FinvestAI, faux site de trading dont BrokerDefense publiait l’enquête le 25 juin 2025 sous le titre « un décor high-tech pour une escroquerie sans visage », a été inscrit sur la liste noire de l’AMF le 9 septembre 2025, puis a cessé de répondre en août 2026, une double confirmation que finvestai.org avis négatif était pleinement justifié dès l’origine. Consultez également la fiche ScamDoc de finvestai.org, qui lui attribue un indice de confiance de 1 %.
Dernière mise à jour : 15/08/2026
Sommaire
- Blacklisté par l’AMF le 9 septembre 2025, disparu en août 2026 : la chronologie d’une fraude confirmée
- finvestai.org avis WHOIS : NameSilo, Cloudflare et un registrant introuvable
- WordPress, Cloudflare et ASP.NET : l’architecture à deux étages de la vitrine FinvestAI
- « Zero Commission Trading » et intelligence artificielle : les promesses sans fondement de FinvestAI
- Après la blacklist AMF et la fermeture du site : les recours des victimes de FinvestAI
Blacklisté par l’AMF le 9 septembre 2025, disparu en août 2026 : la chronologie d’une fraude confirmée
FinvestAI, faux site de trading dénoncé en juin 2025, a été inscrit sur la liste noire de l’AMF le 9 septembre 2025 puis a cessé de répondre en août 2026. Cette séquence, enquête journalistique, sanction réglementaire, disparition de la vitrine, retrace avec précision le cycle de vie d’une escroquerie financière organisée.
La chronologie est la suivante. Le domaine finvestai.org a été créé le 31 janvier 2025 chez le registrar américain NameSilo. Cinq mois plus tard, le 25 juin 2025, BrokerDefense publiait son enquête initiale, documentant l’absence totale d’identité légale derrière la vitrine. Le 9 septembre 2025, l’Autorité des marchés financiers inscrivait finvestai.org sur sa liste noire de l’AMF dans la catégorie Forex, signalant officiellement le site comme dangereux pour les épargnants français. La dernière capture archivée du site remonte au 16 novembre 2025. Un certificat SSL a encore été émis le 22 mai 2026, valable jusqu’au 20 août 2026, signe que les opérateurs maintenaient une infrastructure active bien après la blacklist. Le 10 août 2026, nos outils de surveillance ont détecté que finvestai.org ne répondait plus, renvoyant une erreur 530 Cloudflare indiquant que le serveur d’origine était injoignable. Le 12 août 2026, une dernière modification était enregistrée dans les données RDAP du domaine. À la date de cette mise à jour, le site reste hors ligne.
La blacklist AMF est un signal d’alarme officiel : elle signifie que le régulateur français a établi que finvestai.org proposait des services d’investissement sans y être autorisé. Les personnes ayant déposé des fonds sur cette plateforme entre janvier et novembre 2025 sont potentiellement victimes d’une escroquerie au faux courtier Forex, un mode opératoire que BrokerDefense a également documenté pour d’autres sites similaires, comme Netixos.com ou TRXDYNIS, tous deux inscrits sur la même liste noire.
finvestai.org avis WHOIS : NameSilo, Cloudflare et un registrant introuvable
L’analyse des données d’enregistrement du domaine révèle une architecture pensée pour protéger l’identité des opérateurs à chaque niveau. Le domaine finvestai.org a été enregistré le 31 janvier 2025 auprès du registrar NameSilo, LLC, société américaine identifiée sous l’IANA ID 1479. La date d’expiration est fixée au 31 janvier 2027, ce qui signifie que le domaine a été réservé pour deux ans, une durée cohérente avec le temps nécessaire pour mener une collecte de fonds avant de disparaître.
Le registrant est masqué derrière un service de protection de la vie privée (Privacy protect), rendant impossible toute identification directe du ou des propriétaires. Le statut clientTransferProhibited empêche tout transfert du domaine vers un autre registrar sans autorisation préalable, une mesure standard qui ne dit rien sur la légitimité de l’entité derrière le site. Les serveurs de noms sont ceux de Cloudflare (keenan.ns.cloudflare.com et lilith.ns.cloudflare.com), ce qui masque l’adresse IP réelle du serveur d’origine derrière le réseau du géant américain. Le DNSSEC n’est pas activé, ce qui constitue une lacune de sécurité supplémentaire. La dernière modification RDAP date du 12 août 2026, deux jours après la détection de la mise hors ligne, probablement une mise à jour administrative liée à la fermeture de l’infrastructure.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
WordPress, Cloudflare et ASP.NET : l’architecture à deux étages de la vitrine FinvestAI
Nos investigations techniques menées avant la disparition du site ont permis de reconstituer l’architecture complète de la vitrine. FinvestAI reposait sur WordPress 5.8, une version datant de 2021 et non maintenue, associée au thème Hello Elementor et au constructeur de pages Elementor Pro. La bibliothèque jQuery utilisée était la version 1.12.4, publiée en 2016 et affectée par des vulnérabilités connues. Ces choix techniques ne correspondent pas à ceux d’un opérateur financier sérieux soumis à des obligations de sécurité informatique.
Nos recherches indiquent par ailleurs la présence simultanée de technologies ASP.NET et ASP.NET Core aux côtés de la vitrine WordPress, révélant une architecture hybride : une façade publique construite avec un outil grand public, et un backend applicatif distinct, probablement destiné à gérer les comptes utilisateurs et les dépôts. Le DNS et le CDN étaient assurés par Cloudflare, masquant l’adresse IP réelle du serveur. Le certificat SSL, émis par Google Trust Services (autorité WE1), couvrait finvestai.org et *.finvestai.org via un certificat wildcard valable du 22 mai 2026 au 20 août 2026, soit une durée de trois mois, cohérente avec une infrastructure maintenue le temps d’une dernière phase de collecte.
La plateforme était disponible en plusieurs langues grâce à GTranslate et WPML, avec des balises hreflang en anglais, français et portugais, signalant un ciblage délibéré des marchés européens et lusophones. Des widgets TradingView étaient intégrés pour afficher des données de marché en temps réel et simuler une activité de trading authentique. Les symboles monétaires euro et livre sterling étaient affichés en évidence, confirmant le ciblage des épargnants européens et britanniques. La messagerie passait par les serveurs Google, avec un enregistrement SPF Google et une politique DMARC configurée sur « None », ce qui signifie qu’aucune protection contre l’usurpation d’adresse e-mail n’était en place. Un schéma que BrokerDefense a également retrouvé dans son analyse d’ECXTRADE.
Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, accompagne les victimes de faux investissements dans l’ensemble de leurs démarches : indemnisation des victimes, recours précontentieux, protocole transactionnel, procédure pénale, procédure civile, recours judiciaire, porter plainte, agir au tribunal, escroquerie, arnaque financière, et dispose d’une expérience reconnue jusqu’en Cour de Cassation. Elle présente dans la vidéo ci-dessous les voies de recours disponibles pour les personnes lésées par ce type d’arnaque financière.
« Zero Commission Trading » et intelligence artificielle : les promesses sans fondement de FinvestAI
Le nom « FinvestAI » était lui-même un argument commercial : en accolant le suffixe « AI » à une dénomination évoquant l’investissement financier, les opérateurs cherchaient à s’adosser à l’image de l’intelligence artificielle sans jamais apporter la moindre preuve d’un usage réel de cette technologie. Aucun algorithme n’était décrit, aucune méthodologie n’était documentée, aucun prestataire technique n’était cité.
La vitrine promettait un accès aux marchés mondiaux sous le slogan « Access Global Markets with Zero Commission Trading », couvrant le Forex, les cryptomonnaies, les actions, les indices et les matières premières. Les noms d’Apple, Tesla et Amazon étaient affichés pour donner une impression de légitimité et de diversité de l’offre. Un module d’analyse technique pour la paire BTC/USD était présenté sans aucune source citée. Un bouton « Get An Account » invitait les visiteurs à s’inscrire et à déposer des fonds.
En bas de page, un disclaimer rédigé en caractères minuscules précisait que « FinvestAI does not guarantee the accuracy or reliability of any market data displayed », une déclinaison de responsabilité qui contredisait frontalement les promesses affichées en haut de page. Aucune société n’était identifiable derrière la plateforme : pas de numéro d’enregistrement, pas d’adresse physique, pas de nom de dirigeant, pas de régulateur mentionné. Cette absence totale d’identité légale est précisément ce que l’AMF a sanctionné en inscrivant finvestai.org sur sa liste noire.
Après la blacklist AMF et la fermeture du site : les recours des victimes de FinvestAI
Les personnes ayant investi via la plateforme FinvestAI se trouvent dans une situation particulièrement délicate : le site est désormais inaccessible (erreur 530 Cloudflare), les fonds déposés pour « accéder aux marchés » sont introuvables, et l’identité des opérateurs reste masquée. La première priorité est de rassembler l’ensemble des preuves disponibles : relevés de virement ou de dépôt vers finvestai.org, captures d’écran de l’interface de trading, historique des échanges avec le support de la plateforme, et tout document transmis lors de l’ouverture du compte (pièce d’identité, justificatif de domicile).
Il est impératif de cesser tout contact avec les personnes qui se présenteraient comme des représentants de FinvestAI ou comme des prestataires capables de récupérer les fonds perdus. Ce type de sollicitation, connu sous le nom de « recovery room », est une arnaque secondaire qui cible spécifiquement les victimes de faux courtiers : les escrocs se font passer pour des récupérateurs de fonds et soutirent de nouvelles sommes avant de disparaître à leur tour.
Sur le plan juridique, plusieurs voies sont ouvertes. Le dépôt de plainte auprès du procureur de la République ou directement auprès de la brigade financière permet d’enclencher une procédure pénale pour escroquerie et exercice illégal d’activité bancaire ou financière. Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes à suivre. Un recours civil peut également être engagé, notamment pour tenter d’obtenir le remboursement des sommes versées. BrokerDefense évalue gratuitement les dossiers des victimes et peut orienter vers les professionnels du droit adaptés à chaque situation.
Oui. finvestai.org a été inscrit sur la liste noire de l’AMF le 9 septembre 2025 dans la catégorie Forex, ce qui signifie que le régulateur français a établi que la plateforme proposait des services d’investissement sans autorisation. Le site a ensuite cessé de répondre en août 2026. L’indice de confiance ScamDoc est de 1 %.
Rassemblez immédiatement toutes vos preuves : relevés de virement ou de dépôt vers finvestai.org, captures d’écran de la plateforme, échanges avec le support. Ne répondez à aucune sollicitation de prestataires promettant de récupérer vos fonds (recovery room). Contactez BrokerDefense pour une évaluation de votre dossier et consultez notre guide sur la procédure pénale pour envisager un dépôt de plainte.
Non. Le nom FinvestAI intégrait le suffixe « AI » comme argument marketing, mais aucune description d’algorithme, aucune méthodologie et aucun prestataire technique n’étaient documentés sur la plateforme. Il s’agissait d’un décor destiné à inspirer confiance, sans aucun fondement réel.
FinvestAI aura suivi le schéma classique des fausses plateformes de trading : une vitrine techniquement soignée, des promesses de rendements sans commission, une identité légale inexistante, une blacklist AMF, puis une disparition silencieuse. Les victimes ayant investi des fonds dans cette plateforme sans visage se retrouvent face à un site inaccessible et à des opérateurs introuvables. La double confirmation, inscription sur la liste noire de l’AMF le 9 septembre 2025 et mise hors ligne détectée le 10 août 2026, ne laisse aucun doute sur la nature frauduleuse de finvestai.org. BrokerDefense évalue gratuitement les dossiers des personnes concernées afin de les orienter vers les recours les mieux adaptés à leur situation.
Article réécrit le 15/08/2026



1 Comment
Ils m’ont escroqué 8 750 euro. J’ai eu affaire avec Bernard OLIVAR puis avec Gerald MORELS