Sommaire
- Le portail dma.as-inv.com ne résout plus, et le nom a été repris en décembre 2025
- L’accès restreint de 2023 : deux adresses, aucun nom de société
- La scène de bureau derrière laquelle il n’y avait rien
- Ce que la page affichée aujourd’hui sous ce nom ne dit pas de l’exploitant de 2023
- Interroger l’établissement qui a exécuté les paiements faits via ces adresses
- Faire valoir ses droits quand l’accès restreint a cessé d’exister
- Ce que la reprise du nom as-inv.com laisse à établir
Le portail dma.as-inv.com ne résout plus, et le nom a été repris en décembre 2025
Interrogés le 14 septembre 2026, nos relevés techniques confirment que l’adresse dma.as-inv.com ne se résout plus : aucune adresse réseau, aucun serveur de noms, aucun enregistrement de courrier ne lui sont encore associés. L’espace de connexion qui servait de guichet à la plateforme de trading d’or de 2023 a donc disparu du domaine de noms. Dans le même temps, le nom as-inv.com, lui, se résout bien et sert une page : c’est parce que ce nom a fait l’objet d’un nouvel enregistrement, créé le 7 décembre 2025, soit près de vingt mois après la dernière trace d’activité de la vitrine d’origine.
Le fichier des enregistrements consulté ce même jour apporte plusieurs précisions sur cet enregistrement en cours. La date de création est fixée au 7 décembre 2025 et l’échéance au 7 décembre 2026. Le bureau d’enregistrement est Hostinger operations UAB. L’identité du titulaire n’est pas livrée : elle est abritée par un service de confidentialité, si bien qu’aucune donnée publique ne permet de l’identifier. Les serveurs de noms rattachés au nom sont ceux que l’hébergeur fournit avec ses enregistrements. Enfin, le nom porte un verrouillage de transfert, désigné comme « client transfer prohibited », qui interdit de le faire changer de bureau d’enregistrement tant que ce statut demeure.
Le journal public des certificats de sécurité du nom as-inv.com donne sa pleine valeur au constat. Nos recherches y font apparaître deux séries distinctes, séparées par un silence complet. La première court sans interruption du 29 mars 2023 au 28 mars 2024 : c’est la période pendant laquelle la vitrine de trading d’or était active. Après le 28 mars 2024, aucun certificat n’est délivré. Ce silence dure jusqu’au 7 décembre 2025, date à laquelle une seconde série commence, coïncidant jour pour jour avec le nouvel enregistrement. Cette seconde série se poursuit sans interruption au moins jusqu’au 6 août 2026, le dernier certificat recensé restant valable jusqu’au 4 novembre 2026.
Ce que ces éléments établissent ensemble est précis : la façade de trading d’or de 2023 n’est plus servie sous aucune des deux adresses qu’elle utilisait. Le nom as-inv.com est néanmoins conservé et payé jusqu’au 7 décembre 2026 par un titulaire qui reste anonyme. Rien dans ces relevés ne relie l’usage actuel du nom à l’exploitant qui servait la vitrine de trading d’or.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Dernière mise à jour : 14/09/2026
L’accès restreint de 2023 : deux adresses, aucun nom de société
Notre enquête publiée le 29 août 2023 avait mis en évidence un montage reposant sur deux adresses d’accès distinctes, as-inv.com/login et dma.as-inv.com/login, qui menaient toutes deux à un même guichet verrouillé. Ce guichet se présentait comme la porte d’entrée d’une offre d’investissement dans l’or, réservée, selon la mise en scène, à un cercle restreint d’initiés. Aucune mention légale n’y figurait : ni nom de société, ni siège social, ni autorité de rattachement, ni numéro d’agrément d’aucune sorte.
Un détail de fonctionnement révélait à lui seul la nature de la façade : la saisie d’identifiants entièrement inventés ne produisait jamais la moindre page d’erreur. Un vrai service d’authentification vérifie les données saisies et rejette ce qu’il ne reconnaît pas. L’absence totale de réponse négative indiquait que le formulaire de connexion n’était relié à aucun système de gestion de comptes réels. C’était un décor de guichet, non un guichet.
Le premier certificat de la série active en 2023, délivré le 29 mars 2023, couvrait l’ensemble des sous-domaines du nom : c’est ce que l’on désigne par certificat de type « wildcard ». Ce dispositif permettait à un seul et même exploitant de servir une page de connexion identique aussi bien à l’adresse principale qu’à l’adresse dma.as-inv.com/login, sans avoir à obtenir un certificat distinct pour chaque sous-domaine. La double entrée apparente n’était donc qu’un seul et même guichet, servi de deux endroits grâce à une configuration technique unifiée dès le premier jour d’activité.

Les copies publiques conservées, qui s’échelonnent du 16 juin 2023 au 19 août 2023, confirment que le nom portait bien cette vitrine pendant toute la période couverte par notre enquête. Un dernier relevé conservé, daté du 28 mars 2024, montre que le serveur ne délivrait déjà plus la page à cette date. Ce procédé de double adresse n’était pas isolé dans la vague de sites que nous documentions alors : le dossier OneCapital, publié le lendemain de notre premier article, décrivait un guichet client lui aussi rejoué sous deux adresses distinctes.
La scène de bureau derrière laquelle il n’y avait rien
Notre article de 2023 décrivait la photographie qui accueillait le visiteur sur la page principale : un stylo posé sur des feuilles imprimées de cotations en chandeliers japonais, une calculatrice, des livres empilés, une lampe et un ordinateur portable affichant les mêmes cotations. Chaque élément de ce cadre avait été choisi pour évoquer un environnement professionnel de salle de marché.
Aucun de ces objets ne témoignait d’un travail de trading en cours. Il n’y avait ni opérateur, ni position ouverte visible, ni données en temps réel. La composition fabriquait une impression de compétence et de sérieux par accumulation de symboles, sans que rien de concret ne vienne les étayer. Ce procédé vise précisément à court-circuiter l’analyse critique du visiteur : face à une image suffisamment chargée de références familières, l’œil substitue la reconnaissance à la vérification.
C’est un procédé courant dans les vitrines de ce type. La mise en scène fait le travail que les mentions légales absentes auraient dû faire : elle installe une crédibilité de surface, suffisante pour maintenir l’attention du visiteur jusqu’à l’étape suivante du schéma de contact.
Ce que la page affichée aujourd’hui sous ce nom ne dit pas de l’exploitant de 2023
Nos vérifications du 14 septembre 2026 ont relevé le contenu réellement servi à l’adresse as-inv.com. Il s’agit d’une page de présentation commerciale rédigée en anglais, dont rien ne concerne l’or, le trading ou un espace de connexion client. La page se présente comme celle d’un cabinet de conseil et de services financiers domicilié à Balgach, en Suisse, à l’adresse Weinbergstrasse, 10 a. Elle annonce du conseil aux entreprises, des services d’investissement, du financement, de la gestion locative et du recouvrement de créances, et se décrit comme une institution financière moderne tournée vers l’international. Un encadré y revendique 75 000 personnes actives. Le champ réservé au numéro de téléphone est resté vide.
La page ne fournit aucun indice qui rattache son éditeur au montage de trading d’or décrit plus haut. Nous ne la qualifions pas d’arnaque : elle n’est pas l’objet de cette enquête. Elle occupe simplement un nom dont l’histoire antérieure est documentée ici.
L’environnement technique actuel du nom confirme qu’il s’agit d’un hébergement grand public. Deux serveurs de messagerie rattachés à Hostinger sont associés au nom, et la politique d’envoi relevée le même jour renvoie vers le domaine d’expédition de ce même hébergeur. Cette infrastructure est à l’opposé de ce qu’un établissement financier réglementé déploie ordinairement pour ses communications.
Nous avons également interrogé, le 14 septembre 2026, les six fichiers de mises en garde que l’AMF publie par famille de produits : aucun ne mentionne ce nom. Il serait abusif d’y lire un gage de sérieux : notre relevé dit seulement que ce nom n’apparaît dans aucun de ces fichiers à cette date. Le contraste est net avec le dossier T4Trade : cette autre vitrine de courtage de la même vague, documentée le 31 août 2023, figure, elle, sur la liste noire Forex de l’AMF depuis octobre 2022, alors qu’as-inv.com reste absent de ces fichiers.
Interroger l’établissement qui a exécuté les paiements faits via ces adresses
La disparition du guichet ne fait pas disparaître les traces que les opérations ont laissées. Les relevés bancaires des personnes qui ont effectué des virements au profit de ce montage constituent un point de départ solide : ils identifient l’établissement qui a exécuté les paiements et permettent d’établir une chronologie précise des mouvements. Les échanges conduits depuis la page de connexion, les messages reçus via la messagerie intégrée à la plateforme, ainsi que les documents remis par l’opérateur lui-même complètent ce socle de preuves. La part de responsabilité de l’établissement qui a laissé filer ces opérations mérite d’être examinée à part : elle ouvre des voies de recours distinctes de celles tournées vers les auteurs directs.
Deux décisions d’escroquerie, l’une rendue au Mans, l’autre à Toulouse, encadrent l’entretien accordé à BrokerDefense par Maître Goce Novakov, avocat à Paris, où le barreau a son siège. Il y détaille les condamnations prononcées contre les auteurs, l’indemnisation obtenue par les personnes trompées et, dans l’un des dossiers, la sanction infligée à un établissement bancaire pour avoir manqué à son devoir de vigilance.
Faire valoir ses droits quand l’accès restreint a cessé d’exister
Quand le guichet a fermé, les preuves sont ce qui reste. Pour les personnes qui ont effectué des virements au profit de la plateforme de trading d’or accessible depuis as-inv.com/login ou dma.as-inv.com/login, l’urgence est de rassembler chaque relevé bancaire attestant ces mouvements, chaque capture d’écran de la page de connexion, chaque message échangé avec les interlocuteurs de la plateforme, et chaque document remis en cours de relation. Ces pièces constituent le dossier sur lequel toute démarche de recours doit reposer.
Ces éléments réunis permettent d’engager plusieurs démarches complémentaires. La première consiste à interroger par écrit l’établissement bancaire qui a exécuté les virements, en lui demandant de justifier les vérifications qu’il a conduites avant de laisser passer les opérations. La seconde consiste à formaliser une plainte pénale : la voie ouverte devant le juge répressif demeure praticable même lorsque la plateforme a cessé toute activité visible, dès lors que les faits sont documentés et datés.
Ce que la reprise du nom as-inv.com laisse à établir
Le nom as-inv.com a traversé deux vies distinctes, séparées par un silence de vingt mois. La première appartient à une vitrine de trading d’or dont les défauts constitutifs ont été documentés dès août 2023. La seconde, ouverte le 7 décembre 2025 sous un titulaire anonyme, ne permet pas de connaître le sort des personnes qui ont versé des fonds à travers la première. Pour elles, la seule certitude est que le guichet est inaccessible et que l’interlocuteur a disparu. BrokerDefense propose une évaluation préalable gratuite pour aider à déterminer, à partir des pièces disponibles, quelles démarches restent ouvertes.
La disparition du guichet ne clôt pas les recours. Les relevés bancaires, les captures d’écran de la page de connexion et les messages échangés avec la plateforme constituent des preuves exploitables, tant pour une plainte pénale que pour rechercher la part de responsabilité de l’établissement qui a laissé partir ces opérations. L’essentiel est de rassembler ces pièces sans attendre.
Rien ne permet de l’établir. Le nom a été enregistré de nouveau le 7 décembre 2025 par un titulaire anonyme, et la page servie aujourd’hui ne présente aucun lien apparent avec la vitrine de trading d’or de 2023. Il s’agit de deux usages distincts d’un même nom, séparés par un silence de vingt mois.
Un vrai service d’authentification vérifie les données saisies et rejette ce qu’il ne reconnaît pas. L’absence de toute réponse négative indiquait que le formulaire n’était relié à aucun système de gestion de comptes réels : c’était une façade de connexion, conçue pour donner l’apparence d’un espace client sans en assurer les fonctions.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 14/09/2026



2 Comments
Bonjour,
J’ai été victime d’une escroquerie. Au début, la société Cityinv, représentée par un certain Bruno Dumas, semblait plutôt professionnelle. Cette personne a réussi à me mettre en confiance et à me convaincre de faire des investissements de plus en plus importants, prétendument avec des opportunités, comme cela était indiqué sur le site. Cependant, aujourd’hui, je me suis rendu compte que lorsque j’ai fait la demande de retrait de virement, plus de nouvelles n’ont suivi. J’ai été escroqué de plus de 38 000 euros en effectuant systématiquement des virements sur des comptes. Bruno Dumas me téléphonait chaque jour pour me maintenir sous pression et me proposer des opportunités, mais maintenant, à ce jour, plus rien.
Le site a été supprimé et n’existe plus. Comment puis-je déposer plainte de manière massive en groupe, et comment faire pour récupérer l’argent ? Je suis joignable au EDIT:(modifié pour confidentialité) ou par e-mail à EDIT:(modifié pour confidentialité).
Si quelqu’un peut m’aider en me fournissant des solutions pour récupérer mon argent, quel organisme contacter ou quel avocat consulter, ce serait grandement apprécié.
Merci.
Nous allons vous recontacter