Sommaire
- Mise à jour du 01/06/2026 — Site hors ligne
- Infrastructure de Dalsari : un site WordPress hébergé en Corée du Sud via plusieurs prestataires successifs
- Hébergement de Dalsari : une infrastructure instable aux prestataires multiples
- Comportement suspect de Dalsari vis-à-vis des moteurs de recherche
- Article initial du 06/03/2021
- Le numéro de téléphone et l’adresse trahissent
- Dalsari.com vu par l’AMF et la FCA
Mise à jour du 01/06/2026 — Site hors ligne
À la date du 01/06/2026, l’URL http://dalsari.com/ ne répond plus et le site est désormais totalement inaccessible. En effet, la plateforme a été désactivée, ce qui confirme la tendance habituelle de ce type d’arnaque à disparaître après avoir lésé ses victimes. Consultez également la fiche ScamDoc : ScamDoc, dalsari.com. Si vous avez été victime de dalsari.com, nous vous invitons à nous contacter afin que nous puissions vous orienter vers les démarches appropriées.
Infrastructure de Dalsari : un site WordPress hébergé en Corée du Sud via plusieurs prestataires successifs
Notre analyse des technologies identifiées sur dalsari.com révèle une infrastructure construite autour de WordPress, détecté en versions 5.5 puis 5.6 entre octobre 2020 et juin 2021. Le site utilisait le constructeur de pages Elementor et Elementor Pro, associés au thème Hello Elementor. Par ailleurs, plusieurs extensions étaient actives, notamment GTranslate pour la traduction multilingue, Cookie Notice et reCAPTCHA. Ces choix techniques sont typiques des plateformes frauduleuses cherchant à paraître légitimes rapidement.
Notre enquête montre que le site intégrait des widgets TradingView, destinés à afficher des graphiques boursiers. Cet élément est caractéristique des arnaques au trading en ligne. De plus, le symbole euro figurait sur le site, suggérant que la plateforme ciblait des victimes européennes. Le plugin Userback, outil de retour visuel, était également présent, ce qui indique une attention particulière portée à l’apparence professionnelle du site.
Hébergement de Dalsari : une infrastructure instable aux prestataires multiples
Notre analyse révèle une succession de prestataires d’hébergement sur la durée de vie du domaine. Dans un premier temps, le site s’appuyait sur Cloudflare, à la fois pour le CDN, le DNS et le SSL. Cet usage de Cloudflare est courant parmi les sites frauduleux, car il dissimule l’adresse IP réelle du serveur. Par ailleurs, Cloudflare Hosting et Cloudflare DNS ont été détectés entre octobre 2020 et juin 2021.
Dès juillet 2021, le domaine a transité vers Namecheap pour l’hébergement, le DNS et la messagerie. Namecheap Parking et ParkingCrew ont ensuite pris le relais, signalant une période de mise en stationnement du domaine. En outre, Amazon AWS, AWS Global Accelerator et CloudFront ont été identifiés sur une période ultérieure. Cet enchaînement de prestataires complique considérablement toute tentative d’identification des opérateurs réels.
Notre enquête confirme que le serveur était localisé en Corée du Sud, une détection active de 2023 jusqu’en avril 2026. Le contenu du site était d’ailleurs rédigé en coréen selon les attributs de langue HTML. De plus, un certificat GlobalSign avec un nom commun invalide a été détecté entre 2022 et 2024, ce qui constitue un signal d’alerte supplémentaire sur la fiabilité technique de la plateforme.
Comportement suspect de Dalsari vis-à-vis des moteurs de recherche
Notre analyse révèle un fait particulièrement révélateur : le fichier robots.txt du site bloquait simultanément Googlebot, Bingbot, Yandex, Baidu, Yahoo Slurp, Sogou et Soso. Ce blocage massif des robots d’indexation est un signal fort. En effet, les plateformes frauduleuses cherchent souvent à éviter l’indexation de leurs pages pour limiter leur exposition aux signalements et aux analyses automatisées. Dès lors, cette configuration confirme une volonté délibérée de fonctionner hors du radar des moteurs de recherche. Dalsari.com représentait donc un danger réel pour tout utilisateur l’ayant contacté ou lui ayant confié des fonds.
Article initial du 06/03/2021
La recherche de preuves s’est faite en quelques minutes. Disons-le dès l’entame de cet article : n’attendez rien des personnes derrière Dalsari.com. En effet, elles ne sont pas fiables. Au contraire, ce sont des escrocs animés par une seule volonté : escroquer. Cela étant dit, il est temps de vous faire découvrir les nombreuses preuves que nous avons dénichées.
Le numéro de téléphone et l’adresse trahissent
Quand on parcourt Dalsari.com, on est tout de suite frappé par le professionnalisme apparent de la plateforme. Elle est conçue par des experts ; des experts dans l’art de l’escroquerie. Le site propose de faire du trading avec différents éléments : forex, cryptomonnaie, or, etc. Et il promet que les taux de rentabilité sont intéressants.
Mais dans le même temps, il informe que le trading est une activité à haut risque. C’est important de le notifier, puisque nous disons souvent que les sites de trading sans mise en garde ne sont pas crédibles. Alors, Dalsari.com ayant une mise en garde, cela fait-il de lui un site fiable ? Pas du tout ! En effet, on remarque une incohérence dans ses mentions légales.
Sur la page des mentions légales, on lit : « Tout utilisateur doit être âgé de 18 ans ou plus et être légalement autorisé à utiliser ce site en vertu des lois estoniennes applicables à lui/elle. » Étant donné que ce sont des lois estoniennes dont nous parle le site, Dalsari serait une firme estonienne. Pourtant, sur une autre page, elle avance un numéro de téléphone avec l’indicatif du Royaume-Uni. Mieux, c’est une adresse à Londres que le site communique.
Dalsari.com vu par l’AMF et la FCA
Si l’incohérence sur Dalsari.com met en évidence la malveillance de ses créateurs, elle nous oriente vers le droit chemin. Elle permet de vérifier si l’entreprise est reconnue par la FCA, vu que c’est une adresse de Londres qui est avancée.
Quand on consulte le registre de la FCA, on découvre l’amère vérité : Dalsari est une firme non autorisée. « C’est une firme non autorisée qui propose des services régulés par la FCA, mais elle n’a pas de permission de le faire », suggère la FCA. « Nous vous recommandons fortement de ne pas avoir de relations avec cette firme non autorisée », ajoute le régulateur.

En dehors de la FCA, l’Autorité des marchés financiers a, elle aussi, mis en garde les épargnants à propos du site internet Dalsari.com. Considérant qu’il constitue une arnaque, l’Autorité l’a inséré sur sa liste noire.


