Sommaire
- Le nom Deca-groupe.com ne figure plus au fichier des enregistrements
- Une adresse sans aucune réponse technique
- La fenêtre du certificat couvrait les douze mois réservés en 2021
- La banque de dépôts que servait la copie conservée
- Derrière la vitrine, aucune entité identifiée
- Les justificatifs à mettre de côté pour un recours
- Les interrogations qui reviennent sur cette adresse
Le nom Deca-groupe.com ne figure plus au fichier des enregistrements
Le 19 septembre 2026, le registre des noms en .com ne restitue plus aucune fiche d’enregistrement pour deca-groupe.com : la réponse obtenue se résume à l’absence totale de résultat, et la requête d’annuaire public ne rend elle aussi aucune entrée. Sur le plan distinct de la résolution, le nom ne renvoie plus aucune destination, ni sous sa forme simple ni sous sa forme préfixée en www : aucun annuaire du système de noms de domaine ne connaît ce nom, qu’il s’agisse de fournir une adresse de destination, de désigner les serveurs de noms, de renseigner le courrier entrant ou de retourner une donnée de texte. Aucune des trois tentatives de connexion lancées ce jour-là n’a abouti.
La fiabilité de ce constat repose sur un contrôle positif conduit le même jour : la même requête passée sur d’autres noms en .com toujours actifs restitue normalement leur fiche complète, ce qui établit que l’absence de résultat concerne bien deca-groupe.com et non l’outil de consultation.
L’enquête publiée en décembre 2021 décrivait un site actif, enregistré le 23 juillet 2021, qui venait de faire des victimes et figurait déjà sur la liste noire de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Aujourd’hui, le nom a quitté le fichier des enregistrements et ne résout plus. Pour celles et ceux qui ont adressé de l’argent à cette enseigne, ce constat signifie que les adresses de contact construites sur ce nom sont désormais injoignables et que la vitrine qui leur avait été présentée n’existe plus sous cette adresse.
Dernière mise à jour : 19/09/2026
Une adresse sans aucune réponse technique
Sur le plan de la résolution, nos relevés du 19 septembre 2026 établissent une absence totale : pas la moindre adresse de destination, ni serveur de noms, ni renseignement pour le courrier entrant, ni donnée de texte. Concrètement, aucune page ne peut plus être ouverte à partir de cette adresse, et aucun message ne peut plus être adressé à une boîte construite sur ce nom.
Les copies publiques conservées et la fenêtre du certificat décrite plus loin suggèrent que cette situation remonte au moins à la mi-2022, mais nos relevés permettent de constater la disparition, non d’en établir les raisons précises ni d’en dater le point de départ avec certitude.
Pour retrouver les données d’enregistrement encore publiées au sujet de cette adresse, il reste une page consultable sans compte à créer : la fiche WHOIS complète sur DomainTools.
Toute personne qui tenterait de joindre l’enseigne via une adresse de courriel ou un numéro de téléphone transmis à l’époque des démarchages se heurterait donc à une impasse technique, indépendamment de toute démarche de sa part.
La fenêtre du certificat couvrait les douze mois réservés en 2021
Les journaux publics de certificats conservent un relevé rattaché à ce nom : un certificat émis par l’autorité Sectigo Limited, établie à Salford, portant le nom deca-groupe.com, valable du 23 juillet 2021 au 23 juillet 2022. Aucune émission n’apparaît après juillet 2022 dans ces mêmes journaux.
Cette fenêtre correspond exactement aux douze mois pour lesquels l’enregistrement du nom avait été réservé, selon ce que l’enquête de décembre 2021 avait relevé. L’alignement entre la durée d’enregistrement et la durée de validité du certificat est complet.
Une date de validité de certificat permet d’établir qu’un serveur a présenté ce nom à des visiteurs pendant la période concernée. Elle n’identifie ni le titulaire du nom ni l’exploitant de la vitrine : ces deux plans restent distincts de ce que le certificat documente.
La banque de dépôts que servait la copie conservée
Les copies publiques conservées couvrent une période allant du 1er décembre 2021 au 21 juin 2022. Celle prise le 12 janvier 2022 donne à lire le contenu le plus complet. Le nom servait alors une fausse banque présentée sous l’enseigne « DECA GROUP », avec la signature « plus avantageux que jamais » et une présentation qui la désignait comme « une banque internationale, leader parmi les fournisseurs de services financiers en Europe et dans le monde ».
Le catalogue affiché couvrait des comptes courants et des comptes joints, des cartes bancaires Visa Classic, Visa Premier et Visa Infinite, des prêts immobiliers, personnels et automobiles, un rachat de crédit, des livrets d’épargne, une assurance vie et une assurance habitation, des fonds d’investissement et un service de bourse. La vitrine promettait 90 euros offerts à l’ouverture d’un compte courant et 50 euros offerts à l’ajout d’un compte d’épargne. Une offre de prêt personnel à taux fixe de 2,5 % était présentée avec l’ensemble des mentions légales obligatoires du crédit, accompagnée d’un formulaire de simulation. Une adresse de courriel construite sur le nom de domaine et un numéro de téléphone commençant par l’indicatif français étaient renseignés, avec des horaires du lundi au vendredi et le samedi.
La page comportait également un sélecteur de langues proposant une vingtaine d’idiomes, dont l’azéri, le mongol, le maltais et le letton, et affichait une mention de droits réservés portant l’année « 2019 », soit deux ans avant l’enregistrement du nom en juillet 2021. Notre enquête de décembre 2021 relevait d’ailleurs que les mentions légales n’étaient pas conformes à la loi française du 21 juin 2004.
Un compte de dépôts suppose une autorisation délivrée par une autorité compétente, une société clairement identifiée et une personne morale dont la responsabilité peut être engagée. Rien de tel n’apparaissait sur cette page : elle fonctionnait comme une vitrine de collecte, sans aucun des éléments qui auraient rendu l’offre vérifiable. D’autres dossiers traités par BrokerDefense à la même période documentent des constructions semblables : le dossier consacré à access-orcd.com, publié le 4 décembre 2021, concernait une enseigne de la même vague dont le nom a lui aussi quitté le fichier des enregistrements en .com, et celui consacré à optimep-4.com, publié le 5 décembre 2021, portait sur une adresse inscrite sur la liste noire de l’ACPR avant même notre enquête et qui ne laisse plus de traces aujourd’hui.
La copie prise le 29 juin 2022 ne montre plus aucun contenu : seule une liste de fichiers vide servie par un serveur d’hébergement subsiste. Les copies s’arrêtent ensuite. Entre le début de 2022 et le milieu de la même année, la vitrine a cessé de servir quoi que ce soit. Ces copies documentent ce que la page présentait aux visiteurs ; elles n’établissent pas l’identité de ceux qui l’ont exploitée.
Derrière la vitrine, aucune entité identifiée
Aucune société, aucun numéro d’immatriculation et aucune adresse de siège n’ont pu être rattachés à cette enseigne, ni dans nos relevés du 19 septembre 2026, ni dans ce que les copies conservées donnent à lire. Le nom n’est porté par aucune entité identifiée.
L’enquête publiée en décembre 2021 rapportait l’inscription de deca-groupe.com sur la liste noire de l’ACPR, qui recense les offres de crédit, de livret, de paiement et d’assurance proposées sans autorisation en France. Le portail public qui rassemble les listes noires de l’ACPR et de l’AMF permet de retrouver ce type de mise en garde : les listes noires des autorités recensent les adresses signalées pour offre de services financiers sans autorisation.
Une inscription sur une telle liste constitue une mise en garde publique destinée à protéger le public : elle n’est pas une sanction prononcée contre quiconque. Sa portée est d’alerter les personnes susceptibles d’être démarchées, non de constater une infraction établie par un tribunal.
Les listes publiées par l’Autorité des marchés financiers, consultées le 19 septembre 2026, ne portent aucune entrée correspondant à ce nom. Cette absence vaut pour les listes consultées ce jour-là et ne constitue pas une garantie de régularité.
Les justificatifs à mettre de côté pour un recours
Toute personne ayant eu affaire à cette enseigne a intérêt à mettre de côté, dès maintenant, les échanges reçus en lien avec deca-groupe.com : courriels, messages, lettres, accompagnés de leurs dates exactes. À ces échanges doivent s’ajouter les coordonnées des comptes sur lesquels les fonds ont été adressés, les ordres de paiement transmis à l’établissement bancaire et les confirmations archivées, sans oublier les relevés de compte où figurent les sorties correspondantes.
Sont également utiles les simulations de crédit ou d’ouverture de compte remplies sur la vitrine, et toute copie de page que la personne aurait conservée au moment des échanges. Ces pièces gardent leur pleine valeur probatoire même si le nom ne résout plus : elles documentent une relation commerciale et des flux financiers indépendamment de l’état actuel du nom de domaine.
Pour les personnes qui envisagent une démarche judiciaire, nos travaux sur le parcours d’une plainte devant le juge pénal exposent les étapes à connaître avant de se lancer.
Un entretien accordé à BrokerDefense par Maître Goce Novakov, avocat dont l’admission au barreau s’est faite à Paris, revient sur la victoire judiciaire obtenue par des personnes trompées par un faux investissement et sur la responsabilité d’une banque jugée défaillante dans la surveillance des flux, un précédent que les victimes de montages comparables ont intérêt à connaître.
Les interrogations qui reviennent sur cette adresse
Non. Les contrôles passés le 19 septembre 2026 montrent que cette adresse a quitté le fichier des enregistrements du registre des noms en .com et qu’elle ne résout plus. Aucune page ne peut être ouverte à partir de cette adresse, et aucun message ne peut être adressé à une boîte construite sur ce nom.
Oui. Notre enquête publiée en décembre 2021 rapportait l’inscription de deca-groupe.com sur la liste noire de l’ACPR, qui recense les offres de crédit, de livret, de paiement et d’assurance proposées sans autorisation en France. Cette inscription constituait une mise en garde publique, non une sanction prononcée par un tribunal.
Réunissez l’ensemble des échanges liés à cette enseigne, les coordonnées des comptes destinataires des fonds, les ordres de paiement passés et leurs reçus, ainsi que les relevés de compte correspondants. Ces pièces conservent leur valeur même si le nom ne résout plus. Une évaluation préalable du dossier par BrokerDefense permet de déterminer les démarches adaptées à votre situation.
Pour celles et ceux qui ont été démarchés au nom de deca-groupe.com et qui ont adressé de l’argent, la disparition du nom du fichier des enregistrements ne met pas fin aux recours possibles. Les pièces réunies au moment des échanges conservent leur portée, et une évaluation du dossier par BrokerDefense permet d’identifier les démarches les mieux adaptées à chaque situation.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 19/09/2026


