Sommaire
- Capitaliko.com effacé du registre .com : une suppression totale, pas une panne
- Un domaine enregistré en 2023, effacé du registre en 2026
- Blacklisté par l’AMF et signalé par la CySEC avant même sa disparition
- Une vitrine de courtier Forex sans aucune substance légale
- Une infrastructure technique étendue, maintenue jusqu’au bout
- Ce que peuvent faire les personnes ayant investi sur capitaliko.com
Capitaliko.com effacé du registre .com : une suppression totale, pas une panne
Le 14 août 2026, capitaliko.com n’existe plus dans le registre central des domaines .com : la requête RDAP auprès de VeriSign renvoie une page 404, et le WHOIS répond « No match for « CAPITALIKO.COM » ». Ce n’est pas un serveur éteint ni un hébergement suspendu. L’enregistrement lui-même a été supprimé. En parallèle, la résolution DNS est totalement morte : aucun enregistrement A, MX, TXT, NS ou CNAME ne répond. La plateforme qui se présentait comme « A Trusted Forex Brokerage » a ainsi achevé son cycle : vitrine soignée, collecte de fonds, disparition sans laisser de trace.
La dernière trace archivée du site remonte au 19 mai 2026. Entre cette date et la détection hors ligne du 10 août 2026, capitaliko.com a cessé de répondre. Or, à ce moment-là, la plateforme figurait déjà depuis près d’un an sur la liste noire de l’AMF. La suppression du domaine marque la clôture définitive d’une opération frauduleuse documentée, pas un incident technique.
Dernière mise à jour : 14/08/2026

Un domaine enregistré en 2023, effacé du registre en 2026
Notre enquête établit que capitaliko.com a été enregistré le 13 octobre 2023. La plateforme a ainsi disposé de près de trois ans pour opérer, recruter des victimes et collecter des fonds avant que le domaine ne disparaisse du registre central. Au 14 août 2026, le WHOIS VeriSign ne retourne plus aucune donnée sur ce domaine : ni registrar, ni dates, ni serveurs de noms. L’enregistrement n’existe plus.
Cette suppression totale est, en elle-même, un aveu. Un opérateur légitime ne laisse pas son domaine se faire effacer du registre .com. En définitive, l’absence de toute donnée WHOIS constitue la preuve d’une fuite organisée, non d’une fermeture administrative ordinaire.
fiche WHOIS complète sur DomainTools
Blacklisté par l’AMF et signalé par la CySEC avant même sa disparition
Le 29 juillet 2025, l’Autorité des marchés financiers a inscrit capitaliko.com sur sa liste noire, avec trois entrées distinctes : le domaine lui-même, l’adresse [email protected] et l’adresse [email protected]. La qualification retenue est l’usurpation. Cela signifie que la plateforme se présentait sous une identité empruntée ou fabriquée, sans jamais détenir les agréments qu’elle laissait supposer.
Par ailleurs, la CySEC, régulateur chypriote des marchés financiers, a également listé capitaliko.com comme entité non autorisée. Deux régulateurs européens avaient donc formellement identifié la fraude dès l’été 2025. Cependant, la plateforme a continué à fonctionner pendant encore plusieurs mois, jusqu’en mai 2026. La liste noire de l’AMF reste consultable et constitue le premier réflexe à adopter avant tout investissement en ligne.
Des plateformes similaires ont suivi le même schéma : netixos.com et konilabs-courtage.com ont également été signalés par l’AMF avant de disparaître, laissant leurs utilisateurs sans recours direct.
Une vitrine de courtier Forex sans aucune substance légale
La plateforme affichait un positionnement soigné : « Transparency, Speed, and Confidence in Trading », « First Class Support », « Market Analysis », accès à la plateforme MT4, support disponible cinq jours sur sept. Le site fonctionnait en six langues — anglais, français, turc, italien, espagnol, portugais — avec des boutons Login et Register bien visibles. L’ensemble visait à reproduire l’apparence d’un courtier Forex professionnel et réglementé.
Notre enquête publiée dès le 5 août 2025 avait pourtant établi l’absence totale de substance légale : aucun nom de société, aucune adresse physique, aucun numéro d’agrément vérifiable. Le lien « Legal Documents » du pied de page menait à une page en anglais dont le seul objet était de nier toute obligation de la plateforme envers ses utilisateurs. De plus, un widget de cours de cryptomonnaies issu de CoinMarketCap donnait une apparence de sérieux à une interface sans contenu réel.
Ce type de construction — promesses vagues, interface professionnelle, vide juridique total — se retrouve également chez aurudium.com et bofblockchain.com, deux autres plateformes documentées par BrokerDefense pour des pratiques identiques.
Une infrastructure technique étendue, maintenue jusqu’au bout
Notre analyse des technologies déployées révèle une infrastructure bien plus développée qu’une simple page de présentation. Le site reposait sur WordPress, dans des versions allant de 6.5 à 6.8 au fil du temps, avec le constructeur Elementor et Elementor Pro. Plusieurs plugins complétaient l’ensemble : Header Footer for Elementor, Essential Addons, ElementsKit, Element Pack Lite, JetEngine. Un système de chat en direct — LiveChat et wp-live-chat — permettait d’engager les visiteurs en temps réel.
Nos recherches montrent que les certificats SSL, émis via Let’s Encrypt, couvraient environ treize sous-domaines distincts : www, trading, my, atradevaa, atradevab, et d’autres encore. Ces sous-domaines correspondaient à un portail client et à un espace de trading séparés du site vitrine. En définitive, l’infrastructure de collecte restait active jusqu’au début août 2026, soit plus d’un an après l’inscription sur la liste noire de l’AMF.
Nos investigations révèlent également l’usage de LogRocket, un outil d’enregistrement de sessions utilisateurs, ainsi que de reCAPTCHA Enterprise. L’espace client fonctionnait sous React et React Redux. Cloudflare assurait le CDN, le DNS et la protection réseau. Cette architecture n’est pas celle d’un site amateur : elle témoigne d’une opération organisée, dotée de ressources techniques réelles.
Pour éclairer les recours possibles après la disparition d’une telle fausse plateforme de trading, nous avons sollicité l’analyse de Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris. Dans la vidéo ci-dessous, elle revient sur une victoire obtenue en Cour de cassation dans une affaire d’arnaque au faux investissement : la procédure pénale, la procédure civile et les recours pour porter plainte et agir au tribunal y sont détaillés, avec l’indemnisation des victimes.
Ce que peuvent faire les personnes ayant investi sur capitaliko.com
La disparition du domaine capitaliko.com ne clôt pas les possibilités d’action pour les personnes qui ont transféré des fonds vers cette fausse plateforme de trading Forex. Au contraire, la suppression du registre constitue elle-même un élément à verser au dossier : elle documente la fuite des opérateurs après la collecte.
Il est essentiel de rassembler sans délai toutes les traces de l’interaction avec capitaliko.com : captures d’écran de l’interface de trading, confirmations de virement ou de dépôt, échanges par e-mail avec les adresses [email protected] ou [email protected], historiques de conversation via le chat en direct de la plateforme. Ces éléments constituent la base d’un dossier pénal.
Notre guide complet sur la procédure pénale détaille les étapes pour déposer plainte en France dans un dossier d’escroquerie en ligne impliquant une fausse plateforme de trading. Il précise notamment comment qualifier les faits, quelles autorités saisir et quels documents préparer.
Les victimes de capitaliko.com se trouvent dans une situation caractéristique : des fonds investis sur une plateforme qui n’a jamais détenu d’agrément, un domaine effacé du registre, des opérateurs introuvables. Cependant, des recours existent, à condition d’agir rapidement et de constituer un dossier solide. BrokerDefense évalue les dossiers de victimes de plateformes Forex non autorisées et peut orienter vers les démarches adaptées à chaque situation.
Non. Le domaine a été effacé du registre central des domaines .com : la requête RDAP auprès de VeriSign renvoie une page 404 et le WHOIS répond « No match for CAPITALIKO.COM ». La résolution DNS est totalement morte (aucun enregistrement A, MX, TXT, NS ou CNAME). Cette suppression totale a été vérifiée le 14 août 2026.
Oui. Le 29 juillet 2025, l’Autorité des marchés financiers a inscrit capitaliko.com sur sa liste noire avec trois entrées : le domaine lui-même, [email protected] et [email protected], au titre de l’usurpation. La CySEC, régulateur chypriote, a également listé capitaliko.com comme entité non autorisée.
Rassemblez sans délai toutes les preuves de votre interaction avec la plateforme : captures d’écran de l’interface de trading, confirmations de virement ou de dépôt, échanges par e-mail avec [email protected] ou [email protected]. Déposez plainte auprès du procureur de la République et méfiez-vous des offres de récupération de fonds émanant de tiers inconnus. BrokerDefense évalue les dossiers de victimes de fausses plateformes Forex et peut orienter vers les démarches adaptées.
Article réécrit le 14/08/2026


