Actualys (actualys.com) : avis important d’un site d’arnaque.
Le site actualys.com se présente comme une plateforme de trading crypto régulée en Europe. En réalité, l’AMF et l’ACPR l’ont inscrit sur leur liste noire officielle le 10 avril 2026 pour exercice illégal d’activités sur produits dérivés sur crypto-actifs.
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Publié le 24/02/2026 – Dernière mise à jour : 06/06/2026
Sommaire
- Actualys.com : une plateforme crypto blacklistée par les autorités françaises
- Identité et incohérences : usurpation d’une société réellement immatriculée
- Infrastructure technique : des indices révélateurs d’une plateforme récente et dissimulée
- Analyse visuelle : un discours commercial trompeur construit pour inspirer confiance
- Signaux d’alerte identifiés sur actualys.com
- Verdict et recommandations : ne déposez aucun fonds sur actualys.com
- FAQ
Actualys.com : une plateforme crypto blacklistée par les autorités françaises
Le site actualys.com propose du trading de cryptomonnaies, des livrets d’épargne et l’accès à des marchés mondiaux. Il affiche des mentions rassurantes : « Régulé UE », « 18+ années d’activité », « 200K+ clients ». En réalité, nos investigations révèlent un tableau très différent. L’AMF et l’ACPR ont inscrit actualys.com sur leur liste noire commune le 10 avril 2026. La catégorie retenue est explicite : produits dérivés sur crypto-actifs exercés sans autorisation légale.
Par ailleurs, le réseau mondial IOSCO I-SCAN a également référencé ce domaine dans ses alertes destinées aux régulateurs financiers internationaux. Le score de menace attribué au site atteint 9 sur 10. Ces deux inscriptions simultanées — nationale et internationale — constituent un signal d’alarme de premier ordre.
Identité et incohérences : usurpation d’une société réellement immatriculée
Le nom « Actualys » correspond à plusieurs sociétés réellement immatriculées au registre national des entreprises français. On y trouve notamment une société active sous le SIREN 529779696, dont le siège est à Biarritz, et une autre sous le SIREN 402708523, basée à Épernay. Ces entités sont des tiers, potentiellement victimes de cette usurpation d’identité. Le site frauduleux réutilise leur dénomination pour se donner une apparence de légitimité.
Or, aucun numéro SIREN ni aucun SIRET n’apparaît sur le site actualys.com lui-même. De plus, l’adresse affichée dans le pied de page est « 21 Quay St, Manchester M3 4AE, UK ». Cependant, aucune société liée à « actualys » ne figure au registre Companies House britannique. Cette adresse anglaise non vérifiable contraste avec les sociétés françaises identifiées. Dès lors, la combinaison — nom français, adresse anglaise, absence de SIREN — est caractéristique d’une usurpation d’identité pour tromper.
En outre, le site affiche un copyright « © 2013 Actualys », suggérant une ancienneté de treize ans. Pourtant, le certificat SSL du domaine ne date que du 13 avril 2026. Cette contradiction entre la date revendiquée et la date réelle d’activation du certificat renforce les doutes sur l’authenticité de la plateforme.
Infrastructure technique : des indices révélateurs d’une plateforme récente et dissimulée
Le site utilise Cloudflare pour masquer son hébergeur réel. Les adresses IP identifiées (104.21.65.106 et 172.67.145.35) appartiennent à l’infrastructure Cloudflare. Par conséquent, il est impossible de localiser le serveur d’origine avec certitude. Ce dispositif sert souvent par des opérateurs frauduleux pour compliquer les investigations.
Le certificat SSL provient de Google Trust Services le 13 avril 2026. Il expire le 13 juillet 2026. Ce type de certificat automatisé est gratuit et ne garantit aucune légitimité commerciale. Par ailleurs, nos investigations détectent la présence d’un script de bannière Replit intégré dans le code du site. Replit est une plateforme de développement en ligne. Cette présence indique que le site a probablement été construit et hébergé sur Replit avant d’être déployé sous son domaine définitif — signe d’une création rapide et peu professionnelle.
Le serveur renvoie un en-tête « X-Powered-By: Express », caractéristique d’un backend Node.js. Les frameworks React et Vue ont également été détectés dans le code JavaScript du site. Ces technologies modernes contrastent avec l’ancienneté affichée de la plateforme, ce qui renforce la thèse d’une création récente habillée d’une fausse histoire.
Analyse visuelle : un discours commercial trompeur construit pour inspirer confiance
La page d’accueil affiche des chiffres impressionnants : « €2.5B+ de volume trimestriel », « 200K+ clients vérifiés », « 99.9% uptime ». Ces statistiques ne reposent sur aucune source vérifiable. De même, la mention « Leader Européen en Trading » et « Entièrement régulé dans les principales juridictions européennes » contredisent directement l’inscription sur liste noire AMF/ACPR.
La section témoignages présente trois profils : « Sarah Jenkins », « Marc Dubois » et « Elena Rossi ». Les photos correspondantes sont stockées sous des noms de fichiers comme « Michael Roberts », « Thomas Davidson » et « Sarah Lewis » — des noms différents des pseudonymes affichés. Ainsi, les témoignages sont associés à des photos dont les noms ne correspondent pas, ce qui suggère fortement l’utilisation de visuels génériques ou d’identités fictives.
La page de connexion affiche une mention en anglais : « The chances of making a profit on the Forex OTC market are inextricably linked to the risk of… ». Cette phrase tronquée, visiblement issue d’un gabarit générique non personnalisé, trahit l’origine du site. Par ailleurs, le site propose des sections « Humeur Crypto » et « Aperçu des Marchés » alimentées par l’API publique CoinGecko — des données librement accessibles à n’importe qui, sans valeur ajoutée réelle.
Signaux d’alerte identifiés sur actualys.com
L’analyse de actualys.com est désormais disponible sur ScamDoc. Vous pouvez alors consulter la fiche ScamDoc de actualys.com pour accéder au détail des critères d’évaluation.
- Liste noire AMF/ACPR officielle : actualys.com est dessus depuis le 10/04/2026 pour produits dérivés sur crypto-actifs non autorisés.
- Alerte IOSCO I-SCAN : le domaine figure dans les avertissements des régulateurs financiers mondiaux, avec un score de menace de 9/10.
- Usurpation d’identité : le nom « Actualys » appartient à des sociétés réellement immatriculées en France. Aucun SIREN ni SIRET n’est affiché sur le site frauduleux.
- Adresse non vérifiable : l’adresse « 21 Quay St, Manchester M3 4AE, UK » est affichée, mais aucune société « Actualys » ne figure au registre Companies House britannique.
- Copyright mensonger : le site revendique un copyright « © 2013 » alors que le certificat SSL date d’avril 2026, révélant une création très récente.
- Numéros de téléphone atypiques : le site affiche le numéro 0665506623, un numéro mobile Bouygues Telecom, et le 0896208921, un numéro surtaxé. Un opérateur financier sérieux n’utilise pas ce type de contact.
- Script Replit détecté : notre analyse du code révèle la présence d’un script issu de la plateforme de développement Replit, signe d’une construction rapide et amateur.
- Témoignages incohérents : les noms affichés dans les avis clients ne correspondent pas aux noms des fichiers images associés.
- Gabarit non personnalisé : la page de connexion contient une phrase en anglais tronquée, vestige d’un modèle générique non adapté.
- Allégations de régulation invérifiables : la mention « Régulé UE » et « Entièrement régulé dans les principales juridictions européennes » est directement contredite par l’inscription sur liste noire française.
Verdict et recommandations : ne déposez aucun fonds sur actualys.com
Actualys.com est un site frauduleux. L’AMF et l’ACPR l’ont formellement blacklisté le 10 avril 2026. Nos investigations confirment de multiples signaux caractéristiques d’une arnaque financière organisée : usurpation d’identité d’entreprises françaises réelles, fausses allégations de régulation, infrastructure technique récente dissimulée derrière une fausse ancienneté, témoignages incohérents et numéros de contact non professionnels.
Si vous avez déjà envoyé des fonds sur cette plateforme, cessez immédiatement tout virement supplémentaire. En effet, les escrocs utilisent souvent un premier gain apparent pour inciter à des dépôts plus importants. Ne communiquez aucun document d’identité supplémentaire si ce n’est déjà fait.
Voici les actions concrètes à engager sans délai :
- Déposez une plainte pénale auprès de votre commissariat ou gendarmerie pour escroquerie et usurpation d’identité.
- Signalez le site à l’AMF via le formulaire disponible sur amf-france.org et à l’ACPR via acpr.banque-france.fr.
- Signalez le site sur Pharos, la plateforme de signalement du ministère de l’Intérieur (internet-signalement.gouv.fr).
- Contactez votre banque pour tenter un blocage ou une rétrofacturation (chargeback) si le paiement est récent.
- Conservez toutes les preuves : captures d’écran, e-mails, relevés de transactions, historique des conversations.
- Contactez BrokerDefense pour constituer un dossier utilisable en justice et bénéficier d’une assistance spécialisée.
Toute personne qui leur a envoyé des fonds peut nous contacter le plus vite possible.
Nous sommes là pour vous informer et vous aider à défendre vos droits en cas d’arnaque financière. Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter NOTRE PAGE DE VICTOIRES et NOS PASSAGES DANS LES MEDIAS.
FAQ
Non. Actualys.com figure sur la liste noire officielle de l’AMF et de l’ACPR depuis le 10 avril 2026 pour exercice illégal d’activités sur produits dérivés sur crypto-actifs. Le site affirme être « Régulé UE », mais cette affirmation est directement contredite par les autorités françaises compétentes. Aucune régulation vérifiable ne s’identifie dans notre dossier.
Cessez immédiatement tout nouveau virement. Conservez toutes vos preuves (captures d’écran, e-mails, relevés de transactions). Déposez une plainte pénale auprès des forces de l’ordre pour escroquerie. Signalez le site à l’AMF sur amf-france.org et sur la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur. Contactez ensuite BrokerDefense pour obtenir une assistance spécialisée et constituer un dossier utilisable en justice.
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