En août 2026, le nom paradisecrypto.net a littéralement cessé d’exister : le registre Verisign, qui gère l’ensemble des domaines en .net, ne conserve plus aucune trace de cet enregistrement, une disparition plus radicale que celle d’un simple site mis hors ligne.
Paradisecrypto.net se présentait comme une plateforme d’investissement en cryptomonnaies pilotée par une équipe d’experts, censée guider les épargnants vers des gains en crypto-actifs. L’enquête de BrokerDefense, publiée dès août 2020, a établi qu’il s’agissait d’une arnaque : aucune existence légale, aucune équipe identifiable, aucune régulation. La preuve la plus frappante de cette fraude structurelle réside dans l’effacement total du domaine du registre du .net, constaté le 22 août 2026 : le nom a été supprimé jusqu’à sa racine, sans laisser la moindre trace technique. Cette mise à jour de l’enquête, produite en août 2026, confirme le verdict : paradisecrypto.net est une arnaque définitivement close, dont les victimes doivent agir sans attendre.
Dernière mise à jour : 22/08/2026
Sommaire
- Le registre du .net ne connaît plus paradisecrypto.net
- 6 août 2020 : une inscription sur la liste noire de l’ABE Info Service
- Une vitrine qui promettait des experts sans jamais les montrer
- Une « société portugaise » qui ne parlait que français
- Les victimes de paradisecrypto.net : conserver les preuves et agir
- FAQ : ce qu’il faut savoir sur la disparition de paradisecrypto.net
Le registre du .net ne connaît plus paradisecrypto.net
Le 22 août 2026, nos recherches ont consisté à interroger directement le registre Verisign, l’autorité chargée de tenir le registre officiel de tous les noms de domaine se terminant par .net. La réponse a été sans ambiguïté : le registre retourne « No match for « PARADISECRYPTO.NET » », ce qui signifie que le nom n’existe tout simplement plus dans la base de données centrale. Ce n’est pas un domaine expiré en attente de réattribution, ni un domaine suspendu par un registrar : c’est un enregistrement supprimé à la racine même du registre. L’interrogation RDAP, le protocole technique complémentaire utilisé pour les recherches d’enregistrement, retourne de son côté une erreur 404, confirmant l’absence totale de toute fiche d’enregistrement.
À cette disparition du registre s’ajoute une absence complète d’infrastructure réseau. Nos outils techniques n’ont relevé aucun enregistrement de type A, MX, TXT, NS ou CNAME associé à ce nom : le domaine ne mène plus nulle part, dans aucun sens du terme. Nos recherches dans les bases de données de certificats SSL historiques n’ont par ailleurs remonté aucun certificat pour paradisecrypto.net, ce qui est remarquable pour un site qui prétendait héberger une plateforme financière. Cette absence de certificat est cohérente avec une vitrine éphémère, conçue pour capter des fonds rapidement avant de disparaître, et non pour bâtir une infrastructure pérenne.
Les archives web apportent un dernier éclairage utile sur la chronologie. Une quarantaine de captures ont été conservées, la première datant de janvier 2021 et la dernière du 15 août 2022 : le site a cessé d’être visible il y a environ quatre ans. L’absence de toute capture antérieure à janvier 2021 est en elle-même révélatrice d’un site qui a délibérément limité son exposition publique, sans doute pour compliquer les recherches des autorités et des victimes. La séquence est désormais complète : une fraude signalée dès août 2020, un site disparu de la toile en 2022, et un nom effacé jusqu’au registre en 2026. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Ce type d’effacement total est rare. Il signe l’abandon définitif d’une infrastructure frauduleuse et rappelle des cas récents documentés par BrokerDefense, comme celui de Capital PlusP Ltd, une autre arnaque financière dénoncée en août 2026 selon un schéma comparable de disparition programmée.
6 août 2020 : une inscription sur la liste noire de l’ABE Info Service
L’Assurance Banque Épargne Info Service, le service public d’information placé sous l’autorité conjointe de l’ACPR et de l’AMF, a inscrit paradisecrypto.net sur sa liste noire le 6 août 2020, soit la veille de la publication de l’enquête de BrokerDefense. La qualification retenue est « Produits dérivés sur crypto-actifs ». Cette inscription officielle constitue un signal d’alarme public : elle signifie que les autorités françaises de supervision financière ont estimé que la plateforme opérait sans autorisation et présentait un risque certain pour les épargnants.
Les vérifications menées en août 2026 confirment que cette inscription demeure dans les archives de l’ABE Info Service et qu’aucune démarche de régularisation n’a jamais été engagée par les responsables du site. La date du 6 août 2020 est significative : elle montre que les autorités avaient identifié la fraude très tôt, avant même que BrokerDefense publie son enquête. La conjonction de ces deux signaux simultanés, un blacklistage officiel et une dénonciation journalistique, n’a pourtant pas empêché le site de rester accessible jusqu’en août 2022, soit deux années supplémentaires durant lesquelles des victimes ont pu continuer à y déposer des fonds. Ce délai entre la mise en garde et la disparition effective est l’une des caractéristiques les plus préoccupantes des plateformes frauduleuses de ce type, comme le montre également le cas de Firstprivate-Finad, un faux portail financier inscrit sur la liste noire de l’ABE en 2026.
Une vitrine qui promettait des experts sans jamais les montrer
Le discours commercial de paradisecrypto.net reposait sur une promesse centrale : mettre à la disposition de chaque investisseur une équipe d’experts en cryptomonnaies, censée piloter les placements et maximiser les gains. Cette promesse était formulée avec assurance sur la page d’accueil, mais le site ne présentait aucun membre de cette prétendue équipe : aucun nom, aucun portrait, aucun profil professionnel vérifiable. L’équipe d’experts n’était qu’un argument rhétorique destiné à rassurer les visiteurs, sans aucune réalité derrière.
Les défaillances fonctionnelles du site renforçaient ce diagnostic. Plusieurs onglets présentés comme actifs ne menaient nulle part : les liens « Contact » et « S’inscrire », pourtant essentiels sur n’importe quelle plateforme financière légitime, renvoyaient systématiquement vers la page d’accueil. Ce comportement n’est pas le fruit d’une négligence technique : sur un site frauduleux, il traduit la volonté de maintenir une apparence de plateforme fonctionnelle tout en orientant l’utilisateur exclusivement vers les pages de conversion, celles qui conduisent au versement d’un premier dépôt. Le site se déclarait « fiable », un qualificatif qui, dans ce contexte, suffit à lui seul à alerter tout investisseur averti.
Une « société portugaise » qui ne parlait que français
Paradisecrypto.net revendiquait une implantation au Portugal et avançait le nom d’une société, Paradise Crypto, censée lui conférer une existence légale dans ce pays. Nos recherches n’ont retrouvé aucune trace de cette société dans les listes d’entreprises autorisées par le régulateur portugais des marchés financiers. La société n’existait pas : c’était une firme fantôme, un nom inventé pour habiller la fraude d’une apparence de légitimité européenne.
Les incohérences se multipliaient dès l’examen des détails. Malgré cette prétendue implantation portugaise, le site n’était disponible qu’en français, sans aucune version portugaise, anglaise ou autre. Le seul numéro de téléphone affiché portait l’indicatif français. Nos outils n’ont retrouvé aucune entrée liée à ce nom dans les registres de sociétés britanniques (Companies House), où certaines fraudes basées en Europe tentent parfois de créer une façade. L’ensemble du dispositif visait manifestement un public francophone, probablement en France, en Belgique ou en Suisse, des épargnants attirés par des promesses de gains en cryptomonnaies et mis en confiance par une adresse étrangère supposément garante de sérieux.
Pour comprendre les recours ouverts aux victimes de cette fausse plateforme de cryptomonnaies, Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, revient dans la vidéo ci-dessous sur un jugement pour escroquerie lié à un faux investissement : l’indemnisation des victimes, les recours judiciaires et le rôle des transactions en cryptomonnaies dans ces arnaques. Retrouvez la présentation de Maître Anne Bernard-Dussaulx sur sa page dédiée.
Les victimes de paradisecrypto.net : conserver les preuves et agir
Si vous avez effectué des versements ou des dépôts sur paradisecrypto.net dans l’espoir d’investir en cryptomonnaies grâce à la prétendue équipe d’experts mise en avant par le site, votre situation appelle une réaction rapide et méthodique. La première priorité est de rassembler et de sécuriser toutes les preuves disponibles : relevés de virements bancaires ou de transactions en crypto-actifs, courriels échangés avec les prétendus conseillers, captures d’écran du site ou de l’interface de la plateforme, contrats ou documents de toute nature remis lors de votre inscription. Ces éléments seront indispensables pour étayer toute procédure.
Il est impératif de ne plus répondre à aucune sollicitation émanant de personnes se présentant comme liées à paradisecrypto.net ou à des structures connexes : les fraudes de ce type s’accompagnent fréquemment de tentatives de récupération de fonds supplémentaires, sous couvert de « frais de déblocage » ou de propositions de remboursement partiel. Contactez rapidement un avocat spécialisé en droit financier ou en droit pénal des affaires, qui pourra évaluer les voies de recours adaptées à votre situation. Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes pour déposer plainte et les éléments à préparer. Signalez également les faits à l’ABE Info Service et à la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur, qui centralise les signalements de fraudes en ligne.
FAQ : ce qu’il faut savoir sur la disparition de paradisecrypto.net
Interrogé le 22 août 2026, le registre Verisign ne renvoie plus aucun enregistrement pour ce nom : le WHOIS indique « No match » et l’interrogation RDAP retourne une erreur 404. Le domaine a été supprimé du registre du .net, ce qui est plus radical qu’un simple arrêt du site : plus aucun enregistrement DNS ne répond et le nom ne mène plus nulle part.
Oui. L’Assurance Banque Épargne Info Service (ABE Info Service) a inscrit paradisecrypto.net sur sa liste noire le 6 août 2020, avec la qualification « Produits dérivés sur crypto-actifs », la veille de la publication de l’enquête de BrokerDefense. Cette inscription confirmait que les prétendus experts n’étaient pas autorisés à proposer leurs services aux épargnants.
Conservez toutes les preuves : courriels reçus des prétendus conseillers, relevés bancaires des virements, captures d’écran de la plateforme. Ne répondez plus aux sollicitations et rapprochez-vous rapidement d’un avocat spécialisé en droit pénal financier pour évaluer les recours, tout en signalant les faits à votre banque.
Non. Le site avançait le nom d’une entreprise et une adresse au Portugal, mais aucune société « Paradise Crypto » n’apparaissait sur les listes d’entreprises approuvées par le régulateur : c’était une firme fantôme, et le site ne parlait que français malgré sa prétendue implantation portugaise.
Paradisecrypto.net a ciblé des épargnants attirés par la promesse de gains en cryptomonnaies, en leur faisant croire qu’une équipe d’experts gèrerait leurs investissements sur une plateforme sérieuse et légalement établie. Cette plateforme n’avait aucune existence légale réelle : ni agrément, ni société identifiable, ni infrastructure durable. Son nom a aujourd’hui disparu jusqu’au registre du .net, mais les sommes versées par ses victimes, elles, sont bien réelles. Avant de confier des fonds à toute plateforme d’investissement, qu’elle promette des rendements en crypto-actifs ou dans tout autre domaine, vérifiez systématiquement son statut réglementaire et consultez l’évaluation de BrokerDefense : c’est le seul rempart efficace contre des arnaques conçues précisément pour paraître crédibles.
Article réécrit le 22/08/2026



13 Comments
j’ai souscrit a paradise crypto et mis 500€ le 8 oct et depuis je ne peut avoir personne alors qu’ils m’appelai tous les deux jours….ensuite je ne peut pas recuperer d’argent je commence a vraiment flipper ….que faire dites moi merci
Si vous avez besoin d’une aide, n’hésitez pas à contacter Broker Défense : +33 9 77 218 278 ou par e-mail : [email protected]. Merci et bonne journée
Je suis d accord ce sont des truands j en ai fait les frais
J’ai souscrit chez eux il y a quelques mois, j’ai voulu retirer de l’argent et depuis silence radio. Adresse mail frauduleuse: [email protected] ainsi que numéro de téléphone:0170700064
Selon le solde de votre compte, si vous retirez 100€,il vous les donne pour installer la confiance afin d’investir davantage.
Bonjour,
Hélas je fais partie des personnes arnaquées par Paradise Crypto.
Après avoir effectué un investissement de 500€ début Septembre 2020 . Le conseillé monsieur Paul Henry m’a fait doublé mon investissement en 1mois 1/2. Après de nombreuses relances , 4 appels téléphoniques par jours pendants 2 semaines j’ai décidé de retirer mon capital. Douche froide, plus accès à mon compte Crypto, impossible de jointe la société Paradise Crypto (musique permanente sans tonalité téléphonique, plus aucun mail ne passe. La société c’est volatilisée. C’est là que j’ai compris que je pouvait dire adieu à mon investissement.
Bonjour, le 6 aout 2020 j’ai consulté le site Paradise Crypto pour voir ce qu’il proposait, quelques minutes plus tard j’ai été contacté par Mr Pierre LEFRANC qui m’a proposé d’ouvrir un compte et d’y virer 300 euros pour commencer, ce que j’ai fais, puis nous avons continué de discuter et je lui ai dis que finalement je n’étais plus intéressé, il m’a dis qu’il n’y avait pas de problème est qu’il aller me rembourser, n’ayant pas de retour, le 5 novembre j’ai appelé au 0170700062 j’ai eu un collègue de Mr Lefranc qui m’a dit que mes 300 euros seraient sur mon compte dans les 72 heures, j’attends encore le remboursement. J’ai appelé plusieurs fois depuis mais(musique d’attente) personne ne répond, je pense qu’ils ont bloqué mon numéro de téléphone. Je suis une nouvelle victime de ces arnaqueurs de chez Paradise Crypto
Bonjour,
Paradisecrypto.net est une bande d’escroc, ils te rassurent pour mieux te voler.
Bon conseils, n’investissez pas dans leur plateforme , ils vont vous voler à la fin
Bonjour,
Nous pouvons tous dire adieu à nos placements auprès de Paradis Crypto. Des escros de première, j’avais affaire à un dénommé Paul HENRY, un menteur fini.
Depuis bientôt 3 mois, plus joignable (musique en continu sur la plate-forme téléphonique et pas de donalité).
Arnaques de toute part, entre les banques et les frais exorbitants et les escorts sur le net, ilbvaut mieux mettre ça liquidité dans un coffre.
Ainsi va le monde. Il est loin d’être merveilleux.
bonjour
j ai été victime de fraude j ai été escroqué de cinq cent euros j ai déposé plainte sur Perceval
la banque ne m as pas remboursé c était le sept juillet 2020
ils ont en leur possession mon RIB permis de conduire carte d identité
ce qui est étonnant c est que leur portail soit toujours existant
il m on démarcher sur Facebook depuis j ai fermer mon compte
je peu vous fournir les preuves d achats cela intéresse
Bonjour, pourriez-vous nous téléphoner à ce sujet ?
Je viens de me faire avoir de 2500 € et encore j’ai limité la casse il voulait 10000 de plus monsieur alain perrodo…..
Bonjour, je m’étais fait arnaquer en 2019, 300€ par la plateforme » paradisecrypto.net », est ce qu’il y a possibilité de récupérer mon argent?
Cordialement
Mr NZUZI FRANCISCO
Mail: [email protected]
y a t il des choses qui ont été enclenchés pour les trouver ?
Bien cordialement