Le portail de connexion log.interface-or.com, vitrine d’une arnaque à l’investissement dans l’or, ne répond plus depuis le 12 août 2026 : l’ensemble du domaine interface-or.com a cessé de résoudre dans le DNS, laissant sans nouvelle les personnes qui y avaient effectué des virements bancaires. Notre analyse du site est disponible sur la fiche ScamDoc de log.interface-or.com, dont l’indice de confiance est très faible (1 %).
Dernière mise à jour : 17/08/2026
Sommaire
- Interface Or : le portail log.interface-or.com ne répond plus depuis le 12 août 2026
- Un dossier de registre modifié le jour même : le domaine Spaceship reste enregistré jusqu’en 2027
- Un portail de connexion sans identité : la vitrine minimaliste d’Interface Or
- Cloudflare, LiteSpeed et un certificat entretenu jusqu’en juillet 2026 : l’infrastructure d’Interface Or
- FAQ : les victimes d’Interface Or peuvent-elles récupérer leurs fonds ?
- Victimes d’Interface Or : les démarches possibles après la disparition
Interface Or : le portail log.interface-or.com ne répond plus depuis le 12 août 2026
Le 12 août 2026, nos outils ont enregistré trois échecs de connexion consécutifs vers log.interface-or.com. Cinq jours plus tard, le 17 août 2026, le constat est sans appel : log.interface-or.com, interface-or.com et www.interface-or.com renvoient tous NXDOMAIN. Aucun enregistrement A, MX, TXT, NS ni CNAME ne subsiste. Les requêtes de connexion échouent avec le message « Could not resolve host ». Ce n’est pas une panne partielle touchant le seul portail de connexion : c’est l’intégralité de la zone DNS du domaine interface-or.com qui a été vidée.
Ce type de disparition ne résulte pas d’un incident technique ordinaire. Pendant toute la durée de vie du site, entre septembre 2025 et février 2026, la zone DNS était gérée par Cloudflare. Les serveurs de noms actifs aujourd’hui sont LAUNCH1.SPACESHIP.NET et LAUNCH2.SPACESHIP.NET, c’est-à-dire les serveurs par défaut du registrar Spaceship, ceux qui sont attribués à un domaine dont la configuration DNS a été effacée. La zone Cloudflare a disparu ; il ne reste plus rien. Ce retour aux valeurs par défaut du registrar, combiné à la date du « last changed » dans le RDAP, pointe vers une coupure pilotée par les opérateurs eux-mêmes, et non vers une suspension décidée par un tiers. On retrouve ce même schéma de portail de connexion sans identité soudainement gelé dans le dossier thalerconnect.com, que nous avions documenté en janvier 2026.
Un dossier de registre modifié le jour même : le domaine Spaceship reste enregistré jusqu’en 2027
Les données RDAP consultées le 17 août 2026 révèlent un détail qui mérite attention : le champ « last changed » indique le 12 août 2026, soit le jour exact où nos outils ont détecté la première défaillance. Le domaine interface-or.com avait été créé le 2 juillet 2025 et son expiration est fixée au 2 juillet 2027. Les opérateurs ont donc réglé deux années d’enregistrement d’avance, et le domaine reste techniquement actif chez Spaceship, Inc. jusqu’à l’été 2027.
Le registrar est Spaceship, Inc., déjà identifié lors de notre enquête d’avril 2026, aucun changement de registrar n’étant intervenu entre les deux dates. Le titulaire est masqué derrière un service de confidentialité ; l’adresse de contact disponible est [email protected], et le pays du titulaire n’est pas renseigné. Le seul verrou EPP actif est « client transfer prohibited », ce qui empêche un transfert vers un autre registrar mais ne constitue pas une mesure de suspension. Le DNSSEC est signé. La conservation du nom jusqu’en 2027, alors que la zone DNS est vide, laisse ouverte plusieurs hypothèses : réactivation ultérieure du portail, revente du domaine, redirection des victimes vers une nouvelle plateforme, ou simple volonté d’empêcher qu’un tiers documente ou reprenne le nom. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Un portail de connexion sans identité : la vitrine minimaliste d’Interface Or
Lors de notre enquête publiée le 25 avril 2026, log.interface-or.com se présentait comme un espace client dédié à l’investissement dans l’or. L’arrière-plan de la page d’accueil affichait des lingots et des pièces d’or, décor destiné à installer une impression de richesse et de sérieux. Le formulaire de connexion, dont l’action pointait vers /login_check, ne demandait qu’un identifiant, un mot de passe et une case « Rester connecté(e) ». Cette structure (champs _username, _password, _remember_me, _csrf_token) est caractéristique d’un framework PHP de type Symfony.
La page /register, censée permettre l’inscription de nouveaux utilisateurs, renvoyait vers cette même action /login_check : une incohérence technique qui trahit soit un développement bâclé, soit une interface conçue uniquement pour collecter des identifiants sans jamais offrir de véritable processus d’inscription. Nos outils avaient parcouru les pages /login, /register, /dashboard et /api. Aucune mention légale, aucune raison sociale, aucune adresse physique, aucun numéro d’enregistrement, aucun agrément AMF, ACPR ou ORIAS n’apparaissait sur le site. Les conditions générales et la politique de confidentialité étaient absentes, en violation directe du RGPD. Les victimes étaient recrutées par des « conseillers » se présentant comme des spécialistes des métaux précieux, qui orientaient ensuite leurs interlocuteurs vers ce portail pour y déposer des fonds.
Cloudflare, LiteSpeed et un certificat entretenu jusqu’en juillet 2026 : l’infrastructure d’Interface Or
L’infrastructure technique d’Interface Or était soignée pour une plateforme sans identité légale. Le site s’appuyait sur Cloudflare pour le DNS, le CDN, l’hébergement, le Network Error Logging, les Insights et les Web Analytics. Les adresses IP résolues étaient 172.67.157.144 et 104.21.40.228, toutes deux appartenant à Cloudflare. Le serveur applicatif était LiteSpeed, avec PHP 7.4.33 révélé dans les en-têtes de réponse (x-powered-by: PHP/7.4.33 et x-turbo-charged-by: LiteSpeed). L’interface graphique reposait sur Bootstrap 5.2.0-beta1 et jQuery, chargés depuis cdn.jsdelivr.net, et les polices provenaient de Google Fonts. Nos investigations ont recensé 24 technologies distinctes lors de l’analyse d’avril 2026.
Le certificat SSL était émis par Google Trust Services (autorité WE1), en wildcard *.interface-or.com. Les données de crt.sh montrent que des certificats ont été émis en continu dès le 2 juillet 2025, le jour même de la création du domaine, jusqu’au 3 juillet 2026, soit environ un an de renouvellements réguliers. Le dernier certificat a été émis un peu plus d’un mois avant la coupure du 12 août 2026. Cette continuité dans la maintenance des certificats confirme que la plateforme était opérationnelle et entretenue pendant toute cette période, avant que ses opérateurs ne décident d’en couper l’accès. Le fichier robots.txt bloquait par ailleurs de nombreux robots d’indexation, dont GPTBot, ClaudeBot, Google Bard, AmazonBot, AppleBot, ByteDance Bytespider et d’autres. Aucune archive de la plateforme n’est disponible sur la Wayback Machine. Interface Or n’apparaît sur aucune liste noire de l’AMF, de l’ABE ou de la CySEC à la date du 17 août 2026. Le cas de netixos.com, faux courtier dont le domaine a été gelé après sa disparition, illustre un schéma comparable de fermeture sans intervention régulatrice préalable.
Dans la vidéo ci-dessous, Me Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, revient sur la défense des victimes de faux investissements : recours précontentieux, procédure pénale et civile, démarches pour porter plainte et agir au tribunal. Retrouvez sa page de présentation pour en savoir plus sur son parcours.
FAQ : les victimes d’Interface Or peuvent-elles récupérer leurs fonds ?
Le portail log.interface-or.com a cessé de fonctionner le 12 août 2026 et l’ensemble du domaine interface-or.com ne résout plus dans le DNS depuis cette date. Les personnes qui avaient effectué des virements bancaires vers Interface Or se retrouvent sans accès à leur espace client et sans interlocuteur identifiable. Aucune société n’était mentionnée sur le site, ce qui complique les recours directs. Il est néanmoins possible d’engager des démarches judiciaires sur la base des traces bancaires et des échanges conservés avec les prétendus conseillers.
Oui, cette possibilité ne peut pas être exclue. Le domaine interface-or.com reste enregistré chez Spaceship, Inc. jusqu’au 2 juillet 2027 et son statut n’est pas suspendu. Les opérateurs pourraient à tout moment reconfigurer la zone DNS et réactiver le portail, le rediriger vers une nouvelle plateforme ou revendre le nom. C’est précisément pourquoi il est important de conserver toutes les preuves dès maintenant et de ne pas attendre une éventuelle réouverture du site.
Il convient de rassembler sans délai tous les relevés de virements bancaires effectués vers Interface Or, les captures d’écran du portail de connexion log.interface-or.com, ainsi que l’intégralité des échanges écrits et oraux avec les personnes qui vous ont orienté vers cette plateforme. Ces éléments constituent le socle d’un dépôt de plainte pour escroquerie. Il est également conseillé de se méfier des services qui proposent de récupérer vos fonds contre paiement préalable : il s’agit souvent d’une arnaque secondaire ciblant les victimes déjà lésées.
Victimes d’Interface Or : les démarches possibles après la disparition
La disparition du portail log.interface-or.com le 12 août 2026 ne clôt pas les possibilités de recours pour les personnes qui avaient confié des fonds à Interface Or dans le cadre d’un prétendu investissement dans l’or. La première étape consiste à rassembler l’ensemble des preuves disponibles : relevés de virements bancaires, captures d’écran du portail de connexion, messages reçus des « conseillers » en métaux précieux, contrats ou documents remis lors de la souscription. Ces éléments doivent être conservés dans leur format d’origine, sans modification.
Le dépôt de plainte pour escroquerie reste la voie principale. Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes à suivre, les juridictions compétentes et les informations à fournir pour constituer un dossier solide. Il est également possible d’agir sur le plan civil pour obtenir réparation du préjudice subi. Dans les deux cas, la qualité et l’exhaustivité des preuves rassemblées conditionnent directement les chances d’aboutir. À titre de comparaison, le dossier dexmarketspro.com montre qu’une action rapide après la fermeture d’une plateforme frauduleuse peut permettre de préserver des éléments déterminants pour la suite de la procédure.
Une mise en garde s’impose : après la fermeture d’une plateforme comme Interface Or, des individus se présentent parfois comme des « récupérateurs de fonds » capables de rapatrier les sommes perdues, en échange d’un paiement préalable. Il s’agit dans la quasi-totalité des cas d’une arnaque secondaire. BrokerDefense procède à une évaluation préalable de chaque dossier avant d’orienter les victimes vers les démarches adaptées à leur situation.
Article réécrit le 17/08/2026.


