Ams-trade.net arnaque : l’usurpation sortie du fichier du .net

Le fichier du .net ne restitue plus aucune ligne pour Ams-trade.net

Le 19 septembre 2026, le fichier de référence de l’extension .net ne renvoie plus rien à propos d’Ams-trade.net : le nom a quitté ce fichier. Il ne s’agit plus d’une panne de résolution, mais d’un enregistrement qui n’existe plus. Il ne reste ni bureau d’enregistrement, ni titulaire, ni serveurs de noms, ni adresse de contact. Le nom ne résout plus rien : ni serveur de contenu, ni relais de messagerie, ni enregistrement de texte, ni redirection vers une autre adresse.

Pour s’assurer que ce résultat ne tenait pas à un incident technique, nos vérifications ont porté le même jour sur un autre nom en .net, dont l’enregistrement est en cours de validité : ce second nom a été restitué normalement par le même fichier, avec l’ensemble de ses données d’enregistrement. Le silence du fichier pour Ams-trade.net est donc propre à ce nom.

Ce constat clôt une trajectoire ouverte en 2021 : à l’époque, notre enquête relevait un enregistrement d’une seule année, une identité de titulaire masquée par un service de confidentialité, et un nom délibérément construit sur celui d’une société bancaire néerlandaise. Cinq ans plus tard, il ne reste rien de cet enregistrement dans le fichier de référence de l’extension.

Dernière mise à jour : 19/09/2026

Cinq jours avant notre article de 2021, ce nom figurait déjà sur les listes du régulateur

Nos vérifications du 19 septembre 2026 font apparaître une entrée explicite pour Ams-trade.net dans les fichiers de mises en garde diffusés par l’autorité de marché. Le libellé retenu est « Usurpation » et la date portée est le 4 novembre 2021, soit cinq jours avant la publication de notre article d’origine, paru le 9 novembre 2021. Cette inscription porte sur le nom de domaine lui-même, et non sur une adresse de courriel particulière. La relation chronologique entre les deux dates est rapportée ici telle qu’elle se présente, sans qu’il soit possible d’en tirer une causalité dans un sens ou dans l’autre.

La fiche que l’AMF consacre à ce nom demeure consultable et constitue aujourd’hui la trace publique la plus facilement accessible pour ce dossier. Le fichier publié à cette même date du 4 novembre 2021 comporte d’autres noms placés sous le même libellé, parmi lesquels gestion-fortune.com et myaccountorbit.com. Le fait de partager une même journée de publication ne prouve ni exploitant commun, ni réseau entre ces noms, ni filiation d’aucune sorte.

La consultation du registre britannique des sociétés, le même jour, ne fait apparaître aucune entité portant cette dénomination. L’absence relevée ne garantit rien en soi : elle indique seulement qu’aucune société immatriculée au Royaume-Uni ne répond à ce nom.

Un nom loué pour une année, un équipement technique jusqu’au printemps 2022

L’historique relevé lors de notre enquête de 2021 indiquait une création le 22 juin 2021, avec une date d’échéance fixée au 22 juin 2022 : une inscription d’une seule année, durée minimale, qui témoignait d’un engagement limité dans le temps. L’identité du titulaire était dissimulée derrière un service de confidentialité, rendant toute identification directe impossible à partir du seul fichier d’enregistrement.

Les journaux publics de certificats conservent cinq entrées pour ce nom, toutes signées par la même autorité de certification gratuite. Le premier certificat a été émis le 24 juin 2021, soit deux jours après l’enregistrement du nom, et sa validité courait jusqu’au 22 septembre 2021. Un deuxième a été émis le 22 septembre 2021, valable jusqu’au 21 décembre 2021. Un troisième a suivi le 27 octobre 2021, avec une fin de validité au 25 janvier 2022. Un quatrième a été émis le 18 janvier 2022, valable jusqu’au 18 avril 2022. Le cinquième et dernier certificat a été émis le 19 mars 2022, avec une fin de validité fixée au 17 juin 2022, soit cinq jours avant l’échéance de l’enregistrement lui-même. Depuis, plus aucune émission n’a été relevée à ce nom.

La succession de ces renouvellements dessine une activité technique maintenue sans interruption de juin 2021 jusqu’à la fin du printemps 2022, puis un arrêt net, sans nouveau certificat ni prolongation de l’enregistrement. Les copies publiques conservées de la vitrine comptent quarante-quatre relevés répartis entre le 10 novembre 2021 et le 31 mars 2022. Une part importante de ces relevés ne garde pas de contenu effectivement servi, mais enregistre une simple redirection vers une autre adresse, ce qui rend difficile la reconstitution précise du contenu proposé aux visiteurs.

Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Ams-trade.net s’affichait sous l’intitulé d’une banque néerlandaise

Notre enquête de 2021 relevait que la vitrine se présentait sous l’intitulé d’une société bancaire néerlandaise, « Amsterdam Trade Bank N.V. ». L’entrée du régulateur range ce nom sous le libellé « Usurpation » : ces deux constats se répondent directement, sans qu’il soit nécessaire d’en tirer de conclusion sur la situation ou la solidité de la société dont l’intitulé était ainsi repris, et sans aucune mise en cause d’un tiers.

Deux autres dossiers publiés par BrokerDefense éclairent ce procédé, qui consiste à emprunter l’intitulé d’une entité réelle pour habiller une vitrine sans lien avec elle. Le dossier consacré à kapel-finance.com et publié le 6 novembre 2021 documente un nom de la même période, lui aussi retiré du fichier des enregistrements après qu’une usurpation menée par courriel eut été constatée : même mécanisme, dossier voisin, sans qu’il soit possible d’affirmer l’existence d’un réseau ou d’un exploitant commun.

Une démarche comparable apparaît dans le dossier portant sur montparvie-v-gestion.com, publié le 15 septembre 2026, où une vitrine avait été bâtie sur l’identité d’une société existante. Les deux situations partagent un même principe de construction, sans que l’on puisse en conclure à une filiation ou à une organisation commune entre ces affaires.

Documenter un versement fait au nom de cette enseigne

Si des virements ont été faits à la suite d’un démarchage conduit au nom de cette enseigne, le premier réflexe utile est de rassembler l’ensemble des courriels et messages reçus au nom d’Ams-trade.net ou d’Amsterdam Trade Bank, en conservant leurs en-têtes complets : ces données techniques permettent de retracer l’origine réelle des communications et constituent une pièce centrale de tout dossier.

Il convient également de garder les avis d’opération communiqués par la banque et les relevés où figurent les débits, en notant pour chaque opération la date exacte de l’échange et le nom du service ou de l’interlocuteur qui a sollicité le transfert. Ces éléments permettent d’établir une chronologie précise, indispensable pour tout examen ultérieur du dossier.

Si des virements ont été exécutés, la responsabilité de l’établissement bancaire qui les a traités sans contrôle suffisant peut être examinée : un dossier bien documenté rend cet examen possible. Les listes noires et mises en garde publiées par l’AMF restent une référence utile pour situer ce nom dans le paysage des usurpations signalées. Sur le terrain pénal, notre guide détaille la procédure de dépôt d’une plainte pénale.

Sur la mécanique du faux conseiller, c’est-à-dire d’un interlocuteur qui se présente comme le service d’une banque pour obtenir un virement, et sur la façon dont ces dossiers se reconstituent ensuite pièce par pièce, Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate rattachée à l’ordre des avocats de Paris, décrit les ressorts de ces montages et les conditions dans lesquelles un dossier peut être construit.

Après la disparition du nom, ce qui reste utilisable

La disparition d’Ams-trade.net du fichier des enregistrements ne fait pas disparaître les traces publiques du dossier. L’inscription du régulateur sous le libellé « Usurpation » reste publiée et consultable à la date du 19 septembre 2026 : c’est un élément de référence que toute personne cherchant ce nom peut retrouver directement.

Les relevés publics conservés entre le 10 novembre 2021 et le 31 mars 2022 constituent une archive partielle de la vitrine, même si une part importante de ces relevés enregistre une redirection plutôt qu’un contenu servi. Ces copies gardent leur valeur documentaire pour établir ce que le nom proposait à ses visiteurs durant cette période.

Les pièces conservées par ceux qui ont été sollicités sous cette enseigne gardent également toute leur valeur : courriels, messages, ordres de virement, relevés de compte. La vitrine ne peut plus être sollicitée ni consultée, mais l’identification de l’établissement qui a reçu les fonds transférés reste possible à partir des documents bancaires. Rien de ce qui a été reçu ou conservé ne doit être écarté.

Ce que les lecteurs nous demandent au sujet d’Ams-trade.net

Les lecteurs qui nous écrivent à propos d’Ams-trade.net ont, pour la plupart, été sollicités sous cette enseigne bancaire puis conduits à effectuer des virements. Que la sollicitation soit récente ou ancienne, un premier examen de leur dossier par BrokerDefense aide à distinguer les pièces exploitables et les voies encore ouvertes.

Ams-trade.net répond-il encore aujourd’hui ?

Non. Au 19 septembre 2026, le nom ne résout plus rien et le fichier de référence de l’extension ne restitue plus aucune donnée le concernant : ni bureau d’enregistrement, ni titulaire, ni serveurs de noms, ni adresse de contact. La vitrine ne peut plus être atteinte par aucun moyen technique.

Que faire si des fonds ont été virés après un démarchage au nom d’Amsterdam Trade Bank ?

Réunir sans attendre tous les documents liés aux opérations : courriels et messages reçus au nom de cette enseigne avec leurs en-têtes complets, confirmations d’ordre de virement et relevés de compte correspondants. Noter la date de chaque échange et l’identité du service qui a demandé le transfert. Ces pièces permettent d’examiner la responsabilité de l’établissement ayant exécuté les virements et de construire un dossier solide, qu’il s’agisse d’une démarche civile ou pénale.

Une inscription sur les listes du régulateur suffit-elle à obtenir une indemnisation ?

Non. L’inscription d’Ams-trade.net sous le libellé « Usurpation » dans les listes publiées par l’autorité de marché établit que ce nom a été signalé, mais elle ne crée pas par elle-même un droit à indemnisation. Elle constitue une pièce utile dans un dossier, notamment pour démontrer que l’enseigne n’était pas régulière. L’indemnisation dépend de l’instruction du dossier, des preuves réunies et des voies choisies : chaque situation doit faire l’objet d’un examen propre avant d’envisager la suite.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 19/09/2026

1 Comment

  1. Guth Gerard dit :

    Merci pour votre information qui m’a permis de m’éclairer , car j’ai été contacté par un dénommé Remy Muller dont l’adresse mail est [email protected] suite à une demande d’information concernant des amazon coins. Il m’a proposé d’investir 2500€ pour des amazon coins et 2500€ Sur des cryptomonnaies dont ils assurent la gestion , me garantissant 12,5% par an de gains !
    Me méfiant d’une arnaque, je suis très heureux d’avoir pu avoir votre information à temps !
    Aussi je vous en remercie

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