Le 30 novembre 2024, BrokerDefense publiait une enquête sur Cybertrack Solutions, une vitrine se présentant comme un expert en récupération de fonds perdus en ligne : sans preuve, sans agrément et sans aucune identité d’exploitant vérifiable, ce dossier illustrait un procédé particulièrement ciblé sur des personnes déjà victimes d’une première arnaque financière.
Sommaire
- Cybertrack Solutions, un prétendu « expert en récupération de fonds »
- Une « expertise en blockchain » jamais démontrée
- Une activité de récupération exercée hors de tout cadre réglementaire
- Des témoignages sans consistance et des promesses irréalistes
- En 2026, la fausse récupération de fonds reste documentée
- Déjà victime d’une arnaque en ligne : les démarches après une fausse « récupération »
- Cybertrack Solutions : les questions des épargnants
Cybertrack Solutions, un prétendu « expert en récupération de fonds »
La mécanique décrite dans l’enquête de novembre 2024 est celle de la fausse récupération de fonds : le principe consiste à cibler des personnes déjà escroquées une première fois, donc particulièrement vulnérables, et à leur proposer de retrouver les sommes perdues en contrepartie du paiement de frais, d’honoraires ou de taxes présentés comme incontournables. Cybertrack Solutions correspondait précisément à ce profil : la vitrine promettait de localiser et de récupérer les fonds détournés lors d’arnaques en ligne, en invoquant une prétendue expertise dans la chaîne de blocs (blockchain).
Ce type de procédé inflige ce que l’on peut qualifier de « double peine » aux victimes : après avoir subi une première perte financière, elles se voient sollicitées à nouveau par des acteurs qui exploitent leur détresse émotionnelle et leur espoir de recouvrer leur argent. Le dossier publié le 30 novembre 2024 concluait à une vitrine « peu fiable », fondée sur l’exploitation de la fragilité des personnes déjà éprouvées par une arnaque financière, sans jamais fournir la moindre démonstration concrète de ses capacités réelles.
Dernière mise à jour : 06/09/2026
Une « expertise en blockchain » jamais démontrée
L’enquête de novembre 2024 relevait un « manque criant de preuves concrètes », que le dossier désignait expressément comme un sérieux indicateur de méfiance. Cybertrack Solutions avançait l’argument d’une maîtrise technique de la chaîne de blocs pour justifier sa capacité à localiser des fonds perdus, mais cette affirmation restait entièrement en l’air : aucun exemple de récupération passée, aucun détail sur les méthodes employées, aucun cas documenté ne venaient étayer cette promesse.
Une vitrine sérieuse dans ce domaine, si tant est qu’une telle activité puisse être exercée de façon légitime, serait en mesure de produire des explications techniques vérifiables, des références précises ou des éléments d’identification de ses opérateurs. Rien de tel n’était présent ici. Les affirmations relatives à l’expertise blockchain restaient des déclarations non fondées, présentées sans aucun support, ce qui constitue l’un des marqueurs les plus constants des vitrines frauduleuses qui exploitent la détresse des victimes pour obtenir un nouveau versement.
Une activité de récupération exercée hors de tout cadre réglementaire
L’enquête de novembre 2024 soulignait que l’activité de récupération de fonds n’est pas soumise à une réglementation stricte, ce qui n’en fait pas pour autant un espace sans règle : l’absence d’encadrement spécifique rend au contraire la vérification de la légitimité d’un acteur d’autant plus indispensable. Or la vitrine Cybertrack Solutions ne mentionnait aucun agrément, aucune supervision par une autorité financière reconnue, aucun numéro d’enregistrement, aucune adresse vérifiable et aucune identité d’exploitant.
Cette opacité totale est en elle-même un signal d’alarme majeur. Un prestataire légitime qui prétend intervenir dans la sphère financière, même dans un domaine non réglementé, est en mesure d’établir qui il est, où il est établi et sur quelle base légale il opère. En l’absence de toute information vérifiable sur l’identité ou la structure derrière Cybertrack Solutions, il était impossible d’engager une quelconque démarche en cas de litige, et donc impossible de se retourner contre quiconque si les frais payés ne produisaient aucun résultat.
Des témoignages sans consistance et des promesses irréalistes
L’enquête de novembre 2024 relevait que les témoignages présentés par ou autour de cette vitrine manquaient de consistance. Génériques dans leur formulation, parfois visiblement reproduits à l’identique d’une plateforme à l’autre, ces avis ne donnaient aucune indication concrète sur les méthodes prétendument employées, sur les délais observés, ni sur les montants réellement récupérés. Ce type de témoignage fabriqué ou amplifié est un classique des vitrines qui cherchent à créer une apparence de crédibilité sans la nourrir de faits vérifiables.
À ces témoignages sans fond s’ajoutaient des promesses de résultats rapides et efficaces, là encore sans le moindre détail technique ni la moindre preuve d’un succès passé documenté. Promettre une restitution rapide à des personnes qui ont parfois perdu des économies importantes revient à exploiter leur désarroi pour les convaincre de procéder à un nouveau versement. Cette combinaison, absence totale de preuves et affirmations irréalistes, était présentée dans le dossier de novembre 2024 comme typique des sites frauduleux opérant dans ce secteur.
En 2026, la fausse récupération de fonds reste documentée
Le procédé décrit en novembre 2024 à propos de Cybertrack Solutions n’a pas disparu. En août 2026, BrokerDefense documentait deux nouvelles vitrines reprenant exactement le même schéma. gpmrecoveryllp.com a été publié le 31 août 2026 : un domaine apparu deux jours seulement avant la publication de l’enquête, qui se présentait pourtant comme un cabinet fort de quinze ans d’expérience, invoquait une référence au dispositif public GIP ACYMA et affichait des chiffres de montants récupérés manifestement incohérents d’une page à l’autre. Quelques jours plus tôt, le 25 août 2026, mica-forensic.com avait été décrit comme un faux service de récupération allant jusqu’à usurper le nom du règlement européen MiCA pour se présenter comme un prétendu dispositif officiel de traçage et de gel des fonds. Ces deux enquêtes ne permettent pas d’établir un lien d’opérateur commun avec Cybertrack Solutions ; elles attestent en revanche que le procédé de la fausse récupération de fonds demeure actif et se renouvelle régulièrement sous de nouvelles appellations.
Déjà victime d’une arnaque en ligne : les démarches après une fausse « récupération »
Si vous avez été contacté par une vitrine promettant de récupérer des fonds perdus, ou si vous avez déjà versé des frais à un acteur de ce type, plusieurs démarches concrètes sont à engager sans attendre. La première priorité est de signaler les mouvements suspects à votre banque et d’en demander la trace écrite : certains virements peuvent faire l’objet d’une procédure de rappel dans des délais courts. Il convient également de rassembler et conserver l’intégralité des échanges, courriels, messages, captures d’écran, relevés de paiement, qui pourront constituer des éléments de preuve lors d’un dépôt de plainte.
Le dépôt de plainte pénale est une étape essentielle : notre page dédiée aux plaintes pénales détaille la procédure à suivre selon votre situation. Vous pouvez également vérifier si l’acteur concerné figure sur la liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF, même si l’absence d’inscription n’est pas un gage de légitimité, ces listes ne pouvant recenser l’ensemble des vitrines qui apparaissent et disparaissent rapidement. Enfin, si vous souhaitez être orienté dans vos démarches, notre service d’aide aux victimes reste disponible.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Un faux service de récupération de fonds s’inscrit dans la même logique d’usurpation que l’arnaque qu’il prétend réparer : dans les deux cas, des personnes se font passer pour des professionnels de confiance afin d’obtenir un versement. Les victimes gardent pourtant des voies de recours, et il est important de les connaître. Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, décrypte dans la vidéo ci-dessous les mécanismes du spoofing et de l’arnaque au faux conseiller bancaire (usurpation d’identité, hameçonnage, virements frauduleux) ainsi que les voies d’indemnisation et les recours judiciaires ouverts aux personnes trompées.
Cybertrack Solutions : les questions des épargnants
Rien ne permet de l’affirmer. L’enquête publiée par BrokerDefense le 30 novembre 2024 décrivait une vitrine se présentant comme un expert en récupération de fonds et annonçant une expertise en blockchain, sans fournir le moindre exemple, la moindre preuve de succès ni le moindre détail technique, et sans révéler aucune identité d’exploitant ni aucun agrément. Le dossier concluait à une vitrine peu fiable exploitant la détresse des personnes déjà victimes d’arnaques.
La plus grande prudence s’impose : les faux services de récupération ciblent précisément les personnes déjà escroquées pour obtenir un nouveau versement sous couvert de frais administratifs, de taxes ou d’honoraires. Ne versez aucun frais préalable, conservez tous les échanges et justificatifs, signalez les mouvements suspects à votre banque et déposez plainte auprès des autorités compétentes. Notre service d’aide aux victimes peut vous orienter dans ces recours.
L’activité de récupération de fonds n’est pas soumise à une réglementation stricte, et aucun service de ce type ne dispose d’un agrément d’autorité financière. Méfiez-vous des vitrines qui affichent des références institutionnelles ou réglementaires impossibles à vérifier : les vraies démarches passent par le dépôt de plainte, le signalement à votre banque et l’assistance de professionnels légitimement reconnus, jamais par le paiement de frais à un inconnu qui promet une restitution rapide.
L’enquête publiée par BrokerDefense le 30 novembre 2024 sur Cybertrack Solutions décrivait une vitrine sans preuve, sans identité et sans agrément, dont le seul actif réel était l’exploitation de la détresse de personnes déjà fragilisées par une arnaque. En 2026, ce procédé se perpétue sous de nouvelles appellations, ce qui rappelle que la vigilance reste indispensable face à toute promesse de récupération rapide de fonds perdus. En cas de doute, les autorités compétentes et les professionnels du droit constituent les seuls interlocuteurs légitimes.
Article réécrit le 06/09/2026



1 Comment
bonjour mr bouzy
je viens vers dans l’espoir que vous puissiez récupérer mon argent et ma crypto monnaie que des arnaques en ligne m’ont vole j’ai leur noms et numéro a londrès a croire a londrès c’est le qg des arnaques
si vous pensez me guérir de cette situation je peux vous communiquer mon téléphone pour plus de de détails et dites combien me coutera la solution merci a vous