Astontrust.com arnaque : les deux domaines ont disparu du registre

Astontrust.com et astontrust.net ont cessé de répondre ensemble

Le 20 septembre 2026, nos vérifications ont établi qu’aucune des deux écritures du nom ne résout plus : ni astontrust.com, ni astontrust.net ne répondent à une requête d’adresse, et aucune des deux ne dispose d’une zone active. Concrètement, le nom ne donne plus prise à aucune requête, qu’il s’agisse du routage, de la délégation de domaine ou du courrier électronique.

La situation va plus loin qu’une simple interruption de service. L’interrogation du registre des noms en .com comme en .net ne restitue plus aucune ligne à ces deux écritures : les noms ne sont plus enregistrés du tout. Il est donc impossible d’obtenir aujourd’hui un titulaire, un bureau d’enregistrement, une date d’expiration ou des serveurs de noms. Le dossier ne présente aucun exploitant identifiable à qui adresser la moindre question.

Cette double disparition clôt une présence qui avait commencé, selon les copies archivées, dès 2013 pour astontrust.com. Elle survient sans qu’aucune société n’ait jamais été déclarée sous ce radical auprès du registre britannique des sociétés.

Le fait que les deux écritures aient cessé de répondre simultanément, sans qu’aucune redirection ni aucun message d’information n’ait été mis en place, ne laisse subsister aucun point de contact pour les personnes qui auraient confié des fonds à cette vitrine.

Dernière mise à jour : 20/09/2026

Formulaire de contact et numéro britannique, tout ce que la page livrait

L’enquête publiée le 13 juin 2021 avait documenté avec précision ce que la vitrine Aston Trust communiquait à ses visiteurs, et ce qu’elle leur dissimulait. Du côté de ce qui était affiché : un formulaire de contact, un numéro de téléphone commençant par l’indicatif +44, et une apparence de plateforme de trading.

Du côté de ce qui était absent, le constat était sans nuance. La page ne publiait aucune mention légale, aucune condition d’utilisation, aucune politique de confidentialité. Aucun courriel n’était communiqué aux visiteurs : le formulaire servait à la fois de seul canal de contact et d’écran entre l’opérateur et tout correspondant. Aucun siège social n’était avancé, malgré le numéro en +44 qui suggérait une implantation au Royaume-Uni.

Ces absences ne sont pas de simples oublis de présentation. Une vitrine proposant du trading sans identifier son exploitant, sans publier les conditions dans lesquelles les fonds sont traités, et sans offrir d’adresse à laquelle un litige pourrait être notifié, ne satisfait à aucune des obligations minimales imposées aux prestataires de services financiers dans l’Union européenne ou au Royaume-Uni.

La recherche menée lors de l’enquête d’origine dans le registre de l’autorité de régulation britannique ne trouvait aucune firme du nom d’Aston Trust. Rien n’a changé sur ce point : au 20 septembre 2026, aucune société n’est déclarée sous ce radical.

De ce nom, il ne subsiste qu’un point de contrôle interrogeable : la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Cette référence britannique n’a jamais renvoyé à une société

L’indicatif +44 affiché sur la vitrine constituait le seul indice géographique visible. Dans le contexte d’une page proposant du trading, un numéro britannique peut créer une impression de sérieux, tant la Place de Londres est associée à une régulation financière stricte. Cette impression était trompeuse.

Lors de l’enquête conduite en 2021, la recherche menée dans le registre de l’autorité de régulation britannique ne restituait aucune firme portant le nom d’Aston Trust. Nos recherches du 20 septembre 2026 auprès du registre britannique des sociétés confirment qu’aucune société n’a jamais été déclarée sous ce radical. Le numéro en +44 ne correspondait donc à aucune entité légalement constituée au Royaume-Uni.

Un numéro de téléphone peut être attribué sans que son détenteur ait la moindre présence juridique dans le pays concerné. L’absence de siège social déclaré, combinée à l’absence de toute mention légale sur la page, rendait impossible toute vérification de la part des visiteurs qui auraient voulu s’assurer de l’identité de leur interlocuteur avant de déposer des fonds.

Aston Trust est une invention de Astontrust.com. La firme n'est pas reconnue par la FCA.
Capture réalisée lors de l’enquête d’origine : la recherche du nom Aston Trust dans le registre de l’autorité de régulation britannique ne restitue aucun résultat.

Capture d’écran réalisée lors de l’enquête d’origine : la recherche du nom Aston Trust dans le registre de l’autorité de régulation britannique ne restitue aucun résultat.

Le dernier certificat de sécurité date du 17 avril 2024

Les journaux publics de certificats conservent une longue série d’émissions pour astontrust.com. Ces émissions se succèdent à un rythme de renouvellement court, d’environ trois mois, ce qui correspond à un site activement maintenu. La série se prolonge jusqu’à une dernière émission de mars 2024, puis à un ultime certificat délivré le 17 avril 2024 par une autorité de certification commerciale. Ce certificat était valable jusqu’au 17 avril 2025 et couvrait astontrust.com ainsi que www.astontrust.com. Aucune émission n’a suivi cette date.

L’arrêt des renouvellements de certificat coïncide avec les données fournies par les copies archivées. La plus ancienne copie publique conservée de la page d’accueil remonte à 2013 ; la plus récente date du 3 mai 2024. Les relevés de 2022 et 2023 montrent une page d’accueil très courte. La vitrine a donc répondu pendant plus d’une décennie avant de cesser toute activité au printemps 2024, sans que ses opérateurs aient laissé la moindre explication accessible.

Sur le plan réglementaire, il a été procédé le 20/09/2026 à la relève des listes noires et mises en garde publiées par l’AMF : aucune ligne ne reprend ce nom. La liste noire de l’autorité chypriote ne comporte pas ce nom non plus. Ces relevés ne valent pas certificat de conformité : ils établissent seulement que ce nom n’est ressorti d’aucune des listes consultées, sans que cela dise quoi que ce soit des intentions de ses promoteurs ni des paiements reçus.

D’autres dossiers traités par BrokerDefense illustrent des trajectoires voisines. La plateforme sigmainvestglobal.com, mise en cause par l’AMF le 14 août 2026, a cessé de répondre le 23 août suivant, alors que son nom restait enregistré et que sa zone avait seulement été vidée, une configuration différente de celle d’Aston Trust où les noms eux-mêmes ont été abandonnés ; ce cas est détaillé sur notre dossier sigmainvestglobal.com. Le cas lumetrix-ai-platform.com offre un autre contraste : cette fausse plateforme de trading ne répond plus, mais l’un de ses clones continue de tourner, ce qui illustre que la disparition d’un nom ne met pas fin à l’activité des opérateurs qui lui sont liés, comme nous l’avons documenté dans notre dossier lumetrix-ai-platform.

Les recours restent ouverts malgré l’arrêt de la plateforme

Les personnes qui ont versé des fonds à cette vitrine conservent des recours, alors même qu’aucun titulaire n’est plus identifiable. Les relevés de compte et les ordres de virement constituent des preuves indépendantes de l’existence du site : ils établissent la date, le montant, le bénéficiaire désigné et le canal utilisé. Ces documents doivent être conservés dans leur version originale, téléchargée ou imprimée depuis l’espace bancaire, et non sous la seule forme d’une capture d’écran.

La recherche de l’intermédiaire qui a reçu les fonds est une étape centrale. Qu’il s’agisse d’un virement bancaire, d’un paiement par carte ou d’un transfert de cryptomonnaie, chaque canal laisse une trace exploitable. L’établissement qui a exécuté le virement peut voir sa responsabilité engagée s’il est établi qu’il n’a pas respecté son devoir de vigilance à l’occasion d’opérations présentant des caractéristiques anormales.

La durée de prescription des actions civiles et pénales court à compter du moment où la victime a eu connaissance du préjudice, et non à partir du jour où la plateforme a cessé d’être servie. La disparition d’Aston Trust en 2024 ne rend donc pas les recours irrecevables pour des faits antérieurs, sous réserve des délais applicables à chaque type d’action.

Réunir les preuves disponibles avant toute démarche formelle est indispensable : captures de la page telle qu’elle se présentait au moment des versements, historique des échanges avec les prétendus conseillers, relevés bancaires correspondant aux opérations litigieuses. Ces éléments déterminent le périmètre des actions possibles.

Rendue au Mans dans un dossier de placement fictif, la décision que détaille Maître Anne Bernard-Dussaulx , avocate exerçant au barreau de Paris, engage la responsabilité de la banque qui avait exécuté les virements sans déceler les signaux d’alerte que ces opérations présentaient : les personnes trompées ont ainsi obtenu réparation.

Ce que la victime peut produire à partir de ses paiements

Les vitrines du type d’Aston Trust, dépourvues de mentions légales et inaccessibles depuis la disparition du nom, laissent leurs victimes sans interlocuteur identifiable. Le dossier à constituer doit donc être bâti sur les seuls éléments que la victime détient elle-même : les preuves des paiements exécutés et les traces des contacts reçus.

Pour ce type de plateforme de trading, les fonds sont généralement transférés par virement bancaire vers un compte étranger, par carte bancaire vers un prestataire de paiement tiers, ou par achat de cryptomonnaies remis à une adresse fournie par les opérateurs. Identifier précisément le canal utilisé est la première tâche, car les recours diffèrent sensiblement selon que les fonds ont transité par une banque européenne, par un établissement de monnaie électronique ou par un réseau de cryptomonnaie.

Les pièces à rassembler pour ce dossier comprennent les confirmations de virement ou les relevés de carte faisant apparaître chaque opération vers Aston Trust, les courriels ou messages reçus des prétendus conseillers, les captures des pages de la plateforme telle qu’elle se présentait lors des versements, et tout document transmis par la vitrine à l’occasion de l’ouverture d’un compte ou d’une promesse de rendement.

Sur le volet pénal, déposer plainte avec ces éléments est une démarche distincte de l’action civile et peut être engagée indépendamment. Notre page consacrée à l’action pénale et au dépôt de plainte pour escroquerie financière détaille les modalités pratiques de cette démarche.

Astontrust : les éclaircissements demandés par nos lecteurs

Astontrust.com a disparu : est-il encore possible de retrouver qui exploitait ce site ?

Au 20 septembre 2026, les noms astontrust.com et astontrust.net ne sont plus enregistrés du tout. Le registre des noms en .com et en .net ne restitue aucune ligne à leur sujet, ce qui rend impossible l’identification d’un titulaire ou d’un bureau d’enregistrement actuel. Aucune société n’a été déclarée sous ce radical auprès du registre britannique des sociétés. Les seules traces exploitables sont celles que les victimes conservent elles-mêmes : relevés bancaires, messages reçus, captures de la page.

Le numéro en +44 affiché par Aston Trust prouvait-il une régulation britannique ?

Non. Un numéro commençant par l’indicatif +44 peut être obtenu sans aucune présence juridique au Royaume-Uni. Lors de l’enquête de 2021, la recherche dans le registre de l’autorité de régulation britannique ne trouvait aucune firme du nom d’Aston Trust. Nos vérifications de 2026 confirment qu’aucune société n’a jamais été enregistrée sous ce radical auprès du registre britannique des sociétés. Le numéro de téléphone ne correspondait donc à aucune entité légalement constituée.

Aston Trust n’apparaît pas sur les listes noires : cela signifie-t-il que la plateforme était fiable ?

Non. L’absence d’Aston Trust dans les listes noires de l’AMF et de l’autorité chypriote, constatée le 20 septembre 2026, signifie seulement qu’aucune de ces autorités n’a identifié cette entité à ce jour. Elle ne dit rien de la fiabilité de la plateforme. Une plateforme peut opérer sans être signalée, notamment si peu de victimes ont déposé une plainte formelle auprès d’une autorité compétente. Les absences de mentions légales, de siège social et d’agrément identifiable restent des signaux d’alerte déterminants.

Les personnes qui ont versé des fonds à Aston Trust et qui souhaitent comprendre quelles actions restent accessibles peuvent soumettre leur situation à BrokerDefense pour une évaluation de leur dossier : la nature des paiements effectués, le canal utilisé et les documents conservés sont les éléments qui permettront de déterminer les suites envisageables.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 20/09/2026

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