Le 13 août 2026, notre vérification confirme que acapman.com est toujours accessible, répond en HTTPS 200 et affiche une interface entièrement en chinois promettant des rendements mensuels de 10 à 15 % — contrairement à ce qu’annonçait la mise à jour du 6 août 2026, qui signalait à tort la disparition de la plateforme.
Dernière mise à jour : 13/08/2026
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BrokerDefense met gratuitement à disposition la capture de la page d’accueil de ce site frauduleux, prise le 13 août 2026. Retrouvez son apparence originale même après sa fermeture — utile pour identifier le site, constituer un dossier ou alerter votre entourage.
Pour une utilisation dans le cadre d’une procédure judiciaire, commandez la version complète sans filigrane.
Sommaire
- La plateforme ACM a basculé en chinois, les licences inventées sont toujours là
- 10 à 15 % par mois : la promesse inchangée et le mécanisme du « crédit 1:1 »
- WebNic.cc, décembre 2024 et un masque de confidentialité : l’enregistrement du domaine
- Un certificat SSL invalide et une infrastructure qui a migré vers Singapour
- Pourquoi la détection du 6 août était un faux positif
- Vous avez versé des fonds à « A Capital Management » : ce qu’il faut faire maintenant
La plateforme ACM a basculé en chinois, les licences inventées sont toujours là
Quand on charge acapman.com ce 13 août 2026, c’est un site entièrement rédigé en mandarin qui s’affiche, sous le titre sobre « ACM » et le slogan « Expert mondial de premier plan en gestion d’actifs ». La plateforme n’a pas disparu : elle a changé de cible. Le menu propose un Centre d’apprentissage, un Centre d’aide, une section Actualités — tout l’attirail d’un courtier sérieux, en apparence. Sauf que les fondations sont en carton.
Trois licences réglementaires sont mises en avant pour rassurer les visiteurs. La FSCA sud-africaine est citée au nom de « Far East Precious Metal (Pty) Ltd », numéro 49937. L’ASIC australienne apparaît avec le numéro 000335126. Le FSC mauricien complète le tableau avec la référence GB20025869. Aucune de ces accréditations ne correspond à une entité nommée « A Capital Management » ou « acapman » dans les registres officiels de ces autorités. Ce sont des numéros plaqués sur une page web pour donner l’illusion d’une supervision réelle.
La plateforme revendique également « 5 000 000 + d’utilisateurs mondiaux ACM » et exhibe une collection de prix fictifs : « Prix 2025 de la meilleure sécurité des fonds clients » décerné par SMARTVISION, « Meilleur courtier CFD 2025 » signé WIKIFX EXPO, « Top 100 des institutions financières les plus fiables au monde 2024 » attribué par FOREX EXPO. Ces distinctions ne correspondent à aucun organisme de notation indépendant reconnu. D’autres plateformes du même acabit, comme Agasti Capital, utilisent exactement le même procédé pour fabriquer une crédibilité de façade.
10 à 15 % par mois : la promesse inchangée et le mécanisme du « crédit 1:1 »
Le cœur de l’arnaque tient en une phrase, affichée en caractères chinois sur la page d’accueil : 预期月收益率可达 10-15%, soit « le rendement mensuel attendu peut atteindre 10 à 15 % ». Annualisé, cela représente entre 120 % et 180 % de gains garantis. Aucun fonds d’investissement légal, aucun gestionnaire d’actifs réglementé au monde ne peut promettre de tels rendements sans risque. Les meilleurs hedge funds mondiaux peinent à dépasser 20 % annuels sur la durée.
Pour rendre l’offre encore plus attractive, ACM propose un « Crédit 1:1 » fourni par une entité baptisée « Far East Precious Metal », présentée comme accordant une ligne de crédit en dollars. Ce mécanisme est classique dans les arnaques au trading quantitatif : la victime croit doubler sa mise grâce à un effet de levier offert par la plateforme, mais cet argent n’existe que dans l’interface. Quand elle tente de retirer ses gains, les prétextes s’accumulent — frais de déblocage, impôts à régler, vérification d’identité supplémentaire — jusqu’à ce que le contact disparaisse. Darsvint, toujours en ligne après sa mise sur liste noire, fonctionnait sur un schéma identique.
WebNic.cc, décembre 2024 et un masque de confidentialité : l’enregistrement du domaine
Le domaine acapman.com a été enregistré le 6 décembre 2024 auprès du registrar Web Commerce Communications Limited, opérant sous la marque WebNic.cc, basé en Malaisie. Son expiration est fixée au 6 décembre 2029 — un horizon de cinq ans qui suggère une opération pensée dans la durée, pas un site jetable. La dernière modification du dossier d’enregistrement remonte au 30 mars 2025. Les nameservers sont ceux de Cloudflare (alan.ns.cloudflare.com et gail.ns.cloudflare.com), ce qui masque l’IP réelle derrière le réseau de distribution du géant américain au niveau DNS. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine. Nos recherches avaient également établi, dès l’article d’avril 2026, qu’aucune société portant le nom « acapman » ou « A Capital Management » n’apparaît dans le registre Companies House du Royaume-Uni.
Un certificat SSL invalide et une infrastructure qui a migré vers Singapour
En avril 2026, acapman.com s’appuyait sur les IP Cloudflare 104.26.10.110, 104.26.11.110 et 172.67.73.162 — une configuration standard qui dissimulait le serveur d’origine. Aujourd’hui, l’IP exposée est 172.104.163.158, localisée à Singapour sur le réseau Linode, désormais intégré à l’Akamai Connected Cloud. La plateforme a donc migré vers une infrastructure directe, sans bouclier Cloudflare devant le serveur applicatif.
Ce changement s’accompagne d’un problème technique révélateur : le certificat SSL est invalide en août 2026, en raison d’un « common name mismatch ». Autrement dit, le certificat présenté par le serveur ne correspond pas au nom de domaine acapman.com. Un navigateur moderne affiche un avertissement de sécurité, mais laisse l’utilisateur passer outre. Les technologies front-end restent les mêmes qu’en avril : Vue.js, Vant et Webpack côté client, avec des traces de PHP, ASP.NET Core et jQuery côté serveur. L’adresse email [email protected] est toujours hébergée chez GoDaddy. Et le fichier robots.txt bloque toujours les agents d’indexation des IA — GPTBot, Google Bard, Anthropic Claude, CommonCrawl — ce qui indique une volonté délibérée d’éviter que le contenu du site soit analysé ou archivé par ces systèmes.
Pourquoi la détection du 6 août était un faux positif
La mise à jour du 6 août 2026 affirmait que le site « ne répondait plus » et que « ses serveurs DNS avaient cessé de résoudre ». Cette conclusion était erronée. Notre analyse du 13 août l’établit clairement : le serveur répond parfaitement à un navigateur complet avec HTTP 200 et HTTPS 200. Ce qui s’était produit, c’est que le certificat SSL invalide provoquait l’échec des vérifications effectuées par des clients de connexion minimaux — ceux qui valident strictement le certificat avant d’établir la connexion. Un navigateur standard, lui, affiche l’avertissement et permet à l’utilisateur de continuer. Le site n’avait donc jamais disparu : il était simplement devenu invisible aux outils qui exigent un certificat valide. Cryptex Markets, faux courtier CFD toujours en ligne en août 2026, présente une configuration similaire où l’infrastructure technique brouille les pistes sans que la plateforme cesse d’opérer.
Vous avez versé des fonds à « A Capital Management » : ce qu’il faut faire maintenant
Si vous avez effectué des virements bancaires ou des transferts en cryptomonnaies vers acapman.com, ou si un conseiller vous a contacté via WhatsApp ou Telegram en vous présentant les licences FSCA, FSC ou ASIC comme garanties de sérieux, la priorité est de documenter chaque interaction avant que la plateforme ne disparaisse réellement. Conservez les captures d’écran de votre espace client en chinois, les relevés de transactions, les messages échangés avec vos interlocuteurs et toute référence aux numéros de licence affichés — ces éléments constituent des preuves directes de la tromperie.
Cessez immédiatement tout nouveau virement vers la plateforme, quelle que soit la justification avancée — frais de déblocage, impôt sur les gains, vérification de compte. Signalez les faits à l’AMF via son portail SignalConso et déposez une plainte pénale. Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes concrètes pour constituer un dossier solide. Trxdynis, blacklistée par l’AMF, illustre comment ce type de signalement peut aboutir à des mesures officielles contre ces plateformes.
Maître Caroline Willm, avocate au Barreau de Paris, accompagne les victimes d’arnaques aux faux investissements dans leurs démarches d’indemnisation et leurs recours précontentieux. Dans la vidéo ci-dessous, elle explique précisément les options disponibles pour les personnes ayant confié des fonds à des plateformes non régulées.
Non. Contrairement à ce qu’indiquait une mise à jour du 6 août 2026, acapman.com est toujours en ligne au 13 août 2026. Le site répond en HTTP 200 et HTTPS 200 et affiche une interface complète en chinois. La détection de disparition était un faux positif lié à un certificat SSL invalide qui bloquait certains outils de vérification, mais pas les navigateurs standards.
Non. Les numéros de licence FSCA (49937), ASIC (000335126) et FSC Maurice (GB20025869) affichés sur acapman.com ne correspondent à aucune entité nommée « A Capital Management » ou « acapman » dans les registres officiels de ces autorités. Il s’agit de références inventées ou détournées, utilisées pour tromper les investisseurs sur la légitimité de la plateforme.
Des recours existent, mais ils nécessitent d’agir rapidement. Il faut d’abord rassembler toutes les preuves disponibles : captures d’écran de l’espace client, historiques de virements ou de transactions en cryptomonnaies, messages WhatsApp ou Telegram avec les conseillers. Un dépôt de plainte pénale et un signalement à l’AMF sont les premières étapes. BrokerDefense propose une évaluation préalable de dossier pour orienter les victimes vers les recours adaptés à leur situation.
En août 2026, acapman.com continue de collecter des fonds sous couvert d’un « écosystème de trading quantitatif de l’or » et de licences réglementaires qui n’existent pas. La plateforme a changé de langue, migré vers une infrastructure singapourienne et laissé son certificat SSL expirer — autant de signaux d’une opération en phase de collecte intensive avant une disparition programmée. Si vous avez eu affaire à « A Capital Management », ne tardez pas : BrokerDefense évalue gratuitement les dossiers de victimes pour déterminer les recours envisageables.
Article réécrit le 13/08/2026.


