Après contrôle, le 13 octobre 2026, binixon.com ne mène plus à rien. Le domaine qui hébergeait la vitrine CoinGet n’est plus résolu vers la moindre adresse. Son enregistrement a atteint son terme le 16 août 2026 sans être reconduit, et le registre y a inscrit le 27 septembre la période de rédemption, fenêtre qui précède la suppression du nom. De la page d’attente publicitaire que nous avions relevée en août 2026, il ne subsiste rien non plus.
Sommaire
- Le 27 septembre, le registre a fait basculer binixon.com vers la suppression
- Le nom ne résout désormais vers aucune adresse
- Une échéance du 16 août 2026 laissée sans renouvellement
- CoinGet, la vitrine sans société décrite en juillet 2025
- Une pile technique louée aux États-Unis, montée pour durer quelques mois
- Des dépôts en cryptomonnaies sur CoinGet : les pièces à réunir
- Un dossier que la suppression du nom ne referme pas
Le 27 septembre, le registre a fait basculer binixon.com vers la suppression
Le dossier d’enregistrement de binixon.com porte, au 13 octobre 2026, le statut de période de rédemption. Ce basculement remonte au 27 septembre 2026 et constitue le dernier geste du registre sur ce dossier. La fenêtre ainsi ouverte est limitée dans le temps. Tant qu’elle court, le titulaire d’origine peut encore récupérer le nom en payant des frais de restauration ; passé ce délai, l’adresse tombe dans le domaine commun et n’importe qui peut la commander.
La date d’échéance inscrite au même dossier est le 16 août 2026. Trois années d’enregistrement, à compter du 16 août 2023, et pas la moindre reconduction. En août dernier, nous avions pourtant encore trouvé une page d’attente publicitaire là où s’affichait CoinGet : cette page a disparu depuis, emportée avec les enregistrements techniques du nom. Un lecteur qui aurait gardé l’adresse binixon.com dans ses favoris, ou dans un message reçu d’un solliciteur, ne trouve plus rien au bout du lien.
La rédemption ouvre un risque de plus : si un tiers commande l’adresse à l’issue de cette fenêtre, il récupère un nom qui a circulé dans des messages de démarchage. Nous avons déjà rencontré ce scénario sur d’autres dossiers.
Dernière mise à jour : 13/10/2026
Le nom ne résout désormais vers aucune adresse
Nos requêtes du 13 octobre 2026 restent sans réponse, pour binixon.com comme pour sa forme www. L’interrogation des registres de noms ne rend rien : pas d’adresse publiée, pas d’alias, pas de boîte aux lettres déclarée, pas de preuve de propriété. Le nom a quitté la zone publique.
Aucun certificat de chiffrement n’est davantage publié pour ce nom : aucune connexion protégée ne peut aboutir. En août 2026, la forme principale servait encore une page d’attente et répondait techniquement aux requêtes. La disparition des enregistrements est donc postérieure à ce relevé, et elle est totale.
La conséquence la plus concrète pour une victime potentielle : plus aucune boîte aux lettres n’est rattachée au nom. Joindre un prétendu support via une adresse en @binixon.com est devenu impossible. La plateforme ne laisse plus aucune trace consultable à son adresse d’origine.
Une échéance du 16 août 2026 laissée sans renouvellement
Le nom binixon.com a été créé le 16 août 2023 et son échéance était fixée au 16 août 2026 : exactement trois années d’enregistrement, sans reconduction. La fiche WHOIS complète sur DomainTools retrace ces dates et confirme que le registre n’a plus rien modifié depuis le 27 septembre 2026, date du passage en rédemption.
Le bureau d’enregistrement est eNom, LLC, établi aux États-Unis. Cinq serveurs de noms sont déclarés, dns1 à dns5, sous le suffixe name-services.com, le service de résolution du même bureau : une configuration par défaut, pas une infrastructure de service financier. Rien dans ce choix technique ne signale une entité soucieuse de continuité de service.
Aucun nom ne figure au dossier : le titulaire a souscrit un masquage d’identité auprès d’un prestataire, et les mentions publiques restent vierges. Ni particulier, ni société, ni adresse ne s’y laissent lire. Qui a fait enregistrer l’adresse, qui l’a exploitée sous l’enseigne CoinGet, qui a laissé filer l’échéance sans payer : le dossier public garde ces réponses pour lui.
CoinGet, la vitrine sans société décrite en juillet 2025
Notre enquête du 10 juillet 2025 avait établi que CoinGet, affichée sur binixon.com, ne reposait sur aucune structure réelle. Pas d’adresse physique, pas de numéro de téléphone, pas de société nommée, pas de mention d’une autorisation d’exercice délivrée par une autorité financière. La page d’accueil affichait le prix du Bitcoin et un compteur présenté comme actif : deux indicateurs sans lien démontrable avec un service réel.
Le contenu comportait du texte de remplissage jamais remplacé. La page avait été montée sans intention de fournir un service opérationnel. Le seul point de contact proposé était un bouton de demande de rappel, conçu pour capter un numéro de téléphone ou une adresse électronique et déclencher une prise de contact : l’entonnoir classique vers des dépôts en crypto-actifs.
Des plateformes construites sur le même modèle ont été documentées dans nos enquêtes : thryva.cyou, le domaine gelé de BitKeltTrade, ou encore couponeau.business, un nom payé jusqu’en 2027 et déjà muet. Toutes partagent avec binixon.com la même logique : une vitrine montée vite, exploitée brièvement, puis laissée à l’abandon.
Une pile technique louée aux États-Unis, montée pour durer quelques mois
Notre analyse technique de 2025 avait identifié une pile de bibliothèques standardisée : graphiques animés par Chart.js, carrousel OwlCarousel2, fenêtres Magnific Popup, listes déroulantes Select2, notifications Toastr, gestion des dates par Moment JS, socle jQuery et modules compléments servis depuis des réseaux de diffusion de bibliothèques. Chacune de ces briques est publique, gratuite, et se trouve dans des centaines de vitrines de courte durée.
Le site tournait sur un serveur Apache, sous un système Ubuntu, piloté par un panneau d’administration cPanel, en PHP. L’hébergement était loué chez Hostwinds, sur des serveurs localisés aux États-Unis, avec un certificat Let’s Encrypt gratuit. Aucun de ces choix ne correspond à la stabilité qu’exigerait une entité censée gérer des fonds de tiers.
Les réglages de messagerie étaient également sommaires : une politique de protection déclarative, aucune authentification forte des courriels. Aucune société ne répond au nom binixon auprès des autorités de marché consultées, et aucune fiche d’autorisation ne référence ce nom. La technique et les papiers racontent la même histoire : une adresse jetable.
Des dépôts en cryptomonnaies sur CoinGet : les pièces à réunir
Quiconque a été démarché sous le nom binixon.com et a versé de l’argent du temps où la vitrine CoinGet fonctionnait doit couper court à tout nouveau paiement. Les prétextes ne manqueront pas : déblocage de compte, taxe, assurance, dossier à constituer. Autant de relances destinées à arracher un versement de plus, et la marque d’un montage qui n’a jamais rien produit.
Les pièces à constituer sont précises. D’un côté, la trace du démarchage : courriels, échanges de messagerie, coordonnées du contact qui a vanté CoinGet, captures de la plateforme telles qu’elle se présentait alors. De l’autre, la trace des fonds : adresses de destination, montants, dates et identifiants des transactions en crypto-actifs, relevés bancaires des achats qui les ont alimentées. Ce corpus fait tenir toute démarche ultérieure.
Ces éléments gagnent à être portés à la connaissance du régulateur : le registre public des acteurs non autorisés tenu par l’Autorité des marchés financiers reste consultable. Au pénal, la même logique prévaut : des faits datés, des pièces, un préjudice chiffré. Notre page porter plainte en détaille la marche à suivre.
Maître Irina Georgieva, avocate au barreau de Sofia, revient dans l’entretien ci-dessous sur les transactions en cryptomonnaies passées par des plateformes frauduleuses, sur la manière de constituer un dossier de victime, et sur une victoire amiable décrochée avant tout procès.
Rien. Nos requêtes du 13 octobre 2026 ne reçoivent aucun retour, ni pour la forme principale du nom, ni pour sa forme www. Rien n’est publié pour ce nom dans la zone publique : ni machine joignable, ni adresse de messagerie exploitable. Le registre l’a basculé en rédemption le 27 septembre 2026, après une échéance non renouvelée au 16 août 2026.
Deux scénarios restent ouverts. Pendant la fenêtre de rédemption, l’ancien titulaire peut encore récupérer l’adresse en réglant des frais de restauration. Une fois cette fenêtre close, le nom repart dans le circuit et le premier demandeur peut le prendre. Un repreneur mal intentionné exploiterait alors la notoriété négative de l’adresse, ou les messages de démarchage encore en circulation.
En août 2026, nous avions encore trouvé une page d’attente publicitaire là où s’affichait CoinGet : le contenu frauduleux avait alors déjà été retiré, et le nom ne servait plus à rien. Laisser filer un domaine devenu inutile colle à la logique d’une adresse jetable. Les opérateurs avaient selon toute vraisemblance déjà basculé vers d’autres noms.
La disparition du nom ne fait pas disparaître les faits. Les victimes peuvent porter les faits à la connaissance de l’Autorité des marchés financiers, déposer une plainte pénale avec les pièces réunies (messages, captures, références des transactions en crypto-actifs, relevés bancaires), et faire évaluer leur dossier par BrokerDefense. Le silence des listes publiques ne blanchit pas les opérateurs.
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Un dossier que la suppression du nom ne referme pas
Une réserve s’impose, et elle vaut pour tous les dossiers de ce genre : l’absence d’un nom dans les listes publiques ne dit rien de sa dangerosité. Ces fichiers se remplissent avec du retard, et un opérateur qui disparaît avant d’y figurer n’y apparaîtra jamais. Le silence administratif autour de binixon.com n’est pas un certificat d’innocuité.
Les personnes démarchées sous le nom binixon.com, séduites par une prétendue plateforme de placement en cryptomonnaies, ont versé de l’argent à une vitrine qui n’offrait aucune garantie. La disparition du nom ne referme pas leur dossier : chaque pièce conservée garde sa valeur, et une reprise de l’adresse par un tiers rendrait la traçabilité plus urgente encore. Confier l’analyse à des enquêteurs familiers de ces montages change la donne : BrokerDefense examine chaque situation avant d’engager la moindre démarche.
Article réécrit le 13/10/2026


