login.groupsecuritiesdublin.com a cessé de répondre le 5 août 2026 : le nom ne résout plus dans le DNS et le registre a été modifié le jour même de la détection. Ce portail de connexion, blacklisté par l’AMF le 27 mai 2026 pour usurpation d’identité, a disparu après cinq mois d’activité frauduleuse. Notre enquête fait le point sur cette disparition et sur les signaux qui la rendaient prévisible.
Dernière mise à jour : 11/08/2026
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BrokerDefense met gratuitement à disposition la capture de la page de connexion de ce site frauduleux. Retrouvez son apparence originale même après sa fermeture — utile pour identifier le site, constituer un dossier ou alerter votre entourage.
Pour une utilisation dans le cadre d’une procédure judiciaire, commandez la version complète sans filigrane.
Sommaire
- Une disparition datée au registre : le 5 août 2026
- L’AMF avait inscrit l’adresse de contact dès le 27 mai 2026
- Ultahost et un domaine né en février 2025
- Cloudflare, un certificat neuf et une pile vieillissante
- Une page de connexion réduite à deux champs
- Vos démarches si vous avez transmis des identifiants à ce portail
- FAQ : vos questions sur la disparition de login.groupsecuritiesdublin.com
Une disparition datée au registre : le 5 août 2026
Le 5 août 2026, la surveillance de BrokerDefense a constaté que login.groupsecuritiesdublin.com ne répondait plus aux requêtes. Trois tentatives de connexion successives ont échoué, puis le nom de domaine a cessé d’exister dans le DNS : ni le sous-domaine « login », ni le domaine parent groupsecuritiesdublin.com ne résolvent plus aujourd’hui. Les vérifications du 11 août 2026 confirment l’état : les deux noms renvoient une erreur de résolution, signe que l’ensemble de la zone a été retirée.
La trace la plus parlante se trouve dans le registre. Les données publiques du domaine indiquent une dernière modification du dossier le 5 août 2026 à 13 h 43 UTC, soit le jour même de la détection hors ligne. Une telle coïncidence est rare : elle signifie que le titulaire a touché à sa zone DNS ou à son enregistrement au moment précis où le site s’est éteint. Pour un nom créé le 17 février 2025 chez Ultahost et enregistré jusqu’au 17 février 2027, la disparition n’est donc pas une expiration naturelle — c’est une décision.
Cette chronologie s’inscrit dans un schéma documenté par BrokerDefense : une fois le nom blacklisté par le régulateur et la fraude exposée, l’opérateur ferme la vitrine, efface la zone DNS et abandonne le domaine comme une coquille vide. La plateforme n’existe plus, mais l’usurpation qu’elle servait a déjà produit ses effets auprès des épargnants contactés.
L’AMF avait inscrit l’adresse de contact dès le 27 mai 2026
Le fait fondateur de ce dossier est l’inscription officielle du 27 mai 2026. Ce jour-là, l’Autorité des marchés financiers a ajouté l’adresse [email protected] à sa liste noire des acteurs non autorisés, dans la catégorie « usurpation ». Le signalement visait le nom de domaine dans son ensemble, utilisé pour se faire passer pour une entité financière auprès d’investisseurs francophones. Vous pouvez consulter la fiche d’inscription de [email protected] sur le site de l’AMF pour vérifier par vous-même.
Le choix du nom n’avait rien d’innocent. « Securities Dublin » évoque une structure financière réglementée irlandaise, alors qu’aucune entité légitime de ce nom n’existe dans les registres officiels accessibles, ni au Royaume-Uni via Companies House, ni ailleurs. Le site était intégralement rédigé en français, ce qui contredisait l’identité irlandaise affichée. L’usurpation ne portait pas sur une marque précise, mais sur un univers financier crédible, suffisamment vague pour ne pas être démentie immédiatement.
Notre analyse du dossier est également consultable sur la fiche ScamDoc de login.groupsecuritiesdublin.com.
Ce procédé — un domaine à consonance financière, une interface soignée, aucune existence légale derrière — rappelle d’autres usurpations blacklistées par l’AMF et documentées par BrokerDefense, comme mcafinances.com, faux site de financement ou vivaldiiparking.com, faux investissement parking : dans chaque cas, le nom sert de faire-valoir à des sollicitations frauduleuses avant d’être retiré du web.
Dans cette interview, Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris, revient sur la condamnation d’une banque devant la Cour d’appel pour manquement à son devoir de vigilance dans une affaire de faux investissement. Il explique comment les victimes de plateformes frauduleuses peuvent obtenir l’indemnisation des sommes virées, un enjeu central pour les épargnants trompés par des sites comme login.groupsecuritiesdublin.com.
Ultahost et un domaine né en février 2025
Les données d’enregistrement du domaine, vérifiées le 11 août 2026, décrivent un nom créé le 17 février 2025 chez le registrar américain Ultahost, Inc. L’enregistrement court jusqu’au 17 février 2027. Le titulaire est listé comme « Domain Admin » chez Ultahost, une mention générique qui ne révèle aucune identité réelle. Les serveurs de noms déclarés, ns1 à ns4.ultahost.com, appartiennent au registrar lui-même.
Ultahost est un hébergeur à bas coût, fréquemment rencontré dans les dossiers de plateformes frauduleuses : l’enregistrement y est rapide, anonyme et sans vérification poussée de l’opérateur. Le statut « client transfer prohibited » bloque par ailleurs tout transfert du nom vers un autre registrar sans action du titulaire. L’historique d’hébergement, relevé lors de notre enquête de mai 2026, montrait un serveur localisé aux Seychelles entre septembre 2025 et janvier 2026, une juridiction offshore régulièrement exploitée par ce type de montage.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Cloudflare, un certificat neuf et une pile vieillissante
Notre analyse technique de mai 2026 montrait une infrastructure pensée pour la rapidité plutôt que pour la fiabilité. Le site s’appuyait sur Cloudflare, dont les adresses 104.21.8.7 et 172.67.156.152 apparaissaient dans le DNS, masquant l’hébergement réel derrière le réseau de distribution de contenu. Les opérateurs frauduleux utilisent systématiquement ce montage pour compliquer les investigations.
Le certificat SSL avait été émis le 18 mai 2026 par Google Trust Services, sous la forme d’un certificat wildcard couvrant l’ensemble des sous-domaines. Sa date d’émission est révélatrice : neuf jours avant l’inscription sur la liste noire de l’AMF. Les certificats wildcard sont délivrés sans vérification approfondie de l’identité du demandeur et ne prouvent en rien la légitimité du titulaire — ils indiquent seulement que le site disposait d’une connexion chiffrée.
Du côté des fondations, le serveur tournait sous PHP 7.4, une version obsolète depuis fin 2022, qu’aucun acteur financier sérieux ne maintient. Les formulaires du site reposaient sur FOSUserBundle, un composant PHP open source qui permet de déployer rapidement un espace de connexion factice. Enfin, le fichier robots.txt bloquait délibérément les principaux robots d’indexation et d’analyse de contenu : Google Bard, GPTBot, Anthropic et ByteDance. Ce blocage systématique visait à limiter la détection du contenu frauduleux par les outils d’analyse publics.
Une page de connexion réduite à deux champs
La capture conservée par BrokerDefense montre une page de connexion minimaliste, rouge et blanc, avec deux champs seulement : « Login » et « Mot de passe », surmontés d’un bouton rouge vif « Se connecter » pleine largeur. Une photo de fond représentant des professionnels en réunion devait inspirer confiance. Aucune mention légale, aucune politique de confidentialité, aucun numéro de téléphone, aucune adresse physique : le portail ne disait jamais qui l’exploitait.
Un formulaire d’inscription complétait le dispositif. Il collectait prénom, nom, numéro de téléphone, adresse e-mail et mot de passe. Pour des fraudeurs, ces données valent de l’or : elles alimentent des campagnes de recontact, des tentatives d’hameçonnage et des reventes de fichiers. Le portail « login » n’était pas un simple accès client — c’était l’outil de collecte du réseau.
Vos démarches si vous avez transmis des identifiants à ce portail
Si vous avez créé un compte sur login.groupsecuritiesdublin.com, considérez que vos identifiants et vos coordonnées sont compromis. Changez immédiatement vos mots de passe sur tous les services où vous utilisez les mêmes combinaisons, particulièrement votre messagerie et votre banque en ligne. Méfiez-vous des appels ou courriels qui se réclament de « Group Securities Dublin » : le nom est mort, mais les fichiers de victimes collectés pendant cinq mois peuvent resservir pour de nouvelles sollicitations.
Si des fonds ont été versés à la suite d’un contact avec cette fausse plateforme, agissez sans délai : prévenez votre banque pour tenter de bloquer ou de récupérer les virements, signalez les échanges sur la plateforme officielle signal-spam.fr, et déposez plainte auprès de votre commissariat ou de votre gendarmerie. Conservez précieusement les courriels reçus, les relevés de virement et l’historique de vos échanges : ces éléments constitueront la base de votre dossier.
Notre équipe accompagne les victimes de ces usurpations pour constituer un dossier utilisable en justice. Consultez notre guide complet sur la procédure pénale pour connaître toutes les étapes, ou contactez notre service d’aide aux victimes via le bouton ci-dessous.
FAQ : vos questions sur la disparition de login.groupsecuritiesdublin.com
Non. Depuis le 5 août 2026, le sous-domaine login.groupsecuritiesdublin.com et le domaine parent groupsecuritiesdublin.com ne résolvent plus dans le DNS. Le registre indique une dernière modification du dossier le 5 août 2026 à 13 h 43 UTC, le jour même de la détection hors ligne. Le site est définitivement fermé.
L’Autorité des marchés financiers a inscrit l’adresse [email protected] sur sa liste noire le 27 mai 2026, dans la catégorie « usurpation ». Le nom servait à se faire passer pour une entité financière crédible auprès d’épargnants francophones, alors qu’aucune société légitime de ce nom n’existe dans les registres officiels.
Changez immédiatement vos mots de passe, surtout ceux de votre messagerie et de votre banque en ligne, car le formulaire d’inscription collectait prénom, nom, téléphone, e-mail et mot de passe. Si vous avez versé des fonds, prévenez votre banque sans attendre, signalez les échanges sur signal-spam.fr et déposez plainte. Contactez BrokerDefense pour être accompagné dans la constitution de votre dossier.
Article réécrit le 11/08/2026


