Depuis mai 2024, l’image de Vincent Lagaf est détournée de façon répétée par des escrocs qui fabriquent de fausses interviews pour promouvoir des plateformes de trading fictives. BrokerDefense a documenté trois vagues distinctes de cette usurpation, ciblant à chaque fois le même animateur et suivant un procédé quasi identique. Ces opérations frauduleuses ont conduit des centaines d’épargnants à verser des fonds sur des sites sans existence légale, sans agrément et sans aucun siège identifiable. Face à la persistance et à l’évolution de ce schéma, une mise à jour complète de notre documentation s’impose.
Dernière mise à jour : 22/08/2026
Sommaire
- Une usurpation récurrente : l’image de l’animateur recyclée depuis 2024
- Bit Eprex, Token Zenith, Quantum Ogen : trois vagues, un même procédé
- Un montage qui imite les codes des médias
- Des personnalités publiques prises pour cible
- Les démarches des personnes qui ont versé des fonds
- FAQ : comment repérer une fausse interview de Vincent Lagaf ?
Une usurpation récurrente : l’image de l’animateur recyclée depuis 2024
BrokerDefense suit ce dossier depuis le printemps 2024, date à laquelle nos investigations ont mis en lumière une première utilisation frauduleuse de l’image de Vincent Lagaf. Depuis, deux nouvelles vagues ont été documentées sur notre site : la plateforme Bit Eprex dès mai 2024, puis Token Zenith en mai 2025, et enfin Quantum Ogen en septembre 2025. À chaque fois, le principe est le même : des escrocs s’emparent de photos ou de séquences vidéo de l’animateur pour construire une fausse mise en scène médiatique censée lui faire recommander un investissement.
Vincent Lagaf n’a jamais donné son accord pour apparaître dans ce type de contenu. Il n’entretient aucun lien, direct ou indirect, avec ces plateformes, et n’a jamais vanté un quelconque produit financier dans une interview télévisée ou en ligne. L’utilisation de son image constitue une usurpation caractérisée de son identité, réalisée à son insu et contre sa volonté. Les victimes, elles, font face à des pertes financières réelles, convaincues d’agir sur la foi d’une recommandation de l’animateur.
Bit Eprex, Token Zenith, Quantum Ogen : trois vagues, un même procédé
La première vague documentée par BrokerDefense remonte au 31 mai 2024 avec la plateforme Bit Eprex, qui promettait un prétendu robot d’investissement et utilisait l’image de Lagaf sans aucune autorisation. Le 6 mai 2025, c’est Token Zenith qui a émergé : nos recherches ont établi qu’il s’agissait d’une entité totalement fictive, sans siège, sans mentions légales et sans le moindre agrément, qui exploitait un montage imitant l’émission « Culture Médias » avec la participation mise en scène de l’animateur Guillaume Pley. Le 1er septembre 2025, une troisième plateforme, Quantum Ogen, a fait l’objet d’un article sur notre site : une fausse interview hébergée sur la plateforme gratuite HackMD, intitulée « Vincent Lagaf Quantum Ogen Avis : arnaque ou légitime ? », mettait en scène une prétendue apparition télévisée présentée comme « tragique ».
Ces trois plateformes partagent les mêmes caractéristiques : aucune société identifiable, aucune adresse physique, aucune mention légale, aucun contact vérifiable et aucun agrément délivré par une autorité de régulation. Elles figurent toutes sur la liste des acteurs non autorisés diffusée par le régulateur financier. Consultez la liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF, qui alerte régulièrement les épargnants sur ces montages.
Un montage qui imite les codes des médias
La mécanique de chaque campagne repose sur une imitation soignée des codes journalistiques. Les escrocs fabriquent une fausse interview : décor de plateau télévisé reproduit par montage, photos de Vincent Lagaf volées sur des sources publiques, dialogue entièrement inventé attribué à l’animateur. Le titre de l’article ou de la page est formulé de façon à apparaître dans les résultats de recherche (« Vincent Lagaf Quantum Ogen Avis : arnaque ou légitime ? »), ce qui lui confère une apparence de contenu éditorial neutre.
Pour renforcer la crédibilité du dispositif, les escrocs ajoutent des témoignages clients entièrement inventés : des profils génériques comme Jean Dupont à Paris, Sophie Dubois à Bruxelles ou Marc Tremblay à Montréal, accompagnés de photos issues de banques d’images libres. Le contenu est hébergé sur des services gratuits et accessibles comme HackMD, ce qui permet de le publier rapidement et sans traçabilité. Tout est conçu pour que le visiteur, arrivé via un moteur de recherche ou un réseau social, associe spontanément le nom de l’animateur à une recommandation d’investissement qu’il n’a jamais formulée.
Une fois le visiteur convaincu, des boutons « Commencez maintenant » le redirigent vers le site frauduleux, où un formulaire collecte son nom, son adresse e-mail et son numéro de téléphone. Un faux conseiller prend ensuite contact par téléphone et oriente l’épargnant vers un dépôt initial, généralement fixé à 250 euros. Les pertes s’enchaînent dès lors que ce premier versement est effectué, et le prétendu support devient injoignable.
Des personnalités publiques prises pour cible
Vincent Lagaf n’est pas la seule personnalité impliquée malgré elle dans ces montages. Guillaume Pley, animateur reconnu, est également victime de la même usurpation : son nom et sa photographie authentiques sont utilisés pour incarner le rôle de journaliste intervieweur, comme si l’émission avait réellement eu lieu. Aucune interview de ce type n’a jamais été réalisée, ni par Guillaume Pley ni avec Vincent Lagaf.
Le choix de cibler des célébrités n’est pas anodin. Les escrocs misent sur la confiance que le public accorde instinctivement à des personnalités connues du grand public, associées à la bonne humeur, à la popularité et à une présence médiatique ancienne. La crédibilité que confèrent ces noms fameux permet de contourner la méfiance naturelle des épargnants face à une offre financière inconnue. La promesse d’un gain rapide, présentée comme validée par une personnalité appréciée, suffit à convaincre des personnes qui n’auraient jamais consulté ce type de plateforme autrement.
Maître Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon, revient sur les recours bancaires et les litiges liés aux fausses plateformes d’investissement, sur la responsabilité des banques et les démarches de récupération des fonds. Découvrez son parcours sur sa page de présentation.
Les démarches des personnes qui ont versé des fonds
Si vous avez rempli le formulaire d’inscription affiché sur l’une de ces fausses pages et que vous recevez désormais des appels de prétendus conseillers, la priorité est de ne plus répondre à ces contacts et de ne verser aucune somme supplémentaire, même si on vous promet de récupérer des fonds déjà perdus. Cette promesse de « récupération » est elle-même une technique d’escroquerie supplémentaire.
Conservez toutes les preuves à votre disposition : captures d’écran de la fausse interview, historique complet des échanges par téléphone, e-mail ou messagerie, et reçus de tout virement déjà effectué. Ne communiquez aucun justificatif d’identité ni aucun code à distance à ces interlocuteurs, qui pourraient les utiliser pour accéder à vos comptes. Vérifiez systématiquement la plateforme concernée en consultant la liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF. Enfin, rapprochez-vous d’un avocat spécialisé en droit financier pour évaluer vos possibilités de recours. Consultez notre guide complet sur la procédure pénale pour connaître les étapes d’un dépôt de plainte.
FAQ : comment repérer une fausse interview de Vincent Lagaf ?
Non. Vincent Lagaf n’a jamais présenté ni recommandé la moindre plateforme d’investissement. Les interviews diffusées en ligne sont des montages : les images sont volées, les séquences télévisées imitées et les dialogues inventés. Aucune des plateformes citées (Bit Eprex, Token Zenith, Quantum Ogen) n’a le moindre lien avec l’animateur.
Ne répondez plus aux appels des faux conseillers et ne versez surtout pas le dépôt initial qu’ils réclament, généralement 250 euros. Conservez les captures d’écran de la page et l’historique des échanges. Si un logiciel de prise de contrôle à distance a été installé, changez immédiatement tous vos mots de passe.
Recherchez l’interview sur les comptes officiels des médias et des personnalités concernées : une vraie interview existe sur les chaînes vérifiées. Vérifiez aussi la plateforme sur la liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF. L’absence de mentions légales, de société identifiable et d’agrément sont des signaux d’alerte immédiats.
Les personnes touchées par ces arnaques ont en commun d’avoir découvert une prétendue interview de Vincent Lagaf en ligne et d’avoir été convaincues, par la mise en scène soignée du montage, que l’animateur cautionnait réellement la plateforme. Après un premier dépôt de 250 euros, les pertes se sont enchaînées : les gains affichés sur le tableau de bord restaient inaccessibles, les demandes de retrait étaient repoussées sous divers prétextes, et les faux conseillers ont finalement cessé de répondre. Si l’image de Vincent Lagaf a été choisie par ces escrocs, c’est précisément parce qu’elle inspire confiance et sympathie. Vérifier l’identité réelle et l’agrément d’une plateforme avant tout versement reste la seule protection efficace contre ce type de dispositif.
Article réécrit le 22/08/2026



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