any-trades.com arnaque : un nom reconduit après son échéance

Le 14 octobre 2026, nos vérifications établissent qu’any-trades.com n’est pas tombé à l’échéance du 4 octobre 2026 : les données d’enregistrement relevées ce jour indiquent que le nom a été prolongé d’un an, jusqu’au 4 octobre 2027, par un événement de registre daté du 5 octobre 2026 à 23 h 35 UTC, soit le lendemain exact de l’échéance. Le nom reste tenu, verrouillé et en place, sous le contrôle d’un titulaire dont l’identité n’est pas publique.

Le site servi à cette adresse se résume à un document de 114 octets dont l’unique fonction est de renvoyer le visiteur vers le chemin /lander, lequel charge une page de garde monétisée du bureau d’enregistrement : aucun formulaire, aucune mention légale, aucune raison sociale, aucune coordonnée. En parallèle, l’inscription d’any-trades.com au tableau des avertissements de l’Autorité des marchés financiers, rubrique Forex, est toujours présente le 14 octobre 2026, près de six ans après avoir été posée le 13 novembre 2020.

Dernière mise à jour : 14/10/2026

Une échéance franchie le 4 octobre 2026, un enregistrement reconduit pour un an

L’échéance du nom any-trades.com était fixée au 4 octobre 2026. Elle est passée sans que le nom soit libéré. Les données d’enregistrement relevées le 14 octobre 2026 indiquent une nouvelle échéance au 4 octobre 2027 et un événement de registre intitulé « dernière modification » daté du 5 octobre 2026 à 23 h 35 UTC : la prolongation a donc été actée le lendemain de l’expiration théorique. Le bureau d’enregistrement est GoDaddy.com, LLC, et l’inscription en cours date du 4 octobre 2023, bien que les traces les plus anciennes conservées de ce nom remontent au 2 juillet 2020, soit plus de trois ans avant cette inscription. Le nom a donc connu au moins deux inscriptions successives, ce qui signifie qu’il a été repris ou renouvelé à au moins une reprise depuis son apparition initiale.

Quatre clauses de verrouillage figurent au dossier d’enregistrement : elles portent sur le changement de bureau d’enregistrement, la suppression, la modification et le renouvellement par un tiers, lesquels ne peuvent être engagés sans l’accord du titulaire. L’identité de ce titulaire n’est pas publique. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine. Ces verrouillages combinés à l’anonymat du titulaire rendent toute tentative d’identification directe impossible depuis les données publiques.

Six ans après son inscription, la ligne du régulateur français reste en place

L’adresse any-trades.com a été inscrite au tableau des avertissements de l’Autorité des marchés financiers le 13 novembre 2020, sous la rubrique Forex. Nos vérifications du 14 octobre 2026 confirment que cette ligne est toujours présente, inchangée, soit près de six ans après son inscription initiale. Une telle durée mérite d’être soulignée : le tableau n’est pas un registre à durée limitée, et une ligne n’en disparaît pas parce que la plateforme cesse d’être servie ou que le nom change d’état technique.

Ce que signifie concrètement une telle inscription doit être dit avec précision : l’autorité ne reconnaît pas à cette offre le droit de démarcher des épargnants établis en France. Elle ne déclare pas que des fonds ont été détournés, elle ne prononce pas de condamnation. Mais elle signale que l’entité opère en dehors du cadre légal applicable aux prestataires de services d’investissement en France. Pour toute vérification complémentaire sur le cadre réglementaire applicable, vous pouvez consulter le site de l’Autorité des marchés financiers. L’avis nominatif consacré à ce nom est également accessible depuis son espace épargnants. Une inscription de cette nature constitue un signal que les épargnants auraient dû pouvoir consulter avant tout versement.

Quatre autorités, douze mois, entre juin 2020 et juin 2021

L’inscription française n’est pas isolée. La Financial Conduct Authority britannique a émis un avertissement le 24 juin 2020 en citant les adresses anytrades.com et anytradesconsulting.com, écrites sans trait d’union. L’inscription française porte exactement any-trades.com, avec trait d’union : la proximité des noms est frappante, mais elle ne suffit pas à établir avec certitude qu’il s’agit d’une seule et même entité, et cette nuance doit être maintenue. La Comissão do Mercado de Valores Mobiliários portugaise a publié son propre avertissement le 30 octobre 2020, et la banque centrale d’Irlande a fait de même le 17 juin 2021.

Quatre avertissements, quatre pays, un intervalle de douze mois : entre juin 2020 et juin 2021, quatre autorités de surveillance financière ont jugé nécessaire de signaler à leurs ressortissants respectifs une offre portant ce nom ou des noms très proches. Un avertissement isolé peut résulter d’un signalement ponctuel. Quatre avertissements convergents sur une même période forment un ensemble cohérent qui mérite d’être considéré dans sa globalité, sans pour autant valoir condamnation.

Ce que les copies conservées disaient de la plateforme

Des copies conservées de la plateforme, datant de la période allant d’avril 2021 à août 2022, permettent de restituer ce que le site présentait à ses visiteurs. Ces copies décrivent, sans que leur conformité à la réalité opérationnelle puisse être vérifiée, une plateforme s’intitulant « Start Trading With A Leading Trading Broker », proposant la négociation de contrats sur différences portant sur des actions, des indices, l’or et le pétrole, avec plus de 1 000 instruments annoncés.

Plusieurs types de comptes étaient présentés, avec des écarts décrits comme réduits, une exécution qualifiée d’immédiate, et l’absence annoncée de frais sur les dépôts comme sur les retraits. Une fonction de suivi des positions d’autres opérateurs était mise en avant, ainsi que la revendication de dix années de retours d’utilisateurs. Quatre langues étaient proposées : anglais, russe, français et allemand. La plateforme affichait également une mention indiquant que 65 pour cent des comptes d’investisseurs particuliers perdent de l’argent lors de la négociation de contrats sur différences. Cette mention est imposée par la réglementation européenne aux prestataires dûment agréés : sa présence sur une offre non reconnue par les régulateurs illustre précisément le décalage entre un habillage réglementaire soigné et la réalité du dossier.

Un certificat neuf délivré le 1er octobre 2026 pour une page sans contenu

Un certificat de sécurité a été délivré le 1er octobre 2026 par l’autorité de certification du bureau d’enregistrement lui-même, avec une validité courant jusqu’au 17 avril 2027. Il ne couvre que le nom exact, sans variante générique. Le certificat précédent courait du 2 octobre 2025 au 2 octobre 2026. Cette nouvelle délivrance de certificat ne renseigne en rien sur la nature de l’exploitant : ce type de certificat est délivré sans vérification de l’identité du demandeur, et sa présence ne constitue pas un gage de légitimité.

Ce certificat protège une connexion vers un document de 114 octets dont l’unique contenu est une instruction de renvoi vers /lander. Cette page charge les ressources d’un système de garde monétisé du bureau d’enregistrement, dont les scripts proviennent d’un domaine de ce prestataire et dont un marqueur de suivi confirme le service de garde du nom. Aucun formulaire, aucune mention légale, aucune raison sociale, aucune coordonnée n’y figurent. Par ailleurs, nos recherches établissent qu’aucun enregistrement de messagerie ni aucun enregistrement de texte n’est déclaré pour ce nom : les deux adresses de diffusion relevées, 15.197.148.33 et 3.33.130.190, appartiennent au réseau du bureau d’enregistrement, de même que les deux serveurs de noms NS13.DOMAINCONTROL.COM et NS14.DOMAINCONTROL.COM. L’historique technique confirme cette vacuité : les éléments du socle de la plateforme ont été relevés jusqu’au 19 août 2022, puis plus aucun, et les premiers éléments du prestataire de garde actuel apparaissent le 5 octobre 2023.

La licence du Vanuatu et les bureaux annoncés

La plateforme se présentait comme « autorisée, sous licence et régulée par la VFSC », la commission des services financiers du Vanuatu, en mettant en avant le numéro 14691. Nos recherches n’ont pas permis de faire correspondre ce numéro à une société enregistrée auprès de cette autorité. La revendication d’un agrément auprès d’une autorité offshore, sans que ce numéro soit vérifiable, constitue un élément caractéristique des offres non régulées qui cherchent à se donner une apparence de conformité.

La plateforme affichait également des bureaux au Liechtenstein, au Danemark, à Malte et à Gibraltar. Aucune entité légale portant ce nom n’a pu être identifiée dans ces territoires, et aucune société portant ce nom n’a été identifiée au registre britannique des sociétés. La multiplication des adresses géographiques sans ancrage légal vérifiable est un procédé qui vise à renforcer une impression de solidité institutionnelle que les données disponibles ne confirment pas.

Ce qu’un versement ancien permet encore d’engager

Si des fonds ont été versés à une entité se présentant sous ce nom, la première étape consiste à réunir l’ensemble des pièces disponibles : relevés bancaires faisant apparaître les débits, ordres de virement, confirmations de transaction, échanges écrits avec les personnes qui se présentaient comme représentants de la plateforme, et toutes les coordonnées qui ont été communiquées, qu’il s’agisse d’adresses électroniques, de numéros de téléphone ou d’identifiants de messagerie. Ces éléments constituent le socle de toute démarche ultérieure.

La démarche se poursuit auprès de l’établissement qui a encaissé les fonds : la nature des opérations, les montants, les dates et la destination doivent y être exposés par écrit. Si le règlement a été effectué par carte, l’émetteur de la carte peut être sollicité : les délais et les conditions de traitement dépendent de l’établissement et du réseau concerné. Les faits doivent également être signalés à l’autorité compétente. D’autres adresses inscrites au même tableau ont fait l’objet d’analyses comparables sur ce site : c’est notamment le cas de Conseilrepublic.com, une adresse elle aussi inscrite au tableau de l’autorité et qui ne sert plus de site, et de MyCoinology, autre plateforme de la même période, dont les profils présentent des points de convergence avec le dossier any-trades.com.

BrokerDefense travaille avec Maître Goce Novakov, avocat inscrit à l’ordre des avocats de Paris, dont vous pouvez consulter sa page dédiée. L’entretien ci-dessous porte sur un jugement d’escroquerie rendu par le tribunal judiciaire de Créteil, dans lequel les victimes ont obtenu gain de cause et une banque a été condamnée pour manquement à son devoir de vigilance : une décision qui illustre concrètement ce que la voie judiciaire peut produire dans ce type de dossier.

Un dépôt de plainte suppose de réunir des pièces et de respecter des délais précis : cette page consacrée à la plainte pénale les passe en revue avant toute saisine d’une juridiction. Chaque situation étant différente, une évaluation préalable reste indispensable avant d’engager toute démarche.

FAQ : ce que devient un nom inscrit sur la liste de l’autorité

Any-trades.com a dépassé son échéance en octobre 2026 : est-ce que cela signifie que le nom va disparaître ?

Non. Les données d’enregistrement relevées le 14 octobre 2026 montrent que le nom a été prolongé d’un an, jusqu’au 4 octobre 2027, par un événement de registre daté du 5 octobre 2026. Le dépassement de l’échéance initiale n’a pas entraîné la libération du nom : le titulaire, dont l’identité reste non publique, a procédé au renouvellement dans les jours suivant l’expiration théorique. Quatre clauses de verrouillage protègent en outre le nom contre toute modification non autorisée.

Que signifie concrètement l’inscription d’any-trades.com sur la liste de l’AMF ?

L’inscription au tableau des avertissements de l’Autorité des marchés financiers, posée le 13 novembre 2020 et toujours présente le 14 octobre 2026, signifie que l’autorité ne reconnaît pas à cette offre le droit de démarcher des épargnants établis en France. Elle ne constitue pas une condamnation et ne déclare pas que des fonds ont été détournés. Elle indique que l’entité opère en dehors du cadre légal applicable aux prestataires de services d’investissement en France. Une telle inscription ne disparaît pas lorsque la plateforme cesse d’être active : elle reste consultable indépendamment de l’état technique du nom.

J’ai versé des fonds à any-trades.com entre 2020 et 2022 : quelles démarches puis-je encore engager ?

Des démarches restent possibles même plusieurs années après les versements. La première étape consiste à rassembler toutes les pièces disponibles : relevés bancaires, ordres de virement, confirmations de transaction et échanges écrits avec les représentants de la plateforme. Il convient ensuite de contacter la banque ayant traité les virements et, si un règlement par carte a été effectué, l’émetteur de cette carte. Les faits peuvent également être signalés à l’autorité compétente. Chaque dossier présentant des caractéristiques propres, une évaluation préalable de la situation permet d’identifier les voies les plus adaptées.

Conclusion : une plateforme fermée, un nom toujours exploité

Any-trades.com présente aujourd’hui un profil particulier : une plateforme qui a cessé d’être opérationnelle entre l’été 2022 et l’automne 2023, un nom qui continue d’être renouvelé et verrouillé par un titulaire anonyme, et une page de garde sans contenu ni interlocuteur identifiable. Les personnes qui ont été mises en confiance par les annonces de la plateforme entre 2020 et 2022, qui ont versé des fonds, parfois à plusieurs reprises, attirées par la promesse d’instruments variés, d’une exécution immédiate et d’un cadre réglementaire apparent, se retrouvent aujourd’hui devant un nom sans réponse, sans formulaire de contact et sans entité légale identifiable.

Quatre autorités de surveillance financière ont signalé ce nom ou des noms très proches en l’espace de douze mois. L’inscription française est toujours en place près de six ans plus tard. Ces éléments, pris ensemble, dessinent un dossier dont la complexité justifie que chaque situation soit évaluée individuellement avant d’engager toute démarche. BrokerDefense examine chaque cas dans ses particularités pour identifier les options réellement disponibles.

Article réécrit le 14/10/2026

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