Nivexis Core GPT arnaque : la vitrine de trading « dopée à l’IA » sans identité

L’enquête publiée par BrokerDefense le 14 avril 2025 décrivait « Nivexis Core GPT » comme une vitrine de trading de cryptomonnaies présentée comme une solution « dopée à l’IA », sans qu’aucune société, aucun contact ni aucune adresse de site n’aient pu être documentés. Ce cumul de marqueurs était en lui-même le constat le plus important du dossier : la promesse d’une intelligence artificielle qui « optimise » les transactions servait de vitrine à un dispositif sans identité, dans la lignée des fausses plateformes de trading que BrokerDefense continue de documenter en 2026.

Nivexis Core GPT : une vitrine d’avril 2025 sans nom de société ni adresse

Le dossier constitué en avril 2025 ne conservait aucun nom de société, aucun contact, aucun numéro de téléphone, aucun e-mail, pas même une page de contact fonctionnelle. La vitrine « Nivexis Core GPT » existait par son nom et par ses slogans, sans qu’aucune personne physique ou morale ne puisse être identifiée derrière. Cette absence d’identité est en soi un signal : une plateforme de trading légitime peut toujours indiquer qui l’exploite.

Le dossier ne conservait pas davantage d’adresse de site exploitable : l’enquête portait sur un nom de vitrine et sur un procédé, pas sur une adresse web précise. Pour les opérateurs de ces vitrines, changer d’URL est simple, changer de nom l’est presque autant. Ce qui demeure, c’est la méthode.

Dernière mise à jour : 05/09/2026

Des slogans sur l’IA et les cryptos, aucune information vérifiable

Comme le relevait l’enquête d’avril 2025, la vitrine multipliait les formules ambitieuses : « Révolutionnez vos transactions crypto », « Optimisez chaque transaction grâce à l’IA ». Le décor était soigné, avec des bitcoins en or, des courbes vertigineuses et des smartphones étincelants, au point que la présentation évoquait un documentaire futuriste. Ces visuels construisaient une apparence de sérieux et de modernité technologique, sans que la moindre information concrète ne vienne les étayer.

Derrière ces visuels, l’enquête d’avril 2025 ne relevait aucune preuve d’existence d’un produit, aucun cas concret, aucune explication du fonctionnement de l’algorithme censé piloter les transactions. Les promesses de réduction des risques, de rendements maximisés et de technologie avancée n’étaient jamais étayées par des données vérifiables, des résultats documentés ou des références à des travaux techniques. Le discours marketing occupait tout l’espace, précisément là où les informations essentielles auraient dû se trouver.

Une « zone de non-droit » : ni autorité citée, ni pays déclaré

Sur le plan juridique, le dossier d’avril 2025 ne relevait aucune mention de régulation, aucun pays déclaré, aucune société immatriculée, aucun numéro d’enregistrement, aucune ligne sur d’éventuelles conditions générales. L’enquête notait que même le pied de page restait muet, et concluait que la vitrine opérait dans une zone de non-droit, volontairement. Ce vide n’était pas une omission : il était constitutif du dispositif.

Aucune autorité financière n’était citée par la vitrine : ni l’AMF, ni aucun autre organisme de contrôle. Ce silence sur la régulation constituait l’un des premiers signaux d’alarme identifiés dans le dossier d’avril 2025 : une plateforme de trading qui se veut légitime peut toujours indiquer l’autorité auprès de laquelle elle est enregistrée.

Une « coquille vide » montée pour soutirer, selon le dossier de 2025

Le verdict de l’enquête d’avril 2025 était sans appel : « Nivexis Core GPT » cumulait promesses floues, décor rassurant, discours technique sans fondement et absence de toute donnée vérifiable. Les enquêteurs décrivaient une coquille vide, mais une coquille dangereuse, présente non pour informer ni pour servir, mais pour soutirer. Les personnes qui s’inscrivaient laissaient leurs données sans savoir à qui elles étaient confiées, et celles qui versaient des fonds se retrouvaient sans interlocuteur.

Ce modèle repose sur une asymétrie délibérée : la vitrine collecte des données et des fonds, mais ne fournit aucun moyen de recours, aucune adresse, aucun responsable à contacter. L’enquête d’avril 2025 soulignait que cette configuration n’était pas le résultat d’une négligence, mais la condition même du fonctionnement du dispositif. Une fois les fonds versés, l’absence totale d’identité de l’opérateur rendait toute démarche de récupération particulièrement difficile à initier.

Le procédé décrit en avril 2025, toujours à l’œuvre en 2026

Le schéma décrit en avril 2025 n’appartenait pas au passé. En septembre 2026, notre enquête consacrée à Zélancia documentait une vitrine française de trading « piloté par l’IA », réservée aux « résidents vérifiés en France », derrière laquelle aucune société n’était identifiable et dont les conditions générales la décrivaient comme une simple plateforme d’information et de mise en relation à vocation marketing. Le nom Nivexis Core GPT n’apparaît pas dans ce dossier : les enquêtes sont distinctes, mais la mécanique est la même.

Quelques semaines plus tôt, le 20 août 2026, notre enquête consacrée à quantum-ai-crypto.org montrait une nouvelle déclinaison de la marque Quantum AI, un robot de trading que BrokerDefense avait déjà démonté en janvier 2025 puis en mai 2026, avec des gains simulés et un formulaire relié à un système de suivi de conversions. Là encore, la promesse d’un système qui agit pour l’internaute masquait un dispositif de collecte.

Ces éléments ne sont pas des coïncidences isolées. Interface soignée, vocabulaire emprunté à l’intelligence artificielle, absence soigneusement entretenue de tout ancrage dans le réel : les marqueurs relevés en avril 2025 sur « Nivexis Core GPT » sont ceux que BrokerDefense documente encore en 2026 sur les vitrines de trading à la promesse d’IA.

Nivexis Core GPT : les démarches après un dépôt de fonds

Pour les personnes qui ont versé des fonds après une inscription sur une vitrine présentée sous le nom Nivexis Core GPT, ou qui ont laissé leurs coordonnées à la suite d’un démarchage, la première priorité est de ne procéder à aucun nouveau versement, quelle que soit la justification avancée (frais de « déblocage », « impôts », nouvelle « opportunité »). Il faut ensuite rassembler toutes les preuves disponibles : captures d’écran des pages visitées, relevés de virements, courriels reçus ou envoyés, historiques de conversations avec des interlocuteurs se réclamant de la « plateforme ».

Il convient de signaler les opérations concernées à sa banque dans les meilleurs délais afin d’explorer les possibilités de blocage ou de rappel de fonds, et de se méfier des offres non sollicitées de « récupération de fonds », qui émanent fréquemment d’opérateurs liés aux mêmes réseaux. Il est possible de contacter le service d’aide aux victimes de BrokerDefense pour une première analyse du dossier et de consulter notre page consacrée au dépôt de plainte. Les personnes qui s’interrogent sur un acteur financier peuvent consulter la page des listes noires et mises en garde de l’AMF, qui recense les acteurs non autorisés.

Une vitrine qui promettait d’« optimiser » des transactions de cryptomonnaies grâce à une IA, sans révéler la moindre identité, laisse ceux qui ont versé des fonds sans interlocuteur direct. La voie judiciaire n’est pourtant pas fermée pour autant, comme le montre l’expérience des tribunaux : dans la vidéo ci-dessous, Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, revient sur des décisions rendues par les tribunaux du Mans et de Toulouse qui ont reconnu le préjudice de personnes abusées par de fausses plateformes d’investissement et obtenu leur indemnisation, la responsabilité d’une banque ayant par ailleurs été retenue pour manquement à son devoir de vigilance sur des virements frauduleux.

Nivexis Core GPT : les questions des épargnants

Nivexis Core GPT existe-t-il encore ?

Le dossier constitué en avril 2025 n’a conservé aucune adresse exploitable : l’enquête portait sur une vitrine présentée sous le nom Nivexis Core GPT, sans qu’aucun nom de domaine n’ait été documenté. Aucune vérification en ligne n’est donc possible sur cette vitrine précise. Ce que l’on sait, c’est que le procédé qu’elle illustrait continue d’être reproduit sous d’autres noms et d’autres adresses, comme le montrent les enquêtes publiées par BrokerDefense en 2026.

Nivexis Core GPT était-il un site régulé ?

Comme le relevait l’enquête d’avril 2025, la vitrine ne citait aucune autorité financière, ne fournissait aucun numéro d’enregistrement, aucune mention légale ni aucun pays d’implantation. Ce silence sur la régulation constituait l’un des premiers signaux d’alerte du dossier. Une plateforme de trading régulée est en mesure d’indiquer son numéro d’agrément et l’autorité auprès de laquelle il a été délivré.

J’ai versé des fonds à une plateforme présentée comme Nivexis Core GPT, que faire ?

Ne procéder à aucun versement supplémentaire, rassembler toutes les preuves disponibles (captures d’écran, relevés de virements, courriels, historiques de conversation), signaler les opérations à sa banque dans les meilleurs délais et envisager de porter plainte ; le service d’aide aux victimes de BrokerDefense peut analyser le dossier et orienter vers les démarches adaptées à la situation.

Le dossier « Nivexis Core GPT », constitué en avril 2025, illustre avec précision ce que BrokerDefense documente depuis plusieurs années : des vitrines sans identité, construites autour d’une promesse d’intelligence artificielle appliquée aux cryptomonnaies, dont le seul objectif est de collecter des données personnelles et des fonds versés par des personnes qui ne disposent d’aucun interlocuteur réel une fois l’inscription effectuée. Les personnes qui ont pu verser des fonds à la suite d’un démarchage ou d’une inscription présentée sous ce nom se trouvent dans une situation où l’absence totale d’identité de l’opérateur rend chaque démarche plus difficile à engager, sans pour autant la rendre impossible. Le modèle décrit en avril 2025 autour de « Nivexis Core GPT » continue d’être reproduit en 2026, sous des noms distincts et avec des adresses renouvelées, comme le montrent les enquêtes publiées par BrokerDefense sur Zélancia et sur quantum-ai-crypto.org. Face à ce type de reproduction, la précaution la plus efficace reste de vérifier, avant tout versement, l’identité de l’opérateur et l’existence d’un agrément délivré par une autorité financière reconnue. Aucune promesse de rendement, aussi précise et technologique qu’elle paraisse, ne remplace cette vérification préalable.

Article réécrit le 05/09/2026

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