Sommaire
- Le nom ne sert plus qu’à renvoyer vers une vidéo publiée en 2024
- Le dossier d’enregistrement a été modifié le 15 octobre 2026
- De la page d’acquisition à la redirection, la chronologie de l’extinction
- Ce que le constat d’octobre 2023 documentait encore
- Un contrat soigné, un numéro saint-vincentais en guise de garantie
- Les pièces qui donnent corps à une plainte déposée cette année
- Les questions que laisse ouvertes le dossier commercewealth.com
Le nom ne sert plus qu’à renvoyer vers une vidéo publiée en 2024
Le 17 octobre 2026, une requête adressée à commercewealth.com ne renvoie plus aucun contenu de plateforme. L’adresse sans les trois w répond par une redirection permanente vers la variante www, laquelle répond à son tour par une redirection temporaire vers une vidéo hébergée sur YouTube, identifiée par le code vRejGNHZ5fA. Le corps de la seconde réponse tient en 138 octets : un en-tête de renvoi, pas une page. Le même comportement se reproduit sur les chemins que nous avons essayés, y compris une adresse suffixée de /en/, ce qui indique une redirection appliquée à la zone entière et non à une seule page d’accueil.
Le contenu vers lequel le nom bascule n’a aucun rapport avec l’enseigne qui occupait cette adresse. La vidéo s’intitule Digital Real Estate A New Frontier, elle est portée par une chaîne qui se présente sous le nom de Digital Real Estates, et elle affichait 277 vues au moment de notre relevé. Sa publication remonte au 18 mars 2024. Aucun élément de cette page ne mentionne le courtage, les marchés financiers ou le nom étudié ici : c’est un exposé sur l’immobilier numérique, sans lien éditorial avec le dossier.
Le fait mérite d’être posé tel quel, parce qu’il est plus parlant que bien des commentaires : un nom qui a porté une plateforme de négociation, écarté par le superviseur britannique puis inscrit sur les listes françaises, ne conduit plus aujourd’hui qu’à un renvoi vers une chaîne tierce. Il ne s’agit ni d’une page d’attente, ni d’une page d’erreur, ni d’un site reconstruit. Le nom reste enregistré, il est même verrouillé contre tout transfert, et il ne désigne plus rien qui lui appartienne.
Deux dossiers voisins éclairent cette trajectoire : notre enquête de septembre 2021 sur le même nom, écrite du point de vue du fichier français, et le cas d’une enseigne écartée puis arrêtée, publié en mai 2026, qui suit la même pente depuis l’avertissement jusqu’à la fin de la desserte.
Dernière mise à jour : 17/10/2026
Le dossier d’enregistrement a été modifié le 15 octobre 2026
Le registre du domaine situe l’ouverture de l’enregistrement au 1er mai 2000 et la prochaine échéance au 1er mai 2027. Le service d’enregistrement est NameSilo, dont l’identifiant auprès de l’ICANN est le 1479. Le nom porte un verrou qui interdit sa reprise par un prestataire concurrent. Les serveurs de noms sont ns1, ns2 et ns3.dnsowl.com, et la zone ne fait l’objet d’aucune signature cryptographique. Le titulaire, lui, est masqué derrière un service de confidentialité établi à Phoenix, en Arizona, qui ne laisse filtrer qu’une référence interne.
La date la plus intéressante n’est pas celle de l’échéance mais celle de la dernière modification : le registre la fixe au 15 octobre 2026, en fin de journée, avec un écho le lendemain matin à 03 h 38 dans la base interrogée. Notre mise à jour du 27 septembre 2026 avait relevé, sur le même dossier, une dernière modification au 27 juillet 2026. Entre ces deux relevés, le dossier a donc bougé une seconde fois, et c’est précisément à partir de ce mouvement que la page proposant l’acquisition du nom a disparu au profit d’un renvoi vers YouTube.
Il faut être précis sur ce que le registre ne dit pas. Le verrou de transfert était déjà présent, les serveurs de noms n’ont pas changé, et le masquage du titulaire ne permet pas de savoir qui décide de la redirection actuelle. Ce que nous constatons est un enchaînement daté : une page commerciale le 27 septembre, un dossier modifié le 15 octobre, une redirection vers une chaîne tierce le 17 octobre. Ce que nous ne constatons pas, c’est une cession, un changement de titulaire ou une opération documentée en ce sens. La fiche WHOIS complète sur DomainTools permet de suivre ces mentions au jour le jour.
Un rapport public de réputation du nom porte par ailleurs un indice de confiance faible, chiffré à 27 % lors de notre consultation du 17 octobre 2026. Une note de cette nature mesure le comportement observable du nom ; elle ne tient pas lieu d’autorisation d’exercer, et elle ne remplace ni le registre ni les avertissements des superviseurs.
De la page d’acquisition à la redirection, la chronologie de l’extinction
Les copies de pages conservées par les archives publiques donnent une chronologie assez nette. Une page complète d’environ 22 kilo-octets est préservée le 27 février 2024, ce qui atteste d’une plateforme encore en fonctionnement. À partir du 18 avril 2024, les copies tombent à environ 1,5 kilo-octet, taille d’un contenu résiduel. Une redirection apparaît le 17 mai 2024, puis des pages de 1,3 à 3,7 kilo-octets se succèdent jusqu’au 15 décembre 2024, dernière copie d’une page normale.
À compter du 10 avril 2025, les copies ne renvoient plus que des réponses d’erreur, et la variante avec les trois w suit à partir du 3 septembre 2025. La desserte s’est donc interrompue dans une fenêtre comprise entre décembre 2024 et avril 2025 : aucune copie intermédiaire ne permet de fixer un jour plus précis, et annoncer un mois unique serait une reconstruction commode plutôt qu’une lecture des pièces.
La suite est plus récente et plus étrange. Le 27 septembre 2026, l’adresse servait encore une page d’environ 3 kilo-octets, produite par l’infrastructure du revendeur, qui proposait l’acquisition du nom. Aucune redirection n’intervenait alors. Trois semaines plus tard, cette page a cédé la place au renvoi décrit plus haut. Autrement dit, l’exploitant du nom a remplacé un message commercial par un simple aiguillage vers un contenu qu’il n’a pas produit : c’est une gestion de nom, pas une activité de service.
Les relevés passifs conservent par ailleurs une quinzaine de sous-domaines rattachés au nom : des déclinaisons par langue (ar, az, de, es, fr, pt, ru, th), des environnements d’essai (dev, test) et une chaîne de paiement (pay, public.pay, whm.public.pay). Aucun de ces noms ne résout plus le 17 octobre 2026, y compris les trois derniers, testés un par un. L’infrastructure qui les portait a donc disparu en même temps que la vitrine, et il ne reste de cet ensemble qu’un enregistrement de zone presque vide.
Ce que le constat d’octobre 2023 documentait encore
Un constat dressé selon la norme AFNOR Z67-147, daté du 25 octobre 2023, comprend quatorze pages et quatre captures d’écran. À cette date, l’adresse était diffusée depuis un réseau de distribution dont la localisation déclarée était le Royaume-Uni, avec un point de présence londonien. Ce mode de délivrance, courant dans les infrastructures commerciales de grande taille, contrastait avec l’absence totale d’encadrement réglementaire de l’activité proposée.
Nos relevés techniques de l’époque décrivaient une pile cohérente avec une salle de marché à distance : une charpente applicative de la famille ASP.NET, des modules de graphiques cotés, un module de conversation avec les visiteurs, un outil de mesure d’audience de la famille Google Analytics 4 accompagné de son gestionnaire d’étiquettes, des polices d’icônes, un module d’encaissement acceptant les cartes Visa et une barre d’outils de thème. L’ensemble formait une vitrine correctement assemblée, sans que cette qualité de forme ne dise quoi que ce soit du droit applicable.
Le pied de page de ce constat désignait comme exploitant une société de droit saint-vincentais enregistrée sous le numéro 25880BC2020, dont l’adresse déclarée se situait au Beachmont Business Centre, suite 117, à Kingstown. La mention de copyright portait l’année 2020. Aucun de nos relevés postérieurs n’a retrouvé ce contenu, ni sur l’adresse principale, ni sur les variantes testées.
Un contrat soigné, un numéro saint-vincentais en guise de garantie
Notre dossier de juin 2021 reposait notamment sur un contrat qu’un lecteur nous avait transmis, conclu avec cette plateforme. Le document était correctement renseigné, portait les informations de la société et développait des conditions détaillées. Rien, dans sa présentation, ne signalait une anomalie : c’est même ce qui a levé la méfiance de la personne concernée.
Un numéro d’immatriculation à Saint-Vincent-et-les-Grenadines ne vaut pas autorisation de fournir des services d’investissement. Cette juridiction ne dispose pas d’une autorité de surveillance des marchés financiers compétente pour encadrer ce type d’activité et délivrer les agréments correspondants. L’immatriculation est un acte d’enregistrement commercial : elle n’ouvre droit à aucun fonds de garantie, à aucun recours devant un régulateur, et n’impose aucune obligation prudentielle à la société qui la détient.
Le superviseur britannique a de son côté publié un avertissement sur ce nom, qui déconseillait explicitement de traiter avec l’entité opérant sous cette enseigne et rappelait qu’une firme dépourvue d’autorisation ne peut offrir les protections attachées à un intermédiaire encadré. Cette fiche d’avis du superviseur britannique répond toujours le 17 octobre 2026. Côté français, l’Autorité des marchés financiers avait inscrit le nom dès le 18 janvier 2021 sous la qualification « Forex », et cette inscription figurait encore dans l’édition du fichier datée du 4 septembre 2026, sans modification. Les listes de mise en garde restent consultables en accès libre.
Les pièces qui donnent corps à une plainte déposée cette année
L’arrêt de la desserte ne rend pas les preuves inutilisables, bien au contraire : c’est souvent à partir du moment où la vitrine se tait que le dossier documentaire devient l’essentiel. Le contrat signé et conservé garde toute sa valeur, de même que les ordres de virement exécutés entre 2020 et 2021, avec leurs libellés de bénéficiaire, et les relevés de compte correspondants. La correspondance échangée avec ceux qui tenaient la vitrine, courriels ou messages issus du module de conversation, ainsi que les captures de l’espace client prises avant l’arrêt, forment un ensemble cohérent. La date des premiers échanges mérite d’être notée avec soin.
La responsabilité de l’établissement qui a exécuté ces paiements sans en vérifier la nature peut également être examinée, notamment lorsque le montant et la destination des ordres ne correspondaient pas à l’usage habituel du compte. Pour les personnes qui souhaitent engager une démarche formelle, la voie ouverte devant le juge pénal est présentée en détail sur la page que nous y consacrons.
Recouvrer des fonds qu’une plateforme refuse de restituer suppose de connaître les leviers disponibles et les conditions dans lesquelles ils peuvent être activés. Maître Anne Bernard-Dussaulx, portant la robe sous un barreau dont Paris est le siège, revient dans l’entretien qui suit sur le remboursement d’une opération non autorisée et sur le raisonnement qui permet d’interroger la banque à ce sujet.
Les questions que laisse ouvertes le dossier commercewealth.com
On n’arrive sur aucun site. Le 17 octobre 2026, l’adresse sans les trois w renvoie de façon permanente vers la variante www, qui renvoie aussitôt vers une vidéo YouTube consacrée à l’immobilier numérique. Le corps de cette seconde réponse fait 138 octets, et le même renvoi s’applique à tous les chemins testés. Aucune page de courtage, aucun espace client et aucun formulaire ne subsistent derrière ce nom.
Non, et nous ne l’affirmons pas. Le dossier d’enregistrement a bien été modifié le 15 octobre 2026, la page proposant l’acquisition du nom le 27 septembre ayant disparu depuis, mais le titulaire reste masqué par un service de confidentialité et le verrou de transfert est toujours actif. Une redirection peut être configurée par le détenteur en place comme par un acquéreur : le registre ne permet pas de trancher entre ces hypothèses, et seule la suite des relevés le dira.
Oui. La fiche d’avis du superviseur britannique répond normalement le 17 octobre 2026 et l’inscription française, prise le 18 janvier 2021 sous la qualification « Forex », figurait encore dans l’édition du 4 septembre 2026 des listes de mise en garde. Une redirection du nom vers une chaîne vidéo ne retire rien à ces inscriptions : elles portent sur l’activité qui a été proposée, pas sur la page actuellement servie.
Le cas de commercewealth.com se termine donc sans plateforme et sans réponse : ceux qui y ont transféré des fonds entre 2020 et 2021 n’ont plus personne en face, et le nom qu’ils ont connu ne mène plus qu’à un contenu sans rapport. Les victimes type de ce dossier sont des épargnants convaincus par un contrat bien rédigé et par un numéro de société affiché en garantie, qui ont exécuté des virements vers un compte désigné par la plateforme. Un examen préalable du dossier avec BrokerDefense permet de dire quelles pièces tiennent encore et quelle voie reste ouverte, avant d’engager la moindre démarche.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 17/10/2026



14 Comments
Ils m’ont fait faire une plus-value de 6.500€ mais ne veulent pas me rendre mon argent même après paiement de 1.300€ d’impôts locaux (20%).
Bonjour,
Nous sommes victimes de commercewealth.com
Nous avons versé un gros capital, ils nous ont demandés de payer 8000 € de taxe car nous aurions fait une grosse plus value
Cette somme leur a été versée il y a environs quinze jours avec promesse de recevoir notre capital sous 48 H et aujourd’hui ils nous réclament encore de l’argent….
Nous souhaiterions savoir quelles démarches faire car nous souhaitons porter plainte.
Dans l’attente de votre retour
Cordialement
Bonjour, Merci pour votre commentaire concernant commercewealth.com, nous prenons contact avec vous au plus vite afin de vous orienter. N’hésitez pas à nous téléphoner au 09 77 218 278
ILS m’ont volé 10.000€ qui semblent irrécupérables ainsi que la plus value annoncée de 6.500€ après un aller-retour sur la crypto monnaie eutherum !!
Bjr je viens de vivre une arnaque de près de 20000 €. J’ai besoin de conseils pour la suite des évènements. Merci de vos futurs conseils
Effectivement, ayant investi 10.000€ en Janvier 2021, je n’arrive pas à répondre mon capital et les 6.500€ de plus value que l’on m’a dit avoir faite après un aller-retour sur l’esthérum.
Je lutte depuis Mars 2021 pour récupérer mon argent, mais il n’y a rien à faire !!..
Que faire quand on a déjà déposé son argent sur ce site ? Quels moyens a-t-on de récupérer ne serait-ce qu’une partie de notre dépôt ??
Y a-t-il un regroupement des « client » qui ont utilisé Commerce Wealth et qui n’arrivent pas à récupérer leurs fonds ?
Merci de me répondre…
Moi aussi, victime de commercewealth d’une escroquerie de plusieurs milliers d’euros. Très bien organisée pour ne pas laisser de traces. J’ai pris contact avec eux pour tenter de récupérer mon « investissement ». Sans réponse bien sûr. J’ai signalé le problème aux autorités britanniques. Pas de réponse…
Je ne sais si une action en justice portera ses fruits. Je ne retrouve pas pour ma part des éléments à charge sur mon PC.
J’ai été personnellement contacté par commercewealth, et j’ai investi 5000.00 euros, plus de nouvelle, plus d’appels, plus d’accès à mon compte, plus de possibilité de trader malgré un numéro et un code d’accès. Quelle solution possible, je ne peux investir plus que ne pourrai me rapporter la récupération des fonds. Que puis je faire
je vous confirme que la société commerce wealth est bien une socièté fantôme qui profite de votre argent et qui refuse ensuite de vous le restituer.
J’ai eu affaire à un conseiller qui disait s’appeler Sébastien FERRER, il semblait bien connaître le milieu de la finance , il m’a convaincu de lui confier des fonds, ce que j’ai malheureusement fait , ces fonds ont été placés sur des produits et dans l’affaire de 3 mois , j’avais obtenu des gains à hauteur de 6000 euros.
J’ai demandé à percevoir ces gains sachant que je laissais le capital et cela m’a été refusé.
J’ai donc sollicité le remboursement total de mes fonds et la aussi il m’a été expliqué que cela n’était pas possible.
J’ai un compte ouvert auprés de cette société , ce compte est visible mais mon argent est inaccessible.
Depuis un an , je n’ai plus aucun contact du conseiller ou de la dite société.
Je n’ai aucun doute qu’il s’agit de personnes malhonnêtes qui bien évident se cachent dans des iles secrêtes.
Bonjour,
En 2021, j’ai été escroquée par la sté Commerce wealth j’ai perdu beaucoup d’argent en ce moment je suis régulièrement contactée par Mr.Patrick Sapin qui me demande une somme d’argent pour pouvoir débloquer mes avoirs, je ne sais plus qui ou quoi croire ? Si vous pouviez me donner un conseil.
Je vous en remercie par avance.
Adrienne Verucchi
France.
0619450119
Avant de m’appeler présentez vous par messagerie car je n’ai plus confiance en personne. Je ne réponds pas aux appels téléphoniques.
Je vous en remercie d’avance.
Cordialement Mme Verucchi.
Je vous ai adressée un message il y a quelques jours au sujet de Commerce wealth mais pas eu encore de réponse.
bonjour j’ai investi plus de 5000€ et je n’ai plus que des robots pour parler. Attention c’est une vrai arnaque n’allez surtout pas chez eux des voleurs en puissance . j’envoi des mails je tchat en direct mais ce n’est jamais qu’un monologue ou des robots qui me répondent.