Le nom petronpay.com ne sert plus aucune plateforme d’investissement : vérifié le 29 septembre 2026, il redirige en deux étapes successives vers une salle de jeux d’argent exploitée sous l’enseigne Stellar Spins, tandis que la mise en garde publiée par l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers, datée du 26 octobre 2020, reste accessible et désigne toujours ce nom. Des dossiers comparables ont été examinés sur ce site, notamment pour iwb-groupe.com et pour aellensassets.ch, deux autres enseignes dépourvues d’existence légale vérifiable.
Verdict : petronpay.com était, en 2020, le nom d’une plateforme qui se présentait comme un outil de placement sur les écarts de prix du pétrole, adossée à une société dont l’adresse indiquée était à Zurich et qui n’a jamais été inscrite au registre du commerce suisse. L’enquête publiée le 26 novembre 2020 avait établi que cette société n’existait pas, que la photographie présentée comme celle de ses responsables était un montage, et que l’enseigne opérait sans aucune autorisation. La preuve la plus solide de cette appréciation reste aujourd’hui l’entrée du 26 octobre 2020 toujours publiée dans la liste d’avertissement de l’autorité suisse, combinée au constat, établi le 29 septembre 2026, que ce même nom renvoie désormais vers une salle de jeux d’argent, sans que l’enseigne d’investissement ni aucun interlocuteur identifiable n’ait réapparu.
Dernière mise à jour : 29/09/2026
Sommaire
- Ce que le nom petronpay.com renvoie aujourd’hui
- Une entrée du 26 octobre 2020 toujours publiée par l’autorité suisse
- Zurich, Airgate Business Center : la société jamais enregistrée au registre du commerce
- L’image retouchée que notre enquête de 2020 avait mise au jour
- Un nom toujours détenu et un certificat renouvelé le 31 août 2026
- Les démarches qui restent praticables après un transfert de fonds
- Réponses sur la mise en garde, ce nom et les sommes versées
Ce que le nom petronpay.com renvoie aujourd’hui
Le 29 septembre 2026, une requête adressée à https://petronpay.com/ a reçu une réponse 301 qui orientait vers https://www.stellarspins.me/en. Cette adresse intermédiaire a répondu par une seconde réponse 301, pointant vers https://www.stellarspins.ai/en, laquelle a refusé la connexion avec un code 403. Les deux redirections ont été constatées indifféremment sur la forme nue du nom et sur sa forme précédée de « www ». La destination finale se présente, à travers le titre que servent ses pages aux moteurs de recherche, à savoir « Best Online Casino | Play Top Real Money Games at Stellar Spins ». Lorsque la requête ne s’annonce pas comme un moteur de recherche, la même adresse oppose un refus 403 sans servir de contenu.
Ce dispositif de double redirection signifie que quiconque tape aujourd’hui petronpay.com dans un navigateur est conduit, s’il y parvient, vers une interface de jeux d’argent sans aucun rapport avec les placements sur les cours du pétrole autrefois proposés. L’enseigne « Petron Pay » a disparu du nom, mais le nom lui-même n’a pas été abandonné : il reste enregistré, entretenu, et actif.
Pendant ce temps, la page que l’autorité suisse consacre à PetronPay demeure accessible et cite explicitement l’adresse petronpay.com. L’enseigne d’investissement a donc cessé de s’afficher sous ce nom, mais la mise en garde qui la désigne reste publiée. Pour celles et ceux qui ont confié des fonds sous cette enseigne, la disparition de la vitrine d’investissement ne change rien à la nature du dossier : il n’y a plus d’interlocuteur joignable à cette adresse, et il n’y en avait déjà pas de légitime en 2020.
Une entrée du 26 octobre 2020 toujours publiée par l’autorité suisse
La FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers, a publié le 26 octobre 2020 une entrée consacrée à « PetronPay » dans la liste d’avertissement publiée par l’autorité suisse. Cette entrée mentionne le nom « PetronPay », l’adresse « Airgate Business Center, Thurgauerstrasse 40, 8050, Zurich », le site petronpay.com et la mention « Not entered in commercial register », soit l’absence d’inscription au registre du commerce. Elle était toujours accessible le 29 septembre 2026, sans modification apparente.
Il faut préciser ce que cette inscription signifie et ce qu’elle ne signifie pas. La liste d’avertissement de la FINMA recense des entités qui exercent, ou semblent exercer, une activité financière en Suisse sans y être autorisées. L’inscription dans cette liste signale une absence d’autorisation : elle n’équivaut ni à une sanction prononcée par un tribunal ni à la mise en cause d’une personne nommée. Elle constitue néanmoins un signal public, maintenu dans le temps, qui indique que la FINMA a estimé que l’entité visée exerçait une activité relevant de sa compétence sans en avoir le droit.
Le fait que cette entrée soit toujours publiée près de six ans après sa date de publication présente un intérêt pratique : elle permet à toute personne de vérifier par elle-même, sans intermédiaire, que l’adresse petronpay.com est mentionnée dans un document officiel accessible au public. La consultation de cette page ne nécessite aucun compte ni aucune démarche particulière.
Zurich, Airgate Business Center : la société jamais enregistrée au registre du commerce
La plateforme se présentait, en 2020, comme le produit d’une société établie à Zurich, à l’adresse « Airgate Business Center, Thurgauerstrasse 40, 8050, Zurich ». Cette adresse est celle d’un immeuble de bureaux existant, qui héberge des sociétés de domiciliation commerciale. Son utilisation dans la présentation d’une enseigne ne signifie pas que la société en question y est effectivement enregistrée ni qu’elle y dispose d’une présence opérationnelle.
L’enquête publiée le 26 novembre 2020 sur ce site avait établi qu’aucune société répondant au nom «Petron Pay» ni à aucune dénomination proche n’était inscrite au registre du commerce suisse. La FINMA, en publiant son entrée le 26 octobre 2020, quelques semaines avant notre article, avait formulé le même constat avec la mention «Not entered in commercial register». Les deux constats, l’un éditorial, l’autre réglementaire, convergent sur le même point : la société invoquée pour crédibiliser la plateforme n’avait aucune existence légale enregistrable.
L’utilisation d’une adresse zurichoise réelle, combinée à l’absence totale d’inscription, est un procédé courant dans les dossiers de fausses plateformes d’investissement qui cherchent à se donner une apparence de sérieux auprès d’épargnants francophones. La réputation de la place financière suisse est ici instrumentalisée, et non le reflet d’une réalité juridique.
L’image retouchée que notre enquête de 2020 avait mise au jour
L’article publié le 26 novembre 2020 documentait un élément visuel publié par la plateforme elle-même : une photographie présentée comme le portrait de deux responsables de la société. L’examen des zones claires et des zones sombres de cette image révélait une incohérence caractéristique des montages numériques, l’une des deux silhouettes ayant visiblement été intégrée dans la composition à partir d’une prise de vue distincte.
Ce type de manipulation, qui consiste à composer une image de direction fictive à partir de photographies de personnes différentes, voire de photographies de stock, sert à donner l’illusion d’une équipe réelle derrière une enseigne qui n’en a pas. Il est fréquemment relevé dans les dossiers de fausses plateformes d’investissement, où l’absence de responsables identifiables constitue l’un des premiers signaux d’alerte.
Les deux prises de vue qui accompagnaient l’article de 2020 et permettaient de visualiser le montage ne sont plus servies par ce site. La trace écrite du constat reste cependant disponible dans le corps de l’article original, et c’est précisément pour cette raison que ce type de documentation textuelle conserve sa valeur : même lorsque les images disparaissent, la description de l’anomalie relevée reste consultable et vérifiable dans sa logique.
Un nom toujours détenu et un certificat renouvelé le 31 août 2026
Le nom petronpay.com a été créé le 19 décembre 2019. Son échéance est fixée au 19 décembre 2026, et la dernière modification de son dossier date du 23 octobre 2025. Son bureau d’enregistrement est GoDaddy.com, LLC. Ses serveurs de noms sont ceux de l’infrastructure Cloudflare : adel.ns.cloudflare.com et major.ns.cloudflare.com. Les adresses IP associées, 172.67.151.58 et 104.21.48.121, appartiennent également à cette infrastructure. Le dossier du nom porte quatre mentions restrictives : clientDeleteProhibited, clientRenewProhibited, clientTransferProhibited et clientUpdateProhibited.
Un point mérite une attention particulière : le certificat de sécurité du nom a été émis le 31 août 2026 par Google Trust Services, sous l’autorité WE1, au nom de petronpay.com, couvrant le nom nu et sa forme générique, avec une validité courant jusqu’au 29 novembre 2026. Autrement dit, un certificat neuf a été obtenu pour ce nom environ un mois avant la date de cette mise à jour. Cela implique qu’une entité disposant du contrôle du nom a accompli une démarche active pour maintenir son infrastructure en état de fonctionnement.
Le nom reste donc détenu, entretenu et techniquement opérationnel, ce qui signifie qu’il peut servir à n’importe quel usage futur, y compris celui qui a été constaté le 29 septembre 2026 : une redirection vers une salle de jeux d’argent. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Pour mémoire, le nom stellarspins.ai vers lequel petronpay.com redirige en dernier lieu a été enregistré le 19 septembre 2024, avec une échéance au 19 septembre 2028. Son titulaire s’abrite derrière un service de protection d’identité (Domains By Proxy), et son bureau d’enregistrement est également GoDaddy.com, LLC. Ses serveurs de noms sont ceux de Cloudflare. La convergence de bureau d’enregistrement entre les deux noms est un fait relevé sans que l’on puisse en déduire, en l’état des informations disponibles, une relation de propriété commune.
Les démarches qui restent praticables après un transfert de fonds
Lorsque des fonds ont été adressés à cette enseigne, la disparition de la vitrine d’investissement ne clôt pas le dossier. Plusieurs démarches restent possibles, à condition d’agir rapidement et de conserver l’ensemble des pièces disponibles : copies des échanges de messagerie, relevés des virements effectués, captures des pages de l’espace client, tout document qui atteste de l’existence de la relation et du montant transféré.
Lorsque les fonds ont été transférés par virement bancaire, la première démarche consiste à contacter l’établissement qui a exécuté l’ordre, en signalant les circonstances du transfert et en demandant si une procédure de rappel de fonds est envisageable. Les délais en matière de virement international sont courts et les résultats incertains, mais la démarche doit être tentée sans attendre. Lorsque les fonds ont transité par carte bancaire, l’émetteur de la carte peut être sollicité pour une procédure de contestation : les conditions et délais varient selon les établissements et les réseaux, mais cette voie reste ouverte dans certaines situations. Il est également utile de connaître les étapes d’un dépôt de plainte pénale, qui peuvent s’inscrire en parallèle des démarches civiles ou bancaires.
L’entretien qui suit porte sur les questions de responsabilité dans les affaires d’escroquerie financière, et en particulier sur les mécanismes juridiques susceptibles d’être mobilisés lorsque des fonds ont été versés à de fausses plateformes d’investissement. Il a été conduit avec Me Michel Orsini, avocat au barreau parisien, dont les interventions portent sur ce domaine du contentieux.
Les personnes concernées ont souvent du mal à situer le moment où une démarche formelle devient pertinente. L’expérience de ces dossiers montre que l’attente aggrave rarement la position et que la conservation scrupuleuse des preuves, dès les premières semaines, conditionne souvent la suite. Même lorsque les fonds ne sont plus récupérables par voie bancaire, le dépôt de plainte permet d’alimenter les enquêtes en cours et de constituer un dossier qui peut servir, dans certains cas, à d’autres victimes du même réseau.
Réponses sur la mise en garde, ce nom et les sommes versées
L’inscription dans la liste d’avertissement de la FINMA indique que l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers a constaté qu’une entité exerce, ou paraît exercer, une activité financière en Suisse sans y être autorisée. Il ne s’agit ni d’une condamnation pénale ni d’une décision de justice : c’est un signal public, fondé sur une appréciation réglementaire. Pour la vérifier, il suffit d’ouvrir le site de la FINMA, d’y rejoindre la liste d’avertissement et d’y rechercher le nom PetronPay. L’entrée porte le nom, l’adresse zurichoise, l’adresse du site et la date du 26 octobre 2020. La consultation est libre et ne demande ni compte ni inscription.
La redirection du nom vers un casino ne modifie pas la nature de la situation. Les fonds ont été versés dans le cadre d’une activité qui n’était pas autorisée, portée par une entité dont aucune existence légale n’a pu être vérifiée. Ce que la redirection change concerne l’accès : il n’existe plus de vitrine d’investissement, plus d’espace client, plus d’interlocuteur à joindre sous cette enseigne. Cette disparition rend la récupération directe plus difficile, mais elle ne supprime ni les sommes engagées ni les démarches qui peuvent encore être tentées auprès de l’établissement qui a exécuté les virements ou de l’émetteur de la carte.
Le point de départ est la conservation des pièces : relevés bancaires portant chaque virement avec sa date et son montant, coordonnées du bénéficiaire telles qu’elles figuraient dans l’ordre de paiement, correspondance écrite avec les interlocuteurs de la plateforme, documents reçus à l’ouverture de l’espace client, et copies des pages conservées avant leur disparition. Il faut d’abord saisir l’établissement qui a exécuté le virement, par une réclamation écrite rappelant les circonstances. Lorsque le règlement est passé par carte, la contestation se porte auprès de l’établissement émetteur de cette carte. Ces démarches se font dans des délais courts, ce qui justifie de les engager sans attendre.
Petronpay.com a servi de vitrine, en 2020 et 2021, à une enseigne qui promettait des gains sur les écarts de prix du pétrole à court terme, derrière un espace client réservé et un produit présenté sous le nom « Petroleum Future Asset ». Les personnes qui ont approché cette plateforme ont versé des fonds à des interlocuteurs se présentant comme les dirigeants d’une société domiciliée à Zurich, laquelle n’a jamais été inscrite au registre du commerce et n’a jamais obtenu la moindre autorisation de l’autorité de surveillance. Aujourd’hui, le nom ne mène plus à aucun espace client, à aucun interlocuteur et à aucune interface d’investissement : il conduit à un casino exploité sous une autre enseigne, sans lien apparent avec les promesses d’origine. BrokerDefense examine chaque situation avec la personne concernée, sur la base des documents réunis, avant de définir l’orientation appropriée.
Article réécrit le 29/09/2026



3 Comments
Merci pour l’info. Quelles sont les plateformes très fiables que vous nous conseillez pour investir alors ??
Bonjour. Votre article m’a plus. Merci
Pour moi, les africains que nous sommes, serons plus enroulés dans cette petrein à farine. Tout simplement au nom de la mère pauvreté et nos dirigeants, qui ne trouvent pas à répondre à nos besoins vitaux.