Sommaire
- Le fichier des enregistrements ne restitue plus aucun des deux noms
- Un portail client unique rejoué sous deux adresses
- L’habillage de 2023 : langues, pages légales vides, domiciliation déclarée
- L’enregistrement d’origine et les traces encore conservées
- Après un versement vers ces adresses, ce qui demeure exploitable
- Engager une procédure après des virements vers ces adresses
- OneCapital : ce que le retrait des deux noms laisse en suspens
Le fichier des enregistrements ne restitue plus aucun des deux noms
Le 14 septembre 2026, nos vérifications dans le fichier des enregistrements du « .company » n’ont restitué aucune entrée au nom de onecapital.company : ce nom n’est plus détenu par personne. La même recherche, menée dans le fichier des enregistrements du « .org », a produit le même résultat pour one-capital.org, la seconde écriture que notre cabinet avait constatée dès l’automne 2023 : la marque y est également absente.
Ce constat ne repose pas sur une absence de réponse isolée. Dans le même relevé du fichier « .company », des noms enregistrés tels qu’apple.company, meta.company ou identity.company répondent normalement. Un nom non enregistré, google.company, renvoie la mention « object not found ». La réponse obtenue pour onecapital.company est identique à celle de ce nom non enregistré : le fichier ne contient plus d’entrée à ce nom, ce qui écarte l’hypothèse d’une panne passagère et atteste bien d’une absence d’enregistrement.
Sur le plan concret, aucune adresse IP n’est associée à ces noms, aucun enregistrement de courrier ne peut y être rattaché, aucun serveur de noms ne les porte. Les adresses onecapital.company, my.onecapital.company, one-capital.org et my.one-capital.org ne se résolvent plus sous quelque forme que ce soit. Toute trace consultable publiquement sous ces noms a disparu avec eux. Par ailleurs, un nom libéré de cette façon redevient disponible : un tiers pourrait le reprendre à tout moment, ce qui rend d’autant plus précieux le travail de conservation des preuves déjà accompli.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Dernière mise à jour : 14/09/2026
Un portail client unique rejoué sous deux adresses
Le 27 juillet 2023, notre cabinet a établi un premier constat selon la norme AFNOR Z67-147, portant sur l’adresse my.onecapital.company/login. La page relevée était intitulée « My Account » et présentait un espace de connexion au nom de OneCapital. Le 20 septembre 2023, un second constat de même nature a été établi, cette fois sur l’adresse my.one-capital.org/login : la page portait exactement le même titre, « My Account ».
L’espace de connexion proposait un formulaire comportant les champs habituels, accompagnés des mentions « Se connecter », « Vous n’avez pas encore de compte ? », « Inscription », des boutons de connexion par Google et par Facebook, d’un lien « Mot de passe oublié ? » et d’une mention indiquant que le site était protégé par reCAPTCHA.

La comparaison des deux pages constatées ne laisse aucun doute sur leur origine commune. Le contenu du formulaire est identique au mot près. La description anglaise est la même dans les deux cas : « An accessible and intuitive way for traders of all levels to invest ». Plus révélateur encore, les deux pages servent la même illustration sous le même nom de fichier technique, sideImage.8ee33366.png : le même lot de fichiers a donc été servi sous deux noms différents.
L’examen des enregistrements d’origine confirme ce lien. Les deux noms partageaient le même bureau d’enregistrement, PDR Ltd (PublicDomainRegistry.com), et les mêmes serveurs de noms appartenant au réseau Cloudflare. Nos relevés techniques révèlent par ailleurs une pile identique de part et d’autre : fenêtre de conversation tawk.to, mesure de fréquentation Site24x7, ressources Google, connexion Facebook, bibliothèque jsdelivr, diffusion Cloudflare, en-tête HSTS, HTTP/3, manifeste d’application web. L’écriture en « .org » avait été créée le 24 août 2023, presque un mois après le premier constat : à l’automne 2023, les deux portails étaient donc accessibles à la même période.
L’habillage de 2023 : langues, pages légales vides, domiciliation déclarée
Dès le premier article, publié le 30 août 2023, plusieurs signaux avaient été relevés sur les deux façades de l’enseigne. La vitrine onecapital.company se présentait en polonais, tandis que le portail my.onecapital.company avait abandonné cette langue au profit de l’allemand et du français : un changement de registre linguistique entre les deux adresses qui, loin d’indiquer une adaptation à des marchés différents, trahissait l’absence de cohérence d’une enseigne construite à la hâte.

Sur le portail, les conditions générales et les mentions légales ne menaient à rien : des rubriques visibles, un contenu absent. Cette vacuité des pages légales est une constante de ces montages, qui affichent volontiers des rubriques réglementaires sans jamais les remplir. La domiciliation annoncée dans la version anglaise des mentions du site principal situait l’enseigne dans les Caraïbes, loin de tout régulateur susceptible de recevoir les réclamations des personnes trompées.

Ce type de construction, vitrine soignée en apparence et pages légales creuses, n’est pas propre à OneCapital : le dossier T4Trade, publié le 31 août 2023, décrit une vitrine de courtage à l’apparence professionnelle reposant sur le même type de façade.
L’enregistrement d’origine et les traces encore conservées
Tel que relevé dans notre constat du 27 juillet 2023, le nom onecapital.company avait été créé le 27 mars 2023, avec une échéance alors fixée au 27 mars 2024. Le bureau d’enregistrement était PDR Ltd. Le titulaire était dissimulé derrière un service de confidentialité, PrivacyProtect LLC, dont l’adresse déclarée se trouvait à Burlington, Massachusetts. Les serveurs de noms appartenaient au réseau Cloudflare. Aucune signature DNSSEC n’était présente.
Pour one-capital.org, notre constat du 20 septembre 2023 faisait apparaître une création datée du 24 août 2023, une échéance prévue au 24 août 2024, le même bureau d’enregistrement PDR Ltd, les mêmes serveurs de noms Cloudflare. La fiche publique ne livrait ni nom ni adresse de titulaire : seul un pays de déclaration figurait, l’Ukraine.
Les deux noms avaient donc été souscrits à quelques mois d’intervalle, pour une période d’un an chacun. Nos relevés ne permettent pas de dater le moment où chaque enregistrement a cessé : ils établissent seulement qu’à la date du 14 septembre 2026, plus aucune entrée ne subsiste à l’un comme à l’autre.
Des copies publiques conservées permettent encore d’établir ce que les deux façades proposaient. Les captures de la vitrine onecapital.company s’échelonnent du 23 juillet 2023 au 13 juin 2025 ; celles du portail my.onecapital.company vont jusqu’au 12 novembre 2024. Les copies les plus tardives ne montrent plus la vitrine d’origine : celle conservée en juin 2025 ne restitue qu’une page réduite à une mention de copyright. Le dernier relevé d’analyse publique recensé pour ce nom date du 6 janvier 2025. Ces traces permettent de documenter le contenu des pages à des dates précises, mais elles ne permettent pas de conclure sur l’identité des personnes qui contrôlaient ces portails. Du côté des autorités, le silence est total. Passés en revue le 14 septembre 2026, les six fichiers par domaine d’activité que l’AMF joint à ses listes noires et mises en garde ne comportent aucune entrée à ce nom. Cette absence appelle une lecture prudente, car le silence d’une autorité ne garantit rien quant à la régularité d’une enseigne. Dans la même période, le dossier Palais des Profits, dont la promesse d’utilisateurs innombrables reposait sur une identité introuvable, illustre combien des structures de ce type peuvent rester absentes des listes officielles tout en causant un préjudice réel.
Après un versement vers ces adresses, ce qui demeure exploitable
La disparition des deux noms du fichier des enregistrements ne fait pas disparaître les preuves constituées avant cette date. Les relevés bancaires relatifs aux virements exécutés vers ces portails restent des pièces centrales : ils permettent d’identifier l’établissement qui a traité les opérations, de reconstituer leur chronologie et d’évaluer si cet établissement a satisfait à ses obligations de vigilance.
Les échanges noués depuis la fenêtre de conversation tawk.to relevée sur les deux portails, les courriels reçus, les documents remis par la plateforme elle-même constituent autant de pièces qui conservent leur valeur probante indépendamment de l’accessibilité des adresses. Leur conservation sous forme de captures datées, d’exports complets et d’originaux numériques est d’autant plus urgente que les portails ne répondent plus.
Reste à examiner le rôle de l’établissement qui a exécuté ces virements. Une banque peut se voir reprocher un défaut de contrôle lorsqu’elle a laissé fonctionner des opérations destinées à une entité sans autorisation. C’est précisément le sujet de l’entretien que Maître Anne Bernard-Dussaulx, dont l’exercice quotidien relève du barreau de Paris, a accordé à BrokerDefense : elle y revient sur les condamnations prononcées contre des établissements aux côtés des auteurs d’escroquerie, et sur les recours dont disposent les personnes trompées.
Engager une procédure après des virements vers ces adresses
Les personnes qui ont effectué des virements vers l’un ou l’autre de ces portails disposent encore de leviers procéduraux, à condition de les activer sans délai. La première étape consiste à rassembler les pièces propres à ce dossier : relevés bancaires mentionnant les virements exécutés, captures des pages de connexion et des documents remis par la plateforme, historique complet des échanges noués depuis la fenêtre de conversation ou par courriel. Ces pièces forment le socle de toute démarche ultérieure.
Une demande écrite adressée à l’établissement bancaire qui a traité les virements permet de lui demander formellement de justifier les contrôles exercés et, le cas échéant, d’obtenir le remboursement des sommes transférées. Cette démarche doit être engagée par écrit, avec accusé de réception, et mentionner explicitement les dates et montants des opérations concernées.
Les faits réunis ici, portail de courtage inaccessible, identité du titulaire masquée, pages légales vides, adresses retirées du fichier des enregistrements, peuvent fonder un dépôt de plainte. Les étapes d’une plainte pénale sont exposées sur BrokerDefense pour guider cette démarche.
OneCapital : ce que le retrait des deux noms laisse en suspens
Le retrait de onecapital.company et de one-capital.org du fichier des enregistrements clôt une phase visible du montage, mais ne tranche pas les questions essentielles pour les personnes qui ont effectué des versements : qui contrôlait ces portails, où les fonds ont-ils transité, quels recours restent ouverts. BrokerDefense propose une évaluation préalable aux personnes qui se trouvent dans cette situation, afin d’examiner les pièces disponibles et d’identifier les démarches adaptées à leur cas.
Nos constats établissent que onecapital.company et one-capital.org servaient le même portail client, avec un contenu identique au mot près et la même illustration technique. Que les virements aient été effectués vers l’une ou l’autre de ces adresses, les pièces à réunir sont les mêmes : relevés bancaires, documents remis par la plateforme, historique des échanges.
Elles gardent toute leur valeur. Le retrait des noms du fichier des enregistrements ne remet pas en cause ce qui a été constitué auparavant. Les copies publiques conservées couvrent la période du 23 juillet 2023 au 13 juin 2025 pour la vitrine, et jusqu’au 12 novembre 2024 pour le portail. Vos propres captures, relevés et documents conservent toute leur valeur probante.
Interrogées le 14 septembre 2026, les listes de mise en garde de l’Autorité des marchés financiers ne comportent aucune entrée à ce nom, quelle que soit l’écriture retenue : onecapital.company, one-capital.org ou la marque One Capital. Ce silence ne garantit rien quant à la régularité de l’enseigne et ne préjuge pas des suites que les autorités pourraient donner à d’éventuels signalements.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 14/09/2026



6 Comments
Je pense m’être fais arnaquer aussi par « my.one-capital.org, plus de réponse de leur part depuis que j’ai demander à récupérer les sommes gagnées en crypto/Euro !
Même en payant les taxes… impôt… plus d’accès au site qui existe toujours !
Impossible d’accéder au site car soit disant mon mot de passe n’est pas valable !
Merci de votre aide !
Cordialement
Appelez-nous, nous pourrons voir ensemble
Bonjour j’ai aussi fait l’erreur de faire confiance et quand j’ai voulu reprendre mes gains j’ai plus eu de nouvelles que faire
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