Lse-asset.com arnaque : le nom de la fausse Bourse de Londres a disparu

Le 2 septembre 2026, nos vérifications techniques constatent que le nom de domaine lse-asset.com ne figure plus dans le registre des .com : la requête auprès des données publiques d’enregistrement ne retourne aucun résultat, le nom ne résout plus vers aucune adresse et aucun contenu n’est servi. Cinq ans et demi après l’inscription de www.lse-asset.com sur la liste noire de l’AMF, le 11 février 2021, il ne reste techniquement plus rien de cette plateforme qui se présentait comme un moyen d’investir dans l’or en usurpant l’identité de la Bourse de Londres.

Le nom lse-asset.com effacé du registre, cinq ans et demi après l’alerte de l’AMF

Nos contrôles du 2 septembre 2026 sont sans équivoque : le registre des .com ne contient plus aucun enregistrement pour lse-asset.com. La requête auprès des données publiques du registre retourne « No match for domain LSE-ASSET.COM ». Aucun enregistrement DNS de type A, MX, TXT, NS ou CNAME n’est publié ; le nom ne résout vers aucune adresse technique et aucune réponse HTTP n’est obtenue. La plateforme a totalement disparu de l’infrastructure du réseau, sans qu’il soit possible de dater précisément cet effacement : c’est le constat de nos vérifications à cette date qui l’établit. Le nom lse.pro, une autre fausse Bourse de Londres documentée par BrokerDefense, avait lui aussi été effacé du registre après avoir été dénoncé.

BrokerDefense avait publié son enquête sur lse-asset.com le 16 février 2021, cinq jours après l’inscription du site sur la liste noire de l’AMF. À l’époque, nos investigations avaient mis en évidence les mécanismes d’usurpation déployés par les opérateurs de cette plateforme pour se faire passer pour la Bourse de Londres auprès d’épargnants en quête de placements sûrs. Cinq ans et demi plus tard, le domaine a été entièrement retiré du registre : il ne subsiste ni vitrine, ni point d’accès, ni trace technique active.

Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Dernière mise à jour : 02/09/2026

Une usurpation de la Bourse de Londres inscrite à la liste noire de l’AMF en février 2021

L’Autorité des marchés financiers a inscrit www.lse-asset.com sur sa liste noire le 11 février 2021, avec la mention explicite « Usurpation ». Cette qualification signifie que l’autorité a établi que le site reprenait frauduleusement l’identité d’un acteur légitime et reconnu pour attirer des épargnants : en l’occurrence la Bourse de Londres, dont la réputation mondiale servait de caution à un montage d’escroquerie. Nos relevés consultés le 2 septembre 2026 confirment que cette entrée est toujours présente dans les données publiées par l’AMF, plus de cinq ans après son inscription. Dès janvier 2020, un autre clone, London-s-exchange.com, détournait lui aussi le nom de la Bourse de Londres avant d’être dénoncé par BrokerDefense.

La mention « Usurpation » dans les listes de l’AMF est l’un des signaux d’alerte les plus graves qu’une autorité de régulation puisse apposer à côté du nom d’un site : elle indique que des investisseurs ont pu être abusés par une ressemblance délibérément construite avec un organisme réel et régulé. Dans le cas de lse-asset.com, l’usurpation ciblait l’un des opérateurs boursiers les plus connus au monde, ce qui rendait le dispositif d’autant plus trompeur pour des épargnants non avertis. La liste des sites non autorisés publiée par l’AMF est accessible à cette adresse : consulter les listes noires et mises en garde de l’AMF.

Un contrat qui empruntait le numéro d’immatriculation de la véritable Bourse de Londres

Pour asseoir leur crédibilité auprès des épargnants, les opérateurs de lse-asset.com avaient élaboré un contrat d’investissement présenté aux victimes potentielles. Ce document reprenait le numéro d’immatriculation réel de London Stock Exchange à la Companies House : 02075721. Nos vérifications du 2 septembre 2026 auprès du registre britannique confirment que LONDON STOCK EXCHANGE PLC porte bien ce numéro, qu’elle est immatriculée depuis le 19 novembre 1986, que son siège social est établi au 10 Paternoster Square à Londres et que la société est toujours active. C’est précisément cette réalité que les escrocs exploitaient : en reprenant un numéro authentique et vérifiable, ils donnaient au contrat une apparence de légitimité difficile à contester pour un épargnant ordinaire.

Deux incohérences majeures avaient néanmoins été relevées lors de l’enquête de 2021. D’une part, un contrat réellement édité par une société britannique autorisée à exercer des activités d’investissement aurait porté son numéro d’immatriculation auprès de la Financial Conduct Authority, l’autorité de régulation financière du Royaume-Uni : ce numéro était absent du document. D’autre part, le numéro de téléphone affiché sur le contrat comme étant celui de la Bourse de Londres, le +44 20 3519 1254, ne correspondait pas aux coordonnées officielles de l’entreprise. Ces deux lacunes révélaient que le document n’émanait pas de la société dont il prétendait porter l’identité, mais qu’il avait été fabriqué pour faire croire aux épargnants que leur placement était adossé à la véritable Bourse de Londres.

Une plateforme confidentielle, ouverte « sur invitation », tournée vers l’or

Le mode opératoire de lse-asset.com reposait sur une confidentialité organisée. La plateforme n’était pas librement accessible : pour y naviguer, il fallait avoir reçu des identifiants de connexion remis par des « promoteurs », terme qui désigne en réalité des recruteurs agissant pour le compte des opérateurs de l’escroquerie. Ce fonctionnement sur invitation limitait mécaniquement la diffusion de témoignages et réduisait la visibilité du site sur le réseau, rendant la détection plus difficile. La promesse centrale était celle d’un placement dans l’or et d’une épargne à long terme : deux arguments classiquement employés pour cibler des épargnants en quête de valeurs refuges et de rendements stables, peu enclins à remettre en question l’apparente solidité d’une marque aussi connue que la Bourse de Londres. Les données d’enregistrement du domaine étaient anonymisées à l’époque des faits, sans qu’aucune identité de titulaire ne soit publique.

Les copies archivées de la page d’accueil datent toutes du 16 février 2021, jour de la publication de l’enquête de BrokerDefense : la vitrine n’a laissé que très peu de traces accessibles, ce qui correspond parfaitement au profil d’une plateforme confidentielle, ouverte uniquement à un cercle restreint de personnes démarchées directement. Cette discrétion volontaire est caractéristique des dispositifs d’escroquerie qui privilégient le contact humain direct, via des « promoteurs », plutôt que le référencement public, précisément pour éviter d’attirer l’attention des autorités ou des observateurs extérieurs.

Pour comprendre les recours ouverts aux victimes d’une fausse plateforme d’investissement comme lse-asset.com, Me Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, revient dans la vidéo ci-dessous sur un jugement d’escroquerie qui a permis l’indemnisation complète de victimes d’un faux investissement, jusqu’à la condamnation de la banque pour manquement à son devoir de vigilance sur des virements frauduleux.

Des fonds versés pour un placement dans l’or : les démarches à connaître

La disparition du domaine lse-asset.com du registre ne ferme pas les voies de recours pour les personnes qui ont versé des fonds sur cette plateforme dans l’espoir d’un placement dans l’or. Les démarches engagées rapidement restent les plus susceptibles d’aboutir, en particulier celles qui impliquent les établissements bancaires ayant reçu ou transféré les virements. La responsabilité d’une banque peut être engagée lorsqu’il est établi qu’elle a exécuté des virements frauduleux sans exercer la vigilance requise, comme l’illustre le jugement évoqué par Me Novakov dans la vidéo ci-dessus.

Les personnes qui ont investi via lse-asset.com peuvent prendre les mesures suivantes :

  • Rassembler l’ensemble des preuves disponibles : relevés de virements, courriels reçus ou envoyés, échanges avec les « promoteurs » de la plateforme, identifiants de connexion remis lors de l’invitation, captures d’écran du contrat d’investissement et de tout document portant le numéro 02075721.
  • Signaler les virements à sa banque dans les meilleurs délais afin de tenter un rapatriement des fonds, et interroger l’établissement sur sa responsabilité au regard de son devoir de vigilance sur les opérations exécutées.
  • Ne jamais répondre à d’éventuels « conseillers » qui recontacteraient les victimes en proposant une récupération des fonds contre paiement préalable : cette surenchère frauduleuse, fréquemment observée après la fermeture de fausses plateformes, est destinée à soutirer de nouvelles sommes aux personnes déjà lésées.
  • Déposer plainte : consulter notre page consacrée au dépôt de plainte pour connaître les modalités et les autorités compétentes. BrokerDefense peut accompagner les victimes dans l’ensemble de ces démarches.

FAQ : que reste-t-il de la fausse Bourse de Londres lse-asset.com ?

Le site Lse-asset.com existe-t-il encore ?

Non. Le 2 septembre 2026, le nom de domaine ne figure plus dans les données d’enregistrement du registre des .com, aucun enregistrement DNS n’est publié et aucun contenu n’est servi : la plateforme a totalement disparu.

Pourquoi le nom lse-asset.com figure-t-il sur la liste noire de l’AMF ?

www.lse-asset.com a été inscrit le 11 février 2021 avec la mention « Usurpation » : le site reprenait l’identité de la Bourse de Londres pour attirer des épargnants vers un faux placement dans l’or. L’entrée reste visible dans les relevés consultés le 2 septembre 2026.

J’ai investi sur Lse-asset.com, que puis-je faire ?

Il convient de conserver toutes les preuves disponibles (virements, courriels, échanges avec les promoteurs), de prévenir sa banque pour tenter un rapatriement des fonds, de ne pas répondre aux offres de « récupération » payante et de déposer plainte. BrokerDefense peut accompagner les victimes dans leurs démarches.

L’effacement du nom lse-asset.com du registre ne change rien à la nature du dispositif : entre son ouverture « sur invitation » et son inscription à la liste noire de l’AMF, des épargnants ont pu être conduits à verser des fonds pour un prétendu placement dans l’or sur une plateforme qui n’avait aucun lien avec la Bourse de Londres dont elle copiait l’identité. Les personnes qui ont investi conservent la possibilité de faire évaluer leur situation et d’engager des démarches pour tenter de récupérer leurs fonds. Comme toujours, BrokerDefense recommande de vérifier l’agrément et l’identité réelle de tout intermédiaire financier avant le moindre versement.

Article réécrit le 02/09/2026

1 Comment

  1. Quadjo***** dit :

    J’ai été contacté par téléphone et la personne au bout du fil me disais s’appeler Richard Berhaul qui a réussi à me convaincre de souscrire à une épargne dans la boîte qu’il représente et n’est autre que la Barclays BANks qui propose un carnet d’épargne à 3,50% plus une prime de bienvenue de 25€.j’ai souscrit avec une maudique somme de 500,00€ et depuis que le compte avait été validé, un mois après, le compte est bloqué. Ce veut dire que je ne peux pas l’acceder. J’appelle et on me dit que j’allais être rappelé mais depuis, je reçu aucun appel.

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