Fpm-capital.com arnaque : l’usurpation de 2021 jamais levée

La mention d’usurpation de juin 2021 tient toujours au nom de ce domaine

Notre enquête sur fpm-capital.com a été publiée le 4 juin 2021. Le 29 juin 2021, soit vingt-cinq jours plus tard, l’Autorité des marchés financiers enregistrait une entrée portant le libellé « Usurpation » pour ce nom. Ces deux dates sont des faits distincts ; elles coexistent dans la chronologie du dossier sans qu’un lien de cause à effet puisse être formellement établi entre elles. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette inscription n’a jamais été levée. Cinq ans après son enregistrement, elle figure toujours dans les listes publiées par l’autorité, et la fiche nominative publiée par l’AMF reste accessible à ce jour.

La persistance de cette ligne contraste avec la disparition complète du dispositif. Le registre du .com, consulté le 20 septembre 2026, ne tient plus ce nom : bureau d’enregistrement, date de création, échéance, zone de noms et titulaire ne sont plus publiés. Un nom tiers du même registre, contrôlé au même instant, a bien rendu sa fiche : le silence observé pour fpm-capital.com correspond donc à sa situation réelle, non à une panne de l’annuaire. L’absence de résultats pour fpm-capital.com n’est donc pas un incident technique : le nom n’y figure plus.

Sur le plan de la résolution, le constat est identique. La résolution est muette, tout comme la zone de noms, la messagerie et les enregistrements déclaratifs. Il ne subsiste donc plus rien du dispositif d’origine, sinon la ligne de l’autorité de régulation. Il n’existe aucun titulaire identifiable, aucun bureau d’enregistrement, aucun serveur, aucune adresse de contact.

La seule pièce encore interrogeable pour ce nom demeure la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Dernière mise à jour : 20/09/2026

Que reste-t-il de la vitrine qu’aucune société n’est venue revendiquer

L’article publié en 2021 décrivait une vitrine construite autour d’un tableau de cours de cryptomonnaies d’aspect sommaire. Aucun avertissement sur les risques n’y figurait. Le bas de page était vide. Aucune dénomination sociale, aucun numéro d’immatriculation, aucun numéro de téléphone ne permettaient d’identifier un quelconque responsable. Ce type d’architecture est caractéristique des plateformes qui cherchent à présenter une apparence de légitimité sans fournir les éléments de vérification que tout prestataire régulé doit afficher.

Le libellé « Usurpation » retenu par le régulateur signifie que le nom servait à se présenter sous une identité empruntée. Il s’agit d’un constat de qualification, que nos vérifications du 20 septembre 2026 permettent de confirmer comme toujours actif. Aucune société britannique ne porte ce nom : le registre des sociétés du Royaume-Uni ne renvoie aucun résultat correspondant. Le régulateur chypriote ne reprend pas ce nom dans ses propres publications.

Des configurations analogues, où le régulateur retient une inscription qui survit à la disparition complète du nom, ont été documentées dans d’autres dossiers traités par BrokerDefense. Le dossier consacré à une plateforme retenue par le régulateur avant de quitter le fichier des enregistrements suit exactement ce schéma. Il en va de même pour le dossier portant sur un nom inscrit en liste noire par le régulateur et qui ne répond plus : dans les deux cas, l’inscription réglementaire perdure alors que le domaine a cessé d’exister en tant qu’entité enregistrée.

Un tableau de cours sans avertissement, aucune mention d’un responsable

La page telle qu’elle était servie le 1er septembre 2021 chargeait des feuilles de style, des scripts, des polices et un module de cotation de cryptomonnaies dont le nom de fichier renvoyait à un fournisseur de données de marché. Deux documents PDF étaient proposés au téléchargement depuis ce nom : l’un présenté comme un remboursement, l’autre comme des conditions générales. Ces deux documents constituaient la seule matière contractuelle visible, sans qu’aucun signataire ni aucune entité juridique y soit désigné de façon vérifiable.

Ce montage exploite l’attrait que les cryptoactifs exercent sur un large public, en combinant une interface qui imite les outils des plateformes légitimes avec une absence totale de repères permettant à l’épargnant de vérifier l’identité de son interlocuteur. Un tableau de cours animé crée une impression d’activité réelle ; les documents téléchargeables donnent l’apparence d’un cadre contractuel. Mais sans dénomination sociale, sans numéro d’agrément, sans adresse physique et sans numéro de téléphone, aucune vérification préalable n’est possible.

C’est précisément ce vide que la qualification retenue par l’AMF traduit : une identité présentée sans fondement vérifiable. Nos recherches n’ont permis de trouver aucune fiche de réputation exploitable pour fpm-capital.com, ce qui confirme que la vitrine n’a généré aucune trace documentée en dehors des copies publiques conservées et de l’inscription réglementaire.

Plus aucune résolution, aucune ligne au registre, neuf certificats puis le silence

Au 20 septembre 2026, fpm-capital.com ne donne plus signe de vie : plus d’adresse de serveur, plus de zone de noms, plus de boîte de messagerie, plus d’enregistrement déclaratif. Le registre du .com ne tient plus aucune entrée à ce nom. Pour écarter l’hypothèse d’une défaillance de l’annuaire, un nom tiers y a été contrôlé au même instant : sa fiche est revenue normalement, ce qui confirme que celle de fpm-capital.com a bel et bien disparu.

Les journaux publics de certificats conservent la trace de neuf relevés. Un certificat Sectigo a été émis le 23 mars 2021, valable jusqu’au 23 mars 2022. Deux certificats Cloudflare ont suivi, les 5 juillet 2021 et 4 juin 2022. Cinq certificats joker ont ensuite été émis par Google Trust Services, successivement les 4 juin 2022, 2 août 2022, 30 septembre 2022, 28 novembre 2022 et 4 février 2023, ce dernier valable jusqu’au 5 mai 2023. Puis plus aucune émission n’est intervenue.

Les copies publiques conservées couvrent la période du 1er septembre 2021 au 27 janvier 2023, soit trente-sept relevés. Le 27 octobre 2021, l’adresse renvoyait vers la page de suspension du compte d’hébergement de son fournisseur. Le 15 janvier 2022, la racine répondait de nouveau. Du 29 septembre 2022 au 27 janvier 2023, les seules pages conservées sont la page par défaut du serveur d’hébergement et un point d’anonymisation des adresses de courriel.

Les listes noires et mises en garde publiées par l’Autorité des marchés financiers ont été relues le 20 septembre 2026 pour ce dossier : l’entrée du 29 juin 2021 y figure toujours, sous la qualification « Usurpation ». Ces constats permettent d’établir avec certitude que la vitrine a cessé toute activité au plus tard au début de 2023 et que ce nom n’y est plus repris. Ce qu’ils ne permettent pas d’établir, en revanche, c’est l’identité des personnes qui ont exploité ce dispositif ni la destination précise des fonds qui y ont été versés.

Identifier l’établissement où les virements ont abouti, cinq ans plus tard

La disparition du nom et l’absence de tout titulaire identifiable ne ferment pas nécessairement toutes les voies pour les personnes qui ont effectué des versements vers fpm-capital.com. Les justificatifs de virement et les relevés bancaires qu’elles ont conservés désignent l’établissement destinataire des fonds : c’est cette information, et non les traces du domaine lui-même, qui constitue le point d’entrée le plus solide pour toute démarche ultérieure. L’identification de cet établissement peut permettre d’engager sa responsabilité en tant que teneur du compte bénéficiaire.

Les en-têtes techniques des messages reçus depuis la plateforme représentent également une source d’information que nos vérifications ne peuvent pas exploiter à distance mais que les personnes concernées peuvent transmettre à un conseil. Ces métadonnées, combinées aux captures des pages conservées dans les journaux publics, constituent un ensemble documentaire plus solide qu’il n’y paraît à première vue, même cinq ans après les faits.

Quiconque a versé des fonds vers cette adresse dispose donc encore de pièces exploitables, à condition de les avoir conservées et de les soumettre à un examen structuré. Maître Michel Orsini, avocat établi dans la capitale, où il est inscrit au barreau parisien, détaille dans un échange filmé les mécanismes concrets des escroqueries financières de ce type, le traçage des flux financiers, la recherche des responsables et les voies de réparation ouvertes aux personnes trompées par une fausse plateforme.

Réunir les pièces avant tout dépôt de plainte

La nature des fonds en jeu sur ce type de plateforme est double : des virements bancaires classiques d’une part, des cryptoactifs d’autre part, selon les instructions reçues. Ces deux familles de fonds obéissent à des logiques de traçage différentes et appellent des pièces différentes. Pour les virements, les relevés et les ordres de virement sont indispensables ; pour les cryptoactifs, les adresses de portefeuille et les identifiants de transaction constituent les éléments centraux.

L’absence de tout interlocuteur identifiable depuis au moins janvier 2023 rend inutile toute tentative de mise en demeure directe. En revanche, les échanges conservés avec la plateforme, les captures des pages telles qu’elles étaient servies et les documents PDF proposés au téléchargement depuis fpm-capital.com forment un ensemble que les autorités compétentes peuvent exploiter, à condition qu’il soit présenté de façon organisée.

Avant tout dépôt de plainte, un examen préalable permet de déterminer quelles pièces sont réellement exploitables et lesquelles ne le sont pas, d’éviter les démarches qui fragiliseraient le dossier et de cibler les établissements qui peuvent effectivement être mis en cause. Les informations nécessaires pour préparer cet examen sont accessibles sur notre guide consacré à la plainte pénale, étape par étape.

Si vous avez été en contact avec fpm-capital.com, nous vous invitons à soumettre votre situation à BrokerDefense avant toute démarche formelle, afin que nous puissions évaluer avec vous les pièces disponibles et les voies réalistes.

Trois points souvent soulevés au sujet de cette inscription

La mention d’usurpation de l’AMF pour fpm-capital.com est-elle encore valable aujourd’hui ?

Oui. L’entrée enregistrée le 29 juin 2021 sous le libellé « Usurpation » reste opposable : l’AMF ne l’a jamais retirée, et ce nom ne répond plus depuis que son enregistrement a cessé.

Peut-on encore récupérer des fonds versés à fpm-capital.com alors que le site a disparu ?

La disparition du domaine ne ferme pas toutes les voies. Les justificatifs de virement et les relevés conservés désignent l’établissement destinataire des fonds, ce qui peut permettre d’engager sa responsabilité. Un examen préalable des pièces disponibles est nécessaire pour évaluer les démarches réalistes.

Pourquoi fpm-capital.com ne figure-t-il plus dans le registre des noms de domaine en .com ?

Au 20 septembre 2026, la fiche publique de fpm-capital.com ne donne plus rien : ni titulaire, ni échéance, ni bureau d’enregistrement, ni zone de noms. Le dernier certificat connu a expiré en mai 2023 et les dernières copies publiques conservées datent de janvier 2023. Le nom a cessé d’exister en tant qu’entité enregistrée.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 20/09/2026

1 Comment

  1. MOTYL dit :

    Ayant été approché par un certain Nicolas pour libra (diem)de la plateforme Fpm capital,renseignement pris cette société de Nicolas n’est nul part enregistrer en tant que telle donc je pense fermement que ce site est une arnaque !!! Attention ⛔️

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