Sommaire
- L’effacement total du nom dynamixtrust.com des registres du .com
- Une société qui se prétendait née en 2010, un domaine enregistré en avril 2021
- Dynamix Trust, une identité britannique sans existence vérifiable
- Une vitrine aux mentions légales de façade
- Bilan : cinq ans après la dénonciation, l’infrastructure a été liquidée
- Démarches : conserver les preuves et se faire accompagner
- FAQ : comprendre la disparition de dynamixtrust.com
L’effacement total du nom dynamixtrust.com des registres du .com
Le 21 août 2026, dynamixtrust.com n’existe plus nulle part dans les registres du .com. La requête RDAP adressée à Verisign retourne un HTTP 404 : l’objet est introuvable. Le WHOIS Verisign répond « No match for DYNAMIXTRUST.COM ». Ce n’est pas un site hors ligne derrière un serveur éteint. C’est une suppression complète du nom lui-même.
Le DNS ne résout plus : toute requête sur dynamixtrust.com renvoie un NXDOMAIN, signal que le nom n’est associé à aucun serveur. Aucune réponse HTTP ni HTTPS n’est possible. Le domaine n’est ni en période de grâce, ni en rédemption, ni gelé par un registrar. Il est redevenu disponible à l’enregistrement, comme s’il n’avait jamais existé.
Pour les victimes, cette disparition a une conséquence directe : toute preuve hébergée sur le site est inaccessible depuis le domaine d’origine. Captures d’écran, relevés de compte, historiques de transactions, tout ce qui n’a pas été sauvegardé avant la suppression est désormais perdu côté serveur.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Dernière mise à jour : 21/08/2026
Une société qui se prétendait née en 2010, un domaine enregistré en avril 2021
Dynamix Trust se présentait comme « la principale société d’investissement blockchain » et « l’un des plus grands propriétaires institutionnels de cryptomonnaies ». Le discours commercial insistait sur une fondation en 2010, par « un groupe de traders expérimentés sur le marché des changes ». Onze ans d’expérience, affichés comme gage de sérieux.
Notre enquête publiée le 15 août 2021 a établi que le domaine dynamixtrust.com avait été enregistré le 7 avril 2021. Trois mois avant notre article. Onze ans après la date de fondation revendiquée. Le bas de page du site affichait même l’année 2018, ajoutant une deuxième incohérence à la première.
Le titulaire du domaine était masqué derrière un service de confidentialité. Aucun nom, aucune adresse réelle. Cette pratique, légale en soi, devient un signal d’alarme quand elle s’accompagne de prétentions à une décennie d’existence institutionnelle. Une vraie société d’investissement fondée en 2010 n’a aucune raison de cacher l’identité du détenteur de son nom de domaine.
Dynamix Trust, une identité britannique sans existence vérifiable
Le site affichait un numéro d’immatriculation, le 11134515, avec un lien vers Companies House, le registre officiel des sociétés britanniques. Ce numéro correspondait à « Dynamix Investments LTD », pas à « Dynamix Trust ». La dénomination sociale ne correspondait pas au nom commercial du site. Première fissure dans la façade.
Surtout, ni Dynamix Trust ni Dynamix Investments LTD n’apparaissaient dans les registres de la Financial Conduct Authority. Or, toute entité proposant des services financiers au Royaume-Uni est légalement tenue d’obtenir une autorisation FCA. L’absence de cette autorisation transforme l’activité en exercice illégal de services financiers.
Nos recherches du 21 août 2026 confirment qu’aucune société liée à « dynamixtrust » n’est trouvable aujourd’hui sur Companies House. Le nom a disparu des registres britanniques comme il a disparu du .com. Ni la CySEC chypriote ni les listes de l’Autorité bancaire européenne ne mentionnent ce domaine dans leurs exports actuels.
Maître Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon et partenaire de BrokerDefense, détaille dans la vidéo ci-dessous les recours bancaires disponibles après une escroquerie financière : la responsabilité de la banque face aux virements vers de fausses plateformes, le devoir de vigilance qu’elle doit exercer, et les voies concrètes pour tenter de récupérer des fonds. Une présentation particulièrement utile pour quiconque a effectué des virements vers Dynamix Trust. Retrouvez son profil complet sur la page de Maître Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon.
Une vitrine aux mentions légales de façade
La rubrique « Terms and conditions » du site n’était pas ce qu’elle prétendait être. Derrière cet intitulé, les visiteurs ne trouvaient pas de conditions générales d’utilisation, pas de règles d’investissement, pas de description des risques. Ils tombaient sur une politique de confidentialité sommaire, réduite à un seul sous-titre.
Ce détail révèle une mécanique précise. Les escrocs ont copié l’apparence d’un site légitime, avec ses onglets et ses rubriques attendues, sans en produire le contenu réel. Rédiger de vraies conditions générales prend du temps et laisse des traces juridiques. Une politique de confidentialité vide, elle, ne crée aucune obligation contractuelle envers l’investisseur.
Pour un investisseur non averti, la présence d’un onglet « Terms and conditions » suffit à rassurer. C’est précisément sur cette confiance visuelle que le dispositif reposait. Le fond importait moins que la forme. La forme, elle, était calculée pour paraître sérieuse sans jamais l’être.
Bilan : cinq ans après la dénonciation, l’infrastructure a été liquidée
Notre article d’alerte date du 15 août 2021. Cinq ans plus tard, jour pour jour ou presque, le nom dynamixtrust.com a été purgé du registre .com. Ce n’est pas une coïncidence opérationnelle : les noms de domaine frauduleux sont abandonnés quand leur utilité est épuisée, quand les victimes sont taries ou quand la pression des signalements devient trop forte.
La suppression totale du nom, plutôt qu’un simple arrêt du serveur, est une stratégie d’effacement. Elle complique la traçabilité pour les enquêteurs et rend plus difficile l’identification des opérateurs. D’autres plateformes frauduleuses ont suivi le même chemin : mabanquecrypto.com, une fausse plateforme de cryptomonnaies dont le nom a également été effacé du registre .com en août 2026, ou encore primecryptobank.com, une autre fausse plateforme crypto documentée depuis 2018, ont disparu selon le même schéma.
La disparition du domaine ne signifie pas la disparition des opérateurs. Les mêmes équipes recyclent leurs méthodes sous de nouveaux noms, avec de nouveaux domaines, en reproduisant le même discours sur l’investissement blockchain institutionnel. L’effacement du passé fait partie du modèle.
Démarches : conserver les preuves et se faire accompagner
Quiconque a déposé des fonds sur Dynamix Trust dans l’espoir de rendements liés à la cryptomonnaie doit agir sans attendre. La première priorité est la conservation des preuves : relevés bancaires montrant les virements, captures d’écran du site, emails reçus, identifiants de compte sur la plateforme, historiques de transactions en cryptomonnaies. Ces éléments sont irremplaçables une fois le domaine effacé.
Les fonds investis en cryptomonnaies suivent des circuits spécifiques. Les adresses de portefeuilles vers lesquelles des transferts ont été effectués peuvent être tracées sur la blockchain, même des années après. Cette traçabilité technique est un atout dans toute procédure, à condition d’avoir conservé les adresses de destination au moment des transactions.
Sur le plan juridique, la fausse société d’investissement blockchain qu’était Dynamix Trust relève de plusieurs qualifications pénales : escroquerie, exercice illégal de services financiers, blanchiment. Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes pour déposer plainte en France, les autorités compétentes et les délais à respecter.
Les victimes de Dynamix Trust ont attendu cinq ans pour voir le domaine disparaître. Cette attente ne doit pas se prolonger en inaction. BrokerDefense évalue gratuitement les plateformes d’investissement avant tout dépôt de fonds : une vérification préalable de quelques minutes peut éviter des pertes que des années de procédure ne suffisent pas toujours à réparer.
FAQ : comprendre la disparition de dynamixtrust.com
Non. Le nom a été totalement effacé du registre .com : la requête RDAP auprès de Verisign retourne un code 404, le WHOIS répond « No match » et le DNS ne résout plus. Le domaine est redevenu disponible à l’enregistrement, comme s’il n’avait jamais existé.
Non. Le site affichait le numéro 11134515, qui correspondait sur Companies House à « Dynamix Investments LTD », une dénomination différente du nom commercial « Dynamix Trust ». Aucune des deux entités n’était enregistrée auprès de la Financial Conduct Authority, alors que l’exercice de services financiers au Royaume-Uni l’exige.
Conserver toutes les preuves : relevés bancaires montrant les virements, captures d’écran du site, emails reçus et adresses de portefeuilles crypto de destination. Les transferts en cryptomonnaies restent traçables sur la blockchain. Il est conseillé de se rapprocher d’un avocat spécialisé, d’envisager un dépôt de plainte et de contacter BrokerDefense pour être accompagné dans les démarches.
Article réécrit le 21/08/2026



2 Comments
Bonjour, j’ai été contacté sur telegram pour un investissement sur la plate-forme Ampolinvestissement.com en février dernier … quelques semaines plus tard, mon sponsor m’a dit que cette plate-forme avait changé de nom en dynamixtrust.com ?
Je n’avais pas encore investi d’argent dans cette plate-forme Ampol …
Depuis ce sponsor Adam a disparu de mon groupe sur Telegram … Arnaque ou pas ?