Sommaire
- Blacklistée par l’AMF en 2021, la plateforme a disparu des registres en 2026
- Une société anglaise dissoute depuis mai 2019 prêtait son identité à la vitrine
- Une vitrine bâclée : onglets factices et téléphone français pour une « firme » anglaise
- Ce que montrent les registres techniques sur ldc-crypto.com
- Fonds versés à Ldc-crypto.com : les démarches à engager sans délai
- FAQ : vos questions sur ldc-crypto.com et sa disparition
Blacklistée par l’AMF en 2021, la plateforme a disparu des registres en 2026
Le 18 février 2021, l’Autorité des marchés financiers inscrivait www.ldc-crypto.com sur sa liste noire des crypto-actifs : une décision qui sanctionnait une plateforme de trading frauduleuse active depuis au moins 2018, proposant des jetons LDC et des services de trading de cryptomonnaies sans aucun agrément régulateur. Cinq ans plus tard, le 20 août 2026, nos contrôles établissent que le nom de domaine ldc-crypto.com a été entièrement rayé du registre .com : la base publique de VeriSign ne contient plus aucune correspondance pour ce domaine, et les données publiques du registre renvoient une erreur 404. Ce n’est pas un simple arrêt de site : c’est une suppression totale, le nom étant désormais ré-enregistrable par n’importe qui.
Consultez la fiche de www.ldc-crypto.com sur la liste noire de l’AMF pour vérifier l’inscription du 18 février 2021, catégorie Crypto-actifs. BrokerDefense avait publié son enquête dès le 19 février 2021, au lendemain de cette inscription, documentant point par point les signaux d’alerte d’une arnaque construite sur l’usurpation d’identité d’une société britannique dissoute. La disparition du domaine en 2026 clôt définitivement l’existence en ligne de cette plateforme, mais elle ne règle en rien la situation des épargnants qui lui ont confié des fonds. D’autres plateformes frauduleuses suivent des trajectoires comparables : Sigmainvestglobal.com, blacklistée par l’AMF le 14 août 2026 et documentée par BrokerDefense, illustre la persistance de ce type de montage dans l’univers des crypto-actifs.
Dernière mise à jour : 20/08/2026
Une société anglaise dissoute depuis mai 2019 prêtait son identité à la vitrine
Pour asseoir sa crédibilité, ldc-crypto.com revendiquait l’appartenance à une entreprise britannique domiciliée au 27 Old Gloucester Street, London, WC1N 3AX. Cette adresse est réelle, mais elle ne correspond à aucune société autorisée à proposer des services de trading de cryptomonnaies. Le nom affiché sur le site n’apparaissait pas dans le registre des sociétés agréées par la Financial Conduct Authority (FCA), l’autorité de régulation financière britannique. Aucun numéro d’enregistrement n’était mentionné sur la plateforme, une lacune révélatrice pour une prétendue firme européenne de premier plan.
Nos recherches ont identifié la société dont l’identité a été détournée : Olhagaray Ltd, immatriculée sous le numéro 10703635, dont la fiche d’Olhagaray Ltd sur le registre Companies House confirme qu’elle était bien enregistrée à cette adresse londonienne, immatriculée le 3 avril 2017, mais dissoute le 28 mai 2019. Son activité déclarée portait sur la gestion d’infrastructures informatiques et des activités de clubs sportifs, sans aucun lien avec le trading de cryptomonnaies ou la gestion d’actifs financiers. Les opérateurs de ldc-crypto.com ont donc emprunté l’identité d’une entité juridique morte depuis près de deux ans au moment de l’inscription sur la liste noire de l’AMF, lui prêtant une activité qu’elle n’a jamais exercée, pour donner une apparence de légitimité à leur montage frauduleux.
Une vitrine bâclée : onglets factices et téléphone français pour une « firme » anglaise
Au-delà de l’usurpation d’identité, la construction même du site trahissait la précipitation de ses concepteurs. Les onglets du bas de page, intitulés « Tems and conditions », « Legal », « User Agrement », « Privacy policy » et « LDC Policy » (les fautes d’orthographe sont d’origine) menaient tous vers une seule et même page, quelle que soit l’option sélectionnée. Aucune mention légale vérifiable, aucun numéro d’immatriculation, aucune information sur les dirigeants réels de la structure : les éléments les plus élémentaires d’une présence commerciale légitime étaient absents.
Le détail le plus révélateur reste le numéro de téléphone affiché comme unique point de contact : le +33 (0) 9 77 55 67 94, un numéro français, pour une plateforme se présentant comme une firme britannique et « leader européen sur le marché des crypto-monnaies ». Cette incohérence géographique flagrante aurait dû alerter tout épargnant attentif. Sur le fond, la plateforme proposait un catalogue de services ambitieux : trading en temps réel sur des paires EUR, USD, BTC, ETH, XRP, LTC et ADA, un « système exclusif d’arbitrage numérique », une application privée de gestion de portefeuille baptisée « LDC Crypto », et surtout la vente de jetons LDC présentés comme émis sur les marchés Ethereum et Bitcoin, avec un lancement annoncé au 8 février 2018 et 3 800 000 unités déclarées en vente. Ce montage s’apparentait à une levée de fonds non autorisée, sans prospectus visé par un régulateur, sans garantie d’aucune sorte.
Ce que montrent les registres techniques sur ldc-crypto.com
Les archives web conservent une trace de l’activité du site sur une période de près de trois ans : les premières captures enregistrées datent du 5 août 2018, les dernières du 16 juin 2021, toutes en réponse HTTP 200, confirmant que le site était pleinement opérationnel jusqu’à cette date. Des certificats SSL au nom du domaine ont été émis au fil des années, les derniers enregistrés en juin 2021, coïncidant avec la dernière capture archivée. Après cette date, le site a cessé de répondre, avant que le domaine ne soit finalement supprimé du registre.
Aujourd’hui, le nom ldc-crypto.com ne résout plus : il n’est associé à aucune adresse IP, les serveurs DNS interrogés ne renvoient aucune correspondance. La suppression est totale et définitive dans l’état actuel du registre : ni période de grâce, ni période de rédemption en cours. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine. Cette disparition technique complète la trajectoire d’une plateforme qui avait déjà cessé toute activité visible bien avant la radiation de son nom de domaine, laissant ses utilisateurs sans interlocuteur ni recours direct auprès de l’opérateur.
Pour les épargnants qui ont été confrontés à des situations similaires impliquant des plateformes de trading crypto disparues, Accuro-group.pro constitue un cas de référence documenté par BrokerDefense : son nom de domaine a lui aussi été rayé du registre, selon un schéma de disparition comparable à celui de ldc-crypto.com.
Dans le cadre des recours ouverts aux victimes d’arnaques aux crypto-actifs, Me Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris spécialisée dans la défense des victimes d’escroqueries financières, intervient notamment dans des dossiers impliquant des transactions en cryptomonnaies et des faux investissements. La vidéo ci-dessous présente un jugement rendu en matière d’escroquerie sur faux investissement, illustrant la voie judiciaire qui a permis l’indemnisation de victimes ayant eu recours à des arnaques aux cryptomonnaies, et les recours judiciaires disponibles dans ce type de dossier.
Fonds versés à Ldc-crypto.com : les démarches à engager sans délai
Les personnes concernées sont principalement des épargnants ayant versé des fonds entre 2018 et 2021, soit pour acquérir des jetons LDC présentés comme des actifs numériques émis sur les marchés Ethereum et Bitcoin, soit pour accéder aux services de trading de cryptomonnaies proposés via le site et l’application privée « LDC Crypto ». Dans les deux cas, les retraits sont devenus impossibles, la plateforme est devenue injoignable, et le domaine a depuis été entièrement supprimé du registre .com. Les versements ont pu être effectués par virement bancaire ou directement en cryptomonnaies, ce qui complique mais n’exclut pas les démarches de récupération.
La première priorité est de rassembler l’ensemble des preuves disponibles : relevés de comptes bancaires ou d’exchange crypto attestant des versements, captures d’écran du site ou de l’application LDC Crypto, courriels échangés avec les opérateurs, historiques de connexion et de transactions. Ces éléments constituent le socle de tout dossier de plainte ou de réclamation. Il convient également de ne plus répondre à d’éventuelles sollicitations se présentant comme émanant de la plateforme ou proposant une récupération rapide des fonds perdus : ces approches sont quasi systématiquement des arnaques secondaires ciblant des victimes déjà identifiées.
Le signalement de la plateforme sur la plateforme gouvernementale Pharos (internet-signalement.gouv.fr) permet d’alimenter les bases de données des autorités compétentes. Le dépôt d’une plainte auprès du procureur de la République est l’étape suivante : notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes à suivre pour constituer un dossier recevable. Enfin, méfiez-vous de toute offre de récupération de fonds émanant de tiers non identifiés : ce type de démarchage, souvent présenté comme une solution miracle, constitue une arnaque supplémentaire qui aggrave le préjudice initial.
FAQ : vos questions sur ldc-crypto.com et sa disparition
L’AMF a inscrit www.ldc-crypto.com sur sa liste noire des crypto-actifs le 18 février 2021 parce que la plateforme proposait des services de trading de cryptomonnaies et la vente de jetons LDC sans disposer d’aucun agrément régulateur en France. Elle se présentait comme une firme britannique tout en opérant sans enregistrement auprès de la FCA, et usurpait l’identité d’une société anglaise dissoute, Olhagaray Ltd, pour se donner une apparence de légitimité. Ces éléments caractérisent une offre illégale de services sur actifs numériques, justifiant l’inscription sur la liste noire de l’autorité de régulation française.
Si vous avez versé des fonds sur ldc-crypto.com pour acheter des jetons LDC ou accéder aux services de trading de cryptomonnaies proposés par la plateforme, commencez par rassembler toutes les preuves disponibles : relevés bancaires ou d’exchange crypto, captures d’écran de l’application LDC Crypto, courriels et historiques de transactions. Signalez la plateforme sur Pharos (internet-signalement.gouv.fr) et déposez une plainte auprès du procureur de la République. Ne répondez à aucune sollicitation proposant une récupération rapide de vos fonds. BrokerDefense peut procéder à une évaluation préalable de votre dossier.
La radiation du domaine ldc-crypto.com du registre .com signifie que le nom n’existe plus en tant qu’enregistrement actif : la base publique de VeriSign, qui gère le registre .com, ne contient plus aucune correspondance pour ce domaine. Il ne s’agit pas d’un simple arrêt du site ou d’une expiration non renouvelée : le nom est entièrement supprimé, sans période de grâce ni période de rédemption en cours, et il est désormais ré-enregistrable par n’importe qui. Cette suppression totale est plus radicale qu’un site hors ligne et confirme que les opérateurs ont définitivement abandonné cette infrastructure, sans que cela n’efface les obligations juridiques liées aux fonds collectés.
Ldc-crypto.com laisse derrière elle des épargnants ayant versé des fonds entre 2018 et 2021 pour acheter des jetons LDC ou trader des cryptomonnaies sur une plateforme qui se présentait comme le « leader européen » du secteur : des retraits devenus impossibles, une plateforme injoignable, et désormais un nom de domaine entièrement rayé du registre .com, sans laisser la moindre trace d’enregistrement. Le mode opératoire reposait sur l’usurpation de l’identité d’une société anglaise dissoute, Olhagaray Ltd, sur une vitrine de trading crypto dépourvue de tout agrément, et sur une levée de fonds non autorisée via la vente de jetons LDC, l’ensemble ayant conduit à l’inscription sur la liste noire de l’AMF dès le 18 février 2021. Pour les personnes concernées, BrokerDefense propose une évaluation préalable des dossiers afin d’identifier les voies de recours disponibles et d’orienter chaque situation vers les démarches les plus adaptées.
Article réécrit le 20/08/2026



2 Comments
Bjour moi aussi j’ai été arnaqué par « www.lcd-crypto.com » j’ai misé 1000€en janvier 2019 j’ai eu soit disant 41454.58€de gagné j’ai essayé de les récupérer mais impossible je suis tombé sur 1 escrocs se faisant passer pour le directeur soit disant qu’il s’appelait m.leroy et le conseiller financier m.bern Thierry et une de ces complices chargés de clientèle Émilie martin j’ai été harcelé jour et nuit par cette Émilie martin elle me fessait des menaces en me disant que si je verse pas 2 fois 500€elle fessait les démarches par être fichier a la banque de france j’ai eu peurd’etre fichier j’ai donc cédé mais aujourd’hui je m’aperçois je j’ai été escroqué par des voleurs 1 fois ce fameux directeur m.leroy m’avait contacté en me disant que j’avais gagné 41454.58€et que si je voulais les avoir il fallait que je donne 1o% de la somme puis seulement après j’aurais eu mes 41454.58€et qu’il fallait que je donne mon Rib bancaire pour un virement j’ai refusé et j’ai dit à cette.leroy que c’était un escrocs et en effet il me la avoué il ma dit que ce n’était pas la première fois qu’il fessait cela qu’il avait l’habitude et que il n’avait aucun danger qu’il ce fasse prendre par la police car il agissait de Londres et qu’il y avait aucun danger
Chère Madame, je vous remercie pour votre commentaire. Afin d’étudier votre situation, je vous invite à nous téléphoner +33 9 77 218 278, ou à soumettre votre litige.