visible pendant près de deux ans après son inscription sur la liste noire de l’AMF avant de disparaître progressivement, puis définitivement, du registre.
La chronologie est donc la suivante : enquête BrokerDefense publiée le 3 novembre 2020, captures d’archives attestant d’une activité du site jusqu’en août 2022, puis silence complet jusqu’à la suppression totale du nom constatée en août 2026. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Le 29 octobre 2020, l’AMF inscrivait le nom sur sa liste noire
Cinq jours avant la publication de notre enquête, l’Autorité des marchés financiers avait déjà identifié la menace et inscrit alpha-connectcapital.com sur sa liste noire officielle des sites non autorisés. Le libellé retenu par le régulateur est « Biens divers / Vin », ce qui confirme que le vin constituait l’argument central du démarchage au moment où l’AMF a procédé à ses propres vérifications. Cette inscription figure sur le portail ABE Infoservice, qui centralise les alertes émises par l’AMF et par l’ACPR à destination des épargnants.
L’inscription sur la liste noire n’a cependant pas provoqué la fermeture immédiate du site. Les archives web en témoignent : la plateforme est demeurée accessible et visible jusqu’en août 2022, soit près de deux ans après l’alerte officielle du régulateur. Ce délai illustre une réalité bien documentée par BrokerDefense : les opérateurs de ce type de plateforme ignorent délibérément les décisions des régulateurs et continuent leur activité aussi longtemps que le dispositif technique le leur permet, profitant de la lenteur des procédures de retrait forcé.
Une société de gestion enregistrée en 2010, jamais associée au site
La société dont le nom a été usurpé est une entité française de gestion enregistrée le 16 mars 2010, répertoriée dans les données d’Infogreffe sous la classification « fonds de placement et entités similaires ». Il s’agit d’une structure ancienne, dotée d’une existence juridique réelle et vérifiable, qui n’a jamais eu de lien avec la fausse plateforme. Les escrocs ont exploité précisément cette ancienneté : un nom présent dans les registres depuis plus d’une décennie inspire une confiance que des opérateurs frauduleux n’auraient jamais pu construire par leurs propres moyens.
Le site se présentait comme la plateforme officielle de cette société sans fournir le moindre élément permettant de l’authentifier : ni numéro de licence, ni composition de l’équipe dirigeante, ni mentions légales, ni copyright. Cette absence totale de justificatifs est caractéristique des usurpations d’identité documentées par BrokerDefense : les opérateurs empruntent un nom crédible pour franchir le premier filtre de méfiance des épargnants, mais ne peuvent ni ne souhaitent produire les documents qui révéleraient immédiatement la supercherie.
Du vin au trading : des placements annoncés sans aucun justificatif
La plateforme mettait en avant une palette de placements particulièrement éclectique : vin, trading, parkings, SCPI et biotech. Cette diversité n’est pas le signe d’une offre sophistiquée ; c’est au contraire un signal d’alerte. Le libellé « Biens divers / Vin » retenu par l’AMF confirme que le vin occupait une place centrale dans le démarchage, vraisemblablement parce que ce type de placement, opaque par nature et difficile à contrôler pour un épargnant non spécialisé, se prête particulièrement bien aux promesses invérifiables. L’association du vin avec des actifs aussi différents que le trading ou la biotech révèle une stratégie visant à séduire des profils d’investisseurs très variés avec un discours de diversification.
Aucun document contractuel n’accompagnait ces annonces. La plateforme ne précisait pas comment les fonds seraient conservés, par quel établissement ils seraient déposés, ni selon quelle procédure les investisseurs pourraient les récupérer. Aucun interlocuteur vérifiable n’était identifiable. Cette opacité totale est l’un des marqueurs les plus fiables d’une arnaque à l’investissement : une plateforme légitime est dans l’obligation réglementaire de fournir ces informations avant toute souscription.
Pour comprendre les recours ouverts aux victimes d’une telle arnaque à l’investissement, Me Goce Novakov, avocat au barreau de Paris, explique dans cette vidéo comment des victimes de fausses plateformes d’investissement ont obtenu, devant les tribunaux judiciaires du Mans et de Toulouse, la condamnation de la banque pour manquement au devoir de vigilance et une indemnisation complète de leur préjudice.
Victimes d’alpha-connectcapital.com : conserver les preuves et engager les recours
La première démarche est de rassembler et de sécuriser toutes les traces de la relation avec la plateforme : relevés de virement vers alpha-connectcapital.com, courriels de démarchage mentionnant le vin, le trading ou les SCPI, captures d’écran des pages du site, historique des échanges avec les prétendus conseillers de la plateforme. Ces documents constituent le socle de toute procédure ultérieure et leur valeur probante diminue avec le temps, notamment parce que les plateformes frauduleuses effacent leurs traces dès qu’elles cessent leur activité.
La démarche suivante consiste à porter plainte auprès du procureur de la République, avec constitution de partie civile, afin d’engager la responsabilité pénale des opérateurs identifiables. Il est également pertinent d’interroger la banque qui a exécuté les virements sur son devoir de vigilance : la jurisprudence récente, dont les décisions du Mans et de Toulouse évoquées dans la vidéo ci-dessus, montre que les établissements bancaires peuvent être tenus pour responsables lorsqu’ils ont laissé transiter des fonds vers une plateforme figurant sur la liste noire de l’AMF sans alerter leur client. BrokerDefense peut accompagner les victimes dans l’évaluation de leur dossier et l’orientation vers les recours adaptés à leur situation.
La même année, BrokerDefense dénonçait norfinanzias.com, une autre usurpation de l’identité d’une firme française, dont le nom a lui aussi quitté le registre des .com. Le cas de groupe-vtc-bv-europe.com suivait le même schéma, avec l’identité de la société néerlandaise VTC Europe BV copiée pour attirer des investisseurs, avant la disparition complète du nom.
FAQ : ce que les victimes d’alpha-connectcapital.com doivent savoir
Non. Nos vérifications du 29 août 2026 confirment que le nom alpha-connectcapital.com a quitté le registre des .com dans son intégralité : la base du registre Verisign renvoie la mention « Domain not found » et aucune adresse IP ne lui est associée. Le nom est désormais libre et pourrait être ré-enregistré par n’importe quel tiers.
L’AMF a inscrit ce site le 29 octobre 2020 sous le libellé « Biens divers / Vin » parce qu’il proposait des placements sans disposer d’aucune autorisation réglementaire et en usurpant l’identité d’une société de gestion française réelle. Cette inscription figure sur le portail ABE Infoservice, qui centralise les alertes de l’AMF et de l’ACPR à destination des épargnants.
Il faut en priorité rassembler toutes les preuves disponibles (relevés de virement, courriels de démarchage, échanges avec la plateforme), puis déposer une plainte pénale avec constitution de partie civile. Il est également conseillé d’interroger sa banque sur son devoir de vigilance et de contacter BrokerDefense pour une évaluation personnalisée des recours envisageables.
Les victimes d’alpha-connectcapital.com sont des épargnants attirés par des placements promis dans le vin, le trading ou les SCPI, qui ont versé des fonds à une plateforme se réclamant faussement d’une société de gestion réelle et n’ont jamais revu leur capital. Avant d’engager la moindre somme sur une plateforme d’investissement, il est indispensable de vérifier son autorisation auprès des régulateurs compétents et de s’assurer que la société dont elle se réclame reconnaît effectivement ce site comme le sien. BrokerDefense peut réaliser cette vérification et accompagner toute personne souhaitant évaluer la fiabilité d’une plateforme ou engager des recours à la suite d’une perte.
Article réécrit le 29/08/2026


