Depuis le 10 septembre 2024, notre enquête documente la fausse plateforme « Capital 500 », qui usurpait l’identité du courtier en ligne Capital.com. La vitrine affichait les références réglementaires de la plateforme légitime, ASIC, FCA et CySEC, sans détenir la moindre licence : les régulations citées étaient volées, et aucune société identifiable ne se cachait derrière le site. La vérification du 29 août 2026 confirme que cette vitrine a disparu, comme la plupart des plateformes de ce type une fois leur mission accomplie.
Sommaire
- Capital 500 : une usurpation de la marque Capital.com
- Des licences ASIC, FCA et CySEC affichées sans être détenues
- Une société introuvable, des contacts inexistants
- Une promesse d’assistance 24/7 purement décorative
- Les démarches des personnes qui ont versé des fonds à Capital 500
- FAQ : Capital 500 est-il une arnaque ?
Capital 500 : une usurpation de la marque Capital.com
La fausse plateforme Capital 500 reprenait point par point l’identité de Capital.com, courtier en ligne réellement établi et titulaire de licences délivrées par l’ASIC en Australie, la FCA au Royaume-Uni et la CySEC à Chypre. Le choix d’un nom volontairement proche, la reprise du logo et la mise en avant d’une promesse d’assistance 24/7 constituaient autant de signaux destinés à faire croire à une filiation avec un acteur reconnu du secteur. Or une plateforme légitime n’a aucune raison de se faire passer pour une autre : ce type de proximité nominale et visuelle est, à lui seul, un indicateur d’alerte.
Ce procédé d’usurpation de marque est l’un des plus répandus dans les arnaques financières en ligne. On le retrouve notamment chez Cfdcapita, une fausse plateforme qui affichait une licence CySEC usurpée pour convaincre ses victimes de sa légitimité. Face à la multiplication de ces stratagèmes, l’AMF tient à jour une liste noire des acteurs non autorisés à laquelle il est prudent de se référer avant tout versement de fonds.
Dernière mise à jour : 29/08/2026
Des licences ASIC, FCA et CySEC affichées sans être détenues
Le site Capital 500 se présentait comme conforme aux régulations de l’ASIC, de la FCA et de la CySEC, reproduisant exactement les mentions réglementaires affichées par le courtier légitime Capital.com. Cette mise en scène était délibérée : en citant trois organismes de surveillance parmi les plus reconnus au monde, la vitrine cherchait à conférer à l’ensemble du dispositif une apparence de sérieux irréprochable.
Ces mentions étaient pourtant entièrement volées au site authentique. Capital 500 ne disposait d’aucune régulation propre, ni en Australie, ni au Royaume-Uni, ni à Chypre. Aucun numéro de dossier, aucun certificat d’enregistrement, aucune référence vérifiable n’était fourni pour étayer ces affirmations. Les régulateurs cités n’avaient délivré aucune autorisation à cette entité.
Afficher la régulation d’un autre établissement est une méthode classique pour créer une illusion de légitimité à moindre coût : il suffit de copier des mentions existantes et de les présenter comme siennes. En l’absence de tout lien vers un registre officiel et de tout numéro d’agrément vérifiable, ces affirmations réglementaires n’avaient qu’une fonction purement décorative, conçue pour court-circuiter la vigilance des investisseurs.
Une société introuvable, des contacts inexistants
Au-delà des fausses références réglementaires, aucune donnée concrète ne venait étayer les promesses affichées par Capital 500. Le site ne comportait ni adresse e-mail visible, ni numéro de téléphone, ni adresse physique, ni page de contact complète, ni mentions légales d’aucune sorte. Cette absence totale d’informations de contact constitue l’un des signaux les plus caractéristiques des vitrines frauduleuses : un opérateur sérieux est tenu de rendre ces éléments accessibles à ses clients en vertu des obligations légales en vigueur dans la plupart des juridictions.
Le nom de la société exploitant la plateforme restait flou, voire inexistant. Aucun numéro d’enregistrement d’entreprise n’était mentionné, aucune licence d’opération n’était fournie, et aucune entité juridique identifiable ne pouvait être rattachée au site. Cette opacité n’est pas le fruit du hasard : elle est constitutive du modèle de l’arnaque en ligne, qui repose sur l’impossibilité pour la victime de retrouver un responsable une fois les fonds transférés.
Une promesse d’assistance 24/7 purement décorative
La mise en avant d’un service client disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept visait un objectif précis : rassurer l’utilisateur et l’engager dans un sentiment de confiance artificiel, le convaincre qu’un interlocuteur compétent serait toujours à sa disposition. Cette promesse était renforcée par l’environnement visuel du site, composé de graphiques financiers et d’images de marchés boursiers soigneusement sélectionnés pour reproduire les codes esthétiques des plateformes professionnelles.
Ces visuels ne compensaient en rien l’absence de données légales et vérifiables. En pratique, aucun moyen de joindre réellement un interlocuteur n’existait : pas de formulaire fonctionnel, pas de numéro actif, pas d’adresse à laquelle adresser une réclamation. La promesse d’assistance 24/7 n’était qu’un argument de vente destiné à accélérer la décision de dépôt, sans jamais être suivie d’effet.
Les démarches des personnes qui ont versé des fonds à Capital 500
La première priorité pour toute personne ayant versé des fonds à Capital 500 est de rassembler l’ensemble des preuves disponibles. Il convient de conserver les captures d’écran de la vitrine telle qu’elle apparaissait au moment des faits, les historiques de virements bancaires ou de transferts, les courriels échangés avec des interlocuteurs se présentant comme des représentants de la plateforme, ainsi que tout document remis lors de la souscription. Ces éléments constituent la base indispensable de toute procédure ultérieure et leur valeur probante dépend directement de leur authenticité et de leur complétude.
Sur le plan judiciaire, le dépôt d’une plainte pénale avec constitution de partie civile permet d’ouvrir une instruction et de faire reconnaître la qualité de victime. Parallèlement, il est utile d’interroger sa banque sur son devoir de vigilance : dès lors que des virements bancaires ont servi à financer le faux investissement, l’établissement peut, dans certaines circonstances, engager sa responsabilité pour défaut de détection d’opérations atypiques. BrokerDefense reste disponible pour évaluer les dossiers individuels et orienter les victimes vers les recours les plus adaptés à leur situation.
Ce détournement d’une marque réputée évoque Five Arrows, dont l’AMF a démantelé un réseau de faux domaines reprenant le nom d’une maison de gestion prestigieuse.
Pour comprendre les recours ouverts aux victimes d’une fausse plateforme de trading, Me Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon, revient dans cette vidéo sur les litiges bancaires liés aux virements frauduleux et sur le devoir de vigilance des banques, qui peut conduire à la récupération des fonds versés.
FAQ : Capital 500 est-il une arnaque ?
Non, Capital 500 n’entretenait aucun lien avec Capital.com, courtier réellement régulé disposant de licences ASIC, FCA et CySEC. La proximité du nom et la reprise des éléments visuels et réglementaires de la plateforme légitime relevaient d’une usurpation d’identité délibérée, destinée à tromper les investisseurs sur la nature réelle du site.
Non, Capital 500 ne détenait aucune des licences qu’il affichait. Les mentions de l’ASIC, de la FCA et de la CySEC étaient copiées sur le site de Capital.com et présentées sans aucun numéro d’agrément vérifiable. Aucun de ces régulateurs n’avait accordé la moindre autorisation à l’entité exploitant Capital 500.
Commencez par rassembler toutes les preuves disponibles : captures d’écran, historiques de virements et courriels échangés. Déposez ensuite une plainte pénale avec constitution de partie civile, interrogez votre banque sur son devoir de vigilance concernant les virements effectués, et contactez BrokerDefense pour une évaluation de votre dossier.
Les victimes de Capital 500 ont engagé des fonds sur la foi de fausses références réglementaires, des fonds qu’elles n’ont jamais revus, face à un interlocuteur définitivement injoignable depuis la disparition de la vitrine. Cette situation rappelle l’impérieuse nécessité d’évaluer toute plateforme d’investissement avant d’y engager le moindre capital, en vérifiant notamment l’existence réelle d’une licence auprès des régulateurs cités. BrokerDefense propose de réaliser cette vérification pour tout épargnant souhaitant s’assurer de la légitimité d’un opérateur avant de prendre une décision financière.
Article réécrit le 29/08/2026



1 Comment
J’ai subi une fraude sur Vault Trade.
On m’a annoncé que j’avais 8800 USD sur mon portefeuille le 5 septembre 2024 et qu’ils deviendraient 8016,86 € et seraient très vite sur mon compte-courant, mais que pour celà, je devais payer des frais de miroitages, à savoir : 501,28 € le 1er octobre .
490 € le 2 octobre et 400 € le 3 octobre dernier.
Le trader a disparu et j’ai perdu cet argent avec un soit disant financier qui intervenait sur les transactions financières effectuées en ligne.