En mars 2025, l’enquête publiée par BrokerDefense sur la vitrine baptisée « Alpexo » (également promue sous le nom « Alpexo Plus ») a mis en lumière un montage caractéristique des fausses plateformes d’investissement en ligne : des promesses de rendements vertigineux, une identité d’exploitant introuvable et des épargnants confrontés à des obstacles dès la première tentative de retrait.
Sommaire
- Alpexo Plus promettait jusqu’à 50 % de gains en quelques semaines
- Ni licence, ni société identifiable derrière le nom Alpexo
- Des frais de retrait imprévus et des conditions modifiables à tout moment
- Témoignages de façade et service client injoignable
- En 2026, la même mécanique continue d’être documentée
- Alpexo : les démarches après un dépôt de fonds
- Alpexo : les questions des épargnants
Alpexo Plus promettait jusqu’à 50 % de gains en quelques semaines
L’argumentaire central de la vitrine Alpexo Plus reposait sur une promesse chiffrée et répétée : des rendements pouvant atteindre 50 % en quelques semaines. Ce type d’affirmation constitue l’un des marqueurs les plus constants des schémas de Ponzi et des montages frauduleux documentés dans le secteur du trading en ligne. En promettant des gains rapides et hors de proportion avec les performances des marchés financiers réels, la vitrine cherchait à déclencher des dépôts impulsifs, en jouant sur l’urgence et la crainte de rater une opportunité.
Le dossier publié le 18 mars 2025 rattache explicitement ce discours à la catégorie des arnaques au trading : aucune donnée de performance réelle, aucun historique de résultats vérifiable, aucune explication sur la stratégie censée générer de tels profits. L’enquête souligne que cet argumentaire de « haute rentabilité » constitue à lui seul un signal d’alerte suffisant pour écarter toute opportunité d’investissement sérieuse.
Dernière mise à jour : 06/09/2026
Ni licence, ni société identifiable derrière le nom Alpexo
L’enquête de mars 2025 n’a relevé aucun agrément, aucune licence et aucune approbation émanant d’un organisme de régulation financier derrière le nom Alpexo ou Alpexo Plus. Il n’a été possible d’identifier ni siège social, ni numéro d’enregistrement, ni dirigeant, ni structure juridique rattachée à ces dénominations. Ce vide documentaire complet est, à lui seul, rédhibitoire : toute activité d’investissement exercée auprès du public sur le territoire européen est soumise à un encadrement réglementaire strict, et tout acteur légitime est en mesure de présenter son agrément sans délai.
L’absence totale d’identité d’entreprise est précisément ce qui distingue une vitrine frauduleuse d’un prestataire régulé. Dans le cas d’Alpexo, la dénomination elle-même semble avoir été choisie pour évoquer un environnement financier professionnel sans en assumer les obligations légales. Aucun document contractuel sérieux, aucune information sur la localisation des fonds collectés ni aucune mention réglementaire n’ont été retrouvés dans le dossier du 18 mars 2025.
Des frais de retrait imprévus et des conditions modifiables à tout moment
Parmi les pratiques documentées par l’enquête, la question des retraits occupe une place centrale. Les utilisateurs ayant tenté de récupérer leurs fonds se sont heurtés à des frais imprévus et décrits comme exorbitants, apparus au moment précis où ils souhaitaient clore leur compte. Cette mécanique est qualifiée dans le dossier de « piège classique des sites frauduleux » : les conditions de retrait ne sont jamais transparentes dès l’entrée, et des exigences supplémentaires surgissent pour retarder, voire bloquer, tout décaissement.
Les conditions de service d’Alpexo Plus comportaient par ailleurs de nombreuses zones d’ombre. Selon l’enquête, ces conditions autorisaient la plateforme à en modifier les termes au détriment de l’utilisateur, sans notification préalable suffisante. Ce type de clause permet à l’opérateur de déplacer les règles du jeu en cours de contrat, rendant toute réclamation ultérieure particulièrement difficile à formuler et à documenter.
Témoignages de façade et service client injoignable
Pour crédibiliser son offre, la vitrine Alpexo affichait des témoignages de clients prétendument satisfaits, assortis de portraits photographiques. L’enquête du 18 mars 2025 révèle que ces photos ont été retrouvées sur des banques d’images libres de droits, sans lien avec de réels investisseurs. Cette pratique, courante dans les montages frauduleux, vise à construire une impression de communauté et de réussite collective entièrement fabriquée.
Le service client s’est, pour sa part, révélé systématiquement défaillant. Les courriels adressés à la plateforme restaient sans réponse, et les conversations engagées par les utilisateurs étaient interrompues dès que ceux-ci formulaient des questions précises sur les retraits, les licences ou l’identité de l’exploitant. Cette attitude de fuite dès que les interrogations deviennent concrètes est un indicateur supplémentaire relevé par BrokerDefense pour distinguer une vitrine frauduleuse d’un acteur sérieux.
En 2026, la même mécanique continue d’être documentée
Le schéma décrit par l’enquête de mars 2025 autour d’Alpexo Plus n’est pas isolé. BrokerDefense continue en 2026 de recenser des vitrines construites sur des fondations identiques : une promesse de rendement irréaliste, une identité d’exploitant introuvable et des conditions de retrait piégées. C’est notamment le cas de Wise-gestion.com, dont le dossier publié en août 2026 documente un portail sans plateforme réelle adossé au même argumentaire d’opportunité exclusive. La même persistance du procédé a été relevée avec invexxia.com, dont l’enquête de septembre 2026 décrit une structure de fausse plateforme de trading construite sur des ressorts comparables à ceux qu’Alpexo utilisait dès 2025.
La récurrence de ces montages illustre une réalité documentée de manière constante par BrokerDefense : les opérateurs de vitrines frauduleuses réutilisent les mêmes mécaniques d’appâtage et les mêmes obstacles au retrait, en changeant simplement de dénomination commerciale. La vigilance des épargnants et la publication régulière de ces enquêtes constituent les deux leviers les plus efficaces pour contenir la propagation de ces schémas.
Alpexo : les démarches après un dépôt de fonds
Si vous avez versé des fonds sur la vitrine Alpexo ou Alpexo Plus, la priorité est de rassembler et de conserver l’intégralité des preuves disponibles : captures d’écran des pages de la plateforme, historique des échanges par courriel ou messagerie, confirmations de virement, relevés bancaires et tout document contractuel reçu. Ce dossier constitue la base indispensable de toute démarche ultérieure.
La première démarche bancaire consiste à contacter l’établissement qui a exécuté le virement : la responsabilité d’une banque peut être recherchée pour manquement à son devoir de vigilance lorsqu’elle a acheminé des fonds vers un compte manifestement lié à une activité frauduleuse. Il est également conseillé de vérifier si le nom Alpexo figure sur la liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF, qui recense les entités signalées pour exercice illégal d’une activité financière. Sur le plan pénal, BrokerDefense met à disposition une page dédiée aux plaintes pénales qui détaille les étapes et les autorités compétentes pour déposer plainte en France. Évitez par ailleurs tout contact avec des services proposant spontanément de « récupérer » vos fonds moyennant une avance : cette pratique constitue une escroquerie secondaire fréquemment associée aux vitrines frauduleuses.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Les flux financiers laissent toujours des traces exploitables, même lorsqu’une plateforme d’investissement se révèle être une façade : références d’opération, IBAN destinataires, correspondances de paiement. C’est à partir de ces éléments que Maître Michel Orsini, avocat au barreau de Paris, intervient dans les dossiers d’escroquerie financière impliquant de fausses plateformes de trading, pour analyser la circulation des fonds, identifier les responsabilités engagées et engager les contentieux visant à obtenir réparation du préjudice subi. Il présente cette approche dans la vidéo ci-dessous.
Alpexo : les questions des épargnants
Non. L’enquête publiée par BrokerDefense en mars 2025 n’a relevé aucun agrément, aucune licence ni aucune approbation d’un organisme de régulation financier derrière ces noms. La vitrine promettait des gains importants sans jamais présenter la moindre identité d’entreprise ni le moindre document légal.
Des démarches existent mais doivent être engagées rapidement : conserver l’ensemble des échanges et justificatifs de versement, signaler les transactions à la banque qui a reçu les fonds (sa responsabilité peut être recherchée pour manquement au devoir de vigilance), et déposer plainte auprès des autorités compétentes. Notre service d’aide aux victimes peut vous orienter dans ces recours.
Plusieurs signaux doivent alerter : des rendements annoncés à des niveaux irréalistes (comme les 50 % promis en quelques semaines par Alpexo Plus), des conditions de retrait opaques ou des frais imprévus, des témoignages trop élogieux illustrés par des photos de banque d’images, et surtout l’absence de toute licence ou identité d’entreprise vérifiable. La liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF permet également de vérifier un nom.
Le dossier Alpexo et Alpexo Plus illustre avec précision la mécanique des fausses plateformes d’investissement : une promesse chiffrée destinée à déclencher un dépôt, une identité introuvable pour éviter toute responsabilisation et des obstacles systématiques opposés à quiconque tente de récupérer ses fonds. La documentation de ce type de vitrine par BrokerDefense vise à permettre aux épargnants d’identifier ces signaux avant tout engagement financier. Si vous avez été confronté à un schéma similaire, agissez sans attendre et conservez chaque preuve disponible.
Article réécrit le 06/09/2026


