Credit35.com arnaque : le domaine de la fausse banque a expiré

Le 3 septembre 2026, nos vérifications confirment que credit35.com ne sert plus aucune vitrine : le nom, créé le 13 août 2020 pour héberger une prétendue banque de crédit en ligne baptisée CREDIT35, est arrivé à expiration chez son hébergeur et ne renvoie plus que vers un avis technique de non-renouvellement. Ce dispositif, dénoncé par BrokerDefense le 6 janvier 2021, avait prospéré près de cinq ans en promettant des crédits rapides conditionnés au paiement préalable de frais qui n’étaient suivis d’aucun déblocage.

En août 2026, le nom credit35.com est arrivé à expiration

Nos vérifications dans le registre des noms de domaine en date du 3 septembre 2026 indiquent que credit35.com est toujours présent dans le registre .com : il a été créé le 13 août 2020, sa dernière modification enregistrée date du 14 août 2026, et son bureau d’enregistrement est Hostinger operations UAB. Le titulaire reste masqué derrière un service de confidentialité, et le statut affiché est « client transfer prohibited ». Pour autant, le nom est passé en état d’expiration chez son hébergeur : ses serveurs de noms sont désormais NS1.DNS-EXPIRED.COM et NS2.DNS-EXPIRED.COM, l’infrastructure réservée par Hostinger aux domaines non renouvelés.

Les données DNS sont sans ambiguïté : l’enregistrement TXT du domaine contient textuellement la mention « This domain is expired at Hostinger! », aucun enregistrement MX n’est publié, et le nom résout vers l’adresse IP 2.57.91.92, qui ne sert qu’une page intitulée « Your domain is expired ». La connexion sécurisée échoue sur le port 443, aucun certificat valide n’étant présenté. Plus aucune offre de crédit, plus aucun formulaire de demande : la vitrine a définitivement cessé d’être servie. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Il est important de distinguer deux réalités : le nom credit35.com est toujours enregistré, il n’a pas été rayé du registre ; c’est uniquement l’hébergement, et donc la vitrine, qui a expiré. La supercherie du faux crédit, restée en ligne près de cinq ans après notre dénonciation de 2021, n’est plus qu’un avis technique chez l’hébergeur.

Dernière mise à jour : 03/09/2026

CREDIT35, la « banque en ligne » imaginaire dénoncée en 2021

Le site credit35.com se présentait comme la vitrine d’une institution financière nommée CREDIT35, spécialisée dans l’octroi de prêts aux particuliers. Ses slogans promettaient un crédit « en 48 heures », « sans passer par les banques », avec la garantie « SATISFAIT OU REMBOURSÉ ». Pour asseoir sa crédibilité, le site affichait un numéro ORIAS et un numéro Siren, référence à des registres officiels qui inspirent naturellement confiance. BrokerDefense a documenté, le 6 janvier 2021, que ces numéros ne correspondaient pas à l’entité dont la vitrine se réclamait : l’institution CREDIT35 est purement imaginaire, et la dénomination réellement enregistrée dans les registres officiels est CREDIT 35, avec une espace entre les deux termes. Deux jours plus tôt, BrokerDefense dénonçait une autre prétendue banque en ligne, Comptoirbancaire.fr, fondée sur le même type de promesses.

La frontière entre la dénomination usurpée et l’institution imaginaire ne tenait donc qu’à un seul caractère absent. Ce détail, imperceptible pour un visiteur pressé qui cherche un financement rapide, permettait aux opérateurs de la vitrine de se parer d’une apparence de légitimité tout en restant hors de portée des registres officiels. Au moment de nos vérifications, aucune inscription sur les listes noires publiées par l’AMF ou l’ACPR ne concernait credit35.com : l’arnaque au faux crédit relève du droit pénal et des registres des intermédiaires, et non des listes de surveillance des investissements financiers.

Des documents d’identité, puis des frais à payer avant tout crédit

Le processus présenté sur la vitrine credit35.com s’articulait en trois étapes conçues pour paraître administrativement sérieuses. Le visiteur devait d’abord soumettre une demande de crédit et recevoir en retour un contrat, puis faire parvenir ses documents personnels, notamment une copie de sa carte nationale d’identité et un justificatif de domicile. La troisième étape consistait à régler un « enregistrement fiscal » présenté comme une formalité indispensable à la finalisation du dossier, après quoi les fonds devaient être virés en 48 heures.

Ce schéma est la marque caractéristique des arnaques aux frais avancés : la promesse d’un crédit conditionné au versement préalable d’une somme d’argent, qui ne sera jamais remboursée et ne donnera lieu à aucun déblocage. Les victimes se retrouvaient doublement lésées : elles avaient perdu les frais versés et, dans le même mouvement, transmis des copies de leurs pièces d’identité à des opérateurs inconnus, ouvrant la porte à d’éventuels usages frauduleux de ces documents.

Un nom emprunté à une société réelle, des photos volées sur Internet

La mécanique d’usurpation mise en place par les créateurs de credit35.com reposait sur une manipulation orthographique minime mais efficace : en supprimant l’espace entre « CREDIT » et « 35 », la vitrine se faisait passer pour une institution qui portait une dénomination proche de celle, réelle, de CREDIT 35. Ce type de confusion délibérée rappelle l’importance de vérifier l’orthographe exacte d’un intermédiaire financier dans les registres officiels, qu’il s’agisse du registre des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) ou du registre du commerce, avant d’engager tout contact. Une lettre d’écart, un espace manquant, suffisent à faire basculer une recherche légitime vers un dispositif frauduleux.

Les investigations conduites en 2021 avaient également révélé d’autres incohérences révélatrices. Les « Termes et conditions » publiés sur credit35.com avaient été recopiés textuellement depuis un autre site, garcia-finanz.fr.gd, sans même prendre la peine de les adapter. Les photographies présentées comme celles de la « direction » de l’établissement avaient été téléchargées sur Internet : une même image apparaissait deux fois dans des contextes différents, l’individu photographié étant introduit sous le nom de « Peter Johnston » sur la page d’accueil, puis désigné comme « Sterling Cochran » dans les conditions générales. Ces maladresses trahissaient l’absence totale de structure réelle derrière la vitrine.

Près de cinq ans de vitrine, puis le silence

La première trace de la vitrine de credit35.com dans les archives remonte au 1er octobre 2020, quelques semaines après la création du domaine en août de la même année. Le site est resté servi et archivé sans interruption notable pendant plusieurs années : les promesses variaient à peine d’une capture à l’autre, passant d’un crédit « en 48 heures » lors de la dénonciation de 2021 à « en 72 heures » dans les captures de 2023, avant de revenir à « en 48 heures » dans celles d’octobre 2025. La dernière trace d’une vitrine active dans les archives date du 13 octobre 2025, date à laquelle la page d’accueil proposait encore un « credit rapide en 48H avec CREDIT35 ». Après cette date, plus aucune vitrine n’a été archivée.

Cette longévité de près de cinq ans est exceptionnelle pour un dispositif de ce type et illustre la rentabilité durable du filon du faux crédit, qui cible des particuliers en situation financière tendue, peu enclins à signaler des faits dont ils ont parfois honte. L’extinction de la vitrine credit35.com n’a pas mis fin au créneau : le même modèle continue de prospérer, comme l’illustre credit-financea.com, faux courtier de crédit à l’identité empruntée dénoncé par BrokerDefense en août 2026.

Vous avez payé des frais pour un crédit qui n’est jamais venu ?

Les victimes du dispositif credit35.com sont des personnes qui cherchaient un financement rapide, parfois dans l’urgence, et qui ont transmis des copies de leurs documents d’identité et versé des frais présentés comme un « enregistrement fiscal » ou des frais de dossier, par virement bancaire ou par d’autres moyens de paiement, sans jamais recevoir le moindre déblocage de fonds. Si vous vous reconnaissez dans cette situation, la priorité est de ne répondre à aucune sollicitation demandant des versements supplémentaires : ces demandes répétées sont une composante classique de l’arnaque aux frais avancés.

Rassemblez l’ensemble des justificatifs des versements effectués, les courriels et messages échangés avec le site, ainsi que les copies des documents que vous avez transmis. Vérifiez systématiquement l’inscription de tout intermédiaire en crédit dans les registres officiels et consultez les listes noires et mises en garde publiées par l’AMF. Nous vous invitons également à consulter notre page dédiée aux plaintes pénales pour engager une procédure : le dépôt de plainte constitue une étape indispensable pour toute tentative de récupération des sommes perdues. Le service d’aide aux victimes de BrokerDefense peut évaluer gratuitement votre situation.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Me Michel Orsini, avocat au barreau de Paris spécialisé dans les escroqueries financières, intervient régulièrement sur les montages frauduleux en ligne : dans la vidéo ci-dessous, accessible depuis sa page dédiée, il détaille les mécanismes de recherche des responsables et les voies de réparation du préjudice, des questions qui concernent directement les victimes de faux crédit comme celles de credit35.com.

FAQ : vos questions sur credit35.com

Le site credit35.com existe-t-il encore ?

La vitrine n’existe plus. Le 3 septembre 2026, credit35.com ne sert plus aucun contenu : le nom, toujours présent dans le registre .com, est en état d’expiration chez son hébergeur et ne renvoie plus que vers un avis technique.

CREDIT35 est-elle une vraie banque ?

Non. Comme l’avait établi BrokerDefense dès le 6 janvier 2021, l’institution CREDIT35 est imaginaire : la vitrine imitait la dénomination d’une société réelle, CREDIT 35, en supprimant l’espace entre les deux mots, et affichait des numéros d’immatriculation qui ne correspondaient pas à l’entité dont elle se réclamait.

J’ai payé des frais pour obtenir un crédit et je n’ai rien reçu, que faire ?

Cessez tout paiement et tout échange avec ces interlocuteurs. Conservez les justificatifs des versements, les courriels et les copies des documents que vous avez envoyés, puis portez plainte et contactez le service d’aide aux victimes de BrokerDefense, qui évalue gratuitement les situations.

Des emprunteurs en quête d’un financement rapide ont versé des frais et confié des copies de leurs pièces d’identité à la vitrine credit35.com, structure sans existence légale, pour un crédit qui n’est jamais venu. L’expiration du domaine ne fait pas disparaître ces préjudices : les sommes versées restent perdues, et les documents transmis peuvent avoir été conservés ou utilisés. Toute personne ayant eu affaire à ce dispositif doit faire évaluer sa situation par BrokerDefense avant d’engager la moindre démarche.

Article réécrit le 03/09/2026

1 Comment

  1. Dolorès A. dit :

    Bonsoir M Marc BOUZY Je suis la gérante de la société CREDIT 35(la vraie!). Je vous remercie pour votre brillant article et vous informe que Ce site frauduleux usurpe également le n°ORIAS et celui du kbis de la société crédit 35… Nous avons déjà déposé une plainte contre X au parquet de Rennes, fait un signalement à la DGCCRF dès que nous avons appris l’existance de ce site frauduleux. L’ACPR de la banque de France est déjà au courant de cette arnaque.
    L’affaire suit son court… Je ne manquerai pas de revenir vers vous en cas d’évolution de la situation. je vous aurais mis mes coordonnées mais j’ignore si elles seront visibles par tous les Internautes au par vous uniquement. Mes sincères salutations. Dolorès.A.

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