Fxc-c.com arnaque : l’usurpation de FXCC n’a plus de domaine

Fxc-c.com : le nom s’éteint, deux alertes de 2019 demeurent

Vérifié le 10 octobre 2026, le nom fxc-c.com ne correspond à aucune fiche au registre du .com : ce fichier ne contient plus rien qui s’y rattache, ni titulaire, ni date d’enregistrement, ni date d’expiration, ni bureau d’enregistrement identifié. Ce constat se distingue nettement de la panne d’un serveur isolé. Une machine peut cesser de répondre tout en laissant derrière elle une fiche de délégation, un titulaire désigné, une trace administrative. Ici, il n’en reste rien : le nom a quitté le fichier dans son intégralité, comme s’il n’avait jamais été attribué. Aucun enregistrement ne subsiste dans la zone : ni adresse de serveur, ni serveur de noms délégué, ni enregistrement de messagerie. Le nom ne résout plus, que ce soit sous sa forme principale ou sous la forme www. La disparition est totale et concerne simultanément la couche administrative et la couche technique.

Cette situation ne signifie pas que la fraude a pris fin avec le nom. Les inscriptions portées en 2019 par deux régulateurs européens demeurent au fichier et témoignent de ce qu’était fxc-c.com avant sa sortie du registre. Ces inscriptions sont décrites dans la section suivante.

Seul un relevé d’enregistrement reste opposable pour fxc-c.com, la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Dernière mise à jour : 10/10/2026

FXCC, le courtier chypriote dont l’identité servait de support

La vitrine fxc-c.com ne construisait pas une identité fictive à partir de rien : elle empruntait celle d’un courtier réel, FX Central Clearing Ltd, plus connu sous l’enseigne commerciale FXCC. Cette société est établie à Chypre et titulaire d’une licence de courtage délivrée par la CySEC, le régulateur chypriote des marchés financiers. FXCC exerce une activité réelle dans le secteur du change et des dérivés. Aucun lien d’aucune nature n’existait entre fxc-c.com et cette société : ni partenariat commercial, ni mandat de distribution, ni délégation de marque. FXCC est étrangère à l’exploitation de la vitrine et ne saurait être regardée autrement que comme la victime d’un détournement de réputation.

L’usurpation présentait une incohérence immédiatement perceptible pour quiconque prenait la peine de comparer les deux entités. FXCC, la société imitée, est établie à Chypre : son siège social, son agrément et son activité déclarée sont tous localisés dans cet État membre de l’Union européenne. La vitrine, elle, annonçait un siège social en Autriche. Ce décalage géographique entre la société réelle et l’adresse affichée par l’imposteur constituait un signal d’alerte accessible à tout épargnant qui aurait cherché à vérifier la cohérence des informations présentées.

Le contenu de la vitrine était intégralement en français et le numéro d’appel affiché était français. Ce choix n’était pas fortuit : il révèle une stratégie délibérée visant les épargnants francophones, incités à faire confiance à une interface dans leur langue et à un numéro d’appel local, sans que l’agrément affiché corresponde à la moindre réalité réglementaire.

Deux régulateurs, deux inscriptions de 2019 toujours au fichier

La CySEC, régulateur chypriote, a inscrit fxc-c.com sur sa liste des domaines non approuvés dès le 5 septembre 2019, soit environ un mois avant le signalement de l’AMF. Cette antériorité s’explique naturellement : c’est le régulateur du pays dont l’identité était usurpée qui a réagi en premier, avant même que le dossier soit traité côté français.

Le fichier des sites non autorisés que l’AMF tient à jour a, de son côté, porté la mention « www.fxc-c.com » le 8 octobre 2019, jour même de la parution de notre alerte d’origine. Le libellé retenu par l’AMF est « Usurpation », qualification qui désigne explicitement le procédé consistant à emprunter l’identité d’un prestataire agréé pour tromper les investisseurs.

La persistance de ces deux inscriptions mérite d’être soulignée. Au 10 octobre 2026, soit sept ans après leurs dates d’entrée respectives, aucune des deux n’a été retirée. Les relevés publiés à cette date par les deux autorités portent toujours fxc-c.com. Cette permanence n’est pas anodine sur le plan pratique : elle signifie que quiconque consulte aujourd’hui ces fichiers trouvera la mention du nom, même si le nom lui-même n’est plus accessible. Les inscriptions régulatrices survivent à la disparition technique du nom et constituent, pour les victimes, un élément de preuve de la nature frauduleuse de la plateforme.

Les constats techniques arrêtés au 10 octobre 2026

À la date du 10 octobre 2026, quatre constats s’imposent sans ambiguïté. Premièrement, le nom fxc-c.com est absent du fichier du registre du .com : aucune fiche administrative n’y correspond, ce qui distingue la situation d’un simple nom expiré mais encore en période de rédemption. Deuxièmement, la zone technique a été vidée de tout contenu : ni adresse de serveur pointant vers une page, ni serveur de noms délégué, ni enregistrement permettant l’acheminement de courriels. Le nom ne résout plus, sous aucune des deux formes usuelles. Troisièmement, aucune copie publique du contenu de la vitrine n’a été conservée par les archives publiques du web : aucune sauvegarde du site n’est consultable, ce qui rend impossible toute reconstitution documentaire du contenu diffusé par les escrocs. Quatrièmement, l’absence de fiche au registre interdit d’identifier un titulaire actuel ou d’établir une continuité avec l’exploitant d’origine.

Ces constats permettent d’affirmer que le nom est sorti du registre et que l’infrastructure qu’il desservait n’est plus accessible. Ils ne permettent pas, en revanche, de conclure que le nom ne sera jamais repris. Après l’expiration des délais réglementaires propres au registre du .com, un tiers sans lien avec l’exploitant d’origine pourrait techniquement enregistrer fxc-c.com à son nom. Cette éventualité justifie une surveillance du nom dans le temps, indépendamment du dossier de fraude lui-même.

Le recours contre la banque qui a encaissé les versements à fxc-c.com

La sortie du registre du .com ne fait pas disparaître les faits, et elle ne ferme pas les voies de droit. Les personnes ayant adressé des virements bancaires à fxc-c.com conservent des recours, même si l’infrastructure technique a cessé d’exister et même si l’exploitant de la vitrine est introuvable.

La piste la plus concrète passe par l’établissement bancaire qui a reçu les fonds. Chaque virement a transité par un compte ouvert auprès d’une banque. Cet établissement peut être interrogé sur l’identité du titulaire du compte destinataire, sur les conditions dans lesquelles ce compte a été ouvert, et sur les diligences qu’il a accomplies avant d’exécuter les opérations. La question de la responsabilité de la banque réceptrice mérite d’être posée systématiquement : une banque qui exécute des ordres en faveur d’un compte manifestement frauduleux peut voir sa responsabilité engagée si elle n’a pas respecté ses obligations de vigilance. Une contestation formelle auprès de l’établissement, appuyée sur les inscriptions régulatrices de l’AMF et de la CySEC, constitue le premier levier à actionner.

Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate près le barreau de Paris, précise, dans l’intervention reproduite plus bas, les conditions dans lesquelles un établissement bancaire peut être tenu de restituer des sommes correspondant à une opération exécutée sans autorisation valable du titulaire du compte, et ce qu’implique concrètement ce cadre pour les personnes qui ont adressé des virements vers fxc-c.com en croyant traiter avec un courtier agréé.

Du relevé bancaire à la plainte au pénal

Avant toute démarche, il faut réunir les preuves attachées aux versements effectués vers fxc-c.com. Les relevés de compte portant les ordres de virement doivent être récupérés pour chaque opération concernée, avec les confirmations d’exécution éventuellement adressées par la banque. Ces documents établissent la réalité des flux, leur montant, leur date et les coordonnées du compte destinataire : c’est sur cette base que reposeront les démarches qui suivront, que celles-ci passent par la voie amiable ou par le juge.

Les échanges avec les interlocuteurs de la plateforme doivent également être conservés dans leur intégralité : courriels, messages reçus sur des applications de messagerie, captures d’écran des interfaces présentées, et tout document remis sous prétexte de justifier la régularité de la plateforme. Ces éléments permettent de reconstituer le déroulement de l’escroquerie et d’identifier les techniques utilisées pour convaincre les victimes de virer des fonds.

Une fois ces éléments réunis, il convient de porter les faits à la connaissance des autorités de contrôle. La persistance des inscriptions de l’AMF et de la CySEC au fichier facilite cette étape en apportant une qualification officielle de la plateforme. Vient ensuite la question du dépôt de plainte au pénal. Cette voie est adaptée aux dossiers impliquant une tromperie délibérée sur l’identité d’un prestataire agréé, comme c’est précisément le cas de fxc-c.com. Notre guide détaille les étapes d’un dépôt de plainte au pénal pour les personnes qui souhaitent s’engager dans cette procédure.

Vos questions sur fxc-c.com et le courtier FXCC

Les questions qui reviennent le plus souvent portent sur l’état actuel du nom, sur la distinction entre la vraie société FXCC et la vitrine frauduleuse, et sur les recours ouverts après la disparition du site. Les réponses ci-dessous s’appuient exclusivement sur les faits vérifiés au 10 octobre 2026.

Que reste-t-il aujourd’hui de fxc-c.com ?

Presque rien. À la date du 10 octobre 2026, plus aucune fiche ne correspond à fxc-c.com dans le registre du .com ; aucun titulaire n’est désignable, et la zone technique ne renvoie plus vers quoi que ce soit. Le nom ne résout plus ni sous sa forme principale ni sous la forme www. Aucune copie du contenu du site n’a été conservée par les archives publiques du web. La disparition est donc totale, tant sur le plan administratif que technique.

Le vrai courtier FXCC est-il impliqué dans cette arnaque ?

Non, en aucune façon. FX Central Clearing Ltd, qui exploite l’enseigne FXCC, est un courtier chypriote réel, titulaire d’une licence délivrée par la CySEC. Aucun lien n’existait entre cette société et la vitrine fxc-c.com : ni partenariat, ni mandat, ni délégation de marque. FXCC est elle-même victime d’un détournement de son identité et de sa réputation. Le seul indice visible de l’imposture était le siège autrichien affiché par la vitrine, alors que la société réelle est établie à Chypre.

Est-il encore possible d’agir si l’on a viré de l’argent vers fxc-c.com ?

Oui. La disparition du nom ne supprime ni les faits ni les voies de droit. Les personnes ayant effectué des virements peuvent interroger la banque qui a reçu les fonds sur la régularité des opérations et engager une contestation formelle, en s’appuyant notamment sur les inscriptions de l’AMF et de la CySEC qui qualifient fxc-c.com d’usurpateur depuis 2019. Un dépôt de plainte au pénal reste également envisageable. La première étape consiste à réunir les relevés bancaires et les échanges avec les interlocuteurs de la plateforme.

Les personnes ayant adressé des virements bancaires à fxc-c.com se trouvent dans une situation caractéristique : elles ont transféré des fonds vers une fausse plateforme de courtage qui a aujourd’hui quitté le fichier du .com sans laisser de titulaire identifiable, mais dont les inscriptions régulatrices établissent sans ambiguïté la nature frauduleuse. Cette configuration n’est pas unique. Le dossier atlas-finance.org présente un profil comparable : deux alertes régulatrices portées au fichier, et un nom qui a ensuite été retiré de son registre, laissant les victimes face à une infrastructure disparue mais des droits intacts. De même, fxcm-group.io illustre comment l’usurpation de l’identité d’un courtier forex réel peut être montée puis abandonnée, le site se réduisant à une page d’attente avant de disparaître totalement.

Dans chacun de ces dossiers, la disparition technique du nom ne constitue pas une fin de non-recevoir pour les victimes. BrokerDefense offre un examen préalable de chaque dossier, afin de déterminer les recours réalistes pour chaque personne ayant transféré des fonds vers fxc-c.com ou une plateforme de même nature.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 10/10/2026

2 Comments

  1. Galindo Nicolas dit :

    Bonsoir, je vous fais part de l’arnaque du site dont j’ai été victime l’été 2019 environ 1500 euros de virement. J’ai vite abandonné les démarches pour récupérer mes fonds. C’était en effet mes économies très modeste que ces gens m’ont volé, je possède tous tjrs les justificatifs des virements effectués.
    Je vous laisse mes coordonnées en espérant avoir une réponse positive de votre part. Je vous remercie.
    Cordialement,
    Nicolas

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SERVICE DE VÉRIFICATION

Vérifier le destinataire de votre paiement avant d’effectuer votre virement

ÉTUDE DE TRAÇAGE

Litiges cryptoactifs

SERVICES

BROKER DEFENSE

Offres spécifiques en matière de gestion des litiges dans le domaine de l’investissement et des escroqueries financières.

Ceci pourrait vous intéresser