web.interface-cim.fr avis : fiché par l’ACPR, le portail reparaît

Un nom fiché par l’ACPR qui répond de nouveau

Ce 09 octobre 2026, la vitrine sert de nouveau une page de connexion : web.interface-cim.fr, dont le portail ne restituait plus rien depuis juillet 2026, restitue de nouveau un écran d’identification complet, alors même que le nom figure sans interruption au fichier commun des autorités françaises depuis le 03 mars 2026.

Ce retour n’est pas anodin. L’ACPR et l’AMF ont inscrit à la fois interface-cim.fr et son sous-domaine web.interface-cim.fr sous deux libellés que le fichier accole à ce nom, « Crédits livrets paiements assurances » puis « Usurpation Professionnel ». Ces mentions signalent une structure qui imite des acteurs régulés pour capter des dépôts ou des remboursements. La ligne n’a jamais été retirée du fichier, y compris pendant la période où la vitrine avait cessé de répondre.

Le schéma d’une plateforme qui disparaît puis réapparaît sur une infrastructure reconstruite n’est pas isolé. Nos recherches sur une enquête sur la page de connexion du réseau Sandkasteel montrent le même cycle, et le dossier d’une fausse plateforme réduite à un écran de connexion illustre comment un simple formulaire peut suffire à entretenir l’illusion d’un espace client légitime. Dans les deux cas, la persistance d’une page de connexion après une interruption sert à maintenir le contact avec des victimes déjà engagées financièrement.

Dernière mise à jour : 09/10/2026

📄 Document

BrokerDefense met à votre disposition la capture de la page servie par web.interface-cim.fr, relevée le 9 octobre 2026. Elle garde la trace de l’écran de connexion tel qu’il se présente aujourd’hui.

Pour une utilisation dans le cadre d’une procédure judiciaire, commandez la version complète sans filigrane.

Cette adresse reconstruite en septembre sous un certificat neuf

Notre analyse technique établit que l’infrastructure actuelle n’a plus rien à voir avec celle décrite en janvier 2026. Le registre des noms de domaine indique que le nom de domaine interface-cim.fr a été créé le 28 juillet 2025, avec une échéance fixée au 28 juillet 2027, et qu’un dernier changement a été enregistré le 23 septembre 2026, soit quelques jours avant la réouverture du portail. Le bureau d’enregistrement est KEY-SYSTEMS GmbH, société établie en Allemagne. Aucun titulaire identifiable n’est associé au domaine, et aucune adresse physique vérifiable ne figure dans les données disponibles.

Le certificat TLS actuellement servi a été émis le 27 septembre 2026 par Let’s Encrypt (autorité YE2), pour une durée courant jusqu’au 26 décembre 2026. Le certificat qui était servi en juillet 2026 provenait d’une autre autorité d’émission : ce changement d’émetteur accompagne la reconstruction complète de l’infrastructure. Le serveur répond à l’adresse IP 37.228.129.84 sous nginx, avec l’en-tête X-Powered-By: PHP/7.4.33. La mouture de janvier 2026 s’appuyait sur une toute autre chaîne technique : les briques ont été intégralement remplacées.

Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Mars 2026 : le nom entre au fichier commun des autorités

Le 03 mars 2026, l’ACPR et l’AMF ont inscrit ensemble interface-cim.fr et web.interface-cim.fr au fichier commun des listes noires. Le fichier y porte deux libellés : « Crédits livrets paiements assurances » d’abord, « Usurpation Professionnel » ensuite. La première désigne les acteurs qui proposent des produits financiers réglementés sans y être habilités ; la seconde signale une usurpation de l’identité d’un professionnel autorisé, c’est-à-dire une structure qui se présente sous les apparences d’un établissement de crédit, d’un assureur ou d’un gestionnaire d’épargne réel.

Cette inscription est antérieure à la période où la vitrine avait cessé de répondre, et elle est antérieure au retour constaté ce jour. Elle n’a jamais été levée. Cela signifie que le nom est fiché avant, pendant et après l’interruption du portail. Toute personne qui accède à l’écran de connexion de web.interface-cim.fr consulte un service dont les autorités françaises ont officiellement signalé le caractère frauduleux. Vous pouvez vérifier cette inscription directement sur la page des listes noires des autorités, qui recense l’ensemble des noms signalés par l’ACPR et l’AMF.

Un écran de connexion servi sans Cloudflare

L’adresse web.interface-cim.fr répond de nouveau avec une redirection 302 vers /login, qui sert une page de 6 541 octets intitulée « Mon espace », vouée à la connexion. Le formulaire poste vers /login_check et présente cinq champs : _csrf_token, _username, _password, _remember_me et _submit. Cette convention est propre au cadriciel Symfony : l’application est développée en PHP.

La page charge Bootstrap 5.2.0-beta1 et la police Lato depuis une bibliothèque publique, ainsi que Font Awesome 5.7.2 pour les icônes. La couleur de bouton est définie à #df5c92, un rose caractéristique qui constitue le seul signe distinctif de charte visible. Aucune favicon n’est servie : la requête renvoie une erreur 404. Le serveur annonce les en-têtes HSTS et X-Frame-Options SAMEORIGIN, ce qui donne une apparence de sécurité sans rien garantir sur la légitimité de l’opérateur.

La version décrite en janvier 2026 reposait sur un habillage différent et s’appuyait sur Cloudflare comme couche intermédiaire. Il n’en reste rien dans la configuration actuelle : le serveur nginx est exposé directement, sans mandataire inverse de ce type. L’infrastructure a donc été entièrement reconstruite entre juillet et fin septembre 2026, sans que l’identité de l’opérateur soit devenue identifiable pour autant.

Un même certificat pour plusieurs adresses servies

Le certificat TLS émis le 27 septembre 2026 présente un champ SAN particulièrement étendu. Le sujet affiché est www.stock.interface-cim.fr, mais la liste des noms couverts comprend : le joker *.interface-cim.fr, les noms nus interface-cim.fr et www.interface-cim.fr, ainsi que deux entrées rattachées à un domaine tiers, interface-cim.fr.kioirty.com et www.interface-cim.fr.kioirty.com, et enfin www.web.interface-cim.fr. La présence du joker signifie que tout sous-domaine de interface-cim.fr peut être mis en service sans qu’un nouveau certificat soit nécessaire.

Cette architecture a déjà produit un résultat visible : nos recherches ont identifié un nouveau sous-domaine, stock.interface-cim.fr, qui sert actuellement une réponse technique en JSON contenant uniquement le message {"message":"Stock API"}. La présence d’une interface de programmation dédiée aux données boursières ou de portefeuille, même réduite à cette réponse minimaliste, indique que d’autres points d’entrée sont en préparation ou déjà actifs pour des utilisateurs ciblés. Le certificat unique permet d’ouvrir ces portes sans laisser de trace supplémentaire dans les registres publics de transparence des certificats.

Les recours ouverts aux personnes qui ont versé

Quiconque a viré des fonds vers un compte désigné par web.interface-cim.fr, que ce soit pour un prétendu livret, un placement ou l’accès à un espace client, doit réunir l’ensemble des pièces disponibles : captures d’écran de l’espace membre, confirmations de virement, relevés bancaires, messages reçus (courriel, SMS, messagerie). Ces pièces conditionnent la suite, qu’il s’agisse d’une contestation bancaire ou d’une plainte.

Côté bancaire, une contestation de virement peut être engagée auprès de l’établissement teneur de compte, en invoquant la fraude et en produisant le fichier des autorités comme pièce. La fiche ScamDoc attribue à ce domaine un indice de confiance de 1 % : la fiche ScamDoc de web.interface-cim.fr peut être jointe au dossier pour appuyer la demande de remboursement. Côté pénal, nos informations sur la procédure pour déposer plainte détaillent les étapes à suivre auprès du procureur de la République ou en gendarmerie.

La fraude au faux RIB constitue souvent l’un des mécanismes utilisés pour détourner les fonds de victimes ayant cru verser sur un compte sécurisé. Me Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, revient sur la fraude au faux RIB, la substitution de coordonnées bancaires et les recours ouverts devant les banques.

Les personnes qui ont versé des fonds à web.interface-cim.fr dans la conviction d’alimenter un espace d’épargne ou un compte de placement se trouvent face à une plateforme sans opérateur identifiable, fichée par les autorités françaises depuis mars 2026, et dont l’infrastructure vient d’être reconstruite sans que la situation réglementaire ait changé d’un iota. Récupérer des fonds dans ce contexte exige une documentation rigoureuse et une action rapide, car chaque reconstruction de plateforme s’accompagne d’un risque accru que les traces numériques s’effacent. BrokerDefense propose une évaluation préalable de votre dossier afin de déterminer quels leviers, bancaires ou judiciaires, sont adaptés à votre situation avant d’engager toute démarche formelle.

Trois questions après le retour de web.interface-cim.fr

web.interface-cim.fr est revenu : est-ce que cela signifie qu’il est devenu légitime ?

Non. Le retour de la vitrine ne modifie en rien la situation réglementaire du nom. Interface-cim.fr et web.interface-cim.fr figurent toujours au fichier commun de l’ACPR et de l’AMF sous deux qualifications : « Crédits livrets paiements assurances », puis « Usurpation Professionnel », sans discontinuer depuis le 03 mars 2026. Une plateforme fichée qui réapparaît sur une infrastructure reconstruite reste une plateforme fichée.

À quoi servent les qualifications retenues par l’ACPR et l’AMF contre interface-cim.fr ?

Ces qualifications signalent deux choses précises : d’une part, que la structure proposait des produits financiers réglementés (livrets, crédits, paiements, assurances) sans y être habilitée ; d’autre part, qu’elle se présentait sous l’identité d’un professionnel autorisé existant. Ce double libellé indique un fonctionnement conçu pour tromper des épargnants en imitant des acteurs légaux supervisés.

J’ai versé de l’argent sur web.interface-cim.fr : que faire maintenant ?

Réunissez immédiatement toutes vos preuves : captures d’écran de l’espace membre, virements, messages reçus. Contestez le ou les virements auprès de votre banque en invoquant la fraude et en produisant l’inscription au fichier des autorités. Signalez les faits au procureur de la République. Contactez BrokerDefense pour une évaluation de votre dossier avant d’engager toute démarche formelle.

Article réécrit le 09/10/2026.

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