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La radiation du registre : pmt111.com effacé des bases du .com
Le 16 août 2026, pmt111.com n’existe plus dans le registre du .com. Nos vérifications auprès des serveurs de Verisign sont sans appel : le serveur RDAP retourne une erreur 404 « Object not found » et la base WHOIS officielle répond « No match for PMT111.COM ». Le nom n’existe plus dans les bases du registre. Il n’est ni en période de grâce, ni en attente de rachat. Il a été supprimé, purement et simplement rayé du registre.
Notre surveillance avait détecté la disparition dès le 10 août 2026. La vérification du 16 août confirme une radiation totale. Cette issue est plus radicale qu’un simple arrêt de serveur. En effet, un site hors ligne peut être relancé ; un domaine rayé du registre, lui, cesse d’exister en tant qu’entité. La fausse boutique pmt111.com avait collecté des paiements en euros auprès de consommateurs européens, puis son nom a été effacé des bases du registre. C’est le point final d’une mécanique frauduleuse documentée depuis mai 2025.
Dernière mise à jour : 16/08/2026
Une fausse boutique sans identité
Notre enquête initiale, publiée le 8 janvier 2026, avait établi le profil exact de la plateforme. Le site se présentait comme une boutique de vente en ligne de produits technologiques et de bien-être. Aucun nom de société n’y figurait. Aucune adresse postale, aucun numéro de téléphone, aucune adresse e-mail de contact n’étaient accessibles. Les mentions légales étaient absentes. Le cadre juridique, inexistant.
Les visuels provenaient de banques d’images génériques, destinés à fabriquer une illusion de légitimité. Le texte, exclusivement promotionnel, ne contenait aucune information vérifiable. Les paiements s’effectuaient en euros, ciblant délibérément les consommateurs européens. Or, sans identité juridique exploitable, aucun recours contractuel n’était possible dès l’origine. Le site avait été détecté pour la première fois par nos sources le 9 mai 2025, enregistré via le registrar américain Namesilo.
L’évaluation ScamDoc de pmt111.com attribuait au site un score de confiance de 1 %, soit le niveau le plus bas de l’échelle. Ce chiffre résumait à lui seul l’absence totale de garanties pour tout acheteur.
Me Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, détaille dans la vidéo ci-dessous les recours concrets disponibles pour les victimes d’arnaques en ligne : dépôt de plainte, procédure pénale, procédure civile, recours précontentieux et protocole transactionnel, ainsi que les conditions d’une indemnisation effective. Son intervention, accessible via sa page Me Anne Bernard-Dussaulx, s’adresse directement aux personnes ayant subi une escroquerie financière ou commerciale.
De la vitrine au parking publicitaire : la dérive de mai 2026
La séquence en trois temps est désormais complète. De mai 2025 à début 2026, pmt111.com fonctionnait comme une fausse boutique en ligne. En mai 2026, le domaine a basculé vers le parking publicitaire Park Logic. Les URLs générées suivaient un schéma révélateur : pmt111.com/go/Television/, pmt111.com/go/Real Estate/, pmt111.com/go/Personal Finance/. Chacune intégrait un identifiant affilié commun, affiliateId=5277457105. Chaque clic générait une commission pour l’opérateur du domaine parké.
Cependant, la phase de parking dissimulait un danger supplémentaire. Des formulaires d’inscription, de connexion et de récupération de mot de passe restaient actifs sur les pages du domaine parké. Ces formulaires collectaient nom, adresse e-mail et mot de passe, transmis en POST vers une destination non identifiée. Ainsi, des visiteurs arrivant sur un domaine en apparence inactif pouvaient y laisser des données personnelles sensibles, sans en mesurer le risque. Puis, en août 2026, le domaine a été rayé du registre. Plus aucune trace du nom dans les bases du registre .com.
Ce schéma n’est pas isolé. Des plateformes comme Noelse France ont suivi une trajectoire comparable : vitrine sans identité, collecte de paiements, puis disparition. Notre enquête sur Nuage Boosttide avait également documenté une boutique avançant sans aucune identité légale exploitable.
Namesilo, Cloudflare et un CRM asiatique : l’infrastructure d’une façade
L’infrastructure technique de pmt111.com, telle que nos recherches l’avaient documentée lors de la phase active du site, présentait plusieurs signaux caractéristiques. Le registrar était Namesilo, acteur américain à bas coût, fréquemment utilisé pour des enregistrements de courte durée. La stack technique reposait intégralement sur Cloudflare : DNS, hébergement, CDN, Insights, Web Analytics et Network Error Logging. Le protocole IPv6 était actif, le HSTS forcé.
Côté code, jQuery 1.7.2 était intégré au site. Cette version date de mars 2012, soit quatorze ans d’obsolescence au moment des faits. Par ailleurs, le CRM embarqué était Meiqia, solution d’origine asiatique. Ce choix est inhabituel pour une boutique prétendument destinée aux consommateurs européens, d’autant que le symbole euro figurait explicitement sur le site. La combinaison d’une interface en euros et d’un outil de relation client asiatique constituait un signal d’alerte net.
En mai 2026, lors de la bascule vers Park Logic, l’infrastructure a migré vers trois adresses IP appartenant à Linode, groupe Akamai : 172.234.199.15, 172.233.221.214 et 172.237.145.27. Le domaine technique associé était k8s-svc-lander-standby-03.us-ord.parklogic.net, hébergé à Chicago. Le domaine notpowershellgallery.com partageait la même infrastructure à cette période. Un certificat SSL Let’s Encrypt avait été émis le 8 mai 2026, valable jusqu’au 6 août 2026, soit exactement la durée de la phase de parking. Le réseau de traceurs déployé comprenait Google Analytics, un pixel Facebook, un pixel TikTok, dlserve.ai, des scripts de sportsvot.com intégrant le moteur Prebid, pushub.net pour les publicités push, et headlinelogic.com.
L’ensemble de ces données figure dans la fiche WHOIS complète sur DomainTools, qui conserve l’historique du domaine même après sa radiation du registre.
Les victimes de la fausse boutique : démarches et recours
Les personnes ayant effectué des paiements en euros sur pmt111.com pour des produits technologiques ou de bien-être se trouvent face à une situation précise. La boutique n’a jamais livré de marchandise identifiable. Elle n’avait aucune existence juridique. Dès lors, aucun recours contractuel classique n’est envisageable contre un vendeur identifié. La radiation totale du domaine en août 2026 supprime la dernière trace publique de la plateforme.
Toutefois, des recours restent ouverts. Un dépôt de plainte auprès du procureur de la République constitue la première démarche concrète. Cette plainte peut viser des faits d’escroquerie, de collecte déloyale de données personnelles ou de pratiques commerciales trompeuses. Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes, les pièces à réunir et les autorités compétentes. Par ailleurs, un signalement auprès de la banque ou de l’établissement de paiement utilisé lors de l’achat peut permettre, dans certains cas, une procédure de rétrofacturation.
Une vigilance s’impose également face aux faux intermédiaires de récupération. Des individus contactent parfois les victimes d’arnaques en ligne en se présentant comme des spécialistes du recouvrement. Ces approches non sollicitées constituent elles-mêmes un risque supplémentaire. La plateforme Financière Couet, documentée par notre rédaction, illustre ce type de façade secondaire ciblant des victimes déjà fragilisées.
Non. Le domaine a été rayé du registre du .com : les serveurs de Verisign ne retournent plus aucune entrée pour ce nom, ni en période de grâce ni en attente de rachat. La fausse boutique a été effacée des bases du registre en août 2026.
Le site se présentait comme une boutique de vente en ligne de produits technologiques et de bien-être. Il n’affichait aucun nom de société, aucune adresse, aucun contact ni mention légale, et les paiements s’effectuaient en euros. ScamDoc attribuait au site un score de confiance de 1 %.
Rassemblez les preuves de votre paiement : relevés bancaires, captures d’écran, courriels échangés avec le site. Un dépôt de plainte auprès du procureur de la République est possible pour escroquerie et collecte déloyale de données personnelles. Méfiez-vous des faux intermédiaires de récupération qui vous contactent pour « récupérer » vos fonds.
Article réécrit le 16/08/2026


