union-trade.pro arnaque : le portail Web Trader a quitté le registre

Un nom que plus rien ne sert : aucune adresse ne répond, le registre ne le connaît plus

Le 15/09/2026, nos vérifications ont établi qu’aucune résolution DNS ne répond ni pour union-trade.pro ni pour le sous-domaine webtrader.union-trade.pro. Toute requête adressée à ces adresses se heurte au silence : aucun serveur ne se déclare compétent, aucune adresse IP n’est restituée, aucune chaîne de redirection ne s’engage.

L’interrogation du fichier des enregistrements en .pro confirme et aggrave ce constat. Le nom union-trade.pro n’y figure plus sous la moindre forme : la réponse est vide là où une fiche complète devrait apparaître. Pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une indisponibilité passagère de l’annuaire, nos vérifications ont interrogé, dans la même minute, un nom témoin relevant du même registre : ce nom témoin a restitué immédiatement une fiche complète, ce qui écarte toute hypothèse de panne.

La conséquence est définitive. Il n’existe plus de titulaire identifiable, plus de serveur joignable, plus d’adresse de contact rattachée à ce nom. L’exploitant qui opérait derrière le service de confidentialité n’est plus localisable par cette voie. Quiconque taperait aujourd’hui l’adresse du portail ou du domaine principal ne trouverait rien : ni formulaire, ni message d’erreur renseigné, ni redirection vers une entité tierce.

Ce fait est le plus fort du dossier, parce qu’il prive toute démarche amiable de son point d’entrée le plus immédiat. Il ne reste aucune surface accessible à laquelle adresser une mise en demeure électronique, et aucun registre ne peut indiquer vers quel titulaire se retourner désormais pour ce nom.

Il subsiste en revanche une trace d’enregistrement, telle qu’elle se lisait avant l’effacement du nom : la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Dernière mise à jour : 15/09/2026

Un formulaire d’accès figé par le constat du 23 mai 2023

Le 23/05/2023, un constat a été instrumenté selon la norme AFNOR Z67-147, sur un poste dédié, sans authentification préalable, sans greffon actif, sans injection de code. La cible était l’adresse https://webtrader.union-trade.pro/login. La capture s’est achevée en douze secondes, dans un navigateur Chrome 110.0.5481.100 opérant dans un conteneur standard avec un user-agent public.

Le fichier source conservé pèse 3 018 octets. La capture d’écran présente une résolution de 1 911 x 1 838 pixels pour un poids de 61 679 octets. Le constat porte les empreintes SHA-256 de la source, de l’image et du journal réseau. Un horodatage qualifié eIDAS et un horodatage complémentaire inscrit dans une chaîne de blocs garantissent que l’ensemble est figé et opposable.

Sur la page ainsi arrêtée, on trouve un formulaire composé d’un champ identifiant, d’un champ mot de passe et d’un bouton d’accès désactivé. L’enseigne interne relevée dans le code est « tradeunion ». Il n’y a aucun texte commercial, aucune mention légale, aucun numéro d’agrément, aucun contrat consultable, aucune page « à propos », aucune condition générale.

Cette absence totale de contenu public n’est pas une lacune accidentelle. Le dispositif ne proposait rien à un visiteur qui n’aurait pas encore de compte : il servait exclusivement à ouvrir une session sur un compte préexistant. Le recrutement des utilisateurs se faisait donc nécessairement en dehors du portail, par d’autres canaux, et la page de connexion n’était que la porte d’entrée d’un espace réservé.

Une façade Cloudflare, un titulaire masqué, un bureau d’enregistrement américain

Au moment du constat du 23/05/2023, l’adresse union-trade.pro résolvait vers 188.114.97.2, une adresse appartenant au réseau de diffusion de contenu Cloudflare. Le chemin réseau relevé lors de la capture rejoignait le point d’échange vers Cloudflare avant d’atteindre cette adresse. Le formulaire et les scripts de la page étaient intégralement servis par ce même réseau.

La fiche d’enregistrement consultable en mai 2023 indiquait une création le 21/01/2022, une échéance inscrite au 21/01/2024, et un bureau d’enregistrement identifié : NameSilo, LLC, porteur de l’identifiant IANA 1479, dont l’adresse de signalement des abus est [email protected]. Le titulaire était masqué derrière le service de confidentialité PrivacyGuardian.org, domicilié à Phoenix, en Arizona, aux États-Unis. Les serveurs de noms déclarés étaient hugh.ns.cloudflare.com et raina.ns.cloudflare.com. Le statut du nom interdisait le transfert, et aucune signature DNSSEC n’était présente.

Nos relevés techniques de la page figée décrivent une application JavaScript côté navigateur articulée autour de deux paquets minifiés, l’un pour les styles, l’autre pour la logique, dont les noms de fichiers portent une empreinte de contenu. La police d’icônes Font Awesome 4.7.0, jQuery 3.2.1 avec contrôle d’intégrité par empreinte et le cadriciel Bootstrap étaient chargés depuis des réseaux publics. La page était encodée en UTF-8, déclarée en HTML5, comportait un en-tête X-UA-Compatible et une balise de viewport pour l’affichage mobile. Une directive interdisait explicitement l’indexation par les moteurs de recherche. Le réseau de diffusion exposait par ailleurs la prise en charge du protocole HTTP/3.

Cette combinaison révèle un montage destiné à rendre le titulaire introuvable et la page invisible aux moteurs. Elle ne permet pas d’établir l’identité réelle de l’exploitant, ni la localisation effective des serveurs applicatifs placés derrière le réseau de diffusion.

Après l’échéance : une page d’attente, puis une passerelle qui trie les visiteurs

L’histoire de ce nom se lit par strates dans les copies publiques qui en subsistent. Le 29/09/2022, une première trace du sous-domaine avait été refusée par la protection du site avec un code 403. Le 23/05/2023, jour du constat, la même adresse renvoyait une redirection puis la page du portail décrite plus haut.

La dégradation est ensuite progressive. À partir du 02/02/2025, le domaine principal ne répondait plus qu’avec un refus de service portant le code 406, émis par un serveur openresty. Le 17/02/2025, le sous-domaine du portail affichait une page de monétisation signalant que le domaine avait dépassé son échéance, avec un renvoi vers le bureau d’enregistrement et vers un programme de monétisation.

Entre le 15/07/2025 et le 07/11/2025, date de la dernière trace publique connue, le domaine principal servait une coquille d’environ un kilo-octet intitulée « Click here to enter ». Cette coquille chargeait un script d’identification du navigateur, puis renvoyait le visiteur vers elle-même en ajoutant à l’adresse un identifiant de session et une empreinte. Il s’agit d’une passerelle de cloisonnement : elle ne délivre un contenu qu’aux visiteurs qu’elle reconnaît, et renvoie les autres dans une boucle sans issue.

Le déclin de ce portail s’inscrit dans une série que nos dossiers ont documentée sur la même période. On peut ainsi rapprocher ce cas de la fin du portail Web Trader de pcfx.xyz, un autre dispositif du même type réduit à une page d’accès et dont la trace s’arrête début 2024, ainsi que du cas UnionBTC, une vitrine éteinte et un nom toujours enregistré, qui partage avec union-trade.pro la même famille lexicale et le même schéma de disparition en deux temps. Ces dossiers relèvent du même type de dispositif et de la même période ; aucun lien d’exploitant ou d’opérateur commun n’a été établi entre eux.

La dernière trace consultable date du 07/11/2025. Rien ne permet de déterminer à quel moment exact le nom a cessé d’être enregistré entre cette date et nos vérifications du 15/09/2026.

Un recours contre la banque qui a reçu les virements reste ouvert

La disparition du portail et l’absence de titulaire identifiable ne ferment pas toutes les voies. Si des fonds ont transité depuis un compte bancaire vers un établissement destinataire, cet établissement reste localisable à travers les relevés de compte de l’expéditeur. Le numéro IBAN ou les références de virement figurant sur ces relevés permettent d’identifier la banque teneuse du compte récepteur.

La jurisprudence française reconnaît, dans certaines circonstances, la responsabilité d’un établissement bancaire qui a reçu des fonds issus d’une escroquerie sans exercer les diligences attendues. Cette voie reste ouverte indépendamment du sort du domaine, parce qu’elle ne cible pas l’exploitant du portail mais l’établissement qui a encaissé les sommes.

Les six listes tenues par l’AMF ont été relues le 15/09/2026, page récapitulative comprise : rien n’y renvoie à ce nom. Il en va de même de la liste noire de l’autorité chypriote, ainsi que du registre du commerce du Royaume-Uni, où aucune société homonyme n’apparaît. Ce silence ne constitue pas un quitus : il signifie seulement que ce nom n’a, à ce jour, été épinglé par aucune d’elles.

Un jugement rendu dans une affaire de faux investissement a étendu la condamnation à l’établissement qui tenait le compte, en plus des auteurs directs. Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate exerçant dans le ressort du barreau de Paris, l’expose avec précision dans l’entretien ci-après, en décrivant les conditions dans lesquelles une victime a obtenu une indemnisation à ce titre.

Réunir les pièces du versement, puis porter plainte

Si vous avez versé des fonds en lien avec le portail webtrader.union-trade.pro, la première tâche est de réunir les pièces qui documentent ce versement dans ses détails les plus précis : les relevés bancaires portant la date, le montant et les références du compte destinataire, les échanges qui ont conduit au versement, qu’il s’agisse de messages électroniques, de conversations sur une messagerie instantanée ou de tout autre canal, ainsi que les identifiants de connexion au portail et toute capture de l’interface à laquelle vous avez eu accès.

Il importe de noter par écrit le canal par lequel vous avez été recruté vers ce portail : démarchage téléphonique, réseau social, forum, message privé. Cette information est utile pour situer les faits dans un schéma connu et pour que les enquêteurs puissent établir des rapprochements.

La démarche pénale reste praticable même lorsque le site a disparu, parce qu’elle s’appuie sur les traces conservées de votre côté et non sur l’existence du portail. Notre ressource consacrée à la procédure pour déposer une plainte pénale dans ce type d’affaire détaille les étapes concrètes de ce parcours.

Foire aux questions sur le portail union-trade.pro

Le nom union-trade.pro a disparu du registre : est-il encore possible de retrouver qui l’exploitait ?

Non par cette voie. L’interrogation du fichier des enregistrements en .pro ne restitue plus aucune donnée pour ce nom, et le titulaire était déjà masqué derrière un service de confidentialité au moment du constat de mai 2023. Il n’existe donc plus de point d’entrée registraire permettant d’identifier l’exploitant. Les recherches doivent s’orienter vers les traces bancaires conservées par les victimes.

Pourquoi le portail webtrader.union-trade.pro ne proposait-il aucune information publique sur ses activités ?

La page figée par le constat du 23/05/2023 ne contenait qu’un formulaire de connexion : un champ identifiant, un champ mot de passe et un bouton désactivé. Il n’y avait aucune mention légale, aucun agrément, aucun contrat ni aucune description de service. Ce dispositif n’était pas conçu pour convaincre un visiteur inconnu, mais uniquement pour donner accès à un compte déjà ouvert par un autre canal.

J’ai des captures d’écran du portail union-trade.pro prises depuis mon ordinateur personnel : ont-elles une valeur pour une plainte ?

Elles constituent un commencement de preuve utile, mais leur valeur probante est limitée par rapport à un constat instrumenté. Conservez-les sans les modifier, notez la date et l’heure auxquelles elles ont été réalisées, et joignez-les à vos relevés bancaires et à vos échanges avec les personnes qui vous ont orienté vers ce portail. L’ensemble de ces pièces forme un dossier que vous pouvez remettre aux enquêteurs au moment de consigner votre récit.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 15/09/2026

28 Comments

  1. Cadin dit :

    Je viens d être inscrit sur le site d une escroquerie si vous pouvez m aider à retirer mon argent merci

    • Marc Bouzy dit :

      Le mieux est de nous téléphoner pour nous expliquer ce qui vous est arrivé. En fonction de ce que vous avez fait, un ou plusieurs de nos avocats référents pourront vous assister.

    • Karl Heintz dit :

      Bjr j’ai bien peur de m’être fait avoir par cette plate-forme et il me demande de payer une assurance sans quoi je ne peux pas faire de retrait. Entre temps une personne m’a appelé et pretend être agréé par la finma car mon nom serait utilisé pour du blanchiment d’argent étant utilisé pour la crypto. Il attend très rapidement ce que je veux faire. Il a l’air sérieux. Mais un autre avis serait bien utiles car je suis sûr la sellette financière et risque de me retrouver à la rue dans les prochains temps.
      Svp besoin d’aide.

  2. victor percher dit :

    bonjour nous nous sommes fait arnaquer d’environ 9000 euros nous aimerions savoir si il y a une chance de récupérer cette somme svp?

  3. HUQUET Daniel dit :

    bonjour, j’ai deposé des fond sur ce site « webtrader », site qui s’est substitué au site ReoPro 2.0 auquel je souhaitais accéder par un lien qui m’avais été communiqué.
    pouvez vous m’aider ?
    Merci de votre retour
    cordialement

  4. Lemoine joel dit :

    Bonjour faut il vous rémunérer ? Car j ai bien un peu d argent mais tout est sur les robots (et oui j en ai 3 avec des fonds impossible à récupérer .).

  5. yvan mura dit :

    Bonjour, je crois que je me suis fait arnaquer sur web trader. J’en ai conscience pris quand j’ai voulu retiré mes dividendes. Le conseiller m’a dit que je devais d’abord payer une taxe de 11300€. Est-ce qu’on peut s’appeler dans la semaine ?

  6. Olivier dit :

    Bonsoir, sur ce site j’ai versé une somme de 250€ pour ouvrir un compte, sur le quel 20000€ ce sont accumulé. Maintenant, ils me demande mes coordonnées bancaires, mon Iban pour verser l’argent sur mon compte . Qu’en pensez vous ??

  7. Jean Marc chetout dit :

    Bonjour monsieur je n’ arrive pas a récupéré mon argent chez web trader pro plus personne ne répond au téléphone j’ ai 3000 mille euros comment Les récupérer merci de répondre cordialement

  8. Bonjour,

    Je me suis inscrit sur web trader pro et je crois que je me suis fait arnaquer… Heureusement que je n’ai mis que 199euro je n’en ai pas rajouter, pensez vous que je peux reprendre simplement mes 199euros ?

    Merci d’avance.

    Cordialement.

  9. Tadj dit :

    Je me suis inscrit sur Web Trader Pro où j’ai investi 599 euros. Maintenant que je veux retirer les bénéfices, le trader me demande de payer 10% de la somme avant de pouvoir toucher mon argent. Est-ce normal?

  10. kaiha patrick dit :

    Ia orana de la Polynésie française,

    J’ai accumulé plus de 35 000 euros sur la plate forme WebTrader Pro.
    A partir du 12 août 2025, j’ai effectué 7 retraits de 5000 euros, 1 retrait tous les heures, par virement bancaire, toutes mes opérations ont été annulé après 24H00.
    La plate forme m’a envoyé un courriel pour m’informer de payer d’abord des frais de « gaze » de 6000 euros, Pour que je puisse retirer mes 35 000 euros, ce que j’ai effectué.
    Il a été convenu avec l’équipe de la plateforme, qu’aujourd’hui, le mercredi 09 septembre 2025, le virement devait être finalisé.
    l’équipe m’annonce que je dois leur fournir le Hash de la block Chain pour valider la transaction.
    J’ai compris que je me suis fait arnaqué.
    Quelle procédure pour les faire comparaitre en justice ?
    Y a-t il un moyen de récupérer l’argent perdu ?

    Encore merci et à bientôt, KAIHA Patrick

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