Le nom gfoltd.com, qui servait à usurper l’identité de la firme britannique GFO Ltd, ne figure plus dans la base du registre des noms de domaine en .com. Nos vérifications du 29 août 2026 confirment sa disparition totale : plus aucune fiche d’enregistrement, plus aucune adresse IP, un nom que n’importe quel tiers pourrait réenregistrer. La vitrine qui avait été signalée par l’AMF dès septembre 2020 n’existe plus, ni comme site, ni comme nom.
Dernière mise à jour : 29/08/2026
Sommaire
- Gfoltd.com ne subsiste plus dans la base du registre des .com
- Une mise en garde de l’AMF quelques jours avant notre publication
- GFO Ltd, une firme que la FCA ne reconnaît plus
- Des coordonnées fantaisistes face au dossier de la firme réelle
- Les démarches des personnes qui ont placé des fonds sur gfoltd.com
- FAQ : que reste-t-il de gfoltd.com ?
Gfoltd.com ne subsiste plus dans la base du registre des .com
Nos contrôles menés le 29 août 2026 auprès de la base du registre Verisign sont sans ambiguïté : la requête sur gfoltd.com ne renvoie plus que la mention « Domain not found », les données d’enregistrement n’affichent que « No match », et aucune adresse IP n’est associée au nom. Plus aucune fiche technique ne subsiste. Ce constat va bien au-delà d’une simple mise hors ligne, situation dans laquelle le nom de domaine demeure réservé par son titulaire même si le site ne répond plus. Ici, le nom est entièrement libre : n’importe quel tiers pourrait l’enregistrer demain sans aucune formalité particulière.
La chronologie est instructive. Notre enquête initiale avait été publiée le 19 septembre 2020. Les archives du web conservent des captures du domaine depuis 2014 et jusqu’en juin 2021, ce qui signifie que le site est resté visible, au moins dans les index d’archivage, pendant environ neuf mois après notre publication. Puis c’est le silence complet : aucune capture ultérieure, aucun certificat récent dans les journaux publics de transparence des certificats, aucune trace d’une quelconque activité sous ce nom.
Cette suppression totale efface la vitrine, mais elle n’efface pas les préjudices subis par les épargnants qui y ont versé des fonds. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Une mise en garde de l’AMF quelques jours avant notre publication
L’AMF avait inscrit www.gfoltd.com sur sa liste noire le 7 septembre 2020, soit douze jours avant la publication de notre enquête. Le portail ABE Infoservice, qui centralise les listes noires de l’AMF et de l’ACPR, retient deux libellés pour ce dossier : « Biens divers / Or » et « Usurpation ». Le régulateur avait donc identifié et documenté la plateforme avant même que notre enquête ne paraisse, ce qui confirme que le dispositif frauduleux avait attiré suffisamment de signalements pour déclencher une procédure d’inscription formelle. Retrouvez l’ensemble des sites non autorisés sur la liste noire officielle des sites non autorisés.
Cette inscription n’a toutefois pas provoqué la fermeture immédiate du site. Les archives du web en attestent : gfoltd.com est resté accessible, ou du moins indexé, jusqu’en juin 2021, soit près de neuf mois après la mise en garde du régulateur. Ce délai rappelle que l’inscription sur une liste noire constitue un signal d’alerte public, pas une mesure de blocage technique. Les épargnants qui n’ont pas consulté ces listes avant d’investir ont pu continuer à interagir avec la plateforme longtemps après que l’AMF l’avait signalée.
GFO Ltd, une firme que la FCA ne reconnaît plus
GFO Ltd est une entreprise britannique dont l’existence est reconnue par le REGAFI, le registre français des agents financiers. Elle est basée au Royaume-Uni, à Amy Johnson Way, Blackpool, Lancashire, FY4 2RP, et n’est pas implantée en France. Elle n’était autorisée à proposer des services financiers en France que grâce à un passeport européen. Le site gfoltd.com se présentait comme sa plateforme officielle, affichait un lien vers une page du REGAFI et mentionnait ce passeport européen pour accréditer sa légalité apparente. Or la FCA, régulateur britannique, ne reconnaît plus GFO Ltd comme approuvée : les détails sont consultables directement sur le registre des sociétés autorisées de la FCA.
Ce mécanisme d’usurpation repose sur un calcul précis. Une société ancienne, dotée d’un historique documenté et d’une inscription dans des registres officiels, inspire une confiance que les escrocs n’auraient jamais pu construire eux-mêmes en partant de zéro. En empruntant le nom, l’adresse partielle et les références réglementaires de GFO Ltd, les opérateurs du site offrent à leur victime l’illusion d’avoir affaire à une entité sérieuse et contrôlée. Le libellé « Usurpation » retenu par l’AMF traduit exactement cette réalité.
Des coordonnées fantaisistes face au dossier de la firme réelle
Les incohérences entre les coordonnées affichées sur gfoltd.com et celles enregistrées par la FCA sont frappantes. Le site indiquait une adresse « Croft Court, Croft Lane City, Royaume-Uni », formulation vague et invérifiable, là où la FCA enregistre la société à Amy Johnson Way, Blackpool, Lancashire, FY4 2RP. De même, le numéro de téléphone affiché, le +44 20 36 08 52 36, ne correspond pas au +44 07 424 539 159 que mentionne la FCA. Ces divergences ne sont pas des erreurs de saisie : elles permettaient de couper tout lien entre la plateforme frauduleuse et la société réelle, rendant impossible toute vérification directe par l’épargnant.
Au-delà des coordonnées, le dispositif ne proposait aucun document contractuel consultable avant engagement, aucune information sur les modalités de conservation des fonds, et aucun interlocuteur vérifiable. La qualification « Usurpation » retenue par l’AMF confirme que le vol d’identité était l’argument central du dispositif : sans ce nom emprunté à une firme reconnue, la plateforme n’aurait eu aucune crédibilité à offrir à ses cibles.
Pour comprendre les recours ouverts aux victimes d’une telle arnaque à l’investissement, Me Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, explique dans cette vidéo comment agir face à un faux investissement : indemnisation des victimes, recours précontentieux, protocole transactionnel, procédure pénale et procédure civile, démarches pour porter plainte et agir au tribunal.
Les démarches des personnes qui ont placé des fonds sur gfoltd.com
La première priorité est de rassembler toutes les preuves disponibles avant qu’elles ne deviennent inaccessibles. Cela inclut les captures d’écran des pages consultées sur le site, les relevés de virements effectués, ainsi que l’ensemble des courriels et échanges avec les faux conseillers qui ont orienté les décisions d’investissement. Ces éléments constituent le socle de tout dossier, qu’il soit précontentieux ou judiciaire. La disparition totale du domaine rend cette conservation d’autant plus urgente : la plateforme ne peut plus être consultée pour reconstituer a posteriori ce qu’elle affichait.
Il convient ensuite de déposer une plainte pénale avec constitution de partie civile, en mentionnant explicitement les qualifications retenues par l’AMF. Il est également pertinent d’interroger sa banque sur son devoir de vigilance concernant les virements émis vers une plateforme inscrite sur la liste noire d’un régulateur français : certains établissements ont accepté d’engager leur responsabilité dans des dossiers comparables. BrokerDefense peut être contacté pour accompagner ces démarches et évaluer les options envisageables selon la situation de chaque victime.
Quelques jours après notre enquête, nous documentions le cas d’armira-capital.com, une autre usurpation de firme londonienne dont le nom a également fini par disparaître de la base des .com. La veille de notre publication, cimovelpark.com avait déjà été dénoncé comme faux site d’investissement reposant sur une identité volée.
FAQ : que reste-t-il de gfoltd.com ?
Non. Nos vérifications du 29 août 2026 confirment que le nom gfoltd.com a été supprimé totalement de la base du registre Verisign : aucune fiche d’enregistrement, aucune adresse IP, aucune trace technique. Le nom est désormais libre et pourrait être réenregistré par n’importe quel tiers.
L’AMF a inscrit gfoltd.com sur sa liste noire le 7 septembre 2020, avec les libellés « Biens divers / Or » et « Usurpation », publiés sur le portail ABE Infoservice. Le site se présentait comme la plateforme officielle de la firme britannique GFO Ltd en utilisant ses références réglementaires, alors que la FCA ne reconnaît plus cette société comme approuvée.
Conservez impérativement toutes les preuves disponibles : captures d’écran, relevés de virements, courriels avec les faux conseillers. Déposez une plainte pénale avec constitution de partie civile et interrogez votre banque sur sa responsabilité dans les virements effectués vers une plateforme non autorisée. Vous pouvez également contacter BrokerDefense pour un accompagnement personnalisé.
Gfoltd.com a attiré des épargnants en leur faisant croire qu’ils traitaient avec une firme d’investissement britannique reconnue ; les fonds versés n’ont, selon les témoignages recueillis, jamais été restitués. La disparition totale du domaine clôt l’existence de cette vitrine frauduleuse, mais ne règle en rien la situation des victimes qui attendent encore de récupérer leur argent. Avant d’engager des fonds sur toute plateforme d’investissement en ligne, il est indispensable d’en vérifier la réalité réglementaire : BrokerDefense peut réaliser cette vérification et vous alerter sur les signaux d’usurpation avant qu’il ne soit trop tard.
Article réécrit le 29/08/2026



1 Comment
je pense a ce jour mettre fait arnaquer par armira capital je n’ai acces a mes donnees