Le 3 septembre 2026, nos vérifications établissent qu’iwb-groupe.com, le site frauduleux dénoncé par BrokerDefense en octobre 2020, ne figure plus au registre des .com : le nom a été retiré du registre et le domaine ne répond plus sur aucun protocole. Cette vitrine se présentait comme le portail d’une société de gestion financière forte de vingt ans d’expérience, un montage que l’Autorité des marchés financiers avait inscrit sur sa liste noire dès le 16 octobre 2020, soit onze jours avant la publication de notre enquête.
Sommaire
- Le nom iwb-groupe.com a été effacé du registre des .com
- Le 16 octobre 2020, l’AMF inscrivait iwb-groupe.com sur sa liste noire
- Une société de gestion aux références incohérentes
- Un site bâclé, entre onglets morts et contenus copiés
- Des fonds versés à iwb-groupe.com : les démarches à engager
- Iwb-groupe.com : les réponses à vos questions
Le nom iwb-groupe.com a été effacé du registre des .com
Nos contrôles du 3 septembre 2026 confirment que le registre des .com ne contient plus aucune entrée pour iwb-groupe.com. La réponse renvoyée par le registre est sans ambiguïté : « No match », c’est-à-dire qu’il n’existe plus ni titulaire déclaré, ni date d’enregistrement, ni bureau d’enregistrement associé à ce nom. Sur le plan technique, le constat est identique : aucune adresse IP n’est associée au nom, aucun serveur de noms ne le référence, aucune messagerie n’y répond. Il ne subsiste par ailleurs aucun certificat de sécurité actif. Le domaine est, en pratique, inexistant.
Ce silence numérique contraste avec les prétentions affichées en 2020 par la vitrine iwb-groupe.com, qui vantait une société disposant de « plus de vingt ans d’expérience » dans la gestion financière. Rien, dans les données du registre à l’époque comme dans l’enquête publiée le 27 octobre 2020, ne permettait d’accréditer cette longévité revendiquée. Aujourd’hui, le nom lui-même a disparu sans laisser de trace exploitable.
Ce phénomène de dissolution des vitrines frauduleuses n’est pas isolé. À la même période, le site auuforex.com, autre adresse frauduleuse de la fin 2020, a connu un sort comparable : notre analyse actualisée du 29 août 2026 sur auuforex.com établit que ce nom a lui aussi été effacé du registre des .com.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Dernière mise à jour : 03/09/2026
Le 16 octobre 2020, l’AMF inscrivait iwb-groupe.com sur sa liste noire
L’Autorité des marchés financiers a inscrit iwb-groupe.com sur sa liste noire des sites frauduleux le 16 octobre 2020, avec la qualification « Usurpation ». Cette date précède de onze jours la publication de notre enquête du 27 octobre 2020. Au 3 septembre 2026, cette inscription demeure visible sur la liste publique du régulateur, qui recense désormais 3 410 entrées. La page qui lui est consacrée sur le site de l’AMF reste accessible à ce jour.
Un fait mérite d’être relevé : le 16 octobre 2020, l’AMF inscrivait également www.cehi-patrimoine.com sur cette même liste noire, avec la même qualification « Usurpation ». La concomitance des deux inscriptions est documentée, mais aucun élément ne permet d’affirmer qu’un opérateur commun était à l’origine des deux vitrines. Ce qui est établi, en revanche, c’est que les deux noms ont connu un destin similaire : l’enquête publiée le 26 octobre 2020 sur cehi-patrimoine.com, actualisée le 29 août 2026, documente que ce nom a lui aussi été effacé du registre des .com.
Une société de gestion aux références incohérentes
L’enquête publiée le 27 octobre 2020 avait mis en lumière une accumulation d’incohérences qui rendait la vitrine iwb-groupe.com difficilement défendable sur le plan réglementaire. La société présentée sous le nom « IWB-Groupe » n’a pas pu être identifiée : aucun élément ne permettait d’établir l’existence d’une entité réelle derrière cette dénomination, et l’AMF a retenu la qualification d’« Usurpation », sans qu’il soit possible de préciser l’identité d’une éventuelle société victime de cette usurpation.
La première incohérence majeure concernait la localisation géographique. Le site affirmait que la société était établie aux Pays-Bas, mais affichait un numéro de téléphone français, le +33 09 71 07 82 56, comme principal point de contact. Ce seul écart entre la prétendue implantation étrangère et le numéro local français aurait dû alerter tout visiteur attentif.
La deuxième incohérence touchait à la régulation. Le site revendiquait le statut de « société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers » en citant l’identifiant REGAFI 13373. Or, l’AMF est le régulateur français : une société se présentant comme néerlandaise ne saurait logiquement revendiquer un agrément français de cette nature. Plus encore, la présence du nom de domaine sur la liste noire de l’AMF contredisait frontalement cette prétention. L’agrément invoqué n’avait aucune réalité vérifiable.
Un site bâclé, entre onglets morts et contenus copiés
Comme le relevait notre enquête d’octobre 2020, la construction même du site trahissait un travail précipité, sans souci de cohérence. Plusieurs onglets de navigation ne répondaient pas, laissant l’internaute face à des liens inopérants. Ce type de défaut, bénin en apparence, révèle en réalité que le site n’avait pas été conçu pour fonctionner durablement : il s’agissait d’une vitrine destinée à produire une impression de sérieux, non d’un outil opérationnel.
La même logique transparaissait dans le traitement de la langue. Le site se présentait en français, ciblant manifestement un public francophone. Pourtant, certaines pages internes étaient rédigées en anglais, dont la page intitulée « Informations réglementaires », précisément celle qui aurait dû inspirer le plus de confiance. Cette incohérence linguistique signalait que des contenus avaient été copiés depuis des sources anglophones sans être traduits ni adaptés.
La politique de confidentialité illustrait encore plus clairement ce recyclage. Le texte reproduisait des dispositions relatives au traitement des plaintes issues des exigences de la Financial Conduct Authority, le régulateur britannique. Aucun lien juridique ne rattachait pourtant cette vitrine au Royaume-Uni : ni l’adresse indiquée, ni la prétendue implantation néerlandaise, ni le numéro de téléphone français. Ce copier-coller d’un document britannique sur un site qui se voulait français et néerlandais à la fois n’avait d’autre explication que la précipitation.
Enfin, le site présentait des témoignages d’utilisateurs particulièrement élogieux. Ces avis n’étaient adossés à aucun élément vérifiable : ni profil identifiable, ni plateforme tierce, ni référence extérieure. Leur seule fonction était de rassurer un épargnant hésitant en lui donnant l’illusion que d’autres avaient déjà confié leur argent à cette société avec succès.
Des fonds versés à iwb-groupe.com : les démarches à engager
Les personnes qui ont pu être approchées via iwb-groupe.com étaient des épargnants francophones attirés par la promesse d’une gestion financière experte. Le mode opératoire supposait qu’un interlocuteur les convaincrait de verser des fonds en vue d’un prétendu placement, avant qu’ils ne se retrouvent sans contact et sans recours apparent. Si vous avez effectué des virements à destination de cette prétendue société de gestion, plusieurs démarches doivent être engagées sans attendre.
En premier lieu, rassemblez l’intégralité des preuves à votre disposition : relevés de virements bancaires, courriels et messages échangés avec les personnes qui se présentaient comme des conseillers d’iwb-groupe.com, captures d’écran de l’interface ou des documents transmis. Ne versez plus aucun fonds sous quelque prétexte que ce soit, et n’accédez à aucune demande présentée comme une condition préalable à la récupération de vos avoirs. Ces sollicitations constituent une deuxième arnaque, distincte de la première. Signalez les transactions litigieuses à votre banque dans les meilleurs délais afin d’explorer les possibilités de contestation des opérations.
Pour le dépôt de plainte pénale, consultez notre page dédiée aux plaintes pénales pour connaître la procédure adaptée à votre situation.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Si vous avez versé des sommes à une fausse société de gestion comme celle que présentait iwb-groupe.com, la question de la récupération des fonds et des recours judiciaires disponibles mérite d’être examinée avec un professionnel du droit. Me Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris et avocate partenaire de BrokerDefense, détaille dans la vidéo ci-dessous les voies d’action concrètes ouvertes aux victimes d’arnaques aux faux investissements : jugement d’escroquerie, recours judiciaires, indemnisation, et traitement des situations impliquant des transactions en cryptomonnaies. Son intervention s’adresse directement aux personnes qui se retrouvent sans interlocuteur après avoir confié leurs fonds à une entité qui n’avait aucune réalité juridique.
Iwb-groupe.com : les réponses à vos questions
Non. Le nom de domaine ne figure plus au registre des .com : nos vérifications du 3 septembre 2026 montrent que le registre renvoie la mention « No match » pour ce nom et qu’aucun serveur ne référence plus le site. La vitrine présentée en 2020 comme celle d’une société de gestion financière a cessé de fonctionner.
Oui. L’Autorité des marchés financiers a inscrit iwb-groupe.com sur sa liste noire le 16 octobre 2020 avec la qualification « Usurpation », onze jours avant la publication de notre enquête. Cette inscription figure toujours sur la liste publique du régulateur.
Conservez toutes les preuves : relevés de virements bancaires, courriels échangés avec les interlocuteurs, captures d’écran de l’interface. Ne versez plus aucun fonds, ne répondez à aucune demande de frais supplémentaires présentée comme une condition de récupération, signalez les transactions à votre banque et déposez plainte. Faites évaluer votre situation par le service d’aide aux victimes de BrokerDefense avant d’engager toute démarche.
Près de six ans après les faits, le dossier iwb-groupe.com offre une illustration complète de ce que peuvent être les vitrines frauduleuses destinées aux épargnants francophones. La société présentée sous ce nom n’a jamais pu être identifiée comme une entité réelle : l’AMF avait retenu la qualification d’« Usurpation » dès le 16 octobre 2020, onze jours avant que notre enquête ne documente publiquement les incohérences du montage. Ces incohérences étaient nombreuses et flagrantes : un numéro de téléphone français pour une société prétendument établie aux Pays-Bas, un agrément AMF invoqué sans aucune base vérifiable, des pages en anglais sur un site francophone, une politique de confidentialité copiée depuis la réglementation britannique. Aujourd’hui, en 2026, le nom iwb-groupe.com a été retiré du registre des .com et ne répond plus sur aucun protocole. Cette disparition ne doit pas effacer les difficultés que peuvent encore rencontrer les personnes qui ont versé des fonds à cette prétendue société de gestion experte : les recours restent ouverts, à condition de les engager avec méthode. BrokerDefense évalue gratuitement chaque situation avant toute démarche.
Article réécrit le 03/09/2026



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