Le 22 août 2026, nos outils techniques ont constaté la disparition totale de dynasty-trade.io : le nom de domaine sous lequel la fausse plateforme Dynasty Trade attirait les investisseurs ne figure plus dans le registre des domaines en .io. Les données d’enregistrement publiques ne renvoient plus que la mention « Domain not found » et aucune fiche technique ne subsiste pour ce nom, enregistré le 26 juin 2024. Cette suppression du registre est la forme la plus définitive de disparition d’un site : elle intervient après l’expiration, non renouvelée, de l’abonnement de deux ans arrivé à échéance le 26 juin 2026.
Dernière mise à jour : 22/08/2026
Sommaire
- La disparition totale de dynasty-trade.io, confirmée par le registre
- Deux domaines enregistrés à vingt secondes d’intervalle
- L’AMF avait inscrit l’usurpation Dynasty Trade en novembre 2024
- Une vitrine de luxe pour une société fantôme
- L’infrastructure : un soin technique qui ne masquait pas le vide juridique
- Réagir après un dépôt de fonds sur Dynasty Trade
- FAQ : les questions des investisseurs sur Dynasty Trade
La disparition totale de dynasty-trade.io, confirmée par le registre
Contrairement à un simple arrêt du site, qui laisse le nom de domaine enregistré et susceptible de renaître, l’effacement du registre signifie que dynasty-trade.io n’existe plus nulle part : aucune adresse IP ne lui est associée, aucun serveur de messagerie ne lui répond, et aucune donnée d’enregistrement n’est consultable. Le titulaire n’a pas renouvelé l’abonnement arrivé à échéance le 26 juin 2026, deux ans jour pour jour après la création du nom, soit le même cycle de vie que son jumeau dynasty-trade.ltd, dont nous avons documenté la disparition dans notre article Dynasty Trade : le domaine abandonné en période de récupération.
Les deux domaines de la famille Dynasty Trade se trouvent donc, à l’été 2026, dans un état de mort numérique complet : dynasty-trade.ltd est retenu dans la période de récupération de son registre après expiration non renouvelée, dynasty-trade.io a été purement et simplement rayé. Ce double effacement, à quelques semaines d’intervalle, confirme que l’opérateur a abandonné l’ensemble de son infrastructure plutôt que de la maintenir ou de la céder.
Deux domaines enregistrés à vingt secondes d’intervalle
Les données d’enregistrement historiques montrent que dynasty-trade.io et dynasty-trade.ltd ont été créés le 26 juin 2024 à vingt secondes d’intervalle : 08:17:16 UTC pour le premier, 08:17:36 UTC pour le second. Un tel synchronisme n’a rien d’un hasard : il indique que les deux noms ont été réservés en une seule opération, par le même opérateur, auprès du même registrar, Atak Domain Bilgi Teknolojileri A.Ş., avec les mêmes serveurs de noms Cloudflare.
Le dossier d’enregistrement de l’époque associait d’ailleurs le nom à l’organisation « max.phillips.dynasty », basée à Southsea, avec un pays déclaré en Ukraine, des mentions relevant de la donnée publique d’enregistrement qui confirment le montage : une marque inventée, un opérateur dissimulé, deux vitrines jumelles. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
L’AMF avait inscrit l’usurpation Dynasty Trade en novembre 2024
Le 29 novembre 2024, l’Autorité des marchés financiers a inscrit dynasty-trade.io sur sa liste noire dans la catégorie « Usurpation », ainsi que l’adresse [email protected] utilisée par les opérateurs. Cette inscription reste consultable sur la page de la liste noire de l’AMF.
La catégorie « Usurpation » est parlante : la plateforme se présentait comme une entité financière crédible alors qu’elle n’avait aucun lien avec les sociétés dont elle empruntait les références. La page d’accueil affichait deux régulations majeures, la CySEC, autorité chypriote des marchés, et la FCA, régulateur britannique. Or la licence CySEC affichée appartenait à UBK Markets et la licence FCA à Dynasty Partners, deux sociétés sans le moindre rapport avec Dynasty Trade : le site détournait des numéros de licence réels pour donner une illusion de légalité.
Une vitrine de luxe pour une société fantôme
Le site dynasty-trade.io avait fait l’objet d’un soin visuel évident : un homme en costume devant une voiture de luxe, un taureau stylisé, des graphiques financiers, tout l’attirail des arnaques de trading destiné à associer l’idée de réussite à la plateforme. Les textes multipliaient les mentions de « facilité » et de « sécurité » sans jamais présenter le moindre détail technique ni la moindre information vérifiable.
Cette façade contrastait avec l’absence totale de transparence : pas d’adresse physique exploitable, pas de numéro de téléphone, des mentions légales vagues, une messagerie de contact réduite aux adresses utilisées pour les relances. La marque « Dynasty » elle-même était empruntée pour capter la notoriété d’une enseigne existante. La fiche ScamDoc de dynasty-trade.net, domaine voisin de la même famille, affiche d’ailleurs un indice de confiance faible : la famille de noms « Dynasty Trade » est connue des bases de signalement.
L’infrastructure : un soin technique qui ne masquait pas le vide juridique
L’analyse technique du site révèle une infrastructure soignée mais banale : hébergement et CDN confiés à Cloudflare, configuration de messagerie avec SPF et politique DMARC en rejet, connectivité IPv6, chiffrement HTTPS par défaut. Côté interface, la vitrine reposait sur Vue.js, agrémenté d’animations GSAP et de composants Bootstrap, avec un contenu principalement en anglais destiné à un public international.
Ce niveau de finition est un marqueur classique des plateformes frauduleuses récentes : les opérateurs investissent dans l’apparence pour rassurer, mais rien dans cette infrastructure ne compensait l’absence d’agrément, l’usurpation des licences et la brièveté du cycle de vie, deux ans entre la création des noms et leur abandon. La technologie soignée servait un montage juridiquement vide.
Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, revient dans la vidéo ci-dessous sur une affaire de faux investissement jugée au tribunal judiciaire de Créteil : la condamnation d’une banque pour manquement à son devoir de vigilance a permis l’indemnisation complète de victimes d’une arnaque aux virements bancaires. Retrouvez la présentation de son cabinet sur sa page dédiée.
Réagir après un dépôt de fonds sur Dynasty Trade
Les personnes qui ont versé des fonds sur dynasty-trade.io, par virement bancaire ou par carte, doivent savoir que la disparition des domaines ne supprime pas leurs droits. Leur situation est toutefois compliquée par la nature de l’arnaque : les licences CySEC et FCA affichées appartenaient à UBK Markets et Dynasty Partners, deux sociétés sans lien avec la plateforme, si bien que toute démarche auprès des autorités de ces licences se heurte à l’usurpation elle-même.
Il convient de conserver l’ensemble des preuves : relevés de virements, captures d’écran de la plateforme, courriels reçus depuis les adresses des opérateurs et historiques des échanges avec les prétendus conseillers. Les faits d’escroquerie restent poursuivables pendant six ans à compter de leur découverte, et une plainte peut être déposée auprès du procureur de la République. Pour connaître toutes les étapes, consultez notre guide complet sur la procédure pénale.
FAQ : les questions des investisseurs sur Dynasty Trade
Au sens strict, oui : le nom ne figure plus dans le registre des domaines en .io, les données d’enregistrement publiques répondent « Domain not found » et aucune fiche technique n’est consultable. L’opérateur n’a pas renouvelé l’abonnement arrivé à échéance le 26 juin 2026. Un nom supprimé peut toutefois être ré-enregistré par un tiers : il convient de rester vigilant si dynasty-trade.io réapparaissait sous une nouvelle forme.
Oui. Le 29 novembre 2024, l’AMF a inscrit dynasty-trade.io et l’adresse [email protected] dans la catégorie « Usurpation » de sa liste noire. Cette inscription demeure consultable sur le site de l’Autorité des marchés financiers.
Conserver toutes les preuves : relevés de virements, captures d’écran, courriels et échanges avec les prétendus conseillers. La plateforme ayant usurpé les licences de sociétés tierces, les recours directs sont limités ; un accompagnement par un professionnel et une plainte pénale restent les voies principales. Notre service d’aide aux victimes peut examiner votre dossier.
Le nom dynasty-trade.io a rejoint dynasty-trade.ltd dans l’oubli numérique : les deux domaines nés à vingt secondes d’intervalle en juin 2024 ont cessé d’exister à l’été 2026, l’un rayé du registre .io, l’autre laissé dans la période de récupération de son registre. Cette double disparition referme le dossier d’une plateforme qui affichait de fausses régulations CySEC et FCA pour attirer les virements des épargnants, puis s’est éteinte sans laisser de traces, un mode de fonctionnement que nous avions déjà constaté avec Cyber Reclaim, faux service de récupération dont le nom a également été effacé du registre. Avant tout versement, l’évaluation préalable par BrokerDefense reste le premier réflexe : vérifier l’identité de l’interlocuteur, la réalité des régulations annoncées et l’ancienneté réelle du domaine.
Article réécrit le 22/08/2026



3 Comments
Mari et fils arnaqués par Dynasty trade io, dépôt chacun 2250 euros départ chacun, suite désir récupérer la mise, dder payer block chaîne avant transaction soit 6750 euros payés par mari, mon fils devait la même somme, suite recherche n’a pas fait versement car devait payer encore 4800 euros chacun. Après appel fraude banque crédit agricole résultats Dynasty trade io est de l’arnaque.que faire. Merci
Il faut porte plainte auprès du procureur de la république, il vous indiquera la démarche à suivre et méfiez-vous des personnes qui vous dises qu’ils pourront traiter vos problèmes.
Il est peu probable que le Procureur de la République réponde pour indiquer la marche à suivre. Toutefois, il est assez simple de porter plainte de cette manière. Un courrier simple adressé au Procureur de la République à l’adresse du Tribunal Judicaire de votre domicile suffit.
Pour la rédaction, il suffit de relater les faits qui vous sont arrivés et de les étayer avec quelques justificatifs, parmi les plus pertinents (preuve de paiement, copie du site frauduleux, quelques mails etc)