Quantiumax.one arnaque : blacklisté par l’AMF le 4 septembre, toujours en ligne

Le 4 septembre 2026, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a inscrit quantiumax.one sur la liste noire des sites de trading Forex non autorisés. Trois jours plus tard, le 7 septembre, la plateforme était toujours accessible et continuait de promettre des rendements mensuels présentés comme « minimaux », jusqu’à 7,2 % pour un compte de 10 000 €. Cette persistance après le blacklistage, alors que le site invoque la supervision d’une « Commission de sécurité des marchés de cryptomonnaies » que nul registre officiel ne connaît, en dit long sur le montage.

Le nom de domaine quantiumax.one a été enregistré le 18 février 2026 chez NameSilo, un registrar américain, pour une durée d’un an, avec un titulaire masqué. Sa fiche ScamDoc affiche un indice de confiance de 1 %. Notre enquête a été menée le 7 septembre 2026.

Dernière mise à jour : 07/09/2026

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BrokerDefense met gratuitement à disposition la capture de la page d’accueil de quantiumax.one. Conservez une trace de son apparence actuelle : elle pourra servir à identifier le site, à compléter un dossier de plainte ou à alerter un proche.

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Capture de la page d’accueil de quantiumax.one

Inscrit sur la liste noire de l’AMF le 4 septembre, toujours accessible

La page que l’AMF consacre au site précise que « cet acteur n’est pas autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) à proposer certains services ou placements financiers en France ». La mise en ligne de l’avertissement est datée du 4 septembre 2026, dans la rubrique Forex des listes noires. Or, le 7 septembre, la page d’accueil répondait encore parfaitement, avec ses promesses de gains et ses boutons d’inscription.

L’enregistrement du domaine, effectué le 18 février 2026 chez NameSilo pour expirer le 18 février 2027, est assorti d’un titulaire masqué (adresse aux États-Unis, Arizona) et d’une résolution DNS confiée à Cloudflare. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine. Le serveur qui héberge la vitrine est situé en Islande (réseau de l’hébergeur 1984) et le certificat SSL, délivré par Sectigo, court du 18 février au 17 novembre 2026.

Ce n’est pas la première fois qu’un nom inscrit par le régulateur continue de fonctionner après le blacklistage : BitKeltTrade, dénoncé par nos soins le 17 août 2026, restait lui aussi joignable après son inscription sur la liste noire. La fiche ScamDoc consacrée à quantiumax.one affiche un indice de confiance de 1 %.

Une « Commission de sécurité des marchés de cryptomonnaies » que personne ne connaît

La page « Adhésion » du site affirme que « Quantiumax opère sous l’autorisation et la supervision de la Commission de Sécurité des Marchés de Cryptomonnaies (CSMC), garantissant une protection solide pour nos clients », avec à la clé un « fonds de compensation » en cas de litige. La page « Certification » renchérit en annonçant une « CCA certification », sans jamais fournir le moindre numéro d’enregistrement, la moindre référence légale ou le moindre document justificatif.

Aucune autorité française ou européenne ne porte le nom de cette « CSMC », et aucun texte réglementaire n’est cité. Le procédé est d’ailleurs incohérent en soi : une « commission » dédiée aux marchés de cryptomonnaies serait censée encadrer des activités de crypto-actifs, pas un courtier qui se présente comme un intermédiaire Forex multi-actifs. Ces autorités de papier, inventées pour habiller une page d’accueil, ne remplacent pas un agrément : elles en sont le symptôme inverse.

Des rendements « minimaux » de 7,2 % par mois et des frais de retrait de 19 %

La vitrine décline six types de comptes, du « Standard » à 10 000 € au « VIP » à 500 000 €, chacun assorti d’un rendement présenté comme plancher : « Minimal monthly profit 7.2 % » pour le Standard, 9,4 % par mois pour le Bronze à 25 000 €, 11,3 % pour l’Argent à 50 000 €, puis 3,2 % par semaine pour l’Or à 100 000 € et 0,9 % par jour pour le VIP. L’effet de levier annoncé grimpe jusqu’à 1:125, et les paliers supérieurs promettent des « revenus garantis » (« guaranteed revenue ») et des « dividendes stables », mensuels puis hebdomadaires.

Les conditions d’utilisation réservent une autre surprise : tout retrait des « bénéfices » serait soumis à une commission de courtage de 3 % et à 16 % de « frais liés à la plateforme, à la banque et à l’IA », soit 19 % du montant demandé. La page « Frais et commissions » affirme à l’inverse que « le seul frais » rencontré est le spread. Un rendement plancher de 7,2 % par mois représente plus de 130 % par an : aucune activité de marché légitime ne peut le garantir, et le site prétend parallèlement afficher « 7 years of partnership » alors que son domaine n’existe que depuis février 2026, avec un copyright daté de 2025. Ces compteurs et ces promesses sont les arguments d’appel habituels des montages qui se rémunèrent sur les dépôts plutôt que sur le trading, un schéma déjà décrit dans notre dossier consacré à Act-capital.io, autre faux courtier inscrit par l’AMF.

Une vitrine en .one, un portail en .net et un double du même site

Les boutons « Login » et « Join Now » de quantiumax.one ne mènent pas à une inscription interne : ils renvoient vers webtrader.quantiumax.net/login, un portail de trading hébergé sous un second nom de domaine. Ce nom, quantiumax.net, a été enregistré le 27 février 2025 chez le même registrar NameSilo et utilise lui aussi les serveurs DNS de Cloudflare. La vitrine et le portail de dépôt sont donc deux entités techniques distinctes, ce qui permet aux opérateurs de couper l’une sans interrompre l’autre.

Le découplage ne s’arrête pas là : le code applicatif servi par quantiumax.one est également accessible depuis quanti-max.one, une variante du nom qui pointe vers la même adresse IP (89.147.111.148) et affiche le même fichier JavaScript. Côté contacts, la page dédiée aligne trois adresses de prestige, à Zurich (Badenerstrasse 47, 8004), Singapour (1 Raffles Place) et Leeds (Spaces Park Row), sans jamais nommer la société qui y serait établie ; les numéros de téléphone y sont partiellement masqués (+442\*\*\*\*6493 et +442\*\*\*\*6497) et les adresses de courrier renvoient vers des domaines (quantiumax.support, quantiumax.help) qui n’hébergent aucun site. Une société qui invite à déposer 10 000 € au minimum ne masque pas ses numéros et ne présente pas des adresses de bureaux partagés sans identité légale.

Après un dépôt sur Quantiumax, quelles démarches ?

Les personnes qui ont approvisionné un compte, à partir de 10 000 € pour le palier le plus bas, ou qui ont versé des frais en vue d’un « déblocage », sont confrontées au même mécanisme que sur les autres plateformes de ce type : des retraits qui n’aboutissent pas, des frais imprévus présentés comme des prérequis et un support joignable uniquement par des canaux difficiles à tracer. Si vous êtes dans cette situation, cessez tout versement immédiatement. Rassemblez vos captures d’écran de la plateforme, vos relevés de virement, les courriels échangés avec l’équipe de quantiumax.support et les numéros d’appel : ces éléments permettront de reconstituer le circuit des fonds.

Signalez les opérations à votre banque, qui peut contester les virements reçus par les comptes désignés par la plateforme. Pour les aspects pénaux, la marche à suivre est décrite dans notre guide complet sur la procédure pénale. Enfin, faites évaluer votre dossier par notre service d’aide aux victimes avant d’engager la moindre dépense : les « frais de dossier » réclamés par de faux cabinets sont une seconde arnaque qui prospère sur la première.

Les personnes qui ont viré des fonds vers Quantiumax peuvent aussi se demander ce que la justice peut réellement obtenir lorsque la promesse de rendement s’effondre. Dans l’interview ci-dessous, Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, commente un jugement pour escroquerie prononcé dans un dossier de faux investissement : les victimes y ont obtenu réparation et la banque qui avait laissé transiter des virements frauduleux a été condamnée pour manquement à son devoir de vigilance. Un précédent qui rappelle l’importance de conserver l’historique complet des versements vers la plateforme.

Les questions des épargnants sur Quantiumax

Quantiumax.one est-il autorisé à proposer du trading en France ?

Non. L’AMF a inscrit le domaine le 4 septembre 2026 sur sa liste noire des sites de trading Forex non autorisés, en précisant que l’acteur n’est pas autorisé à proposer certains services ou placements financiers en France. La « Commission de sécurité des marchés de cryptomonnaies » invoquée sur la page Adhésion n’apparaît dans aucun registre officiel et ne vaudrait de toute façon pas agrément pour le territoire français.

Les rendements annoncés par Quantiumax sont-ils crédibles ?

Un rendement qualifié de « minimal » de 7,2 % par mois (plus de 130 % sur un an) n’a rien d’un rendement de marché : c’est une promesse commerciale. Les conditions d’utilisation ajoutent des frais de retrait de 19 %, ce que la page « Frais et commissions » contredit en affirmant qu’un seul frais, le spread, s’applique. Ces incohérences, jointes aux compteurs fantaisistes (« 7 years of partnership » pour un domaine créé en février 2026), signalent un montage conçu pour collecter les dépôts.

Pourquoi l’inscription se fait-elle sur webtrader.quantiumax.net ?

Les boutons de connexion et d’inscription de quantiumax.one renvoient vers un portail installé sous un second nom, quantiumax.net, enregistré un an plus tôt chez le même registrar NameSilo. Ce découplage entre la vitrine de présentation et le portail où aboutissent les dépôts est une signature des plateformes de trading louées clé en main : il permet de fermer l’une sans interrompre l’autre, et inversement.

Que faire si j’ai déjà versé des fonds à Quantiumax ?

Ne versez plus rien, y compris pour d’éventuels « frais de déblocage ». Conservez les captures de la plateforme, les relevés de virement et les échanges avec l’équipe ([email protected]), puis signalez les opérations à votre banque. La procédure pénale est détaillée dans notre guide dédié, et notre service d’aide aux victimes peut évaluer votre dossier avant toute démarche.

Conclusion : des rendements garantis sans agrément ni société identifiable

Quantiumax cumule les marqueurs des arnaques au trading : un domaine de six mois au titulaire masqué, un régulateur fantoche pour habiller la page Adhésion, des rendements « garantis » qui culminent à 0,9 % par jour, des numéros tronqués, trois adresses de prestige sans entité légale, et un portail de dépôt installé sur un second domaine. Surtout, l’inscription sur la liste noire de l’AMF le 4 septembre 2026 n’a pas interrompu la collecte : trois jours plus tard, la vitrine promettait toujours 7,2 % par mois aux nouveaux venus. Les épargnants approchés pour rejoindre Quantiumax, souvent après un premier contact téléphonique et une invitation à ouvrir un compte à partir de 10 000 €, doivent comprendre que les « bénéfices » affichés sur leur espace servent uniquement à encourager de nouveaux dépôts. Comme pour les autres sites dénoncés par BrokerDefense, ne versez aucun fonds supplémentaire, rassemblez vos preuves et faites évaluer votre situation avant d’agir : notre équipe accompagne les victimes pour identifier les recours réellement praticables.

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