RedStarChain arnaque : redstarchain.com toujours sur la liste noire

www.redstarchain.com, toujours sur la liste noire de l’AMF en 2026

Le 10/10/2026, la fiche consacrée par l’Autorité des marchés financiers à www.redstarchain.com reste publiée : le nom y figure sous la qualification « Produits dérivés sur crypto-actifs », avec une date de mise en service de cette fiche au 03/04/2024. Ce constat est établi par nos vérifications menées ce jour, sans ambiguïté sur l’identité du nom concerné.

Cette inscription est intervenue environ trois semaines après la publication de l’enquête de BrokerDefense du 11/03/2024. Elle a confirmé par la voie officielle ce que nos recherches avaient établi : ce nom ne dispose d’aucune autorisation pour proposer des services ou des placements financiers en France. Toute personne souhaitant consulter la fiche que le régulateur consacre à ce nom peut le faire directement sur le site de l’AMF.

Depuis le 11/03/2024, le dispositif a connu une évolution notable : les deux noms qui le composaient ont suivi des chemins opposés. Le nom redstarchain.net, qui portait les adresses de contact, a quitté le registre du .net sans laisser de successeur. Le nom redstarchain.com, lui, a changé de main et répond désormais à un usage sans rapport avec l’affaire.

L’état actuel de l’enregistrement de redstarchain.net peut être vérifié dans la fiche WHOIS complète sur DomainTools.

Dernière mise à jour : 10/10/2026

redstarchain.net, le domaine des adresses de contact, sans trace au registre

Nos vérifications du 10/10/2026 sur le nom redstarchain.net aboutissent à un constat sans équivoque : aucune trace d’enregistrement ne subsiste. Le nom ne résout plus, et aucune adresse ne lui correspond dans les systèmes de noms consultés.

Ce nom portait, en 2024, l’ensemble des adresses de messagerie relevées par BrokerDefense : [email protected], [email protected] et [email protected]. Ces trois adresses reposaient exclusivement sur ce nom. Dans l’état actuel, tout message qui leur serait adressé reste sans destination : le service a cessé, et aucune infrastructure de remplacement n’a été identifiée.

La disparition de ce nom de contact clôt le seul canal de communication que le dispositif avait rendu public. Les personnes qui auraient conservé ces adresses dans leurs échanges de 2024 ne peuvent plus espérer obtenir de réponse par cette voie, quelle que soit la teneur de leur demande.

redstarchain.com réaffecté à un magazine anglophone sans rapport avec le dossier

Le relevé du 10/10/2026 sur le nom redstarchain.com révèle une trajectoire distincte. L’enregistrement en cours a été créé le 24/02/2025 à 19:23:31 UTC, avec une échéance fixée au 24/02/2027 et une dernière modification de la fiche le 25/02/2026. Le bureau d’enregistrement est TurnCommerce, exerçant sous l’enseigne NameBright.

Plusieurs éléments techniques accompagnent cet enregistrement : le transfert du nom est interdit, les serveurs de noms déclarés sont celeste.ns.cloudflare.com et maxim.ns.cloudflare.com, l’identité du titulaire est masquée, et la signature cryptographique des réponses de noms est absente. La diffusion passe par le réseau Cloudflare, comme c’était déjà le cas en 2024 pour la vitrine d’origine.

La page servie est un magazine généraliste anglophone, portant le titre « Redstarchain », complété de la formule « Wide views, mental agility, daily utility », et la description « The Generalist (EN) magazine », déclaré en langue anglaise britannique. Un certificat neuf a été émis le 20/09/2026 au nom de redstarchain.com, valable jusqu’au 20/12/2026 et couvrant également le joker du nom.

Ce que cet état établit est clair : le nom commercial a été récupéré par une activité sans lien avec l’affaire RedStarChain, tandis que le domaine de contact s’est éteint sans successeur. Le dispositif frauduleux n’a donc laissé derrière lui ni infrastructure active ni point de contact joignable.

Un schéma comparable a été observé dans le dossier Fondesia, une vitrine blacklistée par le régulateur français dont le portail d’inscription était hébergé sur un nom de domaine tiers : là aussi, la dissociation entre le nom de façade et l’infrastructure de contact avait compliqué toute tentative de reconstitution du dispositif.

Le décor britannique de 2024 : des lignes louées et des boîtes éteintes

L’enquête d’origine du 11/03/2024 avait documenté un décor soigneusement construit autour de références britanniques. La vitrine affichait une adresse physique et trois numéros de téléphone à indicatif britannique. Le premier, (+44) 203 868 1544, était une ligne internet par protocole voix sur IP opérée par Voxbone SA, rattachée à North Berwick et signalée comme présentant un risque de fraude par les bases de données spécialisées. Les deux autres, (+44) 753 9127199 et +44 7405 259225, étaient des lignes mobiles prépayées : la première chez Lycamobile UK, la seconde chez EE, anciennement T-Mobile.

Ces éléments de décor, relevés par nos recherches en 2024, présentaient une caractéristique commune : aucun ne permettait d’identifier une entité juridique réelle derrière le dispositif. Une ligne voix sur IP louée, deux cartes prépayées et une adresse physique non vérifiée ne constituent pas le socle d’un opérateur financier régulé.

Les trois adresses de messagerie relevées à la même époque, [email protected], [email protected] et [email protected], étaient toutes adossées au nom redstarchain.net, désormais éteint. Leur disparition effective prive rétrospectivement ces boîtes de toute substance : elles n’ont jamais correspondu à une infrastructure durable.

Le dossier Algobi illustre un procédé voisin : un vieux nom de domaine resté inexploité des années avait été recyclé en plateforme de trading de produits dérivés, avec le même effet de façade destiné à donner une apparence d’ancienneté à un dispositif sans assise réelle.

Quatre prénoms avancés en 2024, aucune société immatriculée

Nos recherches de 2024 avaient relevé quatre noms ou pseudonymes associés aux coordonnées du dispositif : Anais Hernendez, Lina Mercier, Christophe Lemet et Sarah Selmi. Aucun de ces quatre noms ne correspond à une société enregistrée. Rien ne permet d’en vérifier l’existence réelle, et le seul « nom de société » du dispositif était le libellé de la marque elle-même, RedStarChain.

Cette absence de structure juridique n’est pas un détail technique : elle a des conséquences directes sur la situation des personnes ayant versé des fonds. Faute d’entité immatriculée, personne n’a eu à répondre des engagements pris envers elles. Aucun mandataire social, aucun représentant légal, aucun siège social n’ont pu être assignés ou mis en cause par les voies civiles ordinaires.

La promesse affichée par la vitrine en 2024, celle d’« investir à l’échelle mondiale au coût le plus bas possible », n’était portée par aucune structure susceptible d’en répondre. Le dispositif s’est dissous sans laisser de personne morale identifiable, rendant les recours classiques inopérants sans démarche judiciaire spécifique.

Reprendre la main après un versement effectué en 2024

La fiche de l’Autorité des marchés financiers, toujours publiée au 10/10/2026, constitue un ancrage solide pour toute personne cherchant à documenter sa situation. La présence à la liste noire vaut constat officiel d’absence d’autorisation : cet élément peut être produit dans tout dossier administratif ou judiciaire sans qu’il soit nécessaire de le démontrer à nouveau.

Malgré la disparition des deux noms du dispositif, des voies restent ouvertes. Réunir les justificatifs de chaque paiement adressé à cette enseigne, avec le montant, la date et l’ordre de virement correspondant, constitue le premier geste utile. Les échanges écrits avec les interlocuteurs rencontrés sous les noms Anais Hernendez, Lina Mercier, Christophe Lemet ou Sarah Selmi, ainsi que les copies d’écran des pages conservées depuis 2024, forment un corpus probatoire qui garde toute sa valeur même après la fermeture du dispositif.

Interroger l’établissement bancaire qui a exécuté les paiements est une démarche complémentaire : certains établissements ont des procédures internes permettant d’examiner des virements vers des entités figurant sur des listes noires officielles. Cette voie ne garantit pas un remboursement, mais elle peut produire des éléments utiles à la suite du dossier.

Saisir le juge pénal demeure la voie la plus adaptée à ce type de situation, notamment lorsque l’absence de structure juridique rend les recours civils insuffisants. Les éléments réunis, confirmations de virement, échanges écrits et captures de pages, constituent précisément le type de pièces attendues à ce stade. Pour comprendre comment construire ce dossier, BrokerDefense a réuni des informations pratiques sur les étapes d’une plainte au pénal.

Cet entretien avec Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, retrace de bout en bout une affaire d’arnaque au placement : de la plainte pénale initiale jusqu’à l’arrestation puis la condamnation de l’auteur des faits. La séquence illustre concrètement ce qu’une démarche judiciaire bien conduite peut produire, indépendamment du dossier RedStarChain.

RedStarChain : les points à retenir en 2026

RedStarChain est-il une arnaque ?

L’Autorité des marchés financiers maintient www.redstarchain.com sur sa liste noire au 10/10/2026, sous la qualification « Produits dérivés sur crypto-actifs », avec une fiche mise en service le 03/04/2024. Le régulateur y rappelle que ce nom n’est habilité ni à proposer des services ni à offrir des placements financiers en France. Aucune société immatriculée n’a jamais pu être identifiée derrière ce nom.

Que devient le domaine redstarchain.net ?

Au 10/10/2026, le nom redstarchain.net ne figure plus au registre du .net : il ne résout plus et aucune adresse ne lui correspond. Les trois adresses de messagerie du dispositif, toutes adossées à ce nom, sont sans destination. Le nom redstarchain.com, lui, a été ré-enregistré le 24/02/2025 et sert désormais un magazine généraliste anglophone sans lien avec l’affaire.

Que peut encore faire une personne ayant versé des fonds à RedStarChain ?

Rassembler les confirmations de virement, les échanges écrits avec les interlocuteurs du dispositif et les copies des pages de la vitrine constitue un premier socle probatoire solide. La fiche de l’AMF, toujours publiée, établit officiellement l’absence d’autorisation. Interroger l’établissement ayant exécuté les paiements et saisir le juge pénal sont les deux voies les plus adaptées à la situation créée par la disparition du dispositif.

RedStarChain a opéré sous un habillage britannique soigné, sans jamais disposer d’une structure juridique identifiable ni d’une autorisation du régulateur français. Deux ans après la publication de l’enquête de BrokerDefense, la liste noire de l’AMF atteste toujours de cette absence d’autorisation, tandis que le dispositif lui-même s’est dissous : le domaine de contact a disparu du registre et le nom de vitrine a été repris par une activité sans rapport. Les personnes ayant versé des fonds à cette enseigne en 2024 se trouvent face à un vide juridique que seule une démarche judiciaire active peut contribuer à combler.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Article réécrit le 10/10/2026

5 Comments

  1. Quelennec dit :

    Pourquoi n investisse t ils pas eux mêmes 2% leurs revient c est peu sur les bénéfices d autrui.leurs prévisions s eleve de 17 à 35% par mois : j étudis le potentiel de ces nouveautés : 1 appel = est égale à 20 propositions pour mes 250€ à miser je suis » flatté  » et surpris par le nombre : d acteurs…amitiés…

  2. ALLET dit :

    Je viens de miser 250 euros avec Redstarchain et j’ai bien compris qu’il s’agissait d’une arnaque….je souhaite récupérer cette somme

    • Marc Bouzy dit :

      Le montant de votre perte reste limité, c’est une bonne chose. Vous ne pourrez pas récupérer cet argent.
      A part un dépôt de plainte pour le principe et vous signaler comme victime, vous n’avez pas grand chose à faire.

  3. Marie France Linakis dit :

    J »ai déposé 250 € sur redstarchain qui ont donné 49000 € au bout de 6 mois… Pour transferer sur crypto.com, une personne de la blockchain me demande un investissement de 31% (15000€) pour créer un historique qui correspond au gain généré. Ceci pour pouvoir débloquer la somme et faire le transfert même total sur mon compte bancaire. Pouvez-vous me confirmer que tout ceci est bien une arnaque ? Merci our votre retour.

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