Depuis le 29 octobre 2020, le nom www.vuelex.com figure au fichier des offres non autorisées tenu par l’Autorité des marchés financiers. Cette inscription, consultée le 29 septembre 2026 dans la version du fichier mise à jour la veille, est toujours présente, inchangée, sous la qualification « Autres ». La vitrine, pour sa part, répond toujours : six ans après que le régulateur a fait porter ce nom à son relevé, la plateforme sert encore ses pages à quiconque s’y connecte, et se présente exactement comme elle le faisait à l’époque. Le document que le régulateur a publié pour ce nom est consultable par tous. Il rappelle qu’aucun agrément ne couvre cette enseigne pour proposer des placements sur le sol français.
Notre premier examen de ce nom remonte à octobre 2020, soit quelques jours avant la date retenue par le régulateur pour son inscription. Une inscription de ce type ne disparaît pas d’elle-même : elle demeure tant que l’autorité ne la lève pas, et rien, dans les relevés du 29 septembre 2026, n’indique qu’une démarche en ce sens ait été entreprise. Pour un épargnant qui reçoit une proposition se rattachant à ce nom, la situation est nette : il s’agit d’un nom que le régulateur français a inscrit à sa liste des offres qu’il n’a pas reconnues, et cette mention vaut mise en garde concrète contre toute remise de fonds.
Verdict : vuelex.com est un nom qui, à la date de notre enquête du 29 septembre 2026, se voit toujours opposer une inscription au fichier des offres non autorisées de l’Autorité des marchés financiers, datant du 29 octobre 2020. La réserve qui s’impose est la suivante : nos relevés documentent des faits observables, et non une qualification judiciaire, de sorte que ce dossier est traité comme un cas non résolu plutôt que comme une affaire tranchée. La preuve la plus forte est cette inscription du régulateur, toujours active après six ans, qui coexiste avec une vitrine qui répond encore et n’affiche aucun agrément. D’autres dossiers que nous suivons présentent des configurations voisines : c’est le cas de matinvestgroup.com, dont le nom a été visé par le régulateur avant d’être réenregistré, et de hakisition.co, un club d’affaires que la même autorité a écarté de son fichier.
Dernière mise à jour : 29/09/2026
Sommaire
- Six ans après la mise en garde, le nom figure encore au fichier du régulateur
- La vitrine que découvre un visiteur en septembre 2026
- Treize profils annoncés, des rattachements que rien ne confirme
- Le dossier du nom, de sa création en 2005 à son échéance de 2027
- Les serveurs, le chiffrement et l’adresse de service
- Ce qui reste à faire lorsque les versements ne reviennent pas
- Les questions que suscite ce dossier
Six ans après la mise en garde, le nom figure encore au fichier du régulateur
Le 29 octobre 2020, l’Autorité des marchés financiers a fait inscrire www.vuelex.com à son fichier des offres non autorisées, sous la qualification « Autres ». Ce relevé, que le régulateur met à jour régulièrement et publie en accès libre, portait toujours cette ligne le 29 septembre 2026, dans la version mise à jour le 28 septembre 2026. La date initiale y est conservée, la qualification y est inchangée.
Ce type d’inscription signifie que l’autorité compétente n’a pas reconnu à ce nom le droit de proposer des services ou des placements financiers sur le territoire français. Elle ne résulte pas d’une procédure judiciaire et ne constitue pas, à elle seule, une condamnation. Mais elle s’adresse directement à l’épargnant : elle l’informe que l’acteur en question n’est pas dans la liste de ceux que le régulateur surveille et encadre, et qu’une démarche consistant à lui confier des fonds se fait hors de tout filet de protection reconnu.
Ce qui distingue ce cas, six ans après notre premier examen du nom, c’est l’absence de tout changement des deux côtés : l’inscription est restée, et la vitrine a continué de répondre. Une inscription de ce type ne se lève pas à la demande du seul épargnant, ni spontanément avec le temps : elle suppose une intervention de l’autorité qui l’a prononcée, sur la base de faits nouveaux qu’elle aurait constatés. Aucun élément disponible le 29 septembre 2026 ne permet de penser que cette intervention a eu lieu.
La vitrine que découvre un visiteur en septembre 2026
Interrogé le 29 septembre 2026, le nom a renvoyé vers la forme en www, qui a servi un document d’environ 25 500 octets. Le titre de cette page est « Welcome to Vuelex ». La vitrine se présente sous l’enseigne « Vuelex » comme une société indépendante de gestion de patrimoine et d’investissement, qu’elle dit établie en Asie et qu’elle qualifie de « hautement réputée ». Aucun registre, aucun numéro d’immatriculation et aucune autorité de tutelle ne viennent étayer cette présentation.
La gamme de services qu’elle annonce est étendue : gestion de patrimoine, gestion d’investissement avec portefeuilles conseillés ou discrétionnaires, planification de la transmission, family office, allocation d’actifs stratégique. Une charte de la relation client est également mise en avant. L’ensemble est proposé en trois langues, anglais, français et chinois, ce qui élargit la portée géographique potentielle de la vitrine au-delà du seul marché francophone.
Le pied de page rattache la mention de droits de l’enseigne aux années 2005 à 2026, ce qui suggère une existence revendiquée de plus de vingt ans. Deux portes d’entrée distinctes sont accessibles depuis la vitrine : un espace de connexion réservé aux clients et un formulaire d’ouverture de compte. Ces deux fonctionnalités confèrent à la vitrine l’apparence d’une structure opérationnelle, capable de recueillir des données de connexion ou d’initier une relation commerciale avec un visiteur.
Treize profils annoncés, des rattachements que rien ne confirme
La vitrine consacre une page à son équipe, sur laquelle figurent treize personnes, chacune associée à l’une des fonctions suivantes : direction générale, opérations commerciales, négociation, conformité, stratégie, opérations, finances, clients privés, clients institutionnels, direction des marchés, relations clients. Ces fonctions correspondent à celles que l’on trouve dans une structure financière organisée et dotée de plusieurs lignes métiers.
Pourtant, ni le responsable de la conformité affiché, ni la direction des finances annoncée, ni aucun autre des treize profils présentés ne sont rattachés à une société identifiable. Aucun numéro d’immatriculation, aucun agrément et aucune autorité de tutelle ne figurent sur cette page, ni d’ailleurs sur l’ensemble de la vitrine, y compris dans ses conditions d’utilisation. Le visiteur qui chercherait à vérifier l’existence légale de la structure n’y trouve aucun point d’appui.
Les quatre implantations annoncées en page de contact ajoutent une apparence de présence physique dispersée : un bureau de conseil à Shenzhen, en Chine ; un bureau administratif à Osaka, au Japon ; un siège déclaré à Tokyo, au Japon ; et une adresse de conseil fiscal à Port-Louis, à Maurice. Aucun numéro de téléphone ou d’identification n’est associé aux trois dernières adresses. Par ailleurs, le fichier de directives destiné aux robots interdit l’exploration de la vitrine à l’agent d’images de Google, et soustrait à l’indexation les pages de l’espace client, d’ouverture de compte, de confidentialité et de mentions réglementaires. Ce dernier point revient à maintenir hors de portée des moteurs de recherche les pages qui contiendraient, le cas échéant, les informations légales les plus utiles à un visiteur.
Le dossier du nom, de sa création en 2005 à son échéance de 2027
Le dossier du nom a été relevé le 29 septembre 2026. Il fournit plusieurs éléments précis. Le nom a été créé le 25 septembre 2005 ; il est conservé jusqu’au 25 septembre 2027. La dernière modification du dossier est datée du 24 septembre 2026, soit cinq jours avant notre relevé, ce qui indique un suivi actif. Le bureau d’enregistrement est NetEarth One.
Le dossier porte une mention de verrouillage, qui interdit la cession du nom à un bureau tiers. Les serveurs de noms déclarés sont ns1 et ns2, tous deux hébergés sur le domaine x10premium.com. Le titulaire du nom est masqué derrière un service de confidentialité établi à Londres : aucune identité de personne physique ou morale n’est donc accessible par cette voie. L’ensemble de ces éléments décrit un nom dont la gestion est assurée avec soin et continuité, par un titulaire qui a choisi de rester anonyme.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Les serveurs, le chiffrement et l’adresse de service
Le certificat de sécurité de la vitrine a été délivré par Let’s Encrypt. Son périmètre englobe le nom comme ses sous-domaines, et sa validité court du 11 septembre 2026 au 10 décembre 2026. La présence d’un tel certificat assure le chiffrement des échanges entre le navigateur du visiteur et le serveur, mais elle ne constitue aucune garantie quant à la nature ou à la légitimité de l’entité qui exploite ce serveur.
Le nom résout vers une adresse unique, 162.253.227.160, localisée aux États-Unis. C’est la même adresse que celle relevée lors de notre constat du 17 octobre 2023, qui portait déjà le même intitulé de page « Welcome to Vuelex ». En près de trois ans, ni l’adresse de service ni le titre de la page d’accueil n’ont changé, ce qui confirme la stabilité de l’infrastructure.
Nos relevés techniques ont recensé quarante-trois éléments répartis en quatorze familles sur la vitrine : deux versions de la bibliothèque jQuery, un socle de développement CodeIgniter, un cache Varnish, un serveur OpenResty, une protection Imunify360, le dispositif anti-robot reCAPTCHA v3, la bibliothèque de polices de Google, les réseaux de diffusion jsDelivr et BootstrapCDN, Font Awesome, OWL Carousel et Modernizr, le tout servi depuis un hébergement américain. Nos constats techniques établissent que la plupart de ces composants étaient déjà en place lors de notre premier relevé d’avril 2020, et qu’ils sont toujours identifiés en septembre 2026. La structure technique n’a pas connu de remise à plat significative en six ans.
Ce qui reste à faire lorsque les versements ne reviennent pas
Une personne qui a versé des fonds sur cette plateforme et qui ne parvient plus à obtenir de réponse doit, en premier lieu, rassembler et conserver toutes les pièces disponibles : relevés de compte, ordres de virement, captures des messages échangés avec les interlocuteurs de la plateforme, coordonnées de ces interlocuteurs. Ces éléments constituent le dossier sur lequel reposeront toutes les démarches ultérieures, et leur valeur diminue si l’on attend trop avant de les réunir.
Il est ensuite utile d’adresser un courrier à la banque qui a exécuté les mouvements, en exposant les faits dans l’ordre chronologique et en joignant les pièces réunies. Lorsque les règlements sont passés par carte, la banque émettrice peut être saisie d’une contestation, distincte de la réclamation adressée à l’établissement teneur du compte. Ces démarches ne garantissent pas le remboursement, mais elles ouvrent des voies qui se ferment si elles ne sont pas empruntées rapidement.
Les faits doivent également être signalés. Le fichier des offres non autorisées, que chacun peut interroger, est le point d’entrée public du régulateur français pour ce type de situation. Un signalement auprès de l’autorité compétente permet d’alimenter le dossier de connaissance des services concernés, et peut s’avérer utile dans le cadre d’une procédure plus large.
Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate membre de l’ordre des avocats de Paris, revient dans l’entretien ci-dessous sur le spoofing et l’arnaque au faux conseiller bancaire, les procédés d’hameçonnage qui les accompagnent, les conditions dans lesquelles une victime peut prétendre à une indemnisation, et les recours judiciaires qui lui sont ouverts.
Lorsque les démarches amiables n’aboutissent pas, il reste la voie pénale. Notre page consacrée à ce sujet détaille les étapes d’un dépôt de plainte, de la rédaction du signalement initial jusqu’au dépôt en bonne et due forme auprès des autorités compétentes.
Les questions que suscite ce dossier
L’inscription au fichier des offres non autorisées de l’Autorité des marchés financiers signifie que l’autorité a constaté que ce nom était utilisé pour proposer des services ou des placements financiers sans disposer des autorisations requises sur le territoire français. Cette mention est publique et consultable par toute personne. Elle ne résulte pas d’un jugement pénal et n’emporte pas, à elle seule, condamnation d’une personne physique ou morale. En revanche, elle constitue un avertissement clair pour tout épargnant qui recevrait une proposition se rattachant à ce nom. Une telle inscription ne disparaît pas avec le temps : elle subsiste tant que l’autorité qui l’a prononcée ne décide pas de la lever, sur la base de faits nouveaux qu’elle aurait elle-même constatés. À ce jour, rien ne permet de penser que l’AMF ait engagé une telle démarche pour ce nom.
La priorité immédiate est de réunir toutes les traces de la relation : relevés de compte et de carte montrant les sorties de fonds, captures d’écran des pages de la plateforme, historique complet des messages échangés avec les interlocuteurs que vous avez eus, tout document transmis ou signé dans le cadre de l’ouverture de compte. Une fois ces éléments rassemblés et sauvegardés en plusieurs endroits, il faut adresser un courrier à la banque qui a exécuté les mouvements, en y exposant les faits d’une manière précise et datée. Lorsque les règlements sont passés par carte, la banque émettrice peut être saisie d’une contestation distincte. Parallèlement, un signalement auprès de l’AMF et un dépôt de plainte auprès des autorités pénales compétentes permettent d’inscrire la situation dans un cadre formel, ce qui peut s’avérer déterminant si une procédure collective venait à s’ouvrir.
Un courrier adressé à votre banque doit être écrit avec soin : il expose les faits dans l’ordre chronologique, identifie chaque opération par sa date et son montant, et joint en copie les pièces qui les établissent. Il mentionne que le nom vers lequel les fonds ont été dirigés figure au fichier des offres non autorisées du régulateur français, et il formule une demande claire, par exemple le remboursement des sommes débitées ou le lancement d’une procédure de recall si les virements sont récents. Les chances d’aboutir dépendent de plusieurs facteurs : le délai écoulé depuis les paiements, le mode de paiement utilisé, et la politique propre de l’établissement. Un recall international réussit rarement au-delà de quelques semaines après l’opération, et un virement SWIFT vers un compte étranger est généralement plus difficile à récupérer qu’un paiement par carte. La banque n’a pas l’obligation de rembourser dans tous les cas, mais elle est tenue de traiter votre demande et de vous communiquer sa position par écrit, ce qui reste utile pour la suite des démarches.
vuelex.com est une vitrine de gestion de patrimoine qui se présente comme établie en Asie, affiche treize fonctions sans les rattacher à aucune société identifiable, et ne mentionne aucun agrément ni aucune autorité de tutelle, alors que le régulateur français a porté son nom à son fichier des offres non autorisées il y a six ans. Les personnes qui ont été mises en confiance par un interlocuteur se réclamant de cette enseigne, et qui ont versé des fonds après avoir navigué sur cette vitrine ou reçu des communications s’y référant, se trouvent aujourd’hui dans une situation où elles doivent s’adresser à leur banque et aux autorités sans pouvoir s’appuyer sur une société nommée, un agrément ou un interlocuteur identifiable. BrokerDefense prend connaissance de chaque dossier reçu avant de suggérer une direction possible.
Article réécrit le 29/09/2026



11 Comments
Avec Veulex j’ai des problemes de récuperer mon argent.
Qui pourrait m’aider?
Si vous avez besoin d’une aide, n’hésitez pas à contacter Broker Défense : +33 9 77 218 278 ou par e-mail : [email protected].
Bonjour,
Le probleme concernant VUELEX c’est que l’on peut encore les avoir au telephone, mais effectivement aucun retour d’argent pour le moment.
Je suis dans la meme situation.
Même problème à ce jour des erreurs de gestion qui fond que mon compte à été en alerte et maintenant pour récupérer, j’ai du régler pour l’AML, puis une assurance transfert qui est bloquée maintenant par IRS, et qui me demande 18% des fond comme caution pour le NRA C.
Il y a toujours une étape de plus ou il faut payer, mon inquiétude est de savoir si j’ai affaire à des escrocs ou pas de chance et qu’il faut payer et faire le dos rond pour au final récupérer son argent ?
Bonjour,
Avez vous pu régler le problème et récupérer vos fonds depuis ?
Car je connais une personne qu’est presque dans le même cas.
Merci d’avance pour votre retour.
Cordialement
Bonjour,
Avez vous pu récupérer vos fonds (une personne est dans la même situation) ?
Je rencontre le même problème avec une autre société du groupe Vuelex. J’ai réglé AML , et maintenant Assurance transfert de 18%, tout comme vous je crains que de nouvelles étapes apparaissent, et tout cela ne soit qu’un grand leurre…?
Laurent, avez-vous réussi à récupérer votre argent ?
Je rencontre le même problème avec une autre société du groupe Vuelex. J’ai réglé AML , et maintenant Assurance transfert de 18%, tout comme vous je crains que de nouvelles étapes apparaissent, et tout cela ne soit qu’un grand leurre…?
Laurent, avez-vous réussi à récupérer votre argent ?
Bonjour,
Avez vous pu récupérer vos fonds ou trouver une solution pour les récupérer ?
Merci d’avance
Bonjour Laurent,
Avez vous pu récupérer vos fonds.
Je suis dans le même cas que vous.
Merci pour votre retour.
Bonjour Dominique,
Je suis dans le même cas, mais avec une autre société.
Votre commentaire date de plus d’un an, pouvez-vous me dire ce qu’il s’est passé ensuite?
Merci d’avance,