Bmf-bank.com arnaque : le nom a quitté le registre des .com

Bmf-bank.com : le nom ne figure plus au fichier des enregistrements

Le 17 septembre 2026, nos vérifications ont établi un fait sans équivoque : le nom bmf-bank.com ne figure plus au fichier des enregistrements en .com. L’interrogation de ce fichier ne restitue plus la moindre ligne à ce nom, ce qui va au-delà d’une simple non-résolution technique et signifie que le nom n’est plus enregistré du tout.

Aucune requête DNS ne renvoie quoi que ce soit pour ce nom, qu’il soit saisi seul ou précédé de www. Les enregistrements de type A, MX, TXT, NS et CNAME reviennent tous vides. Il ne subsiste donc aucun titulaire consultable, aucun bureau d’enregistrement à interroger et aucune adresse à laquelle adresser une réclamation.

Pour écarter tout doute sur nos propres accès, nous avons doublé ce relevé d’un contrôle effectué sur un nom enregistré du même fichier, lequel a répondu normalement. Le résultat négatif porte donc bien sur bmf-bank.com, et non sur l’accès au fichier lui-même.

Cette sortie du fichier des enregistrements rend toute démarche dirigée contre l’exploitant du nom impossible par cette voie : il n’existe plus d’interlocuteur désigné, plus de bureau d’enregistrement compétent, et plus aucune donnée d’enregistrement publique à exploiter.

Pour ce nom, la trace d’enregistrement qui subsiste tient en une page unique : la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Dernière mise à jour : 17/09/2026

Une banque complète sur le papier, du compte joint au prêt immobilier

D’après les copies conservées de janvier 2022, la vitrine se présentait comme une banque internationale française et affichait une gamme de produits conçue pour inspirer confiance. On y trouvait un compte courant, un compte joint, trois niveaux de carte Visa (Classic, Premier et Infinite), un livret d’épargne, un prêt personnel affiché à 1,90 % de taux annuel effectif global, un prêt immobilier, un crédit auto, une assurance vie et une assurance habitation.

La vitrine proposait également une plateforme de trading présentée sous le nom « Live Trader », une prime d’ouverture de 90 euros puis jusqu’à 140 euros, et un menu orientant vers des pages tarifaires, des mentions légales, un formulaire de demande de prêt, une foire aux questions, un formulaire d’ouverture de compte et un espace de connexion.

Rien de tout cela n’est propre à cette enseigne : deux dossiers ouverts la même semaine de janvier 2022 reposent sur la même recette. ing-europe.fr se faisait passer pour la banque ING et son nom a depuis quitté le registre des .fr ; kf-finance.net a vu le sien partir du fichier des enregistrements en laissant son signalement en place.

Les coordonnées affichées se limitaient à une adresse de courriel construite sur le nom du domaine et à un numéro de téléphone commençant par +33 6, présenté comme la ligne d’assistance de la banque, disponible du lundi au vendredi de 8 heures à 22 heures et le samedi de 8 heures à 17 heures.

Aucun numéro d’immatriculation d’entreprise et aucun agrément n’apparaissaient dans la copie conservée de la page principale. La page portait la mention de droits « 2020 BMF BANK », sans qu’aucune adresse postale, aucun dirigeant nommé ni aucun agent déclaré ne viennent compléter ces mentions. Nos recherches dans le répertoire des entreprises françaises n’ont fait apparaître aucune société dont le nom corresponde exactement à l’enseigne affichée. Enfin, une adresse voisine, écrite sans tiret, relève d’une entité bancaire étrangère distincte, sans rapport avec ce dossier.

Dix-huit langues annoncées, un seul texte français servi

Nos relevés techniques sur les copies conservées révèlent que la vitrine proposait dix-huit langues au moyen d’un module de traduction public et gratuit, alors que le texte servi était écrit en français. Une feuille de style dédiée servait à masquer le cadre de ce module, de façon à donner l’impression d’une infrastructure linguistique propre à l’établissement.

Le code de la page reprenait les classes d’un gabarit commercial revendu, avec un carrousel d’images et un bouton de retour en haut de page. Le formulaire d’abonnement à la lettre d’information se contentait d’un appel de fonction en JavaScript sans transmettre quoi que ce soit à un serveur : aucun abonné ne pouvait être enregistré, et aucune lettre n’était susceptible d’être expédiée.

Aucun outil de mesure d’audience n’a été relevé dans la copie conservée, ce qui indique que les opérateurs ne cherchaient pas à analyser le comportement des visiteurs, mais seulement à les orienter vers les canaux de contact téléphonique ou par courriel.

Ces choix techniques forment un ensemble cohérent : une vitrine montée rapidement à partir de ressources librement disponibles, sans investissement dans les fonctions réelles d’un établissement bancaire. Une véritable banque internationale doit tenir une comptabilité auditable, déclarer ses agents, obtenir un agrément et maintenir une infrastructure technique conforme aux exigences prudentielles. Rien de tel ne transparaît ici, ni dans la structure du code, ni dans les mentions légales, ni dans les coordonnées affichées.

De mai 2021 à décembre 2023, des certificats sans autorisation publiée

Le premier certificat relevé pour bmf-bank.com date du 15 mai 2021 et a été délivré par Sectigo Limited. Sept certificats supplémentaires ont ensuite été délivrés par Let’s Encrypt, du 30 décembre 2022 au 31 décembre 2023, couvrant à chaque fois le nom lui-même et l’ensemble de ses sous-domaines. Le dernier de ces certificats portait une validité jusqu’au 30 mars 2024. Aucun certificat n’a été délivré après le 31 décembre 2023.

Les copies conservées de la page principale couvrent novembre 2021, décembre 2021 et janvier 2022, avec un contenu complet à chacune de ces dates. Une dernière copie, prise en juillet 2023, ne montre plus qu’une redirection, ce qui confirme que la vitrine avait cessé de servir son contenu d’origine bien avant la sortie du nom du fichier des enregistrements. Le nom est resté enregistré plus de deux ans après la publication de l’article d’origine, mais sans contenu accessible.

Du côté des régulateurs, les six listes que l’AMF tient à jour ont été relues le 17/09/2026 pour ce dossier, page récapitulative comprise : aucune ligne ne reprend bmf-bank.com.

En revanche, quatre entrées construites sur la même racine de marque figurent dans ces listes, toutes sous la qualification « Usurpation » : une première au 17 janvier 2022 portant sur bmf-management.com, une deuxième au 10 mai 2022 portant sur bmfgestion.com, une troisième au 4 août 2022 portant sur bmf-administration.com, et une quatrième au 23 août 2022 portant sur bmfpatrimoine.com. Aucune de ces quatre entrées ne porte le nom du domaine étudié ici.

Ces constats établissent que plusieurs noms bâtis sur la même racine ont fait l’objet d’un signalement formel par l’AMF sur une période de plusieurs mois. Ils ne permettent pas, en revanche, de conclure à un lien d’opérateur ou à une filiation entre ces noms et bmf-bank.com : ce que les listes documentent, ce sont des signalements distincts, non une organisation commune.

Après la disparition du site, viser l’établissement qui a reçu les fonds

La sortie du nom du fichier des enregistrements ferme certaines voies, mais pas toutes. Les personnes qui ont effectué un versement à la demande des opérateurs de cette vitrine disposent de relevés bancaires qui retracent l’ordre de paiement et identifient l’établissement teneur du compte récepteur.

C’est vers cet établissement que l’action doit désormais se concentrer. Lorsqu’une banque ou un prestataire de paiement a exécuté un virement vers un compte ouvert au nom d’une entité qui ne détenait aucun agrément, sa responsabilité peut être engagée, notamment si des signalements publics existaient au moment de l’opération. L’article d’origine de ce dossier date du 7 janvier 2022 : toute opération réalisée après cette date l’a été alors que la vitrine était déjà documentée.

Réunir rapidement les relevés, identifier le numéro de compte destinataire et noter la référence exacte du virement sont les premiers gestes utiles. Ces éléments serviront à tout interlocuteur juridique ou judiciaire, quelle que soit la voie choisie ensuite.

Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate dont le barreau d’exercice est celui de Paris, expose face caméra une décision de justice qui a condamné une banque et permis à une victime d’arnaque à l’investissement de récupérer 209 000 euros ; l’affaire qu’elle présente n’est pas celle de bmf-bank.com, mais le raisonnement de la juridiction éclaire la question de la responsabilité de l’établissement qui a exécuté les virements.

Les pièces à garder et la plainte après un virement vers cette enseigne

Quiconque a remis des fonds à des personnes se réclamant de BMF BANK doit d’abord reconstituer le dossier factuel : quel montant a été versé, par quel canal (virement bancaire, carte, cryptomonnaie), sur quelle instruction écrite ou orale, et à quelle date. Ces précisions déterminent la nature de la procédure à engager et les chances de succès.

Le nom étant sorti du fichier des enregistrements, l’action ne peut plus viser un titulaire de nom de domaine : cette porte est fermée. L’action doit donc se diriger vers l’établissement qui a exécuté le virement ou reçu les fonds, en s’appuyant sur le relevé bancaire comme pièce centrale. Conserver sans délai toutes les captures d’écran de la vitrine telles que vous les avez vues, les courriels reçus, les scripts d’appel téléphonique si vous les avez notés, et tout document remis par les démarcheurs.

Sur le plan pénal, déposer une plainte documentée reste possible indépendamment de la disparition du site. Notre page dédiée à la procédure pénale et au dépôt de plainte détaille les étapes à suivre et les éléments à joindre au dossier.

Enfin, si le versement a été effectué par virement depuis un compte français vers un compte étranger, les délais de contestation et les règles applicables varient : un conseil juridique spécialisé permettra d’identifier rapidement si une action en responsabilité contre l’établissement teneur du compte émetteur reste envisageable.

Trois questions sur le nom Bmf-bank.com

Le site bmf-bank.com est-il toujours accessible ?

Non. Le 17 septembre 2026, nos vérifications ont établi que le nom bmf-bank.com ne figure plus au fichier des enregistrements en .com. Aucune requête DNS ne renvoie quoi que ce soit, ni adresse de serveur, ni serveur de noms, ni enregistrement de messagerie. La dernière copie conservée de la page principale, datant de juillet 2023, ne montrait déjà plus qu’une redirection.

BMF BANK figure-t-elle sur une liste noire de l’AMF ?

Nos recherches menées le 17 septembre 2026 dans les six listes tenues à jour par l’AMF n’ont relevé aucune ligne reprenant bmf-bank.com. En revanche, quatre noms construits sur la même racine de marque y figurent sous la qualification « Usurpation », avec des dates allant du 17 janvier 2022 au 23 août 2022. Aucune de ces entrées ne porte le nom du domaine étudié, et elles ne permettent pas de conclure à un lien entre ces noms et bmf-bank.com.

Que faire si j’ai versé de l’argent à des personnes se réclamant de BMF BANK ?

Réunissez sans attendre vos relevés bancaires, les courriels reçus et toute capture d’écran de la vitrine. Le nom étant sorti du fichier des enregistrements, l’action doit désormais viser l’établissement qui a reçu ou exécuté le virement. Un dépôt de plainte pénale documenté reste possible : consultez notre page dédiée à la procédure pénale pour connaître les étapes à suivre.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 17/09/2026

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