Les deux noms réunis par notre dossier du 7 décembre 2020 se retrouvent chacun sur le fichier d’une autorité distincte. Relevé ce jour, 9 octobre 2026 : l’export public de l’Autorité des marchés financiers, mis à jour le 8 octobre 2026, porte deux lignes qui concernent directement ce dossier. La première désigne www.solidinvest.co sous la qualification « Produits dérivés sur crypto-actifs », à la date du 3 mai 2021 ; la notice française consacrée à ce nom précise que l’intéressé ne dispose pas, en France, de l’habilitation nécessaire pour commercialiser les produits ou services visés. La seconde désigne www.bitcoinrevolution.org sous la même qualification, à la date du 14 décembre 2020. Ce fichier totalise trois mille quatre cent quatre-vingt-quatre lignes. Du côté de la liste des domaines non approuvés de l’autorité chypriote, le relevé du 9 octobre 2026 dénombre sept cent vingt et une entrées numérotées ; solidinvest.co y occupe le rang 518, à la date du 29 décembre 2020. Lors d’un relevé antérieur, ce même nom se trouvait au rang 514 dans une liste qui en comptait sept cent seize : le nom reste inscrit, la liste s’est allongée. Le nom bitcoinrevolution.org n’apparaît pas dans ce catalogue chypriote.
Ces inscriptions appellent une lecture précise. Une entrée dans l’un ou l’autre de ces fichiers constate qu’à la date indiquée, l’exploitant du nom concerné ne disposait pas de l’autorisation requise pour exercer l’activité visée sur le territoire relevant de l’autorité concernée. Ce constat ne vaut pas condamnation judiciaire, et il ne préjuge pas de ce qu’un tribunal pourrait établir sur les faits. Notre article du 7 décembre 2020 est antérieur aux trois inscriptions : de sept jours pour bitcoinrevolution.org du côté français, de vingt-deux jours pour solidinvest.co du côté chypriote, et de près de cinq mois pour solidinvest.co du côté français. Les deux noms ont donc été signalés par des autorités après que nous les avons décrits. Depuis lors, leur sort a divergé, comme les sections suivantes le détaillent.
Verdict : ce dossier réunit deux adresses, solidinvest.co et bitcoinrevolution.org, sous lesquelles ont été servies des vitrines de placement dans les crypto-actifs. Les deux noms figurent aujourd’hui sur les fichiers d’autorités de surveillance des marchés financiers, ce qui constitue la preuve la plus forte que nous pouvons produire à ce stade : aucune des deux adresses ne bénéficiait, à la date de son inscription, de l’habilitation requise pour les services proposés. La réserve qui s’impose tient à ce que nos relevés techniques ne permettent pas d’établir l’identité des exploitants ni de conclure à une infraction pénale caractérisée. Notre enquête a été conduite le 9 octobre 2026, et les relevés rapportés ici portent tous cette date.
Dernière mise à jour : 09/10/2026
Sommaire
- Deux autorités, deux lignes au nom de ces adresses
- Un rapprochement de 2020 qui n’établit pas d’exploitant commun
- solidinvest.co : la seconde vie d’un nom, sans plateforme
- bitcoinrevolution.org : une vitrine inchangée depuis 2025
- Deux dossiers de registre, deux histoires administratives
- Les voies encore ouvertes après un versement
- Trois points que le dossier laisse en suspens
Deux autorités, deux lignes au nom de ces adresses
L’Autorité des marchés financiers publie un export structuré de ses avertissements, organisé par qualification. La qualification « Produits dérivés sur crypto-actifs » regroupe les noms pour lesquels l’autorité a constaté une absence d’habilitation dans ce domaine précis. Les deux adresses de ce dossier relèvent de cette qualification. La date portée en regard de chaque nom correspond au moment où l’autorité a formalisé son avertissement, non à celui où l’activité aurait débuté ou cessé. Une inscription dans ce fichier ne signifie donc pas que l’exploitant a été sanctionné : elle signifie que l’autorité a jugé utile d’alerter le public sur l’absence d’autorisation.
La liste chypriote fonctionne sur un principe voisin : elle recense des noms de domaine pour lesquels l’autorité chypriote a estimé que l’activité proposée n’était pas approuvée sur son territoire. Elle est numérotée et mise à jour périodiquement. Le fait que solidinvest.co soit passé du rang 514 au rang 518 entre deux relevés successifs, dans une liste qui s’est allongée de cinq entrées, indique que de nouveaux noms ont été ajoutés après lui et que son inscription n’a pas été retirée. Le nom bitcoinrevolution.org, lui, ne figure pas dans ce catalogue, ce qui ne signifie pas qu’il serait approuvé par cette autorité : l’absence d’une entrée dans un fichier donné ne vaut pas autorisation.
Les trois inscriptions sont postérieures à notre publication du 7 décembre 2020. Cet écart de dates ne permet pas de conclure que notre article aurait déclenché les signalements : les autorités conduisent leurs propres vérifications selon leurs propres calendriers. Il indique simplement que les deux noms étaient déjà actifs avant que les autorités ne les inscrivent dans leurs fichiers respectifs.
Un rapprochement de 2020 qui n’établit pas d’exploitant commun
Notre article du 7 décembre 2020 rapprochait solidinvest.co et bitcoinrevolution.org et les présentait comme liés. Ce rapprochement reposait sur les observations alors disponibles : des caractéristiques techniques communes, des vitrines de présentation construites sur un modèle similaire, et une proximité dans le temps de leur apparition. Il convient de rapporter ce rapprochement pour ce qu’il est : une hypothèse de travail fondée sur des indices, non une démonstration qu’une même personne ou une même organisation exploitait les deux adresses.
Notre article de décembre 2020 relayait par ailleurs un avertissement publié par le quotidien Le Monde au sujet de l’enseigne Bitcoin Revolution. Cet avertissement de presse s’ajoutait aux observations techniques que nous avions conduites. Il ne constitue pas non plus une preuve d’identité entre les deux exploitants.
Une même qualification retenue par une autorité, des dates d’inscription voisines, et un modèle de vitrine comparable ne suffisent pas à établir qu’une exploitation commune était à l’oeuvre. Les deux dossiers d’enregistrement, examinés dans la section consacrée aux données de registre, présentent des différences notables qui renforcent cette réserve. Le rapprochement reste documenté ici parce qu’il faisait partie de notre analyse initiale, et parce que les personnes qui ont consulté l’un des deux noms ont parfois été orientées vers l’autre.
solidinvest.co : la seconde vie d’un nom, sans plateforme
L’enregistrement actuel du nom solidinvest.co a été ouvert le 8 décembre 2025, pour une période courant jusqu’au 8 décembre 2026. Le bureau d’enregistrement est Dynadot LLC. Le titulaire n’est pas identifiable publiquement : son identité passe par un service de confidentialité qui substitue ses propres coordonnées à celles du détenteur réel. Un verrou empêche tout déplacement du nom vers un prestataire concurrent. La zone ne comporte aucun service de courrier : l’enregistrement de messagerie ne désigne aucun serveur destinataire, et la déclaration d’expéditeurs autorisés n’autorise aucune adresse à émettre au nom du domaine.
Ce que l’adresse sert aujourd’hui est sans rapport avec une plateforme de placement. Interrogée à la racine, l’adresse ne restitue qu’un corps de cent quatorze octets, dont toute la teneur tient en une bascule du navigateur vers une adresse interne notée « /lander ». Cette adresse terminale sert, elle, une fiche de revendeur proposant l’acquisition du nom, assortie d’une formule de paiement échelonné. Aucune page de plateforme, aucun portail de connexion, aucun formulaire d’inscription ne sont servis. Le nom est techniquement actif, mais il ne propose plus aucun service à un visiteur qui chercherait la vitrine d’origine.
Un index public de réputation consacre une fiche à ce nom et le range parmi les adresses à indice de confiance très faible : cette fiche publique lui attribue un indice de un pour cent, relevé le 9 octobre 2026. Cette mesure porte sur le comportement technique du nom et ne vaut pas autorisation d’exercer.
La chronologie des certificats de sécurité journalisés pour ce nom dessine deux périodes distinctes. Le premier certificat date du 26 mai 2020 ; une série continue court ensuite jusqu’en 2025, avec notamment deux certificats émis en septembre 2025 pour les sous-domaines « crm » et « m », qui correspondent à des composantes d’exploitation d’une plateforme. Les certificats émis à partir de décembre 2025 relèvent de l’équipement du service qui entretient désormais la fiche de revendeur. Quatre-vingt-quatre certificats sont journalisés pour ce nom au total. Cette chronologie indique que le nom a été utilisé à des fins d’exploitation jusqu’à une date proche de décembre 2025, puis que son usage a changé. Un nom dont la fiche de revendeur est servie n’est pas un nom abandonné : il est entretenu, mais il n’est plus utilisé pour proposer un service financier.
bitcoinrevolution.org : une vitrine inchangée depuis 2025
Au 9 octobre 2026, l’adresse bitcoinrevolution.org répond toujours. La page servie pèse près de soixante-deux kilo-octets. Son titre affiche le millésime 2025, soit une année révolue au moment de notre relevé. Une trentaine de traductions sont proposées en plus de l’anglais, ce qui indique une ambition de diffusion internationale. Trois rubriques disposent d’un document qui leur est propre : le portail de connexion, la page de contact et les règles de confidentialité. Deux autres rubriques, la présentation et les conditions générales, ramènent le visiteur à la page d’accueil sans servir de contenu distinct.
L’accueil ne propose aucun champ à remplir pour s’inscrire : il ne comporte que des cases à cocher. Le portail de connexion se borne à demander des identifiants déjà existants, sans offrir de parcours d’ouverture de compte visible. Un avertissement sur les risques, rédigé en anglais et placé en bas de page, indique qu’environ sept investisseurs sur dix perdent de l’argent lorsqu’ils utilisent ce type de service. Cet avertissement est présent, mais sa position et sa langue le rendent peu saillant pour un visiteur non anglophone.
Les règles de confidentialité désignent l’exploitant comme opérant sous le nom « mars-e.counterstrike.care », un autre nom de site qui semble être resté dans le modèle d’origine sans avoir été mis à jour. On ne trouve dans ce document ni dénomination sociale, ni numéro d’immatriculation, ni adresse physique, ni aucune autre coordonnée permettant d’identifier une entité juridique. Ce que cet ensemble suppose, sans qu’il soit possible de l’affirmer, c’est qu’une vitrine construite à partir d’un modèle générique a été mise en service sans que son exploitant ait jugé utile d’y faire figurer les éléments d’identification habituellement requis des prestataires de services financiers.
Deux dossiers de registre, deux histoires administratives
Le dossier d’enregistrement de solidinvest.co est récent dans sa forme actuelle : ouvert le 8 décembre 2025, il court jusqu’au 8 décembre 2026. La résolution du nom s’appuie sur deux serveurs de noms rattachés au revendeur qui tient la fiche d’acquisition. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Pour bitcoinrevolution.org, le dossier d’enregistrement raconte une histoire administrative beaucoup plus longue. Le nom est enregistré sans interruption depuis le 23 janvier 2015, jusqu’au 23 janvier 2027. Un transfert y est porté au 24 janvier 2026, et la dernière écriture au dossier date du 12 août 2026. Son bureau d’enregistrement est Internet Domain Service BS Corp. Un verrou empêche tout déplacement du nom vers un prestataire concurrent. La résolution passe par ns1.cryptodns.co et ns2.cryptodns.co. Le titulaire n’apparaît pas au dossier public. La durée de vie du nom et le transfert enregistré en janvier 2026 indiquent que quelqu’un a activement maintenu cet enregistrement, sans que l’identité de cette personne soit accessible.
Sur le plan des certificats de sécurité, les deux noms présentent des situations différentes. Pour solidinvest.co, la série de quatre-vingt-quatre certificats journalisés couvre une période allant de mai 2020 à aujourd’hui, avec une rupture de nature entre les certificats d’exploitation et ceux du service actuel. Pour bitcoinrevolution.org, le certificat présenté au 9 octobre 2026 est signé par l’autorité Let’s Encrypt, sous l’émetteur YE2, pour la période du 18 septembre 2026 au 17 décembre 2026 ; il couvre également les sous-domaines. Let’s Encrypt délivre ses certificats sans exiger de justificatif d’identité de la part du demandeur : la présence d’un tel certificat atteste que le nom résout correctement, non que son exploitant est identifié. Le nom bitcoinrevolution.org pointe vers l’adresse de machine 185.98.60.138.
Les relevés publics rattachent par ailleurs à solidinvest.co plusieurs sous-domaines qui témoignent de l’organisation technique d’alors : « api », « app », « crm », « m », « static » et « mta-sts » figurent parmi les traces disponibles. Ces sous-domaines correspondent aux composantes habituelles d’une plateforme de trading : interface utilisateur, interface mobile, outil de gestion de la relation client, interface de programmation, ressources statiques et politique de sécurité des échanges de courrier. Leur existence dans les relevés publics ne dit rien sur ce qui était effectivement servi, mais elle indique que le nom a été utilisé dans un contexte d’exploitation structurée. Aucun élément comparable n’est disponible pour bitcoinrevolution.org dans les mêmes sources, ce qui ne permet pas de comparer les deux architectures techniques ni d’en tirer une conclusion sur un éventuel exploitant commun.
Les voies encore ouvertes après un versement
Une personne qui a envoyé des fonds par l’une ou l’autre de ces adresses doit d’abord rassembler et conserver tout ce qui documente les transferts effectués : relevés de compte faisant apparaître chaque mouvement de fonds, ordres de paiement, preuves de transaction sur une plateforme d’échange de crypto-actifs, et l’ensemble des écrits échangés avec les personnes qui ont pris contact pour présenter le service ou demander des versements. Ces pièces constituent le socle de toute démarche ultérieure, et leur valeur diminue si elles sont reconstituées tardivement.
L’étape suivante consiste à écrire à l’établissement bancaire ou au prestataire de paiement qui a exécuté les virements. Cette démarche doit être faite par écrit, en conservant une copie de l’envoi et de toute réponse reçue. Si un paiement par carte bancaire a eu lieu, il convient de s’adresser séparément à l’émetteur de cette carte pour examiner les possibilités de contestation prévues par les règles du réseau concerné. Ces possibilités sont encadrées par des délais stricts qui varient selon les établissements et les réseaux.
Il est également utile de signaler les faits aux autorités compétentes. Le relevé public des avertissements du régulateur français permet de vérifier si d’autres noms liés à la même situation ont déjà été signalés, et les formulaires de signalement de l’Autorité des marchés financiers sont accessibles depuis ce même espace.
L’entretien ci-dessous a été conduit avec Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate inscrite au barreau de Paris. Il porte sur une affaire de détournement de fonds par substitution de coordonnées bancaires, dans laquelle la responsabilité des professionnels intervenus dans les paiements a été examinée en appel. L’entretien décrit les conditions dans lesquelles la personne lésée a pu obtenir réparation et les arguments qui ont été retenus par la juridiction. Il ne porte pas sur le dossier solidinvest.co ni sur celui de bitcoinrevolution.org.
Pour les personnes qui envisagent une démarche pénale, les étapes d’un dépôt de plainte sont décrites sur une page dédiée de ce site.
Trois points que le dossier laisse en suspens
Une inscription dans le fichier de l’Autorité des marchés financiers ou dans la liste des domaines non approuvés de l’autorité chypriote signifie que l’autorité concernée a constaté, à la date indiquée, que l’exploitant du nom ne disposait pas de l’habilitation requise pour proposer les services visés sur son territoire. Ce constat est public et consultable par toute personne qui souhaite vérifier un nom avant d’y confier des fonds. Il ne vaut pas condamnation pénale ou administrative, et il ne préjuge pas de ce qu’un tribunal pourrait établir sur les faits. Quant au retrait d’une inscription, les autorités peuvent en principe mettre à jour leurs fichiers si la situation change, par exemple si un exploitant obtient une autorisation ou si un nom cesse d’être utilisé à des fins non approuvées. En pratique, les inscriptions concernant des noms qui ne sont plus actifs en tant que plateformes restent souvent dans les fichiers sans être retirées, parce que l’autorité n’a pas de raison formelle de les retirer tant qu’aucune régularisation n’a été notifiée. Pour solidinvest.co, dont l’enregistrement actuel date de décembre 2025 et qui ne sert plus aucune plateforme, et pour bitcoinrevolution.org, dont la vitrine est toujours servie sans identification de société, aucun élément disponible ne laisse penser qu’une demande de retrait ait été formulée.
Le fait que l’une des adresses ne serve plus aucune plateforme et que l’autre ne présente plus qu’une vitrine sans société identifiable ne ferme pas nécessairement toutes les voies. La première chose à faire est de rassembler les preuves des transferts effectués : relevés bancaires, confirmations de virement, éventuelles captures d’écran de l’interface que vous avez utilisée, et tout écrit reçu de personnes se présentant comme représentants du service. Ces pièces sont indispensables pour toute démarche, qu’elle soit dirigée vers votre établissement bancaire, vers l’émetteur de votre carte si un paiement par carte a eu lieu, ou vers les autorités. Le délai écoulé depuis les faits est un facteur important : certaines procédures de contestation de paiement sont soumises à des délais courts, et d’autres voies, notamment pénales, ont leurs propres prescriptions. Il est donc utile d’agir sans attendre, même si la plateforme a disparu ou changé de forme, et même si vous n’avez pas conservé toutes les pièces : commencez par ce que vous avez, et complétez ensuite.
Pour contacter votre établissement bancaire de façon utile, il faut lui présenter les éléments qui permettent d’identifier précisément les opérations contestées : les dates et montants des virements, les références des ordres de paiement, et si possible les coordonnées bancaires vers lesquelles les fonds ont été envoyés. Il est également utile de joindre tout document montrant dans quel contexte vous avez effectué ces virements, par exemple une capture d’écran de la page qui vous demandait de virer des fonds, ou un message reçu d’un interlocuteur du service. L’établissement n’est pas tenu de rembourser dans tous les cas : sa responsabilité dépend des circonstances précises de l’opération, notamment de la question de savoir si vous avez vous-même autorisé le virement ou si vous avez été victime d’une manipulation qui a conduit à une autorisation viciée. Les résultats de cette démarche varient selon les établissements, les montants, et les éléments de preuve disponibles. Il est raisonnable de s’attendre à une réponse formelle de l’établissement, mais pas nécessairement à un remboursement immédiat. Si la réponse est négative, d’autres voies restent ouvertes, notamment le médiateur bancaire et, selon les circonstances, une démarche judiciaire.
Les personnes qui ont été en contact avec solidinvest.co ou bitcoinrevolution.org au temps où ces adresses servaient des vitrines de placement dans les crypto-actifs se trouvent aujourd’hui dans des situations différentes selon le nom qu’elles ont fréquenté. Celles qui avaient affaire à solidinvest.co constatent qu’à l’adresse qu’elles connaissaient, une fiche d’acquisition a remplacé tout service : la plateforme a disparu, le nom a changé de mains ou d’usage, et aucune société ne se présente pour répondre de ce qui s’est passé. Celles qui avaient affaire à bitcoinrevolution.org trouvent encore une vitrine servie, avec un portail de connexion qui demande des identifiants, un millésime 2025 dans le titre, et des règles de confidentialité qui mentionnent un autre nom de site sans désigner aucune entité juridique identifiable. Dans les deux cas, les deux autorités dont nous avons consulté les fichiers ont inscrit ces noms sans que cette inscription ait conduit à une identification publique des exploitants. BrokerDefense examine chaque situation individuellement avant de proposer une orientation, parce que les circonstances des transferts, les montants, les délais et les pièces disponibles varient d’un cas à l’autre et conditionnent les démarches qui restent ouvertes.
Article réécrit le 09/10/2026


