Adhesion-diba-ag.com arnaque : le faux site INGDiBa a disparu

Adhesion-diba-ag.com : le nom et l’adresse de courriel ont disparu ensemble

L’enregistrement d’adhesion-diba-ag.com ne figure plus dans le fichier des .com. La vérification du 20 septembre 2026 ne rend rien à ce nom : son titulaire, son bureau d’enregistrement, ses serveurs de noms et sa coordonnée administrative ne sont plus restitués. Une seconde interrogation, portée le même jour sur un nom de service courant, a rendu une fiche entière : le fichier répondait donc correctement, et c’est bien l’entrée de ce nom qui manque.

La résolution de noms aboutit au même résultat : rien, ni pour l’adressage, ni pour la messagerie, ni pour la zone, ni pour les serveurs de noms, ni pour un éventuel renvoi, dans la forme simple comme avec le préfixe www. Ce nom n’émet plus aucune réponse.

Ce constat prend tout son sens quand on rappelle ce qu’adhesion-diba-ag.com a toujours été : non pas un site, mais un support d’adresse de courriel. Jamais aucune page n’a été servie sous ce nom. Son unique utilité était de porter l’adresse [email protected], depuis laquelle un démarcheur contactait des épargnants en se présentant comme un professionnel de la banque INGDiBa et leur proposait un compte dit « Gestion Pilotée Crypto+ ». Un nom monté pour une seule adresse de courriel, sans vitrine, sans page de connexion, sans aucune présence construite : c’est exactement la configuration que nous avons documentée dans notre dossier consacré à Acp-finance.fr, où l’autorité de contrôle française a visé une adresse de courriel et rien d’autre. Ce parallèle n’est pas fortuit : dans les deux cas, le nom de domaine n’a jamais servi qu’à habiller une adresse d’expéditeur, et dans les deux cas, ce nom a fini par disparaître du registre.

Dernière mise à jour : 20/09/2026

Juin 2021 : un nom neuf mis au service d’une boîte aux lettres

L’enquête publiée le 11 juillet 2021 avait établi les faits suivants. Lorsqu’un visiteur ouvrait l’adresse adhesion-diba-ag.com dans son navigateur, il ne trouvait aucune page construite. Rien ne répondait, aucun formulaire, aucun texte de présentation, aucune page d’attente. L’unique point de contact de l’opération était l’adresse [email protected], présentée par son utilisateur comme une adresse « hautement professionnelle ».

Depuis cette adresse, un démarcheur contactait des épargnants en se présentant comme un professionnel travaillant pour la banque ING. Il ne reprenait pas le nom exact de l’établissement : il y ajoutait la syllabe « DiBa », qui est celle de la filiale allemande du groupe, et parlait ainsi de la banque « INGDiBa ». L’offre portait sur un compte intitulé « Gestion Pilotée Crypto+ », présenté comme géré par les analystes de la maison, qui effectuaient pour le client les opérations d’échange afin de profiter des meilleurs rendements du marché des cryptomonnaies. Le démarcheur signait sous un nom d’emprunt ; aucune identité vérifiable n’était attachée à ces messages.

Le nom lui-même avait été enregistré le 16 juin 2021, soit moins d’un mois avant la publication de notre enquête. Dès l’enregistrement, les informations du titulaire étaient anonymisées : aucune société, aucune personne identifiable n’apparaissait dans le fichier. Ce choix d’anonymat, combiné à l’absence de toute page servie, indiquait dès l’origine que ce nom n’avait pas vocation à porter un projet légitime.

Relevé d'enregistrement du nom adhesion-diba-ag.com, consulté lors de notre enquête de juillet 2021 : aucun titulaire identifiable ne figure sur la fiche.
Relevé d’enregistrement du nom adhesion-diba-ag.com, consulté lors de notre enquête de juillet 2021 : le titulaire y était déjà masqué derrière un service de confidentialité, et le nom datait du 16 juin 2021.

Cinq ans plus tard, ce nom ne figure plus au fichier des .com. Les éléments d’enregistrement relevés lors de notre enquête de 2021 restent vérifiables sur la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Aucune page servie sous ce nom, aucune émission de certificat enregistrée

Notre relevé des copies publiques de pages conservées par des services publics d’archivage n’a produit aucun résultat pour adhesion-diba-ag.com. Pas une seule copie, sur toute la durée de vie du nom, n’a été conservée. Ce résultat s’accorde parfaitement avec l’observation de 2021 : il n’y avait rien à conserver, car aucune page n’a jamais répondu sous ce nom.

Nos vérifications portant sur les certificats de sécurité confirment ce tableau. Sur toute la durée de vie de l’enregistrement, aucune émission de certificat n’est consignée pour adhesion-diba-ag.com. Une interrogation de contrôle, portée le même jour sur un nom français courant, a rendu deux cent cinquante-deux émissions. La méthode employée était donc fiable. L’absence totale de certificat pour adhesion-diba-ag.com n’est pas un artefact : elle reflète une réalité technique constante depuis le premier jour.

La réunion de ces deux constats, aucun service public ne conservant la moindre copie de page pour ce nom et aucune émission de certificat n’étant consignée sur toute la durée de vie de l’enregistrement, démontre qu’aucune infrastructure de site n’a jamais été bâtie sous adhesion-diba-ag.com. Ni vitrine, ni page de connexion à un espace client, ni même une page d’attente affichant un logo. La sollicitation par courriel était l’unique instrument de l’opération, et ce courriel était l’unique raison d’être du nom.

La banque ING jamais approchée, et un nom qui ne résout plus

La mécanique de l’usurpation reposait sur un emprunt précis : la syllabe « DiBa », qui désigne la filiale allemande du groupe ING. En accolant cette syllabe au nom de la banque, le démarcheur construisait une désignation qui sonnait comme un nom de marque légitime, sans reproduire exactement aucun nom déposé. Le titulaire du nom avait pris soin d’anonymiser ses coordonnées dès l’enregistrement, et les messages étaient signés sous un nom d’emprunt. Ces trois choix combinés, un nom évocateur, un titulaire invisible, un expéditeur sans identité vérifiable, formaient un dispositif conçu pour rendre toute identification difficile.

Il importe de le préciser clairement : la banque ING et sa filiale allemande sont des établissements réels, réglementés, étrangers à ce dossier. Leur enseigne a été empruntée sans leur accord par l’auteur de cette opération. Elles ne sont en aucune façon mises en cause ici.

Interrogées le 20 septembre 2026, les listes publiques de l’Autorité des marchés financiers ne comportent aucune ligne visant adhesion-diba-ag.com. La liste noire de l’autorité chypriote de contrôle des marchés financiers ne mentionne pas davantage ce nom. Pour un lecteur qui aurait été démarché depuis cette adresse, ces absences ont une signification précise : aucune autorisation n’a jamais été revendiquée sous ce nom, aucune n’est vérifiable, et rien ne permet aujourd’hui de rattacher ce nom à un exploitant identifié. Le nom ne se résout plus, l’adresse de courriel ne fonctionne plus, et le titulaire n’a jamais été public.

Rassembler les courriels reçus et les justificatifs de virement

Les personnes démarchées depuis [email protected] ne perdent rien de ce qui peut encore servir. Les preuves de ce démarchage existent encore, et leur conservation reste la première priorité.

Les messages reçus depuis l’adresse de contact du nom constituent la pièce centrale du dossier : ils établissent l’identité prétendue de l’interlocuteur, la désignation du compte proposé, les promesses de rendement sur le marché des cryptomonnaies. Les échanges écrits avec le démarcheur, qu’il ait signé sous un nom d’emprunt ou sous un titre professionnel emprunté à la banque INGDiBa, doivent être conservés dans leur intégralité, avec leurs en-têtes techniques. Les ordres de virement, les relevés de compte datés, les confirmations de dépôt et les messages annonçant des rendements sur le compte de gestion pilotée forment ensemble un dossier que les autorités et les juridictions peuvent exploiter.

Une réclamation formelle auprès de la banque qui détient le compte ayant reçu les virements reste possible, même plusieurs années après les faits. Une banque est en mesure de produire, sur demande formelle, des informations relatives à des versements anciens, notamment les relevés d’opérations et les données d’identification du bénéficiaire communiquées lors de l’ouverture du compte. Cette démarche s’inscrit dans un ensemble de recours plus larges : notre guide sur les démarches ouvertes devant le juge pénal détaille les voies disponibles pour les personnes qui ont subi un préjudice financier de ce type. Le dossier Scd-invest.com, un autre nom de l’été 2021 monté sur l’usurpation d’une société réelle et depuis retiré du registre, illustre la même configuration et les mêmes recours possibles.

Maître Denitza Gueorguieva, avocate exerçant sous le barreau de Lyon, détaille les litiges et recours bancaires et ce qu’une personne trompée peut opposer à l’établissement qui a exécuté ses virements. L’entretien porte sur une affaire distincte de celle d’adhesion-diba-ag.com.

Trois mises au point sur adhesion-diba-ag.com

J’ai reçu un courriel au nom de la banque INGDiBa me proposant un compte de gestion pilotée en cryptomonnaies : comment savoir si c’est une fraude ?

La banque ING et sa filiale allemande ne proposent pas de compte de gestion pilotée en cryptomonnaies. Tout message reçu depuis une adresse hébergée sur un nom de domaine que vous ne reconnaissez pas, présentant un interlocuteur comme un professionnel de la banque INGDiBa et vous proposant ce type de produit, est un signal d’alerte immédiat. Pour vous en assurer, vérifiez si le nom de domaine de l’expéditeur figure sur les listes publiques de l’Autorité des marchés financiers, et joignez la banque ING par ses canaux officiels pour confirmer qu’elle est étrangère au message reçu.

À quoi servait une adresse de courriel hébergée sur adhesion-diba-ag.com si le site n’affichait aucune page ?

Une adresse de courriel hébergée sur un nom de domaine peut être créée et utilisée sans qu’aucune page soit jamais servie sous ce nom. Dans le cas d’adhesion-diba-ag.com, le nom n’avait pas d’autre fonction que de porter l’adresse [email protected], ce qui lui donnait une apparence de légitimité professionnelle. L’absence de site rendait toute vérification impossible pour le destinataire : il ne pouvait pas consulter une vitrine, lire des mentions légales, ni trouver un numéro de téléphone. Le courriel était à la fois le seul outil de contact et le seul instrument de persuasion.

J’ai viré des fonds après avoir été démarché depuis [email protected], mais le nom ne répond plus : que puis-je encore faire ?

Que ce nom ait cessé d’être enregistré ne ferme pas la voie des recours. Les messages reçus depuis l’adresse de contact du nom, les échanges écrits avec votre interlocuteur, les ordres de virement, les relevés datés et les confirmations de dépôt constituent un dossier que vous pouvez transmettre à un avocat ou à une juridiction. Une demande formelle adressée à la banque qui détient le compte destinataire peut permettre d’obtenir des informations sur les versements effectués. Un dépôt de plainte auprès des services compétents reste possible. Rapprochez-vous d’un professionnel pour évaluer votre dossier et identifier le meilleur point de départ.

Adhesion-diba-ag.com a suivi un parcours caractéristique : un nom enregistré en juin 2021, anonymisé dès le premier jour, jamais adossé à une page construite, utilisé uniquement pour porter une adresse de courriel depuis laquelle un démarcheur se présentait comme un professionnel de la banque INGDiBa et proposait un compte de gestion pilotée en cryptomonnaies. Les personnes qui ont répondu à ce démarchage, cru s’adresser à un établissement bancaire réel, viré des fonds sur la promesse de rendements gérés par des analystes, puis constaté qu’elles n’avaient plus d’interlocuteur ni d’adresse pour écrire, se trouvent aujourd’hui face à un nom qui n’existe plus dans aucun registre. BrokerDefense examine les dossiers de ce type sans frais ni engagement préalable.

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Article réécrit le 20/09/2026

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