Sommaire
- Londres a écarté ce nom, la vitrine a fini par s’éteindre
- Un domaine réservé depuis 2000, transféré en juillet 2026
- La dernière page servie remonte à décembre 2024
- Ce que le constat d’octobre 2023 avait gelé
- Un contrat bien rédigé, une immatriculation offshore en guise de garantie
- Ce qui reste mobilisable malgré le silence de la vitrine
- Ce que ce dossier permet encore d’établir
Londres a écarté ce nom, la vitrine a fini par s’éteindre
Notre dossier du 12 juin 2021 reposait sur un avertissement formel du superviseur britannique, qui déconseillait explicitement de traiter avec l’entité opérant sous ce nom et rappelait qu’une firme dépourvue d’autorisation ne peut offrir aucune des protections attachées à un intermédiaire encadré. Cette mise en garde n’a jamais été levée : aucune autorisation n’est venue combler le vide réglementaire qu’elle signalait. Le registre du superviseur conserve une fiche d’avis pour commercewealth.com, consultable à l’adresse que voici : fiche d’avis du superviseur britannique.
Parallèlement, l’Autorité des marchés financiers avait inscrit commercewealth.com à ses listes de mise en garde dès le 18 janvier 2021, sous la qualification « Forex ». Cette inscription figurait encore dans l’édition du fichier datée du 4 septembre 2026, telle quelle, sans modification. Notre propre article de juin 2021 ne la mentionnait pas, alors qu’elle précédait de près de cinq mois sa parution : un fait que cette mise à jour entend corriger. L’AMF publie et tient à jour ses listes de mise en garde en accès libre.
Relevé le 27 septembre 2026, le nom ne sert plus aucune page de plateforme. Le nom est toujours déposé, l’inscription en cours porte jusqu’au 1er mai 2027, mais l’adresse ne répond que par une page proposant son acquisition. Cette situation illustre une distinction qui mérite d’être posée clairement : un nom entretenu et un nom utilisé sont deux réalités différentes, et le seul fait qu’un enregistrement soit maintenu ne signifie pas qu’une activité se poursuit derrière lui.
Un dossier jumeau, publié le 14 septembre 2021 et centré sur le fichier du régulateur français, a traité ce même nom sous un angle complémentaire : le dossier jumeau consacré au même nom. Par ailleurs, le sort réservé à commercewealth.com rappelle celui documenté dans une enquête voisine sur une enseigne écartée puis arrêtée, publiée le 9 mai 2026, qui suit une trajectoire analogue depuis l’avertissement réglementaire jusqu’à l’arrêt de la desserte.
Les données d’enregistrement du nom sont accessibles dans la fiche WHOIS complète sur DomainTools.
Dernière mise à jour : 27/09/2026
Un domaine réservé depuis 2000, transféré en juillet 2026
L’enregistrement de commercewealth.com a été ouvert le 1er mai 2000, ce qui confère au nom vingt-six ans d’existence dans le registre. L’inscription en cours porte jusqu’au 1er mai 2027. Le service d’enregistrement est désormais NameSilo, LLC, identifiant IANA 1479, et la dernière modification portée au dossier date du 27 juillet 2026. Un verrou posé du côté du service d’enregistrement interdit toute reprise du nom par un prestataire concurrent, ce qui fige provisoirement sa situation administrative.
Au moment du constat d’octobre 2023, la situation était différente : le service d’enregistrement était alors Namecheap, et le titulaire du nom était masqué par un prestataire de confidentialité établi à Reykjavik. Le changement intervenu en juillet 2026 témoigne donc d’une gestion active du nom, plusieurs mois après l’arrêt de toute desserte de plateforme.
La résolution du nom s’appuie sur des serveurs rattachés au revendeur qui exploite, sur cette adresse, une page d’attente. La zone est configurée entièrement en joker : n’importe quelle suite de caractères placée devant le nom renvoie vers la même adresse, ce qui est caractéristique d’une gestion de masse et non d’un catalogue de services en activité. La messagerie du nom n’est plus assurée : la seule entrée déclarée renvoie vers la machine locale, et toute tentative d’envoi se conclut par un refus global.
Qu’un nom vieux de vingt-six ans soit encore tenu et payé alors que plus aucune plateforme n’y est servie est un fait en lui-même : cela confirme que le nom reste inscrit dans le registre, mais rien dans cet entretien ne permet d’anticiper quel usage pourrait en être fait à l’avenir.
La dernière page servie remonte à décembre 2024
Les copies de pages conservées permettent de reconstituer la chronologie de l’extinction. Une page complète a été préservée le 27 février 2024, d’environ 22 kilo-octets, attestant que la plateforme fonctionnait encore à cette date. À partir du 18 avril 2024, les copies retombent à environ 1,5 kilo-octet, signe d’un contenu résiduel très réduit. Une redirection apparaît le 17 mai 2024, puis des pages de 1,3 à 3,7 kilo-octets se succèdent jusqu’au 15 décembre 2024, qui constitue la dernière copie d’une page normale.
À partir du 10 avril 2025, les copies ne renvoient plus que des réponses d’erreur. La variante avec les trois w en renvoie également à la date du 3 septembre 2025. Ces deux points de basculement encadrent la fenêtre pendant laquelle la desserte a cessé : entre décembre 2024 et avril 2025. Donner cette fenêtre plutôt qu’un mois unique est la seule lecture honnête de ces données, car aucune copie intermédiaire ne permet de fixer un jour précis.
Au 27 septembre 2026, l’adresse principale comme sa variante précédée des trois w, sur le port sécurisé comme sur le port ordinaire, servent une page d’environ 3 kilo-octets produite par l’infrastructure d’un revendeur de noms de domaine. Aucune redirection n’intervient. Cette page propose le nom à l’acquisition. Le nom n’a pas quitté le registre et aucun élément ne permet d’aller au-delà de ce constat.
Ce que le constat d’octobre 2023 avait gelé
Un constat de norme AFNOR Z67-147, dressé le 25 octobre 2023, comprend quatorze pages et quatre captures d’écran. À cette date, l’adresse était servie depuis un réseau de diffusion de contenu dont la localisation déclarée était le Royaume-Uni, et dont le point de diffusion se situait à Londres. Ce mode de délivrance, ordinairement associé à des infrastructures commerciales de grande échelle, contraste avec l’absence totale d’encadrement réglementaire.
Nos relevés techniques ont identifié une pile logicielle cohérente avec une plateforme de négociation en activité : une charpente applicative de la famille ASP.NET, des modules de graphiques de marché, un module de conversation en direct avec les visiteurs, un outil de mesure d’audience de la famille Google Analytics 4 accompagné de son gestionnaire d’étiquettes, des polices d’icônes, un module d’encaissement acceptant les cartes Visa, et une barre d’outils de thème. L’ensemble formait une vitrine professionnellement assemblée.
Le pied de page relevé lors de ce constat désignait comme exploitant du site une société de droit saint-vincentais, enregistrée sous le numéro 25880BC2020, dont l’adresse déclarée se situe au Beachmont Business Centre, suite 117, à Kingstown (Saint-Vincent-et-les-Grenadines). La mention de copyright portait l’année 2020. Aucun de nos relevés postérieurs n’a retrouvé ce contenu.
Ce montage établissait une chaîne de diffusion professionnelle, mais les numéros affichés tenaient lieu de garantie pour une activité qu’aucune autorité de surveillance des marchés financiers n’encadrait. La sophistication technique et le vide réglementaire coexistaient sans contradiction apparente pour qui ne vérifiait pas.
Un contrat bien rédigé, une immatriculation offshore en guise de garantie
Notre dossier de juin 2021 s’appuyait sur un contrat qu’un lecteur nous avait adressé, conclu avec cette plateforme. Ce document paraissait crédible et fiable : il était correctement renseigné, portait les informations de la société et développait des conditions détaillées. Rien dans sa forme ne signalait une anomalie.
C’est précisément cette qualité documentaire qui a levé la méfiance de la personne concernée. Face à un contrat soigné, accompagné d’un numéro de société affiché en bonne place, le réflexe naturel est de conclure à une structure sérieuse. Ce réflexe est le ressort même du procédé : la forme rassure là où le fond manque de tout fondement réglementaire.
Un numéro d’immatriculation à Saint-Vincent-et-les-Grenadines n’équivaut en rien à une autorisation d’exercer des services d’investissement. Cette juridiction n’est pas dotée d’une autorité de surveillance des marchés financiers compétente pour encadrer ce type d’activité. L’immatriculation n’ouvre droit à aucune protection pour le client et ne soumet l’entité à aucun contrôle prudentiel. Afficher ce numéro comme un gage de sérieux revient à présenter un fait administratif neutre comme s’il valait agrément.
Ce qui reste mobilisable malgré le silence de la vitrine
L’arrêt de la desserte ne rend pas les preuves constituées inutilisables. Le contrat signé et conservé conserve toute sa valeur probante. Les ordres de virement exécutés entre 2020 et 2021, avec leurs libellés de bénéficiaire, et les relevés de compte correspondants forment un ensemble documentaire cohérent. La correspondance échangée avec ceux qui tenaient cette vitrine, qu’il s’agisse de courriels ou de messages issus du module de conversation, ainsi que les captures de l’espace client prises avant l’arrêt, constituent des éléments concrets. Le jour où les premiers échanges ont eu lieu mérite aussi d’être noté.
La responsabilité de l’établissement qui a exécuté ces paiements sans en vérifier la nature mérite d’être examinée : plusieurs régimes juridiques permettent d’interroger cette question, notamment lorsque le montant et la destination des ordres ne correspondaient pas à l’usage habituel du compte.
Pour les personnes qui souhaitent engager une démarche formelle, la voie pénale ouverte aux personnes trompées fait l’objet d’une présentation détaillée sur la page que nous y consacrons.
Recouvrer des fonds qu’une plateforme refuse de restituer suppose de connaître les voies de droit disponibles et les conditions dans lesquelles elles peuvent être activées. Maître Julie Younes, avocate dont la ville d’inscription est Paris, revient dans l’entretien qui suit sur les mécanismes juridiques permettant d’obtenir la restitution de sommes détenues par une société ou une plateforme qui refuse d’y donner suite, et sur les conditions dans lesquelles ces recours peuvent être utilement engagés.
Ce que ce dossier permet encore d’établir
Non. Relevé le 27 septembre 2026, le nom ne sert plus aucune page de plateforme. Sur les deux formes du nom et sur les deux ports, nos outils ont visité une page d’environ 3 kilo-octets produite par l’infrastructure d’un revendeur de noms de domaine. Le nom est toujours déposé et l’inscription en cours porte jusqu’au 1er mai 2027, mais aucun contenu de service financier n’y est accessible. Les dernières copies d’une page normale remontent au 15 décembre 2024, et les réponses d’erreur ont commencé à partir du 10 avril 2025.
Une immatriculation à Saint-Vincent-et-les-Grenadines est un acte administratif d’enregistrement commercial, non une autorisation de fournir des services d’investissement. Cette juridiction ne dispose pas d’une autorité de surveillance des marchés financiers compétente pour encadrer ce type d’activité et délivrer des agréments correspondants. Le client ne bénéficie d’aucun fonds de garantie, d’aucun droit de recours auprès d’un régulateur, et d’aucune obligation prudentielle pesant sur la société. Afficher ce numéro comme une garantie de sérieux est trompeur : seule une autorisation délivrée par un régulateur reconnu, comme la FCA au Royaume-Uni ou l’AMF en France, offre ces protections.
Garder trace de tout ce qui subsiste : le contrat signé, les ordres de virement et leurs libellés de bénéficiaire, les relevés de compte correspondants, la correspondance entretenue avec ceux qui tenaient la vitrine, et les captures de l’espace client réalisées avant l’arrêt. Le jour des premiers échanges constitue aussi un repère à noter. Ces éléments permettent d’engager des démarches auprès de l’établissement qui a exécuté les paiements, et de saisir les autorités compétentes. La voie pénale reste ouverte indépendamment de l’état actuel du nom.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 27/09/2026



14 Comments
Ils m’ont fait faire une plus-value de 6.500€ mais ne veulent pas me rendre mon argent même après paiement de 1.300€ d’impôts locaux (20%).
Bonjour,
Nous sommes victimes de commercewealth.com
Nous avons versé un gros capital, ils nous ont demandés de payer 8000 € de taxe car nous aurions fait une grosse plus value
Cette somme leur a été versée il y a environs quinze jours avec promesse de recevoir notre capital sous 48 H et aujourd’hui ils nous réclament encore de l’argent….
Nous souhaiterions savoir quelles démarches faire car nous souhaitons porter plainte.
Dans l’attente de votre retour
Cordialement
Bonjour, Merci pour votre commentaire concernant commercewealth.com, nous prenons contact avec vous au plus vite afin de vous orienter. N’hésitez pas à nous téléphoner au 09 77 218 278
ILS m’ont volé 10.000€ qui semblent irrécupérables ainsi que la plus value annoncée de 6.500€ après un aller-retour sur la crypto monnaie eutherum !!
Bjr je viens de vivre une arnaque de près de 20000 €. J’ai besoin de conseils pour la suite des évènements. Merci de vos futurs conseils
Effectivement, ayant investi 10.000€ en Janvier 2021, je n’arrive pas à répondre mon capital et les 6.500€ de plus value que l’on m’a dit avoir faite après un aller-retour sur l’esthérum.
Je lutte depuis Mars 2021 pour récupérer mon argent, mais il n’y a rien à faire !!..
Que faire quand on a déjà déposé son argent sur ce site ? Quels moyens a-t-on de récupérer ne serait-ce qu’une partie de notre dépôt ??
Y a-t-il un regroupement des « client » qui ont utilisé Commerce Wealth et qui n’arrivent pas à récupérer leurs fonds ?
Merci de me répondre…
Moi aussi, victime de commercewealth d’une escroquerie de plusieurs milliers d’euros. Très bien organisée pour ne pas laisser de traces. J’ai pris contact avec eux pour tenter de récupérer mon « investissement ». Sans réponse bien sûr. J’ai signalé le problème aux autorités britanniques. Pas de réponse…
Je ne sais si une action en justice portera ses fruits. Je ne retrouve pas pour ma part des éléments à charge sur mon PC.
J’ai été personnellement contacté par commercewealth, et j’ai investi 5000.00 euros, plus de nouvelle, plus d’appels, plus d’accès à mon compte, plus de possibilité de trader malgré un numéro et un code d’accès. Quelle solution possible, je ne peux investir plus que ne pourrai me rapporter la récupération des fonds. Que puis je faire
je vous confirme que la société commerce wealth est bien une socièté fantôme qui profite de votre argent et qui refuse ensuite de vous le restituer.
J’ai eu affaire à un conseiller qui disait s’appeler Sébastien FERRER, il semblait bien connaître le milieu de la finance , il m’a convaincu de lui confier des fonds, ce que j’ai malheureusement fait , ces fonds ont été placés sur des produits et dans l’affaire de 3 mois , j’avais obtenu des gains à hauteur de 6000 euros.
J’ai demandé à percevoir ces gains sachant que je laissais le capital et cela m’a été refusé.
J’ai donc sollicité le remboursement total de mes fonds et la aussi il m’a été expliqué que cela n’était pas possible.
J’ai un compte ouvert auprés de cette société , ce compte est visible mais mon argent est inaccessible.
Depuis un an , je n’ai plus aucun contact du conseiller ou de la dite société.
Je n’ai aucun doute qu’il s’agit de personnes malhonnêtes qui bien évident se cachent dans des iles secrêtes.
Bonjour,
En 2021, j’ai été escroquée par la sté Commerce wealth j’ai perdu beaucoup d’argent en ce moment je suis régulièrement contactée par Mr.Patrick Sapin qui me demande une somme d’argent pour pouvoir débloquer mes avoirs, je ne sais plus qui ou quoi croire ? Si vous pouviez me donner un conseil.
Je vous en remercie par avance.
Adrienne Verucchi
France.
0619450119
Avant de m’appeler présentez vous par messagerie car je n’ai plus confiance en personne. Je ne réponds pas aux appels téléphoniques.
Je vous en remercie d’avance.
Cordialement Mme Verucchi.
Je vous ai adressée un message il y a quelques jours au sujet de Commerce wealth mais pas eu encore de réponse.
bonjour j’ai investi plus de 5000€ et je n’ai plus que des robots pour parler. Attention c’est une vrai arnaque n’allez surtout pas chez eux des voleurs en puissance . j’envoi des mails je tchat en direct mais ce n’est jamais qu’un monologue ou des robots qui me répondent.