Nazvelqorn arnaque : des citations prêtées à Colmant et Jandrain

La vitrine nazvelqorn-ai.com, en ligne depuis le mois de juillet 2026, met en avant deux personnalités belges pour vanter sa « plateforme de trading assistée par IA » : l’économiste et financier Bruno Colmant et l’animatrice de télévision Fanny Jandrain, tous deux présentés avec de longues citations élogieuses que rien ne permet de rattacher à un quelconque partenariat. Derrière ce vernis de respectabilité, le site ne désigne aucune société, aucune adresse, aucun numéro d’enregistrement. L’enquête menée par BrokerDefense le 8 septembre 2026 montre un nom de domaine créé deux mois plus tôt, une inscription présentée comme réservée aux internautes belges et un formulaire qui réclame d’abord un numéro de téléphone avec l’indicatif +32.

Dernière mise à jour : 08/09/2026

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BrokerDefense met gratuitement à disposition la capture de la page d’accueil de nazvelqorn-ai.com. Retrouvez son apparence originale, avec les citations attribuées aux deux personnalités belges et les témoignages de gains : utile pour identifier le site, constituer un dossier ou alerter votre entourage.

Pour une utilisation dans le cadre d’une procédure judiciaire, commandez la version complète sans filigrane.

Capture de la page d’accueil de nazvelqorn-ai.com

Des citations attribuées à Bruno Colmant et à Fanny Jandrain, sans aucun justificatif

La page d’accueil réserve sa partie la plus visible à deux encadrés présentés comme des avis de personnalités. Le premier est attribué à « Bruno Colmant, économiste et financier belge », qui y affirmerait que la plateforme « met à votre disposition des technologies modernes et des analyses intelligentes » et invite le lecteur à « prendre le temps de vous informer ». Le second est attribué à « Fanny Jandrain, animatrice de télévision belge », qui déclarerait observer « l’évolution de cette plateforme depuis quelques mois » et vanterait « la simplicité d’utilisation, le design clair et le niveau de rigueur » du service.

Bruno Colmant est une figure connue du monde économique belge, auteur et professeur, régulièrement cité dans la presse financière ; Fanny Jandrain est une animatrice populaire de la télévision belge. Or aucune page du site ne documente un lien quelconque entre ces deux personnes et la plateforme : pas de communiqué, pas d’accord de partenariat, pas de mention d’autorisation d’usage de leur image ou de leur nom. Rien ne permet d’établir qu’elles connaissent l’existence de nazvelqorn-ai.com. Ce procédé, qui consiste à prêter des propos flatteurs à des personnalités réelles pour donner une apparence de sérieux à une vitrine anonyme, est l’un des plus parlants de ce dossier : il ne repose sur aucun élément vérifiable et disparaît dès que l’on cherche la société derrière le site.

Un nom de domaine né le 8 juillet 2026, sans aucune archive ni messagerie

Les données d’enregistrement, interrogées dans le registre du .com, montrent une création du nom nazvelqorn-ai.com le 8 juillet 2026 chez le registrar néerlandais Hosting Concepts B.V., qui opère sous le nom Registrar.eu. L’échéance est fixée au 8 juillet 2027, soit un cycle d’un an, et les serveurs DNS désignés sont ceux de Cloudflare, dont le réseau masque également l’adresse du serveur d’origine. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Le nom n’a laissé aucune trace avant sa création : l’outil d’archivage du web ne conserve aucune capture de nazvelqorn-ai.com, ce qui confirme une mise en ligne récente. La configuration DNS est minimale : aucune messagerie n’est déclarée (pas d’enregistrement MX), seule figure une vérification Google permettant de lier le domaine à un compte technique. Le certificat SSL affiché aux visiteurs est un certificat wildcard couvert par Google Trust Services, émis début septembre 2026, soit deux mois après la création du nom : une signature technique standard des sites récents placés derrière Cloudflare, sans aucune valeur d’identification du propriétaire.

Le site d’analyse ScamDoc consacre une fiche à nazvelqorn-ai.com, créée le 8 septembre 2026 : elle affiche un indice de confiance de 25 %, qualifié de faible, en relevant le caractère très récent du nom de domaine et sa faible espérance de vie. Aucun internaute n’avait encore laissé d’avis sur cette fiche au moment de notre enquête. Le nom ne figure pas non plus dans les listes noires de l’AMF consultées le 8 septembre 2026 : c’est donc l’examen de la vitrine elle-même, et non une mise en garde officielle, qui conduit à la qualifier de dispositif frauduleux.

Des témoignages aux gains spectaculaires et des pages « légales » sans identité

Le reste de la page d’accueil accumule les marqueurs classiques des fausses plateformes de trading. Le site s’affiche « 4,7 étoiles auprès de plus de 2 780 utilisateurs actifs » et fait défiler de faux témoignages aux montants invraisemblables : un « Sébastien Vandenberghe » qui affirme avoir gagné 5 500 euros, une « Camille Dubois » créditée de 11 369 euros, un « Thomas Lambert » qui déclarerait générer « environ 13 261,42 € par semaine » après un licenciement, une « Élodie Dupont » dont le « compte de trading afficherait 231 952 euros ». Un compteur assure qu’« au cours des 5 dernières minutes, 8 personnes supplémentaires se sont inscrites », et une phrase vante une IA « configurée pour analyser plus de 45 000 € de flux de marché par seconde », une formulation dépourvue de sens financier qui trahit un texte de gabarit.

Les pages annexes ne corrigent rien. La « politique de confidentialité » et les « conditions d’utilisation » sont des textes génériques, datés d’une simple mention « Dernière mise à jour » sans date, qui ne désignent aucune société, aucun siège, aucun représentant légal. Une page « Signaler un abus ou un spam » invite à écrire à [email protected] ou [email protected], deux adresses portées par le même nom de domaine anonyme. Une page « Anti-arnaque » vante les « mécanismes d’alerte » de la plateforme, et une page « Avis sur la marque » consiste en un long texte rédigé par le site lui-même pour expliquer qu’il est « souvent recherché comme plateforme de trading en ligne fiable ». Le procédé, qui consiste à combiner un nom récent et des recommandations fabriquées, rappelle d’autres vitrines documentées par BrokerDefense comme alpha-flow.ai, une fausse IA de trading aux statistiques inventées, ou Zélancia, une « plateforme IA » qui n’était qu’un formulaire de collecte. Aucun élément technique ne permet d’affirmer que ces sites sont exploités par la même équipe ; en revanche, le moule commercial est identique.

Une inscription « réservée à la Belgique » et une invocation de la FSMA

Deux éléments du site indiquent un ciblage volontaire de la Belgique. Le premier est un bandeau répété en tête de page : « L’inscription est actuellement disponible pour les utilisatrices et utilisateurs de Belgique », accompagné d’un formulaire qui affiche d’emblée « Belgium +32 » et réclame un numéro de téléphone. Le second se trouve au bas de chaque page, dans un encadré intitulé « Avis réglementaire en Belgique », qui renvoie à l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) pour recommander « la prudence » face aux outils d’analyse. Cette mention de l’autorité belge n’est accompagnée d’aucun numéro d’agrément, d’aucune inscription dans un registre : elle emprunte le nom du régulateur pour donner l’illusion d’un encadrement qui n’existe pas, une pratique régulièrement observée sur les sites frauduleux qui cherchent à rassurer les épargnants d’un pays précis.

La restriction affichée « réservé à la Belgique » n’a aucune valeur de contrôle : elle sert surtout à créer un sentiment d’exclusivité et à orienter les démarches des victimes vers un cadre national précis. Rien n’empêche techniquement un internaute d’un autre pays de s’inscrire, et le site n’exige aucune preuve de résidence lors de la création du compte. Les personnes contactées après avoir laissé leurs coordonnées sont généralement rappelées par de faux « conseillers » qui parlent le français avec un fort accent, se présentent sous un faux nom et poussent à verser un dépôt initial.

Des coordonnées laissées ou des fonds versés à Nazvelqorn : les premiers réflexes

Les personnes qui ont laissé leur numéro de téléphone sur le formulaire puis versé de l’argent, souvent après des relances insistantes d’un interlocuteur se présentant comme un gestionnaire de compte, doivent d’abord rassembler toutes les preuves : courriels et messages reçus, captures des pages de la plateforme, justificatifs des virements et relevés bancaires. Il est essentiel de signaler rapidement les opérations à sa banque, de ne répondre à aucune demande de « frais » destinés à débloquer un retrait ou à « sécuriser » les gains, et de ne jamais communiquer de nouveau code de validation : ces demandes sont le signe que le dispositif cherche à soutirer un second versement.

Un dépôt de plainte peut être envisagé, en s’appuyant sur notre guide complet sur la procédure pénale. Le site peut également être signalé sur la plateforme ScamDoc, dont la fiche consacrée à nazvelqorn-ai.com existe déjà depuis le 8 septembre 2026. BrokerDefense reste à la disposition des personnes concernées pour évaluer gratuitement leur situation et les orienter vers les démarches adaptées.

Les victimes d’une fausse plateforme d’investissement disposent de recours concrets, y compris lorsque le site est récent et anonyme. Maître Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon, détaille dans la vidéo ci-dessous une procédure menée pour des victimes d’un placement frauduleux, jusqu’à une victoire obtenue devant le tribunal judiciaire de Perpignan après dix-huit mois de procédure, avec l’indemnisation des personnes lésées : elle y explique comment constituer un dossier solide, chiffrer le préjudice et faire aboutir une action en justice contre les responsables d’une escroquerie financière.

Les questions fréquentes sur nazvelqorn-ai.com

Nazvelqorn est-il une plateforme autorisée à proposer des services de trading ?

Aucun élément du site ne permet de l’établir. nazvelqorn-ai.com ne désigne aucune société, aucune adresse, aucun numéro d’agrément, et ses propres conditions d’utilisation précisent que la plateforme « ne fournit pas de conseils financiers » et décline toute responsabilité pour les pertes. Le nom, créé le 8 juillet 2026, ne figure pas dans les listes noires de l’AMF consultées le 8 septembre 2026, mais l’absence de mise en garde officielle ne vaut pas reconnaissance de sérieux.

Pourquoi le site affiche-t-il des citations de Bruno Colmant et de Fanny Jandrain ?

Ces encadrés, présentés comme des avis de personnalités belges connues, sont un procédé classique des vitrines frauduleuses : prêter des propos élogieux à des figures réelles pour donner une apparence de crédibilité. Aucune page du site ne documente un lien, un partenariat ou une autorisation d’usage de leur nom, et rien ne permet d’établir que ces personnalités connaissent l’existence de la plateforme.

J’ai laissé mes coordonnées ou versé des fonds : que faire ?

Conservez toutes les preuves : courriels, captures de la plateforme, justificatifs des virements et relevés bancaires. Signalez rapidement les opérations à votre banque, ne répondez à aucune demande de frais pour débloquer un retrait et déposez plainte si des fonds ont été versés. Notre service d’aide aux victimes peut étudier gratuitement votre situation et vous orienter vers les démarches adaptées.

Conclusion : deux mois de vie pour une vitrine construite sur des faux avals

nazvelqorn-ai.com cumule les signaux des dispositifs frauduleux récents : un nom de domaine créé le 8 juillet 2026 chez Registrar.eu, sans archive et sans messagerie, une absence totale d’identité légale dans des pages « légales » génériques, des témoignages aux gains spectaculaires, un ciblage affiché de la Belgique et une mention de la FSMA sans aucun agrément. Le ressort principal de la vitrine est la mise en scène de deux personnalités belges connues, Bruno Colmant et Fanny Jandrain, dont les citations élogieuses ne reposent sur rien de vérifiable. Les personnes qui ont versé des fonds après avoir répondu aux offres de « Nazvelqorn », souvent au terme d’appels de faux conseillers, ne doivent verser aucun montant supplémentaire, quelle que soit la raison invoquée. BrokerDefense recommande de rassembler les preuves et de faire évaluer sa situation avant d’engager toute démarche : notre équipe reste à la disposition des victimes pour les accompagner.

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