Le 12 août 2026, thrivalance.com a cessé de résoudre dans le DNS, son registrar Spaceship ayant appliqué un gel complet du domaine après dix mois d’existence.
Sommaire
- Le gel du domaine le 12 août 2026 : thrivalance.com ne répond plus
- Un domaine Spaceship enregistré le 18 octobre 2025, disparu dix mois plus tard
- Des rendements garantis sur l’or, le pétrole et les cryptomonnaies : la vitrine de Thrivalance
- Un serveur partagé aux États-Unis et un certificat Sectigo : l’infrastructure d’une vitrine éphémère
- Les recours des personnes ayant investi sur Thrivalance
- FAQ : que devient l’argent déposé sur Thrivalance ?
Le gel du domaine le 12 août 2026 : thrivalance.com ne répond plus
Le 12 août 2026, nos outils ont enregistré trois échecs de connexion consécutifs vers thrivalance.com. Les vérifications menées le 18 août 2026 ont confirmé un NXDOMAIN total : les enregistrements A, MX, TXT et NS du domaine ne résolvent plus, ni pour thrivalance.com ni pour www.thrivalance.com. Aucune connexion HTTP ou HTTPS n’est possible. Les données publiques du registre indiquent que la dernière modification du domaine a eu lieu le 12 août 2026 à 07h52 UTC, soit le jour même de la détection hors ligne. Ce n’est pas une coïncidence : c’est le moment précis où Spaceship a appliqué les statuts client hold, client transfer prohibited et client update prohibited, neutralisant le domaine avant même son échéance contractuelle d’octobre 2026.
Cette disparition est intervenue moins de trois mois après la publication de l’enquête BrokerDefense du 31 mai 2026. Le schéma est caractéristique : une plateforme frauduleuse maintient une vitrine opérationnelle le temps d’encaisser des dépôts, puis le domaine est gelé ou abandonné sans préavis, laissant les investisseurs sans accès à leurs fonds ni à leurs espaces personnels. Aucun message d’information n’a été adressé aux utilisateurs. La plateforme a simplement cessé d’exister. C’est précisément le même enchaînement qu’avait connu helimotglobal, dont le domaine avait été gelé par son registrar dix-huit jours seulement après la publication de l’enquête BrokerDefense.
Dernière mise à jour : 18/08/2026
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Un domaine Spaceship enregistré le 18 octobre 2025, disparu dix mois plus tard
Thrivalance.com avait été enregistré le 18 octobre 2025 à 10h00 UTC auprès du registrar Spaceship, Inc. (identifiant IANA 3862), pour une durée d’un an, avec une date d’expiration prévue au 18 octobre 2026. Le domaine n’a donc fonctionné que dix mois avant d’être neutralisé. Au moment de la vérification du 18 août 2026, les serveurs de noms actifs sont LAUNCH1.SPACESHIP.NET et LAUNCH2.SPACESHIP.NET, qui correspondent aux serveurs de parking du registrar, confirmant que le domaine ne pointe plus vers aucune infrastructure active. Le DNSSEC est signé (enregistrements DS présents), ce qui ne constitue en rien une garantie de légitimité : cette configuration était déjà en place lors de l’enquête initiale.
Les trois statuts appliqués simultanément le 12 août 2026, client hold, client transfer prohibited et client update prohibited, signifient que le registrar a pris le contrôle du domaine, empêchant tout transfert vers un autre registrar et toute modification des paramètres. Cette combinaison de statuts est typiquement appliquée à la suite d’un signalement pour abus ou d’une décision interne du registrar. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine. La plateforme globalsfet avait suivi une trajectoire similaire, disparaissant quelques jours seulement après avoir été documentée par nos équipes.
Des rendements garantis sur l’or, le pétrole et les cryptomonnaies : la vitrine de Thrivalance
Thrivalance se présentait comme une société d’investissement diversifiée, couvrant l’immobilier, l’or, l’agriculture, le pétrole brut et les cryptomonnaies. La plateforme promettait des rendements élevés et garantis, une formulation qui constitue à elle seule un signal d’alerte majeur : aucun investissement légal ne peut garantir des rendements. Les dépôts étaient acceptés exclusivement en cryptomonnaies, Bitcoin, Ethereum et USDT, ce qui rendait les transactions difficiles à tracer et quasi impossibles à contester auprès d’un établissement bancaire traditionnel.
Les affirmations commerciales du site étaient invérifiables. Thrivalance revendiquait l’export de pétrole brut dans plus de 153 pays et la détention de propriétés immobilières aux États-Unis, sans fournir aucun document justificatif. L’adresse physique affichée combinait une ville suisse, Wohlen, avec le code postal KT6 7DE, qui correspond en réalité à Surrey, au Royaume-Uni : une incohérence géographique caractéristique des plateformes frauduleuses qui assemblent des éléments de crédibilité sans vérification. Le copyright affiché couvrait la période 2021-2026, alors que le domaine n’avait été enregistré que le 18 octobre 2025, soit un écart de quatre ans avec la date de création réelle.
Nos recherches ont également mis en évidence qu’une version antérieure du site affichait l’adresse email [email protected], vestige d’une autre marque, indiquant un recyclage d’infrastructure entre plusieurs entités frauduleuses. Aucune société portant le nom « Thrivalance » n’apparaissait dans les registres nationaux des entreprises, ni au Companies House britannique, malgré la revendication d’un enregistrement au Royaume-Uni. La plateforme n’était inscrite ni sur les listes de l’AMF, ni sur celles de l’ACPR/ABE, ni auprès de la CySEC.
Me Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, intervient régulièrement dans des dossiers impliquant des plateformes d’investissement frauduleuses. Dans la vidéo ci-dessous, elle aborde les questions essentielles pour les victimes de faux investissements : les conditions dans lesquelles un jugement pour escroquerie peut être obtenu, les voies d’indemnisation disponibles, les recours judiciaires envisageables, ainsi que les spécificités des arnaques impliquant des transactions en cryptomonnaies.
Un serveur partagé aux États-Unis et un certificat Sectigo : l’infrastructure d’une vitrine éphémère
Notre analyse technique a établi que thrivalance.com était hébergé sur l’adresse IP 66.29.148.128, localisée aux États-Unis, sur un serveur LiteSpeed en hébergement mutualisé. Le domaine n’était pas protégé par Cloudflare, ce qui exposait directement l’adresse IP du serveur. Cette configuration est courante dans les plateformes frauduleuses à faible budget : l’hébergement mutualisé bon marché permet de lancer rapidement une vitrine sans investissement technique significatif. Nos investigations ont révélé que ce même serveur hébergeait des sites sans aucun rapport avec la finance, des activités de menuiserie, de rideaux et de revêtements de sol aux Émirats arabes unis, cohabitation typique des hébergeurs mutualisés à bas coût.
Le certificat SSL affiché était un certificat Sectigo de validation de domaine (DV), émis le 18 octobre 2025, le jour même de l’enregistrement du domaine, et valable jusqu’au 18 octobre 2026. Un certificat DV ne prouve pas l’identité de l’entité qui exploite le site : il atteste uniquement que le demandeur contrôlait le domaine au moment de l’émission. Sa délivrance prend quelques minutes et est gratuite ou quasi gratuite. La présence du cadenas HTTPS ne constituait donc pas une garantie de légitimité.
La stack technique déployée était élaborée pour une plateforme de cette nature : PHP, Vue.js, React, Axios, Pusher pour les mises à jour en temps réel, jQuery, ainsi que plusieurs outils de chat en ligne (tawk.to, JivoSite, Tidio) et des widgets TradingView affichant des graphiques de cours boursiers. Google Translate et Font Awesome complétaient l’interface. La messagerie reposait sur SpaceMail avec un enregistrement SPF configuré. Cet assemblage visait à reproduire l’apparence d’une plateforme professionnelle, sans que l’infrastructure sous-jacente ne corresponde à une activité financière réelle. Le même type de vitrine technique soignée se retrouve dans le cas de richnetmarkets.xyz, faux site d’investissement aux rendements élevés dont le domaine a également été gelé en août 2026.
Les recours des personnes ayant investi sur Thrivalance
Les personnes ayant effectué des dépôts en Bitcoin, Ethereum ou USDT sur thrivalance.com se trouvent dans une situation particulièrement difficile depuis la disparition brutale de la plateforme le 12 août 2026. L’accès aux espaces personnels, aux historiques de transactions et aux fonds déclarés sur la plateforme est devenu impossible du jour au lendemain, sans aucun préavis ni communication de la part des opérateurs. Il est impératif de conserver l’ensemble des preuves liées à l’utilisation de thrivalance.com : captures d’écran des espaces membres, confirmations de transactions en cryptomonnaies, échanges par email ou via les chats tawk.to, JivoSite ou Tidio, ainsi que les adresses de portefeuilles vers lesquels les fonds ont été envoyés.
Les victimes doivent également se méfier des tentatives de fraude à la récupération : des individus se présentant comme des « agents de recouvrement » ou des « spécialistes en récupération de cryptomonnaies » contactent parfois les victimes de plateformes disparues pour leur proposer de récupérer leurs fonds contre paiement préalable. Il s’agit d’une arnaque secondaire fréquente. La fiche ScamDoc de thrivalance.com documente les signalements liés à cette plateforme et peut constituer un élément utile dans la constitution d’un dossier. Pour comprendre les voies pénales disponibles, consultez notre guide complet sur la procédure pénale. notre service d’aide aux victimes pour une première évaluation de votre situation.
FAQ : que devient l’argent déposé sur Thrivalance ?
Non, thrivalance.com n’est plus accessible depuis le 12 août 2026. À cette date, le domaine a cessé de résoudre dans le DNS (NXDOMAIN total) et le registrar Spaceship a appliqué un statut « client hold » qui neutralise l’ensemble des enregistrements DNS. Aucune connexion HTTP ou HTTPS n’est possible. Le domaine, enregistré le 18 octobre 2025, a disparu dix mois après sa création, avant même son échéance contractuelle d’octobre 2026.
Les transactions en Bitcoin, Ethereum et USDT sont par nature irréversibles sur la blockchain : une fois envoyés vers les adresses de portefeuilles contrôlées par les opérateurs de Thrivalance, les fonds ne peuvent pas être annulés techniquement. Des voies judiciaires existent néanmoins, notamment le dépôt de plainte pour escroquerie, qui peut permettre dans certains cas d’identifier les responsables et d’obtenir une indemnisation. La constitution d’un dossier solide, incluant toutes les preuves de transactions, est indispensable.
Les personnes ayant investi sur Thrivalance doivent en priorité rassembler toutes les preuves disponibles : captures d’écran de l’espace membre, historiques de transactions en cryptomonnaies, adresses de portefeuilles utilisées, échanges avec le support via les chats ou par email. Il convient ensuite de déposer une plainte pour escroquerie auprès des autorités compétentes et de consulter un professionnel du droit spécialisé. BrokerDefense propose une évaluation préalable des dossiers pour orienter les victimes vers les recours adaptés à leur situation.
Thrivalance a suivi jusqu’à son terme la trajectoire classique d’une plateforme frauduleuse : une vitrine soignée, des promesses de rendements garantis sur des actifs aussi divers que l’or, le pétrole brut et les cryptomonnaies, une interface technique élaborée destinée à inspirer confiance, puis l’encaissement de dépôts en Bitcoin, Ethereum et USDT avant la disparition brutale du domaine le 12 août 2026. Les personnes ayant investi sur cette plateforme se retrouvent sans accès à leurs fonds ni à leurs historiques, face à un domaine gelé et à des opérateurs introuvables. BrokerDefense évalue les dossiers des victimes de Thrivalance afin de les orienter vers les recours judiciaires et les démarches adaptés à leur situation.
Article réécrit le 18/08/2026


