Sommaire
- L’adresse a été inscrite par l’AMF sous le libellé usurpation
- Un nom que le fichier du .com ne porte plus
- Un certificat de validation de domaine, jamais renouvelé
- Ce que les archives publiques ont gardé du site
- Les mentions légales qui ne désignaient personne
- Les pièces d’un versement qui restent exploitables
- Des questions qui restent sans réponse sur ce nom
L’adresse a été inscrite par l’AMF sous le libellé usurpation
Le 7 décembre 2021, l’Autorité des marchés financiers a inscrit www.conseil-ate-europe.com sur sa liste noire, sous le libellé « Usurpation ». Ce libellé se distingue de celui des offres simplement non autorisées : il désigne des adresses qui se présentaient sous une identité empruntée, c’est-à-dire en usurpant le nom ou l’apparence d’une entité existante pour tromper les épargnants. Notre enquête initiale avait été publiée quatre jours plus tard, le 11 décembre 2021. Le détail de cette inscription figure sur la fiche que l’AMF consacre à conseil-ate-europe.com, où le libellé retenu et la date du 7 décembre 2021 sont repris tels quels.
Dernière mise à jour : 19/09/2026
Un nom que le fichier du .com ne porte plus
Au 19 septembre 2026, l’interrogation du fichier public qui recense les noms en .com ne rend plus rien pour conseil-ate-europe.com. La requête ne renvoie strictement aucun résultat : le nom n’est plus rattaché à aucun titulaire, à aucun bureau d’enregistrement actif, à aucune date d’expiration consultable. Il ne résout plus vers aucune adresse de destination, que l’on interroge la forme simple ou la forme préfixée en www. Aucun serveur de noms, aucune zone de messagerie, aucun enregistrement textuel ne subsiste dans nos relevés techniques. Le nom a été enregistré le 9 novembre 2021 ; il a donc existé dans le fichier du registre pendant moins d’un an avant que toute trace administrative ne disparaisse. Pour vérifier l’état actuel de cet enregistrement, vous pouvez consulter la fiche WHOIS complète sur DomainTools, qui confirme l’absence de données exploitables.

Un certificat de validation de domaine, jamais renouvelé
Les journaux publics de certificats ne conservent qu’un seul certificat rattaché à ce nom. Il s’agit d’un certificat de validation de domaine émis par Sectigo RSA Domain Validation Secure Server CA, valable du 10 novembre 2021 au 10 novembre 2022. Le calendrier est révélateur : le nom avait été enregistré le 9 novembre 2021, et le certificat a été obtenu le lendemain. Ce délai d’un jour entre l’enregistrement et la mise en place de la couche de chiffrement indique une infrastructure montée avec méthode, dans le seul but de donner une apparence de sérieux à la vitrine. Le certificat n’a jamais été renouvelé. La fenêtre technique complète de ce nom couvre donc une seule année civile, ce qui correspond exactement à la durée de vie observée de la plateforme.
Maître Goce Novakov, avocat dont les débuts au barreau se sont faits à Paris, a accordé un entretien à BrokerDefense dans lequel il revient sur un jugement d’escroquerie rendu par le tribunal de Créteil, portant sur un faux investissement. Il y détaille la sanction prononcée contre un établissement bancaire pour défaut de surveillance, ainsi que la manière dont les personnes trompées ont obtenu réparation à l’issue de cette procédure.
Ce que les archives publiques ont gardé du site
Les archives publiques du web conservent une centaine de relevés de la vitrine conseil-ate-europe.com. La première capture date du 30 novembre 2021, soit trois semaines après l’enregistrement du nom. Les toutes premières captures ne sont que des redirections de la forme http vers la forme https, ce qui indique une mise en service par étapes, sur quelques jours, avant que la vitrine complète ne soit accessible. La dernière page réellement servie a été relevée le 18 août 2022, soit environ neuf mois après l’ouverture effective du site. Cette durée de vie très courte est caractéristique des plateformes de ce type, dont la disparition coïncide avec la fin de la phase active de collecte de fonds. Ce rythme, quelques semaines d’activité puis un arrêt sec, se lit aussi dans un autre dossier de cette période, celui de szabo-munkaruha.eu, dont la vitrine avait elle aussi disparu sans laisser de coordonnées de contact valides.
Les mentions légales qui ne désignaient personne
Notre constat de 2021 reste entièrement valable : la vitrine affichait des mentions légales qui ne renvoyaient à aucune entité identifiable. Aucune société, aucun siège social, aucun numéro d’immatriculation exploitable n’y figuraient. Ce vide juridique délibéré est l’un des marqueurs les plus constants des plateformes inscrites sous le libellé « Usurpation » par l’AMF. Nos vérifications de 2026 confirment qu’aucune société britannique ne porte ce nom dans le registre des sociétés du Royaume-Uni, ce qui écarte l’immatriculation outre-Manche souvent revendiquée par ce type de vitrine. De même, le nom n’apparaît sur aucune liste d’autorité de marché chypriote. Cette absence totale de rattachement légal vérifiable rapproche conseil-ate-europe.com d’un autre dossier que nous avons documenté à la même période, hbginternational.com, qui présentait des mentions légales tout aussi lacunaires et une régulation introuvable.
Les pièces d’un versement qui restent exploitables
Lorsqu’un épargnant a effectué des virements vers conseil-ate-europe.com à la suite d’un démarchage, les traces de ces transactions constituent des éléments de preuve qui conservent toute leur valeur, même maintenant que le nom a disparu du registre et que le site est totalement inaccessible. Les relevés bancaires mentionnant les ordres de virement, les courriels ou messages reçus lors du démarchage, les captures d’écran de l’interface de la plateforme et les éventuels documents contractuels remis peuvent être rassemblés et soumis à une analyse. La disparition du nom de conseil-ate-europe.com ne supprime pas la réalité des fonds engagés ni la possibilité d’engager des démarches. BrokerDefense évalue chaque dossier individuellement avant toute orientation. Pour comprendre comment initier une procédure pénale à partir de ces pièces, consultez notre page dédiée : engager une procédure pénale pour escroquerie sur internet.
Des questions qui restent sans réponse sur ce nom
Non. Nos vérifications dans le registre des sociétés du Royaume-Uni et auprès des autorités de marché chypriotes n’ont identifié aucune entité portant ce nom. Les mentions légales affichées sur la vitrine ne renvoyaient à aucune société, aucun siège social et aucun numéro d’immatriculation vérifiable. L’AMF a précisément retenu la qualification d’usurpation, ce qui indique que le site se présentait sous une identité qui n’était pas la sienne.
C’est un risque réel avec ce type de plateforme. Les opérateurs de sites inscrits sous ce libellé ouvrent fréquemment de nouveaux noms de domaine après la fermeture du précédent, en conservant le même modèle de vitrine et les mêmes méthodes de démarchage. Si vous êtes recontacté par des personnes se réclamant de ce nom ou proposant un service similaire, il convient de vérifier immédiatement le statut du nouveau nom auprès de l’AMF avant tout versement.
Oui, des démarches restent possibles. La prescription en matière d’escroquerie court à partir du moment où les faits ont pu être connus de la victime, et non nécessairement à partir du premier versement. Rassemblez l’ensemble de vos pièces, notamment les preuves du démarchage et les justificatifs de vos virements, et soumettez votre situation à une évaluation. BrokerDefense analyse chaque dossier avant toute orientation vers une procédure.
Les épargnants qui ont versé des fonds sur conseil-ate-europe.com l’ont fait à la suite d’un démarchage qui leur promettait des placements rentables et sécurisés. Aujourd’hui, ce nom n’existe plus dans aucun registre, le site est inaccessible et aucune entité légale ne peut être mise en face de la promesse qui leur avait été faite. BrokerDefense évalue les dossiers de victimes de ce type de plateforme avant de les orienter vers les démarches les plus adaptées à leur situation. Si vous avez été sollicité par ce site ou si vous y avez engagé des fonds, écrivez-nous : votre dossier sera étudié.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 19/09/2026


