Sommaire
- Le nom tynebankclaims.co.uk ne figure plus au registre du .uk
- Le radical du nom vient d’une société écossaise dissoute en août 2022
- Derrière l’aplat vert de 2023, une porte de connexion sans contenu public
- Un nom passé par la revente et le stationnement avant de quitter le registre
- Les démarches ouvertes aux personnes démarchées par une agence de récupération fictive
- Ce que les lecteurs nous demandent sur tynebankclaims.co.uk
Le nom tynebankclaims.co.uk ne figure plus au registre du .uk
Tynebankclaims.co.uk ne figure plus au registre du .uk : l’échéance du 24 mars 2024 n’a pas été honorée, et aucune fiche ne répond plus à ce nom depuis. Le nom est redevenu disponible.
L’enregistrement avait été créé le 24 mars 2023 auprès du bureau Namecheap, Inc. La durée souscrite couvrait douze mois, jusqu’au 24 mars 2024. Le statut porté à la fiche était « registered until expiry date ». Une dernière mise à jour avait été enregistrée le 29 mars 2023. Dès le jour de la création, le 24 mars 2023, le registre du .uk avait indiqué ne pas avoir pu confirmer l’identité ou l’adresse déclarée contre une source tierce : c’est la seule anomalie que la fiche portait au moment de nos premières investigations.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Nos vérifications du 13 septembre 2026 ont été conduites par deux voies d’interrogation distinctes, avec le même résultat : le registre du .uk ne rend rien, ni pour la racine, ni pour le préfixe www. L’adresse ne résout plus. Aucune autre extension du même radical ne porte le nom aujourd’hui, ni .com, ni .net, ni .org, ni .io, ni .fr, ni la forme avec un tiret dans .co.uk. Aucune ne résout. BrokerDefense a déjà documenté cette situation pour trackmybtc.eu, un autre nom sorti du registre de son extension après avoir servi de façade à une opération frauduleuse.
Dernière mise à jour : 13/09/2026
Le radical du nom vient d’une société écossaise dissoute en août 2022
Le radical du nom de domaine correspond à celui d’une société britannique réelle : TYNBANK CLAIMS LIMITED, immatriculée sous le numéro SC574884 le 30 août 2017, dont le siège déclaré était 2a Station Yard, Hospital Road, Haddington, dans l’East Lothian, en Écosse. Cette société a été dissoute le 16 août 2022. Ses codes d’activité déclarés relevaient des services auxiliaires de l’intermédiation financière et d’autres services. Le nom de domaine tynebankclaims.co.uk a été créé le 24 mars 2023, soit sept mois après cette dissolution.
Une société antérieure portant un radical proche, TYNBANK CONSULTANCY LIMITED, numéro SC369273, avait été immatriculée en 2009 et dissoute le 27 novembre 2009, déclarée à la même commune écossaise. Le radical appartient au vocabulaire local de cette ville. Nos vérifications du 13 septembre 2026 ne trouvent aucune société en activité portant le nom complet « tynebankclaims ». Rien dans nos recherches n’établit de lien entre les anciens dirigeants de ces sociétés et l’exploitation décrite dans ce dossier. Nous décrivons ici une reprise de nom, sans mettre personne en cause.
Derrière l’aplat vert de 2023, une porte de connexion sans contenu public
Le constat internet a été établi le 21 septembre 2023, entre 14h31 et 14h42, et a permis de conserver trois pages. L’adresse analysée était https://tynebankclaims.co.uk/. Deux titres de page ont été successivement servis au moment de la capture : « 1 new message », puis « Tynebank Claims ».
La page servie n’était pas une présentation du service : c’était une porte de connexion. Elle se limitait à une demande d’adresse de courriel et de mot de passe, à une case de connexion permanente et à un lien de mot de passe oublié, pour un unique bouton de connexion. Les seuls liens internes étaient index.php, forgotpassword.php et une feuille de style. La page ne comportait aucun texte de nature légale, aucune condition générale, aucune coordonnée et aucun numéro d’immatriculation. Aucun élément de la page ne citait d’autorité de marché, de numéro d’agrément ou de société exploitante. Le site portait en outre un module de discussion en direct destiné aux visiteurs connectés.
D’après notre analyse technique, la page répondait sur l’adresse IP 104.21.30.248, appartenant au réseau de protection et de distribution Cloudflare, localisation annoncée aux États-Unis. Le nom utilisait deux serveurs de noms du même prestataire : joaquin.ns.cloudflare.com et lovisa.ns.cloudflare.com. L’empilement reposait sur PHP, jQuery, Bootstrap, Owl Carousel, Venobox, jQuery Validate, plusieurs jeux d’icônes de polices, un jeu d’icônes de cryptomonnaies, une déclaration de fenêtre d’affichage, un enregistrement IPv6 et une politique d’expédition de courriel. La messagerie et l’enregistrement du nom passaient par le même bureau.
Un nom passé par la revente et le stationnement avant de quitter le registre
Les copies publiques conservées permettent de reconstituer la trajectoire du nom après notre alerte de septembre 2023. Un renvoi avait déjà été enregistré le 28 décembre 2021, puis un autre le 12 août 2023. La porte de connexion a été capturée le 21 septembre 2023. Un renvoi a suivi le 2 novembre 2023, puis un autre le 17 décembre 2023. La même page de connexion était encore servie le 20 mars 2024. Le 24 mars 2024, jour de l’échéance non honorée, une page vide renvoyant vers un moteur de recherche a été enregistrée. Des renvois vers une adresse de la même famille préfixée « ww99 » ont été relevés les 17 mai 2024 et 22 août 2024. Le 26 août 2024, une page de mise en vente du nom sur un marché de noms de domaine présentait l’adresse comme disponible à l’achat, avec des arguments de transfert et de paiement. Le 24 mars 2025, une page de stationnement monétisée, c’est-à-dire une page sans contenu affichant des annonces publicitaires, a été relevée à cette adresse.
Les 25 et 26 mars 2024, soit dans un intervalle de deux jours après l’échéance, des copies de sous-domaines de la même famille ont été relevées : cloud, dns, doh, hostmaster, rds et jenkins servaient tous la même page que la racine. Cet intervalle renvoie à un enregistrement DNS en joker, schéma dans lequel le détenteur du nom fait répondre d’un seul coup toutes les adresses imaginables sous ce nom.
Les listes publiées par l’AMF, que nous avons vérifiées le 13 septembre 2026, ne comportent aucune mention de tynebankclaims.co.uk. Vous pouvez consulter le site de l’AMF pour accéder à ces listes. Cette absence ne doit pas être lue comme une validation : ces listes recensent les mises en garde, elles ne certifient pas les intervenants. Aucune inscription non plus dans les mises en garde de l’autorité chypriote. Aucune fiche de signalement public n’existe pour ce nom.
Les démarches ouvertes aux personnes démarchées par une agence de récupération fictive
Le mécanisme en cause est celui de la retape. Un service se présente comme capable de récupérer des fonds déjà perdus, sollicite un paiement, et disparaît. Dans le cas de tynebankclaims.co.uk, ce mode opératoire prenait une forme particulièrement dépouillée : une porte de connexion comme seul visage du site, sans aucun contenu public vérifiable, adossée à un nom repris d’une société écossaise dissoute depuis plusieurs mois avant même la création du domaine. L’empilement de sous-domaines en joker relevé en mars 2024 illustre la même logique : maximiser la surface d’exposition sans exposer d’information.
Une personne recontactée par téléphone ou par courriel au nom d’un service de récupération, invitée à verser des frais de dossier ou une commission sur les fonds annoncés comme récupérables, se trouve dans une situation que BrokerDefense a déjà documentée pour rapidrecovery, un autre dossier consacré à une promesse de récupération de fonds adressée à des personnes déjà trompées. Le schéma est le même : un interlocuteur qui se présente par téléphone, une somme annoncée comme récupérable, des rappels téléphoniques pour maintenir la pression, et un versement demandé avant toute restitution.
Les pièces utiles à réunir sont les suivantes : les échanges écrits avec l’interlocuteur, les captures d’écran du site tel qu’il se présentait au moment du contact, et tout document attestant d’un versement effectué, qu’il s’agisse d’un ordre de virement, d’une confirmation de paiement ou d’un relevé de transaction. Ces éléments permettent d’évaluer la solidité d’un dossier. Pour comprendre ce que la voie judiciaire implique concrètement, BrokerDefense a publié un guide complet sur la plainte pénale, du dépôt à l’audience.
Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate dont le ressort de barreau couvre la capitale, détaille dans la séquence ci-dessous à quelles conditions l’établissement qui a exécuté les opérations d’une personne trompée peut être appelé à en répondre. Le dossier qu’elle présente s’achève par une condamnation, et par le versement effectif des sommes en jeu. Ce jugement change concrètement la situation : une créance restée théorique devient une somme réellement recouvrée.
Ce que les lecteurs nous demandent sur tynebankclaims.co.uk
Depuis la publication de notre première alerte en septembre 2023, plusieurs lecteurs nous ont adressé des questions sur ce nom. Certains avaient été contactés par un interlocuteur se réclamant de ce service, d’autres cherchaient à comprendre ce que la trajectoire du nom révèle sur son mode d’exploitation.
Nous regroupons ci-dessous les trois questions les plus fréquemment posées, avec des réponses fondées exclusivement sur les faits établis dans ce dossier.
Aujourd’hui, aucune fiche ne répond plus à ce nom au registre du .uk. L’échéance du 24 mars 2024 n’a pas été honorée. Nos relevés du 13 septembre 2026 montrent que ce nom n’a plus de fiche au registre du .uk, et que l’adresse cesse de répondre, y compris sous le préfixe www. Aucune autre extension du même radical ne porte le nom. Le nom est redevenu disponible. La dernière copie publique exploitable avant cette situation était une page de stationnement monétisée relevée le 24 mars 2025.
Le radical du nom de domaine correspond à celui de TYNBANK CLAIMS LIMITED, société immatriculée en Écosse sous le numéro SC574884, dissoute le 16 août 2022. Le nom de domaine a été créé le 24 mars 2023, soit sept mois après cette dissolution. Nos recherches n’établissent aucun lien entre les anciens dirigeants de cette société et l’exploitation décrite dans ce dossier. Il s’agit d’une reprise de nom : le fait que ce radical ait appartenu à une entité légalement constituée ne confère aucune légitimité au site qui l’a utilisé.
Oui. Le fait que le nom ne figure plus au registre ne clôt pas les voies de recours. Une personne qui a versé des frais de dossier ou une commission à un interlocuteur se réclamant de tynebankclaims.co.uk peut faire évaluer son dossier. Les pièces utiles sont les échanges écrits, les captures d’écran du site au moment du contact, et tout document attestant d’un versement. BrokerDefense peut procéder à une première évaluation et orienter vers les démarches adaptées à la situation.
Tynebankclaims.co.uk illustre un schéma précis : des personnes déjà trompées une première fois, recontactées par téléphone ou par courriel au nom d’un service de récupération, invitées à verser des frais ou une commission pour obtenir la restitution d’une somme annoncée comme récupérable, et qui n’arrivera jamais. Les rappels téléphoniques, la promesse d’une commission sur les fonds restitués, le versement de frais présentés comme une condition préalable : ces éléments constituent le vocabulaire ordinaire de ce type d’opération. Si vous avez été contacté dans ces conditions, BrokerDefense peut examiner les pièces dont vous disposez et vous orienter vers la démarche la plus adaptée à votre cas.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 13/09/2026


