Une entrée datée du 23 mars 2021 porte le libellé exact « skda-management.com » dans le fichier que l’Autorité des marchés financiers consacre aux sites non autorisés. Elle y est rangée sous la qualification « Usurpation ». Notre premier article sur ce nom a paru le 24 mars 2021, soit le lendemain : la décision du régulateur et notre publication sont séparées par vingt-quatre heures. Cette proximité relève du calendrier propre aux vérifications de l’Autorité, sans lien de cause à effet avec ce que nous avons publié. Ce fait documenté, toujours consultable, demeure la référence la plus solide sur ce nom.
Verdict : skda-management.com est un nom construit sur une forme abrégée d’une marque d’assurance réelle, rangé par le régulateur français du côté des identités empruntées, dont la vitrine a conduit des visiteurs vers un espace de connexion privé avant de disparaître du registre des .com. La qualification reste accessible et consultable à ce jour, alors que le nom lui-même ne donne plus aucune adresse. Ce dossier se lit en parallèle avec des cas de même nature déjà publiés sur ce site, dont celui de aviva-private.com, autre vitrine bâtie sur un nom d’assurance et disparue du registre des .com. Les personnes ayant engagé des fonds vers cette adresse disposent encore de recours concrets, à condition d’agir sans attendre.
Dernière mise à jour : 29/09/2026
Sommaire
- Qualification « Usurpation » : une inscription du 23 mars 2021
- Un nom taillé sur une marque d’assurance, sans société identifiable
- Relevé de septembre 2026 : plus de fiche au registre, plus de résolution
- Virements, carte : ce que la banque peut encore examiner
- Réponses sur la qualification retenue, la marque et les versements
- Des versements vers un nom qui n’existe plus
Qualification « Usurpation » : une inscription du 23 mars 2021
Le libellé exact « skda-management.com » y est accompagné de la mention « Usurpation », et la date portée est le 23 mars 2021. Notre article initial sur ce nom a été publié le 24 mars 2021, soit le lendemain. La proximité d’un jour entre les deux dates ne signifie pas que l’une a provoqué l’autre : les vérifications conduites par l’Autorité suivent leur propre calendrier, indépendant de nos publications.
La qualification « Usurpation » range ce nom dans la famille des adresses qui empruntent l’identité d’un tiers, et signale l’absence d’autorisation pour s’adresser au public en France. Aucune sanction n’est prononcée ici, aucune infraction n’est imputée à quiconque : le régulateur inscrit, il ne juge pas. Le document nominatif correspondant reste accessible : l’entrée du 23 mars 2021 sur le site du régulateur.
Chacun peut s’en assurer directement : la page que l’Autorité consacre à ces listes est publique et actualisée à intervalles réguliers.
Un nom taillé sur une marque d’assurance, sans société identifiable
L’adresse skda-management.com est construite sur une forme abrégée de « Skandia », nom connu dans le secteur de l’assurance. C’est ce que notre article de mars 2021 relevait déjà : la vitrine se présentait sous cette dénomination, tandis que son adresse n’en reprenait qu’une contraction. C’est sur ce nom que le régulateur a retenu la qualification « Usurpation ».
Il est nécessaire de le préciser sans ambiguïté : « Skandia » est un nom qui appartient à des entités réelles et légitimes, actives dans l’assurance, qui ne sont pas concernées par ce dossier et qu’aucun élément ne relie à cette vitrine. La qualification retenue par le régulateur vise exclusivement l’exploitant de l’adresse skda-management.com, sans mettre en cause qui que ce soit d’autre.
La vitrine conduisait le visiteur vers un espace de connexion privé, réservé aux personnes qui s’étaient préalablement inscrites. Un interlocuteur s’y présentait comme conseiller auprès des épargnants. Nos recherches n’ont pas permis de retrouver une société portant ce nom, ni une entité qui se serait présentée comme titulaire de cette adresse. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Relevé de septembre 2026 : plus de fiche au registre, plus de résolution
Deux constats se dégagent de notre relevé du 29 septembre 2026. D’abord, le registre qui tient les noms en .com ne restitue plus rien pour celui-ci : l’interrogation se solde sans résultat. Ensuite, l’adresse ne mène plus nulle part, que l’on écrive le nom seul ou qu’on le fasse précéder de « www ». Du contenu autrefois servi à ce nom, il ne subsiste pas la moindre copie accessible au public.
Les journaux publics de certification conservent, pour leur part, deux entrées relatives à ce nom. Toutes deux ont été émises le 31 décembre 2020, par une autorité de certification rattachée à Cloudflare, couvrant le nom et sa forme générique. Ces entrées étaient valables jusqu’au 30 décembre 2021. La lecture croisée de ces deux relevés est claire : la seule trace technique qui subsiste de l’exploitation de cette vitrine remonte à la fin de l’année 2020, soit quelques mois avant la qualification du régulateur, alors que l’inscription de l’Autorité des marchés financiers, elle, reste pleinement consultable à ce jour.
Ce schéma, dans lequel le nom disparaît du registre des .com tandis que l’inscription au fichier du régulateur demeure, se retrouve dans d’autres dossiers publiés sur ce site, notamment celui d’allianzglobal-investors.com, autre vitrine construite sur un nom d’assureur et retirée du registre des .com. Ces deux cas partagent une structure de même nature ; aucun élément ne permet d’affirmer qu’ils relèvent du même exploitant, ni qu’ils relèvent d’exploitants distincts.
Virements, carte : ce que la banque peut encore examiner
Les personnes concernées par ce dossier ont été conduites vers une vitrine qui se présentait sous un nom d’assurance, les invitait à rejoindre un espace de connexion privé, et vers laquelle elles ont effectué des versements. Cette vitrine n’existe plus. La situation est donc celle d’un paiement adressé à une adresse qui ne correspond plus à aucune entité identifiable, ce qui ouvre des recours concrets auprès des établissements bancaires.
La première démarche consiste à contester sans délai l’opération auprès de la banque qui l’a exécutée, et à demander le rappel des fonds tant que l’opération est suffisamment récente pour que ce mécanisme soit applicable. Quand le règlement est passé par carte, une opposition ou une contestation peut encore être demandée, dans les délais que fixent les conditions de l’établissement. Plus le temps s’écoule, plus ces voies se rétrécissent : l’urgence est réelle.
Il est indispensable de réunir et de conserver dès maintenant les éléments suivants : les échanges avec l’interlocuteur qui se présentait comme conseiller, les documents transmis lors de l’inscription ou de l’ouverture du compte, les relevés des versements et la date de chaque opération, les coordonnées par lesquelles le contact s’est noué, et les captures de la vitrine telles qu’elle se présentait avant sa disparition. Rassemblées, ces pièces donnent prise à toute réclamation, qu’elle soit adressée à la banque ou à une autre autorité. Pour aller plus loin sur les recours pénaux possibles, consultez ce qu’implique le dépôt d’une plainte pénale.
Un entretien filmé éclaire la dimension judiciaire de ce type de dossier. Me Goce Novakov, du barreau de Paris, y revient sur un jugement d’escroquerie prononcé dans un dossier de faux investissement, sur ce que les victimes ont pu obtenir en réparation, et sur la responsabilité retenue contre un établissement bancaire à l’occasion de virements. Ces points sont au cœur de l’entretien qui suit.
Réponses sur la qualification retenue, la marque et les versements
Cette liste est publique : on la trouve sur le site de l’Autorité. L’entrée qui nous occupe y porte le libellé exact « skda-management.com », sous la qualification « Usurpation », avec la date du 23 mars 2021. Le document nominatif correspondant est accessible à l’adresse dédiée à cette entrée. Le libellé signifie que le régulateur a rangé ce nom dans la famille des identités empruntées et qu’aucune autorisation n’a été accordée pour démarcher le public français : aucune sanction n’est prononcée, aucune infraction n’est imputée.
Oui. Que le registre des .com n’ait plus rien à restituer sur ce nom ne retire rien à ce que l’inscription établit. L’Autorité des marchés financiers n’a pas retiré cette entrée de son fichier : elle y demeure, consultable, avec son libellé et sa qualification d’origine. Pour les personnes qui recherchent des informations sur ce nom, cette inscription reste le document de référence le plus solide, précisément parce qu’il émane du régulateur et qu’il est daté. Il convient cependant de rappeler ce qu’elle n’établit pas : elle signale une identité empruntée et un défaut d’autorisation, elle n’impute aucune infraction pénale à quiconque et ne constitue pas une décision de condamnation.
Commencez par saisir l’établissement qui a exécuté l’opération, en exposant que le destinataire ne renvoie plus à aucune entité identifiable. S’il s’agit d’un virement, demandez le rappel des fonds ; si le règlement est passé par carte, une contestation peut être engagée. En parallèle, réunissez tout ce dont vous disposez : messages échangés avec la personne qui se présentait comme conseiller, pièces reçues à l’inscription, relevés des versements avec leurs dates et leurs montants, coordonnées employées, et les captures de la vitrine faites avant sa disparition. Sans ces éléments, aucune réclamation ne tient ; avec eux, elle peut être instruite, devant une banque comme devant un juge.
Des versements vers un nom qui n’existe plus
Des personnes sont venues chercher un placement ou une épargne auprès d’une vitrine qui se présentait sous un nom d’assurance, ont été conduites vers un espace de connexion privé, puis ont versé des fonds. Aujourd’hui, elles font face à une adresse qui ne mène plus à rien, sans entité vérifiable de ce nom et sans le moindre interlocuteur joignable. Aucune fiche n’est plus tenue pour skda-management.com au registre des .com, et rien de ce que la vitrine affichait n’est consultable ailleurs.
Ce que le régulateur a établi, en revanche, reste intact : la qualification « Usurpation » du 23 mars 2021, portant le libellé exact « skda-management.com », est consultable à ce jour sur le site de l’Autorité des marchés financiers. C’est la seule trace institutionnelle de ce nom, et elle suffit à situer ce dossier dans la famille des adresses qui ont emprunté une identité sans y avoir été autorisées.
Chaque dossier mérite un examen à part : BrokerDefense se tient à disposition pour l’étudier pièces en main et indiquer l’orientation qui correspond aux faits, sans promettre de résultat.
Article réécrit le 29/09/2026



4 Comments
Aie aie …. concernant l’article skandia management ! Je ne comprends pas trop car cette société m’a bien versé 2 virements suite à mon placement scpi chez eux !
Effectivement le 3eme versement n’a pas eu lieu pour l’instant !! est ce vraiment une arnaque ???? bonne réception
Bonjour, pourriez-vous nous en dire plus? Si vous le souhaitez, nous pouvons analyser votre situation.
Bonjour
J’ai investi 30keur le 15/3/2021 sur 6 EHPAD en Italie avec une rémunération de 0.78% par mois soit 234€/mois
J’ai perçu ce montant en avril, mai et juin, versés à chaque fois par un organisme différé et depuis plus rien…
Le site est fermé, mon interlocuteur injoignable à son numéro et à son mail
[email protected]
+33 1 70 61 31 89
J’ai eu ce monsieur une dernière fois le 15 juin pour m’étonner de l’impossibilité d’accès au site, en cours de mise à jour selon lui
Depuis plus rien..
Je me suis évidemment fait arnaquer
Voyez-vous là moindre possibilité de rattraper le coup?
En vous remerciant
Cordialement
********
Bonjour
Je viens d investir une très grosse somme chez Skandia Portofolio Management.
Ne peux avoir de contact avec eux.
Ne m’ont pas verser la somme que j aurais du recevoir en juillet.
Je suis très inquiète et décontenancée. Cela devait me faire un revenu pour élever seule mes filles.
Merci de me conseiller un bon avocat
Bien cordialement
An*****