Le 3 septembre 2026, l’interrogation du registre des noms de domaine en .com renvoie un résultat sans appel pour imaxaltd.com : « No match ». Aucune fiche d’enregistrement, aucun serveur de noms, aucune adresse de messagerie active : le nom a tout simplement cessé d’exister dans le registre géré par Verisign. C’est la conclusion que tirent nos vérifications sur cette fausse plateforme d’investissement dans des fermes de minage, que l’enquête BrokerDefense de novembre 2020 avait démontré être fondée sur l’usurpation de l’identité d’Imaxa LTD, société britannique dissoute depuis le 6 novembre 2018 ; l’Autorité des marchés financiers avait d’ailleurs inscrit imaxaltd.com sur sa liste noire des sites non autorisés dès le 13 novembre 2020, la veille de la publication de cette enquête.
Sommaire
- Imaxaltd.com a été effacé du registre des .com
- Une usurpation inscrite par l’AMF dès le 13 novembre 2020
- Des fermes de minage sans mise en garde ni fondations
- Imaxa LTD, la société dissoute dont l’identité servait de vitrine
- Avoir investi sur Imaxaltd.com : conserver les preuves et agir
- Imaxaltd.com : vos questions sur l’arnaque et sa disparition
Imaxaltd.com a été effacé du registre des .com
Nos vérifications conduites le 3 septembre 2026 sont formelles : l’interrogation du registre des .com ne retourne aucune fiche pour imaxaltd.com. Le résultat « No match » signifie qu’il n’existe plus aucun titulaire enregistré pour ce nom, ni pour le domaine nu, ni pour l’adresse préfixée en www. Le nom ne répond plus dans le système de noms de domaine : aucun serveur n’est associé, aucune messagerie ne fonctionne sous cette racine. En pratique, cela signifie qu’il n’existe plus la moindre vitrine accessible, plus le moindre formulaire de contact ou de dépôt de fonds. Le nom est de nouveau disponible à l’enregistrement par n’importe quel tiers, près de six ans après que l’enquête BrokerDefense en eut dénoncé le caractère frauduleux.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Les archives web publiques confirment que l’extinction de la plateforme est ancienne. La seule copie archivée de la vitrine date du 8 décembre 2021 et affiche déjà un message d’erreur d’hébergement (« Error. Page cannot be displayed. Please contact your service provider »), sans aucun contenu visible. Autrement dit, la plateforme avait cessé de fonctionner guère plus d’un an après l’enquête de 2020, bien avant que son nom soit effacé du registre. Ce sort n’est pas isolé : BrokerDefense avait documenté la même trajectoire pour fondations-capital.com, autre cas d’usurpation d’identité recensé en novembre 2020 et dont le nom a également fini par être rayé du registre des .com.
Dernière mise à jour : 03/09/2026
Une usurpation inscrite par l’AMF dès le 13 novembre 2020
Le 13 novembre 2020, soit la veille de la publication de l’enquête BrokerDefense, l’Autorité des marchés financiers inscrivait imaxaltd.com sur sa liste noire des sites non autorisés, au titre de l’usurpation d’identité. L’article publié le lendemain ne la mentionnait pas encore. Cette décision officielle constitue une confirmation institutionnelle de ce que la structure même du site laissait déjà apparaître.
L’inscription par l’AMF venait confirmer un constat évident pour quiconque prenait la peine d’examiner la vitrine : l’identité affichée était empruntée, la société évoquée n’avait aucun lien réel avec la plateforme, et les promesses de rendement ne reposaient sur aucun cadre légal ni sur aucune autorisation. Cette démarche de l’AMF rappelle l’utilité de consulter les registres officiels avant tout engagement financier sur une offre rencontrée en ligne.
L’AMF tient à jour une liste noire des sites non autorisés que les épargnants peuvent consulter avant tout investissement.
Des fermes de minage sans mise en garde ni fondations
En novembre 2020, la vitrine imaxaltd.com présentait une offre d’investissement dans des « usines de minage » de cryptomonnaies, promettant de « faire des profits bien plus haut que le moyenne ». Cette phrase, relevée telle quelle par l’enquête BrokerDefense, concentrait trois erreurs manifestes, notamment « faite » en lieu et place de « faites » et l’emploi du masculin « le » devant « moyenne », que nul professionnel de la finance n’aurait laissé paraître sur la vitrine publique d’un service d’investissement. Ces fautes grossières constituaient à elles seules un signal d’alerte fort sur l’origine et le sérieux réels de la plateforme.
L’absence de tout avertissement sur les risques en bas de page venait accentuer ce constat. Les plateformes d’investissement sérieuses agréées par les régulateurs européens sont tenues d’afficher une mise en garde explicite sur le risque de perte en capital. Rien de tel n’apparaissait sur imaxaltd.com : aucune mention légale sérieuse, aucun numéro d’agrément, aucune information sur les risques inhérents aux actifs numériques ou aux rendements annoncés.
Les registres de certificats de sécurité conservent par ailleurs la trace de certificats émis pour imaxaltd.com et pour plusieurs sous-domaines techniques (de type webmail ou gestion d’hébergement), qui décrivent une configuration d’hébergement mutualisé banale. Cette architecture n’a rien à voir avec l’infrastructure attendue d’une société d’investissement gérant des fermes de minage : elle correspond à la formule standard de l’hébergement mutualisé grand public. L’ensemble du dispositif technique renforçait l’image d’une construction légère, montée rapidement, sans profondeur opérationnelle.
Imaxa LTD, la société dissoute dont l’identité servait de vitrine
La vérification conduite le 3 septembre 2026 auprès du registre britannique Companies House confirme les données de l’enquête de 2020, en y ajoutant un détail révélateur. Imaxa LTD, enregistrée sous le numéro 07088663 et immatriculée le 27 novembre 2009, porte toujours la mention « dissolved » : la société est officiellement dissoute depuis le 6 novembre 2018, soit deux ans avant l’enquête de 2020. Son siège enregistré se trouve à Clitheroe, dans le Lancashire, aux Suites 5 et 6 The Printworks, Hey Road Barrow, BB7 9WB, et non au 7 Newgate Street à Londres, adresse affichée par la fausse plateforme et qui ne correspond à rien dans les registres officiels de la société.
Plus révélateur encore : l’activité déclarée par Imaxa LTD lors de son immatriculation correspond au code 86210 de la nomenclature britannique, soit l’exercice médical général. Elle n’avait donc aucun rapport avec l’investissement financier, le trading ou les monnaies virtuelles. Les exploitants du site avaient simplement emprunté le nom d’une entité déjà morte pour lui prêter une apparence de légitimité. Rien dans les registres publics ne permet d’établir le moindre lien entre les dirigeants historiques d’Imaxa LTD et les personnes ayant opéré la fausse plateforme : le nom de la firme servait uniquement de caution trompeuse.
Ce procédé d’usurpation d’une entité préexistante pour habiller une offre frauduleuse n’était pas nouveau au moment de l’enquête : quelques jours auparavant, le 5 novembre 2020, BrokerDefense avait déjà documenté le même mécanisme avec auuforex.com, dont l’identité affichée avait été empruntée à une société existante sans son consentement.
Avoir investi sur Imaxaltd.com : conserver les preuves et agir
Les personnes qui auraient versé des fonds sur cette fausse plateforme de minage fin 2020, que ce soit par virement bancaire ou par carte, et qui ne les ont jamais revus doivent, en premier lieu, constituer un dossier de preuves aussi complet que possible. Cela inclut les captures d’écran des pages du site et des promesses qui y étaient affichées, les courriels échangés avec de prétendus conseillers ou gestionnaires de compte, ainsi que l’ensemble des relevés bancaires et justificatifs attestant des versements effectués.
Il convient également de ne plus donner suite à d’éventuelles sollicitations ultérieures, qui prennent souvent la forme de propositions de récupération de fonds contre de nouveaux versements, un second mécanisme frauduleux fréquemment observé dans ce type de dossier. Pour les paiements réalisés par carte bancaire, une contestation auprès de l’établissement émetteur reste possible dans les délais prévus par la réglementation, selon les conditions propres à chaque banque et à chaque réseau de paiement.
Signaler les faits aux autorités compétentes et porter plainte constitue une étape essentielle, non seulement pour ouvrir des voies de recours individuelles, mais aussi pour alimenter les enquêtes judiciaires susceptibles d’identifier les opérateurs de ces dispositifs frauduleux.
Les personnes qui ont versé des fonds sur imaxaltd.com après avoir été attirées par la promesse de revenus liés à des fermes de minage peuvent se demander quels recours leur restent. Dans la vidéo ci-dessous, Maître Irina Georgieva, avocate au barreau de Sofia et avocate partenaire de BrokerDefense, présente une victoire précontentieuse obtenue pour des victimes d’un faux investissement en cryptomonnaies : l’indemnisation et la récupération des fonds négociées avant tout procès. Un précédent qui montre que des recours existent lorsque l’argent a été versé sur des comptes contrôlés par les escrocs.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Imaxaltd.com : vos questions sur l’arnaque et sa disparition
Non. Le nom ne figure plus dans le registre des .com : l’interrogation du registre renvoie « No match » pour imaxaltd.com et le nom ne répond plus dans le système de noms de domaine. La vitrine avait déjà cessé d’être accessible bien avant ces vérifications du 3 septembre 2026 : la seule copie archivée, datée de décembre 2021, montrait déjà une page d’erreur d’hébergement.
Conservez l’ensemble des preuves (captures d’écran, courriels, relevés et justificatifs des versements), contestez les paiements par carte auprès de votre banque dans les délais prévus, signalez les faits et portez plainte. Notre service d’aide aux victimes peut vous accompagner dans vos démarches.
Elle figure toujours au registre des sociétés britannique, mais avec la mention « dissolved » : Imaxa LTD (n° 07088663) est dissoute depuis le 6 novembre 2018. L’activité qu’elle avait déclarée n’avait aucun rapport avec l’investissement ou les monnaies virtuelles, et rien ne permet de relier ses dirigeants historiques aux exploitants du site.
Les personnes qui ont croisé cette fausse plateforme de minage à l’automne 2020 ont vu son nom s’éteindre complètement : près de six ans après l’enquête, le registre des .com ne connaît plus imaxaltd.com, et la société dissoute dont l’identité servait de vitrine n’a jamais eu de lien établi avec ses exploitants. Le mode opératoire employé (promesses de profits sans la moindre mise en garde sur les risques, fautes manifestes dans la communication officielle, identité d’une entité morte empruntée pour rassurer les visiteurs) reste un signal d’alerte pleinement actuel pour toute offre d’investissement rencontrée en ligne. Avant d’engager des fonds sur une plateforme, vérifier l’identité réelle et le statut juridique de la société qui se présente derrière l’offre est une précaution élémentaire ; BrokerDefense peut réaliser cette évaluation préalable sur demande.
Article réécrit le 03/09/2026


