Sommaire
- Le nom ne se résout plus et le registre n’en garde aucune fiche
- Vitrine de minage de crypto-actifs, telle que ses copies la montrent
- Des compteurs d’affichage qui ne concordent pas entre deux relevés
- Trois formules et un bonus de parrainage de dix pour cent
- Un hébergement partagé qui portait aussi d’autres noms
- Opposer au dossier bancaire les écrits du démarchage
- Vos questions sur un nom désormais absent du registre
Le nom ne se résout plus et le registre n’en garde aucune fiche
Aucune fiche ne subsiste pour crowd1investment.com auprès de l’annuaire qui délivre les noms en .com : consulté le 21 septembre 2026, il a rendu « No match », autrement dit aucun enregistrement à ce nom. La résolution du nom, elle, ne donne plus rien : ni adresse de machine publiée, pour lui comme pour sa forme en www, ni serveur de noms, ni serveur de messagerie. L’interrogation directe des deux ports habituels d’un site n’a pas davantage abouti. En 2021, ce nom portait pourtant une vitrine présentée comme une plateforme d’investissement dans le calcul de crypto-actifs.
L’outil n’est pas en cause. Dans la même passe de consultation, une autre adresse en .com, dont le titulaire est toujours en place, a livré l’intégralité de ses champs : titulaire, serveurs de noms, dates. Seul crowd1investment.com reste muet. La conséquence est directe : quiconque voudrait joindre l’ancienne vitrine par son nom n’a plus aucun document à ouvrir, aucune interface à atteindre.
Ce que les relevés conservés de 2021 décrivaient sous ce nom et ce que l’annuaire refuse désormais de reconnaître se lisent sur un même document de référence. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Depuis ce constat, toute adresse de courriel bâtie sur crowd1investment.com est privée de destinataire : plus rien ne peut y être reçu. Qui chercherait à relire les pages de l’ancienne vitrine, un accusé de réception, un relevé ou une mention légale n’a plus aucun fichier à ouvrir sous ce nom.
Dernière mise à jour : 21/09/2026
Vitrine de minage de crypto-actifs, telle que ses copies la montrent
Les relevés conservés de mai et de décembre 2021 donnent à lire une page d’accueil qui se présentait comme une plateforme de « cloud mining » haut de gamme, c’est-à-dire une offre de participation mutualisée au calcul de crypto-actifs. Une adresse de contact y était annoncée dans l’Ohio, aux États-Unis. Les relevés portaient une ligne de copyright au nom de la vitrine, ainsi que des formulaires d’inscription, de connexion et de contact, auxquels s’ajoutait un champ de parrainage.
La même page d’accueil se présentait aussi, simultanément, comme un site commercial recensant des portefeuilles et des plateformes d’échange de crypto-actifs : deux présentations incompatibles coexistaient donc sur le même espace. Notre article du 29 avril 2021 relevait, pour sa part, l’absence de toute mention de copyright et des mentions légales dépourvues de toute information juridique utilisable. Il convient de noter que les relevés conservés les plus anciens, postérieurs de huit jours à cet article, portent au contraire une ligne de copyright au nom de la vitrine : notre relevé de 2021 ne rendait pas compte de cet élément. Des montages de ce type ont déjà été décrits dans d’autres dossiers ouverts par notre équipe, notamment une fausse plateforme de minage, elle aussi disparue, et un dossier où la vitrine a suivi le sort de son nom.
Un rapprochement thématique entre deux dossiers ne prouve ni exploitant commun, ni réseau. Chaque situation doit être appréciée selon ses propres pièces, et les ressemblances de surface entre plusieurs vitrines ne permettent d’imputer à personne les faits relevés dans le présent dossier.
Des compteurs d’affichage qui ne concordent pas entre deux relevés
Le relevé de mai 2021 affichait 49 655 utilisateurs annoncés actifs, 845 journées d’activité, 1,3 million de dollars de retraits et 1,1 million de dollars de dépôts. Le relevé de décembre 2021 indiquait 49 561 utilisateurs annoncés actifs, 1 082 journées d’activité, 1,2 million de dollars de retraits et 1,1 million de dollars de dépôts. Entre ces deux prises, l’ancienneté affichée a progressé de 237 journées, mais le nombre d’utilisateurs annoncés a reculé de 94 et les retraits affichés ont diminué de 0,1 million de dollars.
Ces trois grandeurs ne se recoupent pas : une activité qui gagne en ancienneté devrait, dans une exploitation réelle, connaître une progression ou au moins une stabilité du nombre de participants et des volumes traités. Aucun de ces chiffres n’est rattaché à un document contrôlable, à un relevé bancaire ou à un registre tiers. Leur caractère arrondi et leur absence de source vérifiable ne permettent pas de les tenir pour une mesure fiable de quoi que ce soit.
Trois formules et un bonus de parrainage de dix pour cent
La vitrine proposait trois formules distinctes. La première, dont le libellé portait une faute de frappe (« BEGNINER » au lieu de « BEGINNER »), promettait un rendement de 3 % toutes les trois journées pour un dépôt compris entre 100 et 999 dollars. La deuxième formule annonçait 5 % par mois pour un dépôt de 1 000 à 49 999 dollars. La troisième, pour des dépôts de 49 999 à 200 000 dollars, affichait 10 % sur trois mois. Dans les trois cas, un bonus de parrainage de 10 % était prévu.
Ramenés à la journée, ces taux révèlent un écart considérable : la formule d’entrée représente environ 1 % par jour, contre environ 0,1 % par jour pour la formule haute, soit près de neuf fois davantage pour la durée la plus courte. Cette configuration, qui récompense davantage les dépôts de faible montant sur une période brève, n’est rattachée à aucune description d’une activité économique capable de produire de tels flux.
La faute de frappe dans le libellé de la première formule est un indice courant dans les vitrines construites à partir d’un gabarit recopié sans relecture : elle suggère une mise en place rapide plutôt qu’une structure éditoriale soignée. Le bonus de parrainage de 10 %, identique quelle que soit la formule choisie, rémunérait l’arrivée de nouveaux déposants indépendamment du montant engagé, ce qui constitue un mécanisme de recrutement, non une caractéristique d’un produit d’investissement encadré.
Un hébergement partagé qui portait aussi d’autres noms
Des relevés techniques associent à crowd1investment.com une adresse de service intitulée « bank », ainsi que deux noms d’hôtes construits en accolant d’autres noms de domaine à celui de la vitrine. Ces configurations ne sont pas inhabituelles dans les offres d’hébergement mutualisé, mais elles indiquent que le compte d’hébergement ne se limitait pas à servir la seule vitrine documentée.
À la fin de l’année 2023, l’interrogation du nom servait le contenu du répertoire du compte d’hébergement : on y distinguait deux dossiers portant d’autres noms de domaine, mêlés à des fichiers de script. En 2024, ce même nom ne servait plus la vitrine de minage : une page portant le gabarit publicitaire d’une régie de monétisation s’affichait à la place, puis une page sans contenu a suivi. Sur le plan technique, la vitrine de 2021 s’appuyait sur des bibliothèques de mise en forme d’usage courant, notamment jQuery et Bootstrap, ainsi qu’un carrousel d’images, un sélecteur de couleurs de thème et deux modules de messagerie instantanée. Aucun de ces éléments n’est propre à une activité financière réglementée.
Ces recoupements établissent l’existence d’un compte d’hébergement commun à plusieurs noms de domaine, pas une exploitation commune de ces noms. Ils ne permettent d’imputer à aucune personne ni à aucune entité les faits documentés sous crowd1investment.com en 2021.
Opposer au dossier bancaire les écrits du démarchage
Quand plus rien ne subsiste au registre sous ce nom, ce sont les écrits échangés au moment de la sollicitation qu’il faut réunir d’abord. Les messages reçus, les ordres de virement adressés à crowd1investment.com et les documents bancaires qui les retracent nomment encore le compte bénéficiaire. Aucune disparition d’un nom ne retire à ces pièces leur valeur : elles se suffisent à elles-mêmes.
L’établissement qui a reçu les virements peut être interpellé par écrit sur le fondement de son devoir de vigilance. Une telle démarche s’appuie sur le fait que des fonds ont transité vers une vitrine proposant des formules à bonus de parrainage, sans que les rendements annoncés correspondent à une activité vérifiable. Les listes publiées par les listes publiques du régulateur français ont été parcourues le 21 septembre 2026 et ne portent aucune entrée au nom de crowd1investment.com. Une telle absence n’équivaut pas à une attestation de conformité : elle signifie simplement qu’aucune autorité de régulation n’a reconnu cet acteur, ni pour l’autoriser ni pour le sanctionner publiquement à cette date. Une plainte pénale reste envisageable dans ce type de dossier ; les démarches ouvertes devant le juge pénal en exposent les conditions et les étapes.
Pour les personnes qui ont effectué des virements vers cette vitrine en 2021 et qui souhaitent comprendre les voies de recours disponibles, un entretien enregistré avec Maître Goce Novakov, avocat établi à Paris, où il est inscrit au barreau, aborde un jugement d’escroquerie rendu au tribunal judiciaire de Troyes, la condamnation d’une banque pour manquement à son devoir de vigilance et l’indemnisation des victimes.
Vos questions sur un nom désormais absent du registre
Le nom a cessé d’être enregistré : plus aucune fiche ne lui est associée et aucun serveur ne répond à son adresse. Une personne qui voudrait retrouver la vitrine, joindre un interlocuteur ou simplement relire les conditions annoncées ne trouvera rien sous ce nom. Les messages reçus au moment de la sollicitation et les documents de virement gardent en revanche toute leur valeur, quel que soit cet état.
Les taux annoncés, pouvant atteindre environ 1 % par jour pour la formule d’entrée, ne correspondent à aucune activité économique connue susceptible de les produire de façon régulière. Le bonus de parrainage de 10 %, identique dans chaque formule, rémunérait le recrutement de nouveaux déposants plutôt qu’une performance d’investissement. Aucun des compteurs affichés sur la vitrine n’était rattaché à une source contrôlable.
Oui, il en reste. La disparition du nom ne ferme aucun recours. Les ordres de virement passés par la banque, la correspondance de démarchage et les documents qui identifient le compte crédité forment un ensemble suffisant pour interroger l’établissement récepteur sur le respect de son devoir de vigilance, puis pour envisager une action au pénal. BrokerDefense peut examiner ces éléments et indiquer les orientations qui correspondent à la situation.
Si des fonds ont été adressés à crowd1investment.com en réponse à une sollicitation reprenant ces formules assorties d’un bonus de parrainage, ou si vous cherchez des repères sur un nom dont l’annuaire ne garde plus rien, L’équipe de BrokerDefense peut se pencher sur ces dossiers avant l’engagement de toute procédure, sans frais ni engagement. Le travail part des pièces déjà en votre possession, messages reçus, ordres de virement et documents bancaires correspondants, pour cerner les options ouvertes selon votre situation.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Article réécrit le 21/09/2026


