Dreamfieldfinancial.com arnaque : un nom retiré du registre .com

Le domaine dreamfieldfinancial.com a été supprimé du registre des .com. Ce n’est pas un retrait provisoire ni un simple défaut de renouvellement en attente de résolution : au 13 septembre 2026, le registre ne renvoie aucune fiche pour ce nom, et aucune adresse de serveur ne répond plus sur l’ensemble des enregistrements DNS vérifiés. La vitrine qui se présentait comme un cabinet de gestion de patrimoine international a, dans tous les sens du terme, cessé d’exister.

L’article d’origine, publié le 2 avril 2021, documentait les premières alertes. La présente mise à jour dresse le bilan de ce que les copies conservées de la vitrine révèlent rétrospectivement, et de ce que la disparition complète du nom implique pour toute personne ayant interagi avec cette plateforme.

Un nom supprimé du registre des .com et plus aucune adresse DNS

La vérification menée le 13 septembre 2026 auprès du registre officiel des noms en .com est sans ambiguïté. La réponse exacte retournée par ce registre est la suivante : « No match for « DREAMFIELDFINANCIAL.COM » ». Ce libellé signifie que le nom n’est plus enregistré, qu’aucun titulaire ne le détient et qu’il ne figure dans aucune base d’enregistrement active. Il ne s’agit pas d’un domaine expiré en période de grâce ni d’un domaine suspendu : le nom a quitté le registre.

La vérification DNS confirme cette situation sur tous les types d’enregistrements examinés. Aucune réponse n’a été obtenue pour les enregistrements A, MX, TXT, NS et CNAME, ni pour le domaine principal ni pour le sous-domaine www. Aucune adresse IP n’est joignable. Le site ne peut donc être consulté par aucun moyen ordinaire, et le courriel [email protected] ne peut plus recevoir ni émettre aucun message.

Cette suppression du registre referme définitivement la vitrine en ligne, mais elle ne fait pas disparaître les traces laissées par l’opérateur ni les obligations juridiques qui pourraient découler des sollicitations passées. Pour les personnes qui ont transmis des coordonnées ou exécuté des virements à la suite d’un contact avec cette adresse, le fait que le nom soit supprimé ne clôt pas le dossier.

Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Dernière mise à jour : 13/09/2026

À Hong Kong, l’adresse d’un immeuble de prestige sur une page sans mentions légales

La copie conservée de la vitrine au 28 octobre 2020 affichait une adresse physique à première vue crédible : « Two International Finance Centre, 8 Finance St, Central, Hong Kong ». Cet immeuble est l’un des plus identifiables du quartier financier de Hong Kong, régulièrement associé à des établissements de premier rang. Le revendiquer sur une page d’accueil constitue un signal d’autorité immédiat pour un visiteur non averti.

Pourtant, au bas de cette même page, aucun numéro d’immatriculation de société n’apparaissait, aucune mention d’autorité de régulation, aucun numéro de licence financière. La seule mention de pied de page était : « Copyright © Dreamfield Financial. All rights reserved. » Un téléphone portant l’indicatif de Hong Kong était affiché, le +852 5803 7156, ainsi que le courriel [email protected], mais ces coordonnées ne renvoyaient à aucune entité identifiable dans un registre public. Ce type de construction, adresse de prestige sans aucune traçabilité juridique, se retrouve dans d’autres dossiers instruits par BrokerDefense, notamment celui impliquant Capital PlusP Ltd, également adossé à une adresse de Hong Kong.

Les vérifications menées le 13 septembre 2026 auprès des régulateurs financiers n’ont rien révélé : le nom de la vitrine est absent des listes noires et mises en garde publiées par l’AMF, et il n’apparaît pas davantage dans celles de l’ACPR. La même recherche du côté de l’autorité chypriote ne donne rien, et aucune société britannique ne porte ce nom. L’absence de toute inscription dans une liste noire ne constitue pas une garantie : elle signifie simplement que cette structure n’a jamais été déclarée et n’a fait l’objet d’aucun signalement officiel traité et publié à ce jour.

Quatre dirigeants nommés, aucun visage, et « plus de 150 ans d’expérience cumulée »

La vitrine présentait quatre personnes dans des fonctions de direction, chacune dotée d’un titre précis : David Hamlin comme Chief Executive Officer, William Lawson comme Head of International Trading, Jonathan Hughes comme Head of Private Client Division, et Brian Crawford comme Head of Asset Management. Aucune photographie n’accompagnait ces noms. Cette absence est notable pour une structure qui revendiquait une légitimité suffisante pour gérer des patrimoines à l’international.

La même logique s’appliquait aux trois témoignages présentés en bas de page, signés Victor Garland, Mark Bishop et Carlos Vidal. Aucune image, aucune localisation, aucune indication de profession ou de relation avec les services prétendument rendus. Ces noms figurent dans la vitrine comme éléments de mise en scène, sans qu’aucune activité réelle ne leur soit associée dans les faits vérifiés.

L’accroche « Over 150 years combined experience », soit plus de 150 ans d’expérience cumulée entre les membres de l’équipe, était mise en avant dès la page d’accueil. Cette formule, non vérifiable en l’absence de toute biographie ou parcours documenté, constituait l’un des principaux arguments de crédibilité de la vitrine. Un formulaire de contact invitait par ailleurs le visiteur à laisser son adresse électronique, avec la mention anti-spam habituelle « Leave this field empty if you’re human ». Ce formulaire représentait le principal point de collecte de données pour l’opérateur.

Un hébergement mutualisé et des certificats de revendeur derrière une société de gestion

Le site était construit sur WordPress, la solution de publication la plus répandue sur le marché grand public. L’infrastructure d’hébergement relevée pour ce domaine est un hébergement mutualisé de type cPanel : les certificats enregistrés pour ce nom couvrent les hôtes cpanel., webmail., webdisk., cpcalendars., cpcontacts. et mail., ce qui correspond exactement aux sous-domaines générés par défaut par un hébergement partagé de ce type.

Sur les 22 certificats relevés pour ce nom, 20 ont été émis par l’autorité de certification de cPanel Inc, les certificats gratuits distribués avec ce type d’hébergement mutualisé. Un certificat provient de l’autorité de certification de GoDaddy et un autre de celle de Cloudflare. Cette répartition est caractéristique d’un hébergement grand public partagé, sans aucun rapport avec l’infrastructure qu’utiliserait un cabinet de gestion de patrimoine international réel.

La chronologie des copies conservées est également instructive. La première copie disponible date du 6 août 2018 et ne montre qu’une page de stationnement du registrar GoDaddy, sans contenu propre. Le site réel, avec sa mise en scène de cabinet financier, n’apparaît qu’à partir du 19 juillet 2020. La dernière copie conservée de la vitrine date du 31 décembre 2021. La fenêtre d’activité effective de cette vitrine se situe donc entre juillet 2020 et la fin de l’année 2021, soit environ dix-huit mois.

Après un virement vers Dreamfield Financial, les pièces à réunir et les voies de recours

Toute personne ayant répondu au formulaire de contact de la vitrine, communiqué avec l’adresse [email protected] ou le numéro +852 5803 7156, ou exécuté un virement à la suite d’un échange avec cette structure, doit commencer par rassembler l’ensemble des traces écrites disponibles : courriels reçus et envoyés, captures d’écran des échanges, relevés bancaires faisant apparaître les virements réalisés vers les coordonnées communiquées par la vitrine. Ces documents constituent la base de toute démarche ultérieure, qu’elle soit pénale ou civile.

La suppression du nom du registre ne fait pas disparaître la réalité des fonds transférés. Les relevés bancaires permettent de dater et de chiffrer les opérations, et les échanges écrits permettent de retracer les instructions reçues et les promesses formulées par l’opérateur. La conservation de ces éléments est d’autant plus urgente que les délais de prescription en matière d’escroquerie financière courent à partir des faits, indépendamment de la disparition du site. Pour comprendre comment structurer ce dossier et quelles juridictions saisir, consultez la marche à suivre pour déposer plainte.

Le dossier Affluence Management, autre cas de fausse gestion de patrimoine documenté par BrokerDefense, illustre les mêmes mécanismes et les mêmes voies de recours disponibles pour les personnes concernées.

Contactez notre service d’aide aux victimes

Pour aller plus loin sur les schémas d’escroquerie financière, le contentieux de la responsabilité et la réparation du préjudice subi par les personnes trompées, BrokerDefense a recueilli les explications de Maître Michel Orsini, avocat près le barreau de Paris, qui détaille dans cet entretien les leviers juridiques permettant d’engager les responsables et d’obtenir réparation.

Ce que la suppression du nom ne fait pas disparaître

La radiation du nom dreamfieldfinancial.com du registre des .com met fin à l’existence en ligne de cette vitrine, mais elle n’efface pas les actes accomplis pendant la période d’activité comprise entre juillet 2020 et fin 2021. Les données collectées via le formulaire de contact, les échanges conduits par courriel ou téléphone, et les virements éventuellement exécutés vers les coordonnées affichées subsistent dans les relevés et les messageries des personnes concernées. Une infrastructure aussi légère qu’un hébergement mutualisé sous un nom de domaine sans ancrage juridique peut disparaître rapidement, précisément parce qu’elle n’a jamais eu de réalité institutionnelle. L’absence de toute mention légale, de tout numéro d’immatriculation et de tout régulateur identifié dans le bas de page de la vitrine était, rétrospectivement, le signe le plus direct de cette fragilité.

Dreamfield Financial : les réponses aux questions laissées ouvertes

Le domaine dreamfieldfinancial.com peut-il revenir en ligne un jour ?

Depuis le 13 septembre 2026, le nom dreamfieldfinancial.com ne figure plus dans le registre des .com. La réponse officielle du registre est « No match for « DREAMFIELDFINANCIAL.COM » », ce qui signifie que le nom a été supprimé et n’est plus détenu par aucun titulaire. Aucun enregistrement DNS ne répond pour ce nom, ni pour le domaine ni pour le sous-domaine www. Une réactivation est théoriquement possible si quelqu’un enregistrait à nouveau ce nom, mais aucun élément ne permet aujourd’hui d’anticiper cette éventualité. Les personnes concernées ne doivent pas attendre un éventuel retour en ligne pour agir.

Dreamfield Financial était-elle une société autorisée à exercer en France ou à Hong Kong ?

Les vérifications menées le 13 septembre 2026 n’ont identifié aucune autorisation délivrée à ce nom. Aucune entrée au nom de « Dreamfield Financial » ni du domaine dreamfieldfinancial.com ne figure dans les listes publiées par l’AMF, par l’ACPR ni par l’autorité chypriote. Aucune société britannique ne porte ce nom. L’adresse de Hong Kong affichée sur la vitrine n’était accompagnée d’aucun numéro d’immatriculation et d’aucune référence à un régulateur local. Cette structure n’a jamais été déclarée dans aucun des registres vérifiés.

Que faire si j’ai communiqué mes coordonnées ou effectué un virement vers Dreamfield Financial ?

Commencez par réunir l’ensemble des échanges écrits conservés : courriels envoyés via le formulaire de contact ou l’adresse [email protected], messages reçus, et relevés bancaires faisant apparaître les virements exécutés. Ces documents permettent de dater les faits et de chiffrer le préjudice. Il est ensuite possible de déposer plainte auprès des autorités compétentes et de solliciter une assistance juridique spécialisée. BrokerDefense peut aider à identifier la démarche la mieux adaptée à chaque situation.

Article réécrit le 13/09/2026

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SERVICE DE VÉRIFICATION

Vérifier le destinataire de votre paiement avant d’effectuer votre virement

ÉTUDE DE TRAÇAGE

Litiges cryptoactifs

SERVICES

BROKER DEFENSE

Offres spécifiques en matière de gestion des litiges dans le domaine de l’investissement et des escroqueries financières.

Ceci pourrait vous intéresser